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Fragments d’un dictionnaire amoureux : Francia Séguy

 Francia Séguy, était une personne attachante qui est désormais une figure familière du cinéma français. Loin d’être une débutante tardive, à la manière d’une Jeanne Calment (dans le film “Vincent et Moi” de Michael Rubbo, aux côtés de Tcheky Karyo, en 1990), elle a plus de 85 ans de carrière, car née en 1914 !

Jacques Richard qui avait eu du nez, la remarque dans plusieurs publicités, et dresse son portrait dans l’excellente “Lettre des comédiens N°19”, en avril 1999. Il la définit comme «une comédienne infatigable» :  de son texte, voici quelques extraits : « … elle débuta en 1916, sur la scène du Gymnase auprès de Madeleine Barjac dans « La Fayette, elle avait dix-huit mois. L’année suivante, elle apparaît à l’écran dans Mater Dolorosa d’Abel Gance. A cette époque on l’appelait la «petite Francia»… », « …Toute une vie au studio, dans des rôles d’enfants, d’adolescentes, plus tard d’adultes ; ou encore sur scène jusqu’à Dieu le savait d’Armand Salacrou en 1951, et dernièrement avec Les portes claquent »…

Elle était aussi monteuse, notamment dans un court-métrage d’Henri Calef : “Fido”. C’était… en 1965. Puis on ne la retrouve comme comédienne que dans un seul film  “Le pélican” en 1973, où elle joue le rôle de la mère du personnage  de Paul, interprété par Gérard Blain, suit une longue période d’absence…

Après plusieurs publicités, le cinéma l’utilise souvent depuis 1996, d’antant plus qu’elle est très à l’aise dans l’humour noir. Elle est la “petite vieille” que rassure Chick Ortéga (lors d’un braquage d’une banque) dans “Dobermann”, lui prêtant de l’argent et lui bouchant les oreilles pour la préserver des détonations. On la retrouve aussi dans le film de Jean-Pierre Mocky Tout est calme où elle forme avec Pierre Gérald un couple à l’aspect charmant… mais dont le but est d’assassiner le Pape! Jean-Pierre Darroussin, l’embrasse spontanément dans la rue, suite à son gain au loto dans “Ah ! si j’étais riche”.

Francia Séguy joue aussi le rôle de la mère d’Annie Grégorio, formant un duo décalé de pompistes, face à un Yves Berteloot désemparé, dans le film à sketches “À vot’ service”, inédit en salles mais diffusé sur TPS. Elle participe aussi à l’accueil frileux de Camille (Grégori Derangère) à Ouessant dans “L’équipier”. Pour la petite histoire, elle venait de se casser la jambe….

L’actrice parcourt aussi plusieurs courts-métrages, participe au “Morning live” sur M6 et aux 11 commandements (elle est le chauffeur du dieu de la blague) aux côtés de son petit-fils Vincent Desagnat. Elle fait d’ailleurs une apparition non créditée, dans un café dans “Le carton” dont il est la vedette. Elle est la mère d’un halluciné Didier Flamand dans “L’ex-femme de ma vie” de Josiane Balasko. Cette dernière, vient à sa rescousse, le forcené contrarié séquestrant cette pauvre femme.

Édouard Baer l’engage en mère de l’atypique Francis Van Litsenborgh et dans son show estival de 2003 sur France 2 :Le grand plongeoir où elle joue du jambon avec un archer de violon… grand moment de non-sens. Elle décède de 24 octobre 2013, Vincent Desagnat lui rendant cet hommage dans les médias “Elle nous laisse beaucoup de bons souvenirs et plus de 50 films. Elle était notre marraine au cinéma, notre marraine de la bêtise. Elle va nous manquer.

Filmographie : 1916   Mater Dolorosa (Abel Gance) – 1918  Fifine (Roger Max) – 1919   Perdue (Georges Monca) – 1920  Le penseur (Roger Max) – 1921  L’ombre déchirée (Léon Poirier) – 1922  Geneviève (Léon Poirier) – 1922  Geneviève (Léon Poirier) – 1923   L’affaire du courrier de Lyon (Léon Poirier) – 1924   L’affiche (Jean Epstein) – 1936  L’appel du silence (Léon Poirier) – 1937  Sœurs d’armes (Léon Poirier) – 1954  Papa, maman, la bonne et moi (Jean-Paul Le Chanois) – 1973   Le pélican (Gérard Blain) – 1993  Fleurs d’automne (Herbstblumen) (Maija-Lene Rettig, CM) – 1996   La pisseuse (Suzanne Legrand & Frédéric Benzaquen, CM) – Dobermann (Jan Kounen) – 1997  Trajet discontinu (Partho Sen-Gupta, CM) – 1998   Tout est calme (Jean-Pierre Mocky) – Pascal et la vieille dame (Wilfried Hureau, CM) – Ce sera du gâteau (Claude Berne, CM) – 1999  Les vieux jours (Angelo Cianci, CM) – La bostella (Édouard Baer) – 2000   Mademoiselle (Philippe Lioret) – Alice ou le cul des autres (Virginie Sauveur, CM) – Le nombril de l’univers (Émma De Caunes, CM) – La malédiction de la mamie (François Desagnat et Thomas Sorriaux, CM) – À vot’ service [épisode “La station service”] (Laurence Katrian, inédit en salles) – Il est difficile de tuer quelqu’un, même un lundi (Éric Valette, CM) – Quand on sera grand (Renaud Cohen) –  Tanguy (Étienne Chatilliez) – 2001   Hiromi (Catherine Villeret & Thomas Cirotteau, CM) – La gardienne du B (Joël Brisse, CM) – Filles perdues, cheveux gras (Claude Duty) – Spartacus (Virginie Covisone, CM) – Monique (Valérie Guignabodet) – Ah ! si j’étais riche (Michael Munz & Gérard Bitton) – 2002   Toutes les filles sont folles (Pascale Pouzadoux) – 2003   Le son de mes pas sur le parquet (Marie Pascaud, CM) – Les 11 commandements (François Desagnat et Thomas Sorriaux) –  L’équipier (Philippe Lioret) – Le carton (Charles Némès) – 2004   L’ex-femme de ma vie (Josiane Balasko) – La vieille dame aux dents jaunes (Fabien Bonali, CM) – 2005  Je vais bien, ne t’en fais pas (Philippe Lioret) – 2007  Le gigot (Thomas Ruat, CM,  sous le nom de “Francia Desagnat”).

Télévision :  (notamment) 1973  Arsène Lupin : La demeure mystérieuse (Jean-Pierre Desagnat) – 1996  Baldi et les petits riches (Claude d’Anna) – 1998   Chez ma tante (Daniel Ravoux) – Papa est monté au ciel (Jacques Renard) – 1999   Louis La Brocante : Louis et la prison de cristal (Pierre Sisser) – Mélissol : La déchirure (Jean-Paul Igoux) – 2002   Les Thibault (Jean-Daniel Verhaegue) – 2004   Une femme d’honneur : complicité de viol (Michaël Perrota)

Remerciements à André Siscot

Fragments d’un dictionnaire amoureux : Philippe Dumat

Henri Vidal et Philippe Dumat dans "La bête à l'affût"

Henri Vidal et Philippe Dumat dans “La bête à l’affût”

Annonce de la mort du comédien Philippe Dumat, un des plus fameux comédien de doublage, on se souvient de la voix du père dans “Arnold et Willy” ou celle de la série écrite par Roland Topor “Téléchat” (1982-1986), et il était la voix française de Laurence Olivier notamment. On se souviendra de lui comme acteur dans “La bête à l’affût” (Pierre Chenal, 1959) en prisonnier acolyte d’Henri Vidal, libre de ses mouvements pour travailler au noir chez dans le domicile d’un maton incarné par Albert Dinan ou dans “La belle américaine” (Robert Dhéry, 1961), en sous-directeur d’une laverie brimé qui toise avec force sarcasmes son patron joué par André Badin, acteur assez petit de “Monsieur le grand directeur”. Ce dernier offre le costume de Philippe Dumat, à Robert Dhéry en réparation de sa voiture inondée suite à un problème de capote. On le retrouvait comme dans le rôle du directeur d’un cinéma de Reims qui accueille Jean Desailly et Daniel Ceccaldi dans “La peau douce” (François Truffaut, 1963). Dans “Les Gaspards” (1973), à grand renfort de cotillons, il encourageait des touristes allemands kidnappés, à pédaler pour permettre au groupe électrogène d’éclairer une petite communauté cachée dans les profondeurs de Paris. Il prêtait souvent sa voix pour des dessins animés français ou étrangers – “Les aventures de Bernard & Bianca” (1976), “Le Noël de Mickey” (1983), “Basil détective privé” (1986), “Petit Pierre au pays des merveilles” (1990), “Rock-o-rico” (1991), etc… -. À lire l’excellent portait de Rémi Carémel dans OBJECTIF CINÉMA et les réactions érudites de internautes dans le forum de la LA GAZETTE DU DOUBLAGE. C’était une des voix que j’associais la plus volontiers à mon enfance comme celle de “Satanas” dans le dessin animé “Satanas et Diabolo”.

Filmographie : 1950  La passante (Henri Calef) – 1955  Ce sacré Amédée (Louis Félix) – 1956  Reproduction interdite (Gilles Grangier) – 1958  Archimède le clochard (Gilles Grangier) – 1959  Le trou (Jacques Becker) – La bête à l’affût ( Pierre Chenal) – 1960  En votre âme et conscience (Roger Saltel) – L’imprevisto (L’imprévu) (Alberto Lattuada) – 1961  Les lions sont lâchés (Henri Verneuil) – La belle américaine (Robert Dhéry) – Les livreurs (Jean Girault) – 1962  La salamandre d’or (Maurice Régamey) – Les bricoleurs (Jean Girault) – Les veinards [épisode “Le repas gastronomique”] (Jean Girault) – 1963  Pouic-Pouic (Jean Girault) – Faites sauter la banque (Jean Girault) – Les parapluies de Cherbourg (Jacques Demy) –  La peau douce (François Truffaut) – 1964  Jaloux comme un tigre(Darry Cowl) – Les gorilles (Jean Girault) – 1967  Le petit baigneur (Robert Dhéry) – 1969  L’américain (Marcel Bozzuffi) – 1970  Céleste (Michel Gast) – 1971  Die klosterschülerinnen (Eberhard Schröder) – 1972  Prenez la queue comme tout le monde (Jean-François Davy) – 1973  Les Gaspards (Pierre Tchernia) – Et mourir de désir (Jean Bastia) – 1974  Q / Au plaisir des dames (Jean-François Davy) – 1975  L’intrépide (Jean Girault) – 1976  L’année sainte (Jean Girault) – 1977  Le mille-patte fait des claquettes (Jean Girault) – 1983  Le voleur de feuilles (Pierre Trabaud). Télévision (notamment) : 1959  Au téléphone (René Lucot) – 1960  La paresse (René Lucot) – 1962  Leclerc enquête / L’inspecteur Leclerc enquête : Signé Santini (Marcel Bluwal) – 1963  Skaal (Maurice Chateau) – 1966  Monsieur Robert Houdin (Robert Varley) – 1967  Deux Romains en Gaule (Pierre Tchernia) – 1968  Melissa (Abder Isker) – 1969  Laure (Moshé Mizrahi, série TV) – Au théâtre ce soir : Une femme ravie (Pierre Sabbagh) – Au théâtre ce soir : Bichon (Pierre Sabbagh) – 1969  Laure (Moshé Mizrahi, série) – 1970  Vive la vie (Joseph Drimal, 3ème série) –  1971  Au théâtre ce soir : L’amour vient en jouant (Pierre Sabbagh) – 1973  L’espion dormant (Agnès Delarive) – Molière pour rire et pour pleurer (Marcel Camus, série) – 1974  Malaventure : Dans l’intérêt des familles (Joseph Drimal, série) – 1975  Salvator et les Mohicans de Paris (Bernard Borderie et Gilles Grangier, série) – 1976  Au théâtre ce soir : Inspecteur Grey (Pierre Sabbagh) – Marion les vivantes (Gilles Grangier) – Au théâtre ce soir : L’homme qui a perdu ses clés (Pierre Sabbagh) – Le comédien (Jeannette Hubert, captation) – 1977  Ne le dites pas avec les roses (Gilles Grangier, série) – Les cinq dernières minutes : Une si jolie petite cure (Guy Seligmann) – Banlieue Sud-Est : La source & Zézette (Gilles Grangier) – 1978  Au théâtre ce soir : Le locataire du troisième sur la cour (Pierre Sabbagh) – Au théâtre ce soir : Le nouveau testament (Pierre Sabbagh) – Gaston Phébus, le lion des Pyrénées (Bernard Borderie, série) – 1979  Histoires insolites : Le locataire d’en haut (Gilles Grangier) – 1980  Jean sans terre (Gilles Grangier) – Fantômas : Le mort qui tue (Juan Luis Buñuel) – Le vol d’Icare (Daniel Ceccaldi) – Au théâtre ce soir : La maîtresse de bridge (Pierre Sabbagh) -L’aéropostale, courrier du ciel (Gilles Grangier, série) – 1981  Au théâtre ce soir : Le traité d’Auteuil (Pierre Sabbagh).   Voxographie succincte : La honte de la jungle (Jean-Paul Picha & Boris Szulzinger) – 1984  Astérix et la surprise de César (Gaëtan Brizzi & Paul Brizzi)  – 1988  Les p’tits Schtroumpfs (Peyo) – 1998  Babar, roi des éléphants (Raymond Jafelice) – 1992  Les mille farces de Pif et Hercule (Bruno Desraisses & Charles Delatour).

Fragments d’un dictionnaire amoureux : Vincent Schiavelli

Annonce de la mort d’un second couteau attachant Vincent Schiavelli. Selon les Les gens du cinéma,  il est mort le 26 décembre 2005  en Sicile d’un cancer du poumon, d’origine sicilienne, il était né à Brooklyn en 1948. Le grand public se souvient de son rôle de fantôme goguenard, sévissant dans le métro, face à Patrick Swayze dans “Ghost”. Lle dictionnaire de David Quinlan, nous informe qu’il a débuté avec succès dans un rôle de décorateur homosexuel dans la série TV “Corner Bar” (1972/1973), puis dans “Cheers”. Il début au cinéma avec Milos Forman dans « Taking off » (1971), pour lequel il devient son acteur fétiche, dans “Vol au dessus d’un nid de coucou” (1975), “Amadeus” (1984), “Valmont” (1989), “Larry Flint” (1996) et “Man on the moon” (1999). Sa grande taille (1m90), le prédisposait à des rôles de fous ou d’excentriques, il a participé à beaucoup de séries TV, en essayant de ne pas se laisser cantonner dans un seul type de rôle. Il a travaillé avec deux réalisateurs français dans “Mister Frost” (1989) de Philippe Setbon, où en employé de bureau il fait face à Jeff Goldblum, et dans “Restons groupés” de Jean-Paul Salomé (1998), où il tient le rôle d’un avocat. Tim Burton l’a également utilisé avec intelligence dans “Batman 2, le défi”. Il a aussi joué les utilités, dans un “James Bond”, face à Pierce Brosnan dans “Demain ne meurt jamais” (1997). l était auteur de 3 livres de cuisines “Papa Andrea’s Sicilian Table” et “Bruculinu”, “America : Souvenirs d’un Sicilien-Americain de Brooklyn”, à travers les recettes.  ! L’excellent site “secondscouteaux.com” – hélas plus disponible – avait fait son portrait et le site OBJECTIF CINÉMA a publié un entretien passionnant réalisé en 2001.

Filmographie : 1971  Taking Off (Id) (Milos Forman)1974  The Great Gatsby (Gatsby le magnifique) (Jack Clayton) – For Pete’s Sake (Ma femme est dingue) (Peter Yates)The Happy Hooker (Nicholas Sgarro)1975  Angels (Spencer Compton) – One flew over the Cuckoo’s nest (Vol au-dessus d’un nid de coucou) (Milos Forman) – Next Stop, Greenwich Village (Id) (Paul Mazursky) –  1976 Taxi driver (Id) (Martin Scorsese) – 1977  Un autre homme, une autre chance (Claude Lelouch) – An unmarried woman (La femme libre) (Paul Mazursky) – 1979  Butch and Sundance : The early years (Les joyeux débuts de Butch Cassidy et Le Kid) (Richard Lester) – The Frisco Kid (Un rabbin au Far West) (Robert Aldrich) – 1980  Tean Mothers / Seed of Innocence (Graine d’amour) (Boaz Davidson)The Return (Greydon Clark) The Gong Show movie (Chuck Barris) – 1981  American Pop (Ralph Bakshi, voix) Chu Chu and the Philly Flash (David Lowwel Rich) – 1982  Night Shift (Les croque-morts en folie) (Ron Howard) – Fast Times At Ridgemont High (Amy Heckerling) – 1984  Amadeus (Id) (Milos Forman)Kidco (Id) (Ronald F. Maxwell) – The adventures of Buckarroo Banzai across the 8th dimension (Les aventures de Buckaroo Banzaï) (W.D. Richter) 1985  Better off dead (Gagner ou mourir) (Savage Steve Holland) – 1986  Time Out (Jon Bang Carlsen) – 1988 Homer & Eddie (Voyageurs sans permis) (Andrei Konchalovsky) – 1989   Valmont (Id) (Milos Forman) Waiting for the light (Christopher Monger) – Cold Feet (Robert Dornhelm)Playroom (Manny Coto) – Mister Frost (Philippe Setbon) – 1990 Penny Ante : The motion picture (Gavin Wilding) Ghost (Id) (Jerry Zucker) – 1991  Ted and Venus (Bud Cort)  Another you (Le menteur et le tricheur) (Maurice Phillips) – 1992  Batman returns (Batman, le défi) (Tim Burton)Miracle Beach (Skott Snider) – 1993 Painted desert (Masato Harada) – 1994  Cultivating Charlie (Alex Georges)H.P. Lovecraft’s Lurking fear (C. Courtney Joyner) – 1995  A little princess  (La petite princesse) (Alfonso Cuaron)  3 Ninjas knuckle up (Shang-ok Shin [Simon S. Sheen]) –  Lord of illusions (Le maître des illusions) (Clive Barker) – Two Much (Id) (Fernando Trueba) – 1996   Back to back : American Yakuza II (Roger Nygard)The people vs Larry King (Larry King) (Milos Forman)1997  Milo (Pascal Franchot)Tomorrow never dies (Demain ne meurt jamais) (Roger Spottiswoode) – The beautician and the beast (L’éducatrice et le tyran) (Ken Kwapis) – Restons groupés (Jean-Paul Salomé ) – 1998  Love Kills (Mario Van Peebles) –  Dry Martini (Alejandro Chomski) – La cena informale (Salvo Cuccia, CM) – Rusty : A Dog’s Tale (Shuki Levy)1999 Man On The Moon (Id) (Milos Forman)Treehouse Hostage (Sean McNamara) – Coyote moon (Inferno) (John G. Avildsen) – The Prince And The Surfer (Arye Gross & Gregory Gieras) – 2000   American Virgin (Jean-Pierre Marois) – 3 Strikes (D.J. Pooh) – American Saint (Joseph Castelo) – 2002 Solino (Fatih Akin)Death to Smoochy (Titre TV : Crève Smoochy, crève) (Danny de Vito) – Hé Arnold ! Le film (Huck Tucker, animation, voix) – The 4th Tenor (Harry Basil) – 2003   Gli Indesiderabili (Pasquale Scimeca)Baggage (Evan Aaronson) –   How To Get The Man’s Foot Outta Your Ass (Mario Van Peebles) – Miracolo a Palermo ! (Miracle à Palerme) (Beppe Cino)2004   A Pena do pana (Lucia Grillo, CM) – 2006  Nuovomundo (Golden Door) (Emanuele Crialese) – 2007  The passport (Amund Lie, CM).  

Il y a eu ce mois-ci beaucoup de décès à déplorer, de l’égérie de Roger Vadim, Annette Stroyberg, l’acteur canadien Marc Favreau, les actrices américaines Jean Parker et Beverly Tyler, le cinéaste italien Giuseppe Patroni Griffi. Pour plus d’infos, visitez le site des Les gens du cinéma, il est difficile de parler hélas tout le monde…

Bibliographie : “Quinlan’s character stars” par David Quinlan (Éditions R.H. 2004).

Mise à jour du 20/07/2009

FRAGMENTS D’UN DICTIONNAIRE AMOUREUX : JO PRESTIA

Jo Prestia

Dans l’épisode événement de la série “Commissaire Moulin”, “Kidnapping”, notre Johnny national est  “guest-star”. Jean-Philippe Smet est un monument national, incontournable, toujours dans l’actualité, “pipolisé”, les plumes célèbres se battent pour lui écrire des textes. C’est devenu une institution, il a même ses produits dérivés ou accessoires de mode, c’est selon, comme sa femme Laeticia… Dernier avatar, son intérêt à faire “l’acteur” qui lui a valu le prix Jean Gabin 2002, consacré habituellement à une jeune révélation (sic !) pour “L’homme du train”. Reste que Johnny comédien n’est jamais très probant, dans la comédie “Quartier V.I.P.” ou même un sketch d’une émission de Pascal Légitimus “L’homme qui voulait passer à la télé” où il est carrément absent. En partance pour railler l’ensemble de ce “Heat” du pauvre, du genre ouarf, il y a même Patrick Balkany, maire de Levallois-Perret, de sinistre mémoire, des zooms à la Jésus Franco, etc…, qu’est ce qu’il reste au final, il y a une “shooting star”… : Jo Prestia ! Et il vole toutes les scènes aux autres, dans un rôle qu’on ne lui connaît que trop, un truand ingérable, violent et violeur, déclenchant le grand courroux de notre Johnny national. Dans une ferme, tenue par sa mère corse, il manque de violer la fille du commissaire Moulin, séquestrée de force. Pour au moins sa cinquième collaboration dans cette série (au moins) avec Yves Rénier, on le cantonne encore dans un rôle de brute épaisse, monolithique et inquiétant. Et pourtant il arrive à tirer son épingle du jeu, installer un personnage. Difficile de croire que le sieur Smet serait capable de le rosser, on pouffe, il y a de l’abus…, de toute manière il est désintégré et n’impressionne même pas la pellicule face à Jo Prestia.

 

Il a marqué les esprits en jouant le violeur de Monica Bellucci, sympathiquement nommé le “Ténia”. On se souviendra longtemps de lui dans ce tunnel rouge, comme personnifiant l’effroi à l’état pur. Gaspar Noé lui avait confié ce rôle pour l’avoir vu dans ce personnage du “Petit voleur” contraignant Nicolas Duvauchelle à lui faire une fellation, il était déjà impressionnant. Ce sportif émérite et au palmarès brillant, voir lien Muaythaitv, est découvert par Érick Zonca dans le rôle de Frédo, un copain videur taciturne. Il joue souvent des malfrats en tous genres, tel l’homme de main du “cantique de la racaille”. Mais il peut faire preuve d’humanité. On le retrouve souvent dans des rôles d’amis sûrs, celui de Thierry Frémont dans “Livraison à domicile”, où il le convainc de remonter sur le ring, dans “Agents secrets” il est l’ami du personnage joué par Vincent Cassel ou dans “Ze film” où il est un employé d’EDF qui s’improvise éclairagiste de film en employant l’éclairage public.  Dans ce registre il trouve un de ses meilleurs rôles dans “Fureur” de Karim Dridi, où il aide le personnage de Samuel Le Bihan. Dans “13 tzameti” (2005) de Gela Babluani, il est un marginal vaguement truand, tentant de reprendre de l’argent à un ami qu’il avait aidé en lui payant un avocat, mais qui ne peut honorer ses dettes. Même si le personnage de Jo Prestia, nommé Pierre Bléreau  (sic) !, sait bien comment employer des méthodes radicales, il préfère se confier, déplorant être proche de la clochardisation, et promener un corps cassé sans avoir d’espoir. Un joli personnage qui prouve bien la gamme étendue du comédien. Toujours disponible pour de jeunes cinéastes pour des courts-métrages, et à l’aise pour imposer un personnage par sa seule présence (“36, quai des orfèvres”, “Les rivières pourpres”) il poursuit son petit bonhomme de chemin… Il convainc également en routier gréviste traduisant en italien à un petit groupe en colère les propos de Patrick Timsit dans “Par suite d’un arrêt de travail”. Il s’amuse visiblement avec son emploi habituel d’homme de main dans “Le mac” où il est sommé par José Garcia de se taire. Il compose avec Arsène Mosca un tandem réjouissant de gros bras. Il confirme également qu’il est l’un des rares comédiens français à être à l’aise dans des films de genre, tel “La horde”. Il faut le voir en dealer bagarreur soucieux de ne pas tâcher son costard quand il se bat avec des zombies. Comme le déclare avec justesse Yannick Dahan dans Brazil  N°26, “…Il est certain que faire une scène où Jo Prestia se bat contre deux zombies résonnera plus chez des gens qui le connaissent déjà…”. Retour au rôle de gros bras dans “Coursier”, mais ce rôle apparaît plus complexe qu’il n’y paraît. Jo Prestia, c’est à la fois quelqu’un avec lequel on aimerait boire un verre mais à qui on rechignerait à demander l’heure. Assurément une des plus remarquables révélations de ces dernières années. Reste à savoir si la frilosité des cinéastes ne risque pas de lui coûter les grands rôles qu’il mérite. Allez amis cinéastes, encore un effort. On peut lire avec intérêt un entretien dans Le temps détruit tout, consacré à Gaspar Noé.

 

Filmographie : 1994  Frères (Olivier Dahan) – Coup double (Bruno Delahaye, CM) – Raï (Thomas Gilou) – 1996  Hey Joe (Franck Coquelet, CM) – Salut cousin ! (Merzak Allouache) – 1997  Louise (Take 2) (Siegfried) – Cantique de la racaille (Vincent Ravalec) – La vie rêvée des anges (Érick Zonca) – 1998  Chili con carne (Thomas Gilou) – Le petit voleur (Érick Zonca) – 1999  Les déclassés  (Tony Baillargeat) – Les pierres qui tombent du ciel (Isabelle Ponnet, CM) – Le timide (Fabien Michel, CM) – Ligne 208 (Bernard Dumont) – Total western (Éric Rochant) – Cinéma (Xavier Gojo, CM) – 2000  Les morsures de l’aube (Antoine De Caunes) – Pas d’histoires ! [épisode « Petits riens] (Xavier Durringer, CM) – Grégoire Moulin contre l’humanité (Artus De Penguern) – Requiem (Hervé Renoh) – 2001 Yamakasi les samouraïs des temps modernes (Ariel Zeïtoun) – Femme fatale (Brian De Palma) – Irréversible (Gaspar Noé ) – 2002  Le labyrinthe (Pierre Courrège, CM) – Fureur  (Karim Dridi) – Livraison à domicile (Bruno Delahaye) – Lovely Rita, sainte patronne des cas désespérés (Stéphane Clavier) – 2003  Les rivières pourpres 2 : Les anges de l’apocalypse (Olivier Dahan) – Grande école (Robert Salis) – Vendetta (Richard Aujard, CM) – Agents secrets (Frédéric Schoendoerffer) – Calvaire (Fabrice Du Welz) – 2004  36 quai des Orfèvres (Olivier Marchal) – Ze film (Guy Jacques) – 2005  J’ai vu tuer Ben Barka (Serge Le Péron) – Dernier cri (Grégory Morin, CM) – 13 tzameti (Gela Babluani) – Incontrôlable (Raffi Shart) – Ennemis publics (Karim Abbou et Kader Ayd, inédit) – Le sixième homme (Julien Lacombe & Pascal Sid, CM) – 2006  Vent mauvais (Stéphane Allagnon) – Madame Irma (Didier Bourdon) – 2007  Par suite d’un arrêt de travail… (Frédéric Andréi) – La fille de Monaco (Anne Fontaine) – Plus loin encore (Stéphane Derderian, CM) – 2008  Babylone (Simon Saulnier, CM) – La horde (Yannick Dahan & Benjamin Rocher) – Le baltringue (Cyril Sebas) – La blonde aux seins nus (Manuel Pradal) – 2009  Baby boom (Tony Lorenzi, CM) – Le mac (Pascal Bourdiaux) – Coursier (Hervé Renoh) – L’étranger (Franck Llopis) – 2011  En pays cannibale (Alexandre Villeret & Aymeric de Heurtaumont). Comme réalisateur : 2008  Faux frères (CM).

Télévision : (notamment) 1995  Commissaire Moulin : Cité interdite (Yves Rénier) – 1999  Les duettistes : une dose mortelle (Alain Tasma) – 2001  Navarro : Marchand d’hommes (Patrick Jamain) – 2002  Commissaire Moulin : Les moineaux (Klaus Biedermann) – 2003  Aventure et associés (Adventure Inc.) : The price of the Oracle (Dennis Berry) – Quai N°1 : 24h Gare du Nord (Patrick Jamain) – Commissaire Moulin : Commando quatre pattes (Gilles Béhat) – 2004  Commissaire Moulin : Les lois de Murphy (Yves Rénier) – 2005  Commissaire Moulin : Kidnapping (Yves Rénier) – Léa Parker : Combats clandestins – Joseph (Marc Angélo) – Commissaire Moulin : Sous pression (José Pinheiro) – 2006  S.O.S. 18 : Sur les chapeaux de roue (Bruno Garcia) – 2007  Greco : Contact (Philippe Setbon) – 2008  Avocats & associés : Guacamole (Bruno Garcia) – R.I.S. Police scientifique : Tirs croisés (Klaus Biedermann) – Pas de secrets entre nous (plusieurs épisodes) – 2009  Clara Brunetti : Piste noire (Didier Delaître).

Théâtre  : Footeur de merde, de Grégoire Audebert / Celui qui dit a fait, de Philippe Pillon 

Mise à jour du 14/03/2011

Fragments d’un dictionnaire amoureux : Jany Holt

Photos source : www.bernard-luc.com/

Dans un numéro de Télérama de 1981, elle se présentait ainsi avec ironie : “Je n’ai jamais été jolie. Quand j’avais dix-huit ans, les producteurs, me regardant, semblaient voir un flacon d’huile de ricin”… Annonce de la mort à 96 ans de la grande comédienne française d’origine roumaine, Jany Holt. Yvan Foucart avait fait un superbe portrait pour LES GENS DU CINÉMA. Sa frêle silhouette l’avait prédisposée à tenir des rôles troubles, comme la Russe dans “Les bas-fonds”, la prostituée souffrante de “La maison du Maltais”. Son charme unique dépassant une certaine austérité a laissé un souvenir intact dans la mémoire des cinéphiles. Elle était impressionnante dans “Les anges du péché” de Robert Bresson en criminelle repentie trouvant refuge dans un couvent. Décorée pour fait de Résistance, en 1944, elle ne revient qu’irrégulièrement sur les écrans, mais on pouvait la retrouver en logeuse dans “Target” (Arthur Penn, 1984), ou en grand-mère de Mathieu Kassovitz dans “Métisse” en 1992, notamment. Dans son dernier rôle, elle était une inquiétante voisine dans “Noir comme le souvenir”, en 1994, dans une réalisation de Jean-Pierre Mocky, toujours prompt à utiliser des acteurs mythiques. Elle était l’épouse de Marcel Dalio, de 1932  à 1937, et lui avait gardé une affection profonde. Sur cette singulière actrice, on peut retrouver le portrait d’Olivier Barrot & Raymond Chirat, dans “Inoubliables, visages du cinéma français 1930-1950” (Éditons Calmann-Lévy, 1986), repris en poche sous le titre “Noir & Blanc” (Édition Flammarion). 

Filmographie : 1931  Un homme en habit (René Guissart & Robert Bossis) – 1935  Le domino vert (Herbert Selpin & Henri Decoin) – Le Golem (Julien Duvivier) – 1936  Les bas-fonds (Jean Renoir) – Courrier-Sud (Pierre Billon) – Un grand amour de Beethoven (Abel Gance) – 1937  L’alibi (Pierre Chenal) – La tragédie impériale (Marcel L’Herbier) – Troïka sur la piste blanche (Jean Dréville) – 1938  La maison du Maltais (Pierre Chenal) – Le paradis de Satan (Félix Gandera & Jean Delannoy) – La piste du sud, de Pierre Billon (Albert Préjean) – 1941  Andorra ou les hommes d’airain (Émile Couzinet) – 1942  Le baron fantôme (Serge de Poligny) – 1943  Les anges du péché (Robert Bresson) – 1944  Farandole (André Zwobada) – La fiancée des ténèbres (Serge de Poligny) – 1945  Mission spéciale (Maurice de Canonge) – Le pays sans étoiles (Georges Lacombe) – 1946  Contre-enquête (Jean Faurez) – Rumeurs (Jacques Daroy) – 1947  Non coupable (Henri Decoin) – 1948  Docteur Laënnec (Maurice Cloche) – L’échafaud peut attendre (Albert Valentin) – 1949  Le furet (Raymond Leboursier) – Mademoiselle de la Ferté (Roger Dallier) – 1951  The green glove (Le gantelet vert) – Vedettes sans maquillage (Jacques Guillon, CM) – 1955  Gervaise (René Clément) – Les insoumises (René Gaveau) – 1968  Le grabuge (Édouard Luntz) – 1970  A time for loving (Christopher Miles) – 1977  Die linkshändige frau (La femme gauchère) (Peter Handke) – 1984  Target (Id) (Arthur Penn) – 1987  La passerelle (Jean-Claude Sussfeld) – Saxo (Ariel Zeitoun) – 1992  Métisse (Mathieu Kassovitz) – Roulez jeunesse (Jacques Fansten) – 1994  Noir comme le souvenir (Jean-Pierre Mocky) – Comme réalisatrice : 1965  La pharmacienne (CM). Télévision (notamment) : 1960  Les parents terribles (Jean-Paul Carrère) – 1961  Egmont (Jean-Paul Carrère) – 1963  L’inspecteur Leclerc enquête : La vie sauve (André Michel) – 1969  Marie Waleska (Henri Spade) – 1971  Adieu mes quinze ans (Claude de Givray, série TV) – 1973  Destins : Chère petite madame (Serge Hanin, + scénario) – Les enquêtes du commissaire Maigret : Maigret et la jeune morte (Claude Boissol) – 1974  Les flocons rouges (Bernard Maigrot) – 1976  Au théâtre ce soir : Monsieur Silence (Pierre Sabbagh) – 1979  Au théâtre ce soir : Tout est dans le jardin (Pierre Sabbagh) – 1982  Mon meilleur Noël : Madame Bidou (Bernard Maigrot) – Toutes griffes dehors (Michel Boisrond) – 1984  Au théâtre ce soir : Tango Valentino (Pierre Sabbagh) – 1997  Ombre & lumière : Henri Decoin, cinéaste (Hubert Niogret, documentaire) – 2004  Les anges, 1943 histoire d’un film (Anne Wiazemsky, documentaire).

(1) Nota du 06/09/2007 : Précisions de M. PJ. Rolland  : Jany Holt figure parmi les titulaires de la Médaille de la Résistance et non parmi ceux de la Croix de la Libération.

Fragments d’un dictionnaire amoureux : Jean-Michel Folon

Patrick Dewaere, Jean-Michel Folon & Rufus

Annonce de la mort de Jean-Michel Folon. Pour ne parler que de son incursion dans le cinéma, outre de très belles affiches de film, il s’était révélé un acteur attachant. Dans le bonus du DVD “Lily aime-moi”, Folon parlait de l’engouement qu’il y avait eu sur lui comme comédien. Il s’était lié d’amitié avec Wim Wenders et  Roman Polanski, et François Truffaut avait envisagé l’engager avant sa mort. Il confiait que Gérard Depardieu lui avait dit : “Laisse tomber le cinéma, toi tu n’es pas quelqu’un qui est fait pour être la couleur sur la palette d’un autre, tu es quelqu’un qui doit tenir la palette…”. “Lily aime-moi” (Maurice Dugowson, 1974) reste un film très singulier, le réalisateur ayant utilisé la complicité du trio Folon-Dewaere-Rufus, voir La notule de ce blog. Dans “L’amour nu” (Yannick Bellon, 1980), il était émouvant en mari de Marlène Jobert, l’aidant dans sa lutte contre le cancer. On aimerait pouvoir voir le méconnu “Un type comme moi ne devrait jamais mourir” (1976) du mordant Michel Vianey où il jouait un bourgeois qui se remettait en question. Il était comédien également dans “La chute d’un corps” (Michel Polac, 1973) et “F. comme Fairbanks” (Maurice Dugowson, 1975). Vous pouvez visiter son Site officiel.

L’affiche de Jean-Michel Folon de “L’amour nu”

FRAGMENTS D’UN DICTIONNAIRE AMOUREUX : ALEX MÉTAYER

Cet ancien Trotskiste, né le 19 mars 1930, fils d’officier d’aviation, passe son enfance en Algérie. Passionné de musique, Alex commence sa carrière comme saxophoniste dans un orchestre de jazz, aidé par un premier prix de Clarinette au conservatoire. Il passe par la dure école des cabarets, notamment dans les années 60, avant d’assurer la première partie du spectacle de Georges Brassens à Bobino en 1964. Il trouve son épanouissement dans le « one-man-show », habillé toujours en costume blanc, citons notamment “Mémoires d’un amnésique” (1975), “Nous on s’aime” (1976), “La vie en V.O.”, “Merci Disco” (1979), “Les femmes et les enfants d’abord” (1983), “Liberté Chérie” (1985), “Y a un malaise” (1981), “Moral d’acier” (1990), “Opéra comique” (1993), qui lui vaut le grand prix de l’humour de la Sacem. En 1996, il écrit la pièce “Aimez-moi les uns les autres” qui lui donne l’occasion de jouer avec son fils aîné Éric (excellent dans “À l’heure où les grands fauves vont boire”, film de Pierre Jolivet (1992), et grand pilier de la ligue d’improvisation). Suivent “Famille, je vous aime” (1997), “Alex Métayer perd la tête” (2000), son dernier spectacle. Sur scène, il impressionne, par un humour lucide et corrosif, mais jamais cruel, renvoyant au spectateur un juste miroir de nos travers (à l’image du couple “Maurice/Nicole” par exemple). Il dépense une belle énergie, digne d’un personnage de Tex Avery. Ses célèbres incisives (il aurait choqué un orthodontiste en refusant de les “corriger”, ne trouveront que peu d’échos au cinéma, un seul film en fait de Jean Pourtalé, “5% de risques” en 1979, avec Bruno Ganz. Il est évident que son extraordinaire univers sur la scène, permettant au spectateur de visualiser toutes les situations, n’inspirait pas les metteurs en scènes. Il est rare qu’un humoriste de cette classe trouve des propositions, à l’image du film de François Reichenbach “La raison du plus fou” ne rendant pas justice à l’univers d’un Raymond Devos, qui partageait comme lui la passion pour la musique. Il tourne cependant deux films comme réalisateur-interprète suivant une inspiration de la comédie italienne: portraits subtils de deux personnages égoïstes dont les convictions volent en éclats. “Le bonheur se porte large” tisse l’histoire d’un couple de vacanciers et leur fille qui vont vivre un cauchemar durant leur trajet en voiture, vivant toutes sortes d’épreuves par un “destin” pourtant bien familier… “Mohamed Bertrand Duval”, brosse le portait un dynamique PDG, renvoyé par la maison mère de son entreprise, et qui, las de la monstruosité ordinaire de sa femme et de sa fille, fuit en camping-car. Ruiné, il se réfugie dans un camp de gitans et d’arabes, avec lesquels il se lie d’amitié. On peut trouver en ce film une préfiguration d’ “Une époque formidable” de Gérard Jugnot (1991). Il y traite des sujets graves comme le racisme et la maladie. Sans cynisme, mais avec justesse, il sait s’entourer d’interprètes venant d’horizons divers comme: Laure Duthilleul, Marie Rivière, Didier Pain, Eva Darlan dans le “Bonheur se porte large”, et Moussa Maaskri (qui excellera plus tard chez Karim Dridi), Marie-Christine Adam (étonnante en assistante sociale amoureuse du personnage d’Alex Métayer) et à nouveau Didier Pain dans “Mohamed Bertrand Duval”. Le relatif échec public de ses films, a malheureusement dissuadé Alex Métayer à persister dans cette voie. Il avait pourtant un formidable talent d’observateur et de portraitiste. Il meurt le samedi 21 février 2004 à Paris à l’âge de 73 ans.

Filmographie : Comme comédien : 1979 – 5 % de risque de Jean Pourtalé – Comme réalisateur, auteur, interprète : 1985 – Le bonheur se porte large, avec Laure Duthilleul, Marie Rivière, Guillemette Grobon, Muriel Kenn, Eva Darlan, Kathy Kriegel, Didier Pain, Christian Bouillette, etc… – 1990 – Mohamed Bertrand Duval avec Moussa Maaskri, Marie-Christine Adam, Didier Pain, Netty, Mohamed Mouzidi, Baptistine etc…

Fragments d’un dictionnaire amoureux : André Pousse

 André Pousse dans “Paparoff est de retour”

J’avais évoqué son premier film D’où viens-tu Johnny ?en 1963 avec la surprise de le voir déjà à l’aise, attendant juste d’avoir à dire du Michel Audiard, dans “Nous ne fâchons pas” en 1965, pour figurer comme l’un des personnages les plus truculents du cinéma français. Son nom était tellement associé à Audiard d’ailleurs que quelques médias ont annoncés la mort du dernier des “tontons flingueurs” alors qu’il ne figure d’ailleurs pas dans ce film. Mais dès 1966, Audiard lui donne des répliques très acerbes dans “Un idiot à Paris” (1966), où il compose un chauffeur de taxi râleur, biberonné au Louis-Ferdinand Céline. Il faut le voir raciste et antipathique dans une scène incroyable. Ce cycliste -il jouait ce rôle dans un téléfilm de Maurice Fasquel en 1983 “Le grand braquet”, arrivé sur le tard au cinéma avait donc dès ses premiers films trouvé son emploi. Il était idéal dans des rôles de gangsters, figurant même dans le mésestimé “Un flic” dernier film de Jean-Pierre Melville en 1972, où il se révélait particulièrement inquiétant. Il tient également dans ce type de rôle face à Jean Gabin dans “Le clan des Siciliens” (Henri Verneuil, 1968).  Michel Grisolia parlait de “Profession : aventurier” (Claude Mulot, 1972) dans “Cinéma 73” N° 178/179, de “quelque chose comme “L’homme de Rio” mais en plus vulgaire”, avant de poursuivre : “A vomir la séquence où André Pousse saute sur l’androgyne Nathalie Delon au son du Horst Wessel Lied…”, ce qui donne envie à tout amateurs de “nanars”.  Mais il aime à se tourner lui même en dérision, comme le caïd perdu dans les détournements d’avions dans “O.K. Patron” (Claude Vital, 1973). Il va même jusqu’à se travestir en un centurion mémorable dans “Deux heures moins le quart avant Jésus-Christ” où il officie dans les basses oeuvres de César, et l’on gardera d’un mémorable “Batman” vieux, dans un programme sur le court-métrage sur Canal + “Mikrociné”. Il fallait le voir dans cette panoplie, déplorer son grand âge et désespérer sa concierge en radotant sur ses exploits. Il était utilisé ces derniers temps avec nostalgie par Jean-Marie Bigard en évêque haut en couleur dans “L’âme-soeur” (1998), ou en nettoyeur dans “Comme un poisson hors de l’eau” (Hervé Hadmar, 1998), tueur radical surnommé Le Faucheur. On le retrouvait également à la télévision, au début des années 90 dans la série “Paparoff” avec Michel Constantin et Pascale Petit, en ancien truand “rangé des voitures” devenu restaurateur. Il est souvent narquois ou de mauvais augure, il était d’ailleurs un bon client sur les plateaux de télévision notamment pour évoquer son livre “Je balance pas, je raconte”, où il narrait son parcours et sa vie trépidante, voir à cet effet le blog de David Abiker. Volontiers provocateur, on se souvient de son rôle dans le court-métrage “Deux bananes flambées et l’addition” de Gilles Pujol (1998), où il propose de sodomiser son employé – Christophe Rossignon – après un repas d’affaire juste pour voir la veulerie de son subordonné. Avec lui c’est toute une période du cinéma qui disparaît. Un fan lui a consacré un site : andrepousse.free.fr, d’où provient l’image qui suit.

Filmographie: 1963  D’où viens-tu Johnny ? (Noël Howard & Bernard Paul) – 1965  Ne nous fâchons pas (Georges Lautner) – 1966  Un idiot à Paris (Serge Korber) – 1967  Fleur d’oseille (Georges Lautner) – Le Pacha (Georges Lautner) – 1968  Catherine, il suffit d’un amour (Bernard Borderie) – Faut pas prendre les enfants du bon Dieu pour des canards sauvages (Michel Audiard) – 1969  Le clan des siciliens (Henri Verneuil) – Une veuve en or (Francis Rigaud) – Trop petit mon ami (Eddy Matalon) – 1970  Compte à rebours (Roger Pigaut) – Tumuc-Humac (Jean-Marie Périer) – 1971  Le drapeau noir flotte sur la marmite (Michel Audiard) – Un flic (Jean-Pierre Melville) – 1972  Elle cause plus… elle flingue (Michel Audiard) – Quelques messieurs trop tranquilles (Georges Lautner) – L’insolent (Jean-Claude Roy) – Profession : aventuriers (Claude Mulot) – 1973  O.K. Patron (Claude Vital) – 1974  Bons baisers, à lundi (Michel Audiard) – 1975 Attention les yeux ! (Gérard Pirès) – Flic story (Jacques Deray) – Bons baisers de Hong Kong (Yvan Chiffre) – Oublie-moi Mandoline (Michel Wyn) – 1976  Chantons sous l’occupation (André Halimi, documentaire) – Le cœur froid (Henri Helman) – Drôles de zèbres (Guy Lux) – 1977  La septième compagnie au clair de lune (Robert Lamoureux) – 1978 Les égouts du paradis (José Giovanni) – 1981 Le corbillard de Jules (Serge Pénard) – 1982 Deux heures moins le quart avant Jésus-Christ (Jean Yanne) – 1992  Tout petit déjà (David Carayon, CM) – 1994  Requiem pour un con damné (Dominique Bachy, CM) – 1996  En panne (Olivier Soler, CM) – 1997  Moi j’aime Albert (Oliver Soler, CM) – Deux bananes flambées et l’addition (Gilles Pujol, CM) – 1998  L’âme sœur (Jean-Marie Bigard) – Comme un poisson hors de l’eau (Hervé Hadmar) – 2002  Swimming Poule (Hervé Austen, CM) – 2004  Le plein de sens (Erick Chabot, CM). Télévision (notamment) : 1967  Max le débonnaire : De quoi je me mêle (Yves Allégret) – 1972  Bienvenue au vélo (Jacques Audoir, divertissement) – 1973  Au théâtre ce soir : Le million (Georges Folgoas) –  Les maudits rois fainéants (Marion Sarraut, André Flédérick & Jacques Brialy, divertissement) – 1976  N’écoutez pas mesdames (Jeannette Hubert, captation) – 1978  Madame le juge : Le dossier Françoise Muller (Édouard Molinaro) – Le sacrifice (Alexandre Tarta) – Sam et Sally : Lili (Nicolas Ribowski) – 1981  Le mythomane : Fausse mornifle (Michel Wyn) – Salut les champions : Dans les roues d’un géant (Serge Friedman) – Les héroïques (Joël Santoni) – 1982  Mettez du sel sur la queue de l’oiseau pour l’attraper (Philippe Ducrest) – 1983  Cinéma 16 : Le grand braquet (Maurice Fasquel) – On ne le dira pas aux enfants (Philippe Ducrest) – Le nez à la fenêtre (Jean-Claude Charnay) – 1986  Las aventuras de Pepe Carvalho (Le privé) : Young Sierra, peso mosca (Adolfo Aristarain) – 1988  Le loufiat : Intrigues sur canapé (Maurice Fasquel) – L’addition est pour moi : Paparoff est de retour (Denys de La Patellière) – 1989  Le retour de Lemmy Caution (Josée Dayan) – Paparoff : Paparoff efeuille le marguerite (Denys de La Patellière) – 1990  Paparoff : Paparoff enfonce les portes (Entre en action) (Denys de La Patellière) – Paparoff : Paparoff se dédouble (Denys de La Patellière) – Paparoff : Le fric des flics (Denys de La Patellière) – Paparoff : José la baleine (Denys de La Patellière) – Paparoff : L’éléphant bleu (Jean-Pierre Richard) – Le grand dîner (Gérard Pullicino, divertissement) – 1991  Paparoff : Paparoff et les loups (Didier Albert) – 1994/1995  Cluedo (Stéphane Bertin, divertissement) – 1997  Opération Bugs Bunny (Michel Hassan, divertissement) – 2002  Qui mange quoi ? (Jean-Paul Lilienfeld) – 2003  Frank Riva (Patrick Jamain, saison 1) – 2004  Qui mange quand ? (Jean-Paul Lilienfeld). Divers : 2002  Michel Audiard et le mystère du triangle des Bermudes (François-Régis Jeanne & Stéphane Roux, documentaire DVD).

Mise à jour du 06/08/2009

Fragments d’un dictionnaire amoureux : Jacques Dufilho

   

DR

Ce grand comédien se qualifiant plus volontiers agriculteur que comédien, était un passionné d’équitation – il faisait des concours hippiques dans sa jeunesse -. Un oeil perçant, et un physique particulier, il avait une présence incroyable. Il préfère s’orienter vers le théâtre plutôt que de reprendre la pharmacie familiale – son frère André était d’ailleurs médecin -. Il est engagé en 1938 pour 7 spectacles au théâtre de l’atelier par Charles Dullin, lui aussi passionné de cheval, et qui parlait de lui comme “Un des plus doués parmi mes anciens élèves”. C’est le début d’un parcours théâtral impressionnant.

Sur sa passion du cheval, il trouve un de ses meilleurs rôles à la télévision dans “Milady” (François Leterrier, 1975), où il joue un ancien écuyer du cadre noir de Saumur qui sacrifie sa vie à sa passion, le cheval. En fermier grand-père Eric Caravaca, il est touchant dans “C’est quoi la vie” (François Dupeyron, 1998). On le voyait souvent ces dernières années à la télévision dans un cadre rural, il était excellent en Joffroi de la Maussan, pour Marcel Bluwal en 1987, personnage idéal pour incarner l’univers de Jean Giono.

Le cinéma a assez peu exploité, dans les premières années son grand talent finalement, après le faut départ de l’inachevé “Corsaire” de Marc Allégret en 1939. C’est Jean Devaivre qui dans “La ferme aux sept péchés”,  lui donne un de ses premiers rôles les plus marquants, celui d’un innocent de village sensible. Il est amusant dans une ribambelle de rôles teintés d’humour noir, le fossoyeur dans « Dans l’eau qui fait des bulles » (1960), ou le cycliste maladroit dans “La route joyeuse” de Gene Kelly (1956, où il est hilarant dans un rôle physique et muet. Il passe souvent de rôles amusants à d’autres plus inquiétants, il est idéal dans des ambiances agricoles à l’image de son rôle du père l’Atzec dans “La guerre des boutons” d’Yves Robert qui lui avait confié le rôle du valet de chambre dévoué à la cause d’Arsène Lupin dans  “Signé Arsène Lupin”. Très à l’aise dans la comédie, il vole même la vedette à Fernandel dans “Le bon roi Dagobert” (Pierre Chevalier, 1963), il y est survolté et bizarrement non crédité.

   

Une journée bien remplie

Il trouve cependant des rôles plus intéressants dans les années 70-90. Claude Chabrol, par exemple qui le dirige dans “Le cheval d’orgueil” (1980), qui lui a donné le truculent rôle du commissaire Juve – avec Juan-Luis Buñuel -, dans la série des “Fantômas” diffusé en 1980, face à un Helmut Berger peu inspiré. Jean-Pierre Mocky lui donne quatre de ses meilleurs rôles dans “Snobs !” (1961) où il se fond parfaitement à un univers décalé, il est un villageois inquiétant dans “La grande Frousse” (1964), il obtient un premier rôle dans le méconnu “Chut !” (1971),  où il forme un savoureux duo avec Michael Lonsdale, en fondateur d’une compagnie foncière qui gruge des petits épargnants et tombe amoureux d’un hermaphrodite ! et “Y a t’il un Français dans la salle ?” (1982) où il est un maître-chanteur sentencieux et séquestré par Alexandre Rignault.

Il forme un duo étonnant avec Bernard Blier dans “Ce cher Victor” (Robin Davis, 1974) où dans le rôle de Victor, il découvre que sa femme morte huit ans auparavant le trompait, ce qui n’est en fait qu’une basse vengeance de son souffre douleur Anselme – Blier excellent -. Pierre Schoendoerffer lui confit un de ses meilleurs rôles dans “‘Le crabe tambour” (1977) en chef mécanicien philosophe à bord du “Jauréguiberry”, il l’engage à nouveau en 2001 pour son nostalgique “Là-haut, un roi au-dessus des nuages” (2001) où il est un prêtre témoignant auprès de Florence Darel. Claude Sautet l’engage pour son personnage de libraire homosexuel dans “Un mauvais fils” (1980). Il obtient pour “Le crabe tambour” et “le mauvais fils”, par deux fois le César du meilleur second rôle.

On se souvient de son rôle de boulanger Rousseau, tueur méthodique dans un petit bijou d’humour noir “Une journée bien remplie” (1972), une belle réalisation de Jean-Louis Trintignant. Le cinéma fantastique n’a pas fait beaucoup appel à lui, mais on se souvient du capitaine du navire, véhiculant le cercueil de Nosferatu – et dans l’élan la peste…” dans le remake controversé de Werner Herzog (1978).

Très à l’aise dans la composition, il a fait une multitude de rôles comiques, comme celui de la bonne espagnole dans “Clémentine chérie” (1962), il est à l’aise dans le burlesque chez Louis Malle dans “Zazie dans le métro” (1960), ou la grosse cavalerie “Les bidasses en folie” de Claude Zidi, 1970, ce dernier film restant très amusant, mais a donné à Dufilho de multiples participations à des pantalonnades en Italie, genre Von Buttiglione, restés souvent inédits chez nous. Ses nombreuses heures dans les cabarets – on se souvient de son célèbre monogue de la servante dans “Phèdre” et celui de “La visite du château” lui ont permis de toujours tirer son épingle du jeu dans ce types de comédies. Il a composé un “Pétain” (Jean Marboeuf, 1992) assez saisissant face à un Jean Yanne moins à l’aise dans la composition. Par ses opinions politiques et sa foi – tendance St-Nicolas du Chardonnet -, on lui a reproché avoir voulu sauver son personnage, de même la revue “Positif” avait dit que son rôle d’un des “Valeureux” dans “Mangeclous” (Moshe Mizrahi, 1988), était une manière pour Dufilho de se dédouaner de certaines des ses idées. Il a signé un bon livre de souvenirs, sur le tard : “Les sirènes du bateau-loup” (Éditions Fayard, 2003).

 

Filmographie : 1939  Le corsaire (Marc Allégret, inachevé ) – 1941  Croisières sidérales (André Zwobada) – 1943    Voyage surprise (Pierre Prévert) – Premier de cordée (Louis Daquin) – 1946  Le bateau à soupe (Maurice Gleize) – 1947    Brigade criminelle (Gilbert Gil) – Le destin exécrable de Guillemette Babin (Guillaume Radot) – La figure de proue (Christian Stengel) – Pyrénées, terre de légendes : Les Baiars (Jean Lods, CM) – 1948  La ferme des sept péchés (Jean Devaivre) – 1949  Les étoiles (réalisation seulement, CM) – Vendetta en Camargue (Jean Devaivre) – Histoires extraordinaires (Jean Faurez) – 1950  Bibi Fricotin (Marcel Blistène) – Caroline chérie (Richard Pottier) – 1951  Deux sous de violettes (Jean Anouilh) – Ma femme, ma vache et moi (Jean Devaivre) – 1952  Le rideau rouge/Ce soir on joue Macbeth/Les Rois d’une nuit (André Barsacq) – Un caprice de Caroline Chérie (Jean Devaivre) – 1953  Saadia (Albert Lewin) – Sang et lumières/ Sandre y luces (Georges Rouquier & Ramon Munoz Suay  + version espagnole) – Le chevalier de la nuit (Robert Darène) – 1954  Cadet-Rousselle (André Hunebelle) – 1955  Milord l’arsouille (André Haguet) – Ce sacré Amédée (Louis Félix) – Paris coquin/Paris canaille (Pierre Gaspard-Huit) – Marie-Antoinette (Jean Delannoy) – 1956  Mon curé chez les pauvres (Henri Diamant-Berger) – Notre-Dame de Paris (Jean Delannoy) – La vie est belle (Roger Pierre & Jean-Marc Thibault) – Courte tête (Norbert Carbonnaux) – The happy road (La route joyeuse) (Gene Kelly) – Jusqu’au dernier d(Pierre Billon) – Que les hommes sont bêtes ! (Roger Richebé ) – 1957  Nathalie (Christian-Jaque) – Mademoiselle strip-tease (Pierre Foucaud) – Le temps des oeufs durs (Norbert Carbonnaux) – A tale of two cities (Ralph Thomas) – 1958  Chéri, fais-moi peur ! (Jack Pinoteau) – Et ta soeur (Maurice Delbez) – Le petit prof (Carlo Rim) – Maxime (Henri Verneuil) – Auto-stop & Les Autopathes (Éric Duvivier, CM) [diffuses dans le long métrage “Fou” en 1979] – Taxi, roulotte et corrida (André Hunebelle) – Bobosse (Étienne Périer) – I Tartassi (Fripouillard et compagnie) (Steno [Stefano Vanzina]) – Julie la Rousse (Claude Boissol) – 1959  Signé Arsène Lupin (Yves Robert) – Le travail, c’est la liberté (Louis Grospierre) – Préméditation ? (André Berthomieu) – 1960  Zazie dans le métro (Louis Malle) – Dans l’eau qui fait des bulles/Le garde-champêtre mène l’enquête (Maurice Delbez) – XYZ de Philippe Lifchitz (CM, voix du récitant) – La forêt des hommes rouges (Jean Lehérissey, CM) – Dans la gueule du loup (Jean-Charles Dudrumet) – Le vergini di Roma (Les vierges de Rome) (Carlo Ludovico Bragaglia & Vittorio Coffafavi) – 1961  Le monocle noir (Georges Lautner) – Snobs ! (Jean-Pierre Mocky) – La guerre des boutons (Yves Robert) – La poupée (Jacques Baratier) – 1962  Un clair de lune à Maubeuge (Jean Chérasse) – Les travestis du diable (Jean De Bravura, CM, voix du récitant) – L’âge d’or du fer de Jean Valentin (CM, voix du récitant) – Clémentine chérie (Pierre Chevalier) – Coup de bambou (Jean Boyer) – 1963  L’assassin connaît la musique (Pierre Chenal) – Le bon roi Dagobert (Pierre Chevalier) – Voir Venise et crever (André Versini) – The visit/Der Besuch (La rancune) (Bernhard Wicki) – 1964  Mayeux le bossu (André Charpak, CM, voix du récitant) – La grande frousse/La cité de l’indicible peur (Jean-Pierre Mocky) -Spuit Elf (Paul Cammermans) – Lady L (Peter Ustinov) – 1965  La communale (Jean L’Hôte) – L’or du duc (Jacques Baratier) – La Prima Donna (Philippe Lifchitz, CM, voix du récitant) – James Tont Operazione D.U.E. (Bruno Corbucci) – L’inconnu de Shandigor (Jean-Claude Roy) – 1966  Johnny Banco (Yves Allégret, sous réserve) – Y mañana ? (Emile Degelin) – Anaconda (J. Desvilles & E. Ryssack, documentaire, voix du récitant) – Les têtes brûlées/Cabezas cremadas (Willy Rozier) – Benjamin ou les mémoires d’un puceau (Michel Deville) – 1967  Barbarella (Roger Vadim, voix seulement) – 1968  Les langues mortes (Anne-Marie et Jean Devaivre, CM) – 1969  Appelez-moi Mathilde (Pierre Mondy) – Un merveilleux parfum d’oseille (Renaldo Bassi) – Une veuve en or (Michel Audiard) – 1970  Fantasia chez les ploucs (Gérard Pirès) – Au verre de l’amitié (Claude Makovski, CM) – 1971  Les bidasses en folie (Claude Zidi) – Chut…/Pavane pour un crétin défunt (Jean-Pierre Mocky) – 1972  Corazón solitario (Francisco Betriú ) – Le Chavalanthrope de Mario Ruspoli, CM, voix du récitant) – Une journée bien remplie (Jean-Louis Trintignant) – 1973  Les corps célestes (Gilles Carle) – La grande nouba (Christian Caza [Michel Ardan]) – Un ufficale non si arrende mai nemmeno di fronte all’evidenza, firmato   colonello Buttiglione/Il colonello buttiglione (Si, si, mon colonel) (Mino Guerrini) – Crash ! Che botte strippo strappo stroppo/Si wang yi you (Adalberto Albertini) – 1974  Ce cher Victor (Robin Davis) – Il professore venga accompagnato dai suoi genitori (Mino Guerrini) – Basta con la guerra… facciamo l’amore (Andrea Biachi) – Il colonello Buttiglione diventa generale (Vive la classe !) (Mino Guerrini) – L’erotomane d(Marco Vicario) – 1975  Buttiglione diventa capo del Servizio segreto (Mino Guerrini) – Il soldato di ventura (La grande bagarre) (Pasquale Festa Campanile) – 1976  La victoire en chantant/Blancs et noirs en couleurs (Jean-Jacques Annaud) – Voto di castità (Aristide Massaccesi [Joe D’Amato]) – Il medico e la studentessa (Silvio Amadio) – Dimmi che fai tutto per me (Pasquale Festa Camanile) – 1977  Le crabe-tambour (Pierre Schoendoerffer) – Von Buttiglione Sturmtruppenführer (Ya ya mon colonel) (Mino Guerrini) – 1978  Nosferatu, Phantom der Nacht (Nosferatu, fantôme de la nuit) (Werner Herzog) – 1979  Rue du Pied-de-Grue (Jean-Jacques Grand-Jouan) – 1980  Le cheval d’orgueil (Claude Chabrol) – Un mauvais fils (Claude Sautet) – 1982  Y a-t’il un Français dans la salle ? (Jean-Pierre Mocky) – 1983    Le moulin de monsieur Fabre (Achmed Rachedi) – 1984  La fièvre monte à Castelnau (Patrice Rolet, CM) – Grand-père s’est encore sauvé (Jean-Claude Tourneur, CM) – 1985  L’homme qui n’était pas là (René Féret) – 1987  À notre regrettable époux (Serge Korber) – Le moulin de Dodé (Chantal Myttenaere, CM) – 1988  Mangeclous (Moshé Mizrahi) – La vouivre (Georges Wilson) – 1991  Les enfants du naufrageur (Jérôme Foulon) – 1992  Pétain (Jean Marboeuf) – 1996  Nel profondo paese staniero (Homère, la dernière odyssée) (Fabio Carpi) – 1998  C’est quoi la vie ? (François Dupeyron) – Les enfants du marais (Jean Becker) – 2001  Là-haut, un roi au-dessus des nuages (Pierre Schoendoerffer). Divers : Jacques Dufilho est crédité au générique du film d’Henri-Georges Clouzot “Les espions” (1957), mais ne figure pas dans le film (rôle coupé au montage ?). De même il ne participe pas au film « Le radeau de la méduse » d’Iradj Azimi (1987-1990), film au tournage chaotique.

  
 
 
 Jacques Dufilho dans “Fantômas : L’échafaud magique”

 

Télévision : (notamment) 1953  Le village des miracles (René Lucot) – 1955  Monseigneur (Jean-Marie Coldefy) – 1957  L’affaire Fualdès (Philippe Ducrest) – Rose cocktail (Philippe Ducrest, divertissement) – L’île au trésor (Bernard Hecht) – 1958  L’auberge de la belle étoile (Roger (Lazare) Iglésis) – 1960  Le serment d’Horace (Stellio Lorenzi) – 1962  Le théâtre de la jeunesse : L’auberge de l’ange gardien (Marcel Cravenne) – 1963  La chasse aux corbeaux (Philippe Ducrest) – 1966  L’effet Glapion (Georges Vitaly) – Salle n° 8 (Jean Dewever & Robert Guez) – 1967  Hélène ou la joie de vivre (Claude Barma) – Lagardère (Jean-Pierre Decourt) – 1969  Le huguenot récalcitrant (Jean L’Hôte) – 1974  Josse (Guy Jorré) – 1975  Milady (François Leterrier) – 1977  La vigne à Saint-Romans (Pierre Pradinas) – 1978  Pierrot mon ami (François Leterrier) – Talou, prince secret (Jean-Claude Roy) – Le roi Muguet (Guy Jorré) – Les insulaires (Gilles Grangier) – 1979  Vincendon (Franck Appréderis) – Fantômas : L’échafaud magique (Claude Chabrol) – Fantômas : L’étreinte du diable (Juan Luis Buñuel) – Fantômas : Le mort qui tue (Juan Luis Buñuel) – Fantômas : Le tramway fantôme (Claude Chabrol) – 1980    Les aiguilleurs (Raoul Sangla, captation) – 1981  Solde de tous comptes (Jean L’Hôte) – Un fait d’hiver (Jean Chapot) – 1982  Le fou du viaduc (Guy Jorré) – Les Longuelunes (Jean-Daniel Verhaeghe) – Les insomnies de  Monsieur Plude (Jean Dasque) – Le soleil des autres/Le pigeonnier (Guy Jorré) – Emmenez-moi au théâtre : Chêne et lapins angoras (Yves-André Hubert, captation) – 1983  Le gardien (Yves-André Hubert (captation) – L’étrange château du docteur Lerne (Jean-Daniel Verhaeghe) – Voglia di volare (Ma fille, mes femmes et moi) (Pier Giuseppe Murgia) – 1984  Sogni e Bisogni (Sergio Citti) – Les deux témoins (Michel Farin) – Le passage (Franck Appréderis) – Les magiciens du mercredi de Freddy Charles) – 1985  Espionne et tais-toi : Les vacances du pouvoir (Claude Boissol) – Une femme innocente (Pierre Boutron) – 1987  L’ami Giono : Joffroi de la Maussan (Marcel Bluwal) – Chahut-Bahut d(Jean Sagols) – Le vent des moissons (Jean Sagols) – 1989  Espionne et tais-toi : L’homme qui n’en savait rien (Claude Boissol) – Condorcet (Michel Soutter) – Orages d’été, avis de tempête (Jean Sagols) – 1990  Stirn et Stern d(Peter Kassovitz) – Les bottes de sept lieues (Hervé Baslé ) – Marie-Pervenche : La planche étroite (Jean Sagols) – 1992  Le galopin (Serge Korber) – 1995  Ne coupez pas mes arbres (Michel Treguer, captation) – 2000  Jeanne, Marie et les autres (Jacques Renard) – Le vieil ours et l’enfant (Maurice Brunio).

Théâtre :

1946 LES FRERES KARAMAZOV de DOSTOIEVSKI Théâtre de l”Atelier / 1947 L”AN MIL de Jules ROMAIN avec Charles DULLIN / L”ARCHIPEL LENOIR de Armand SALACROU avec Charles DULLIN / COLOMBES de Jean ANOUILH / LA CONDITION HUMAINE de MALRAUX / UN IMBECILE de PIRANDELLO – à MONTREAL / 1955 LE OUALLON de Jacques AUDIBERTI / LE MAL COURT de Jacques AUDIBERTI avec Suzanne Flon / 1958 LE CHINOIS de BARILLET et GREDY avec Françoise Dorin / 1959 EDMEE de J.L. BREAL – Théâtre de la Bruyère / L”EFFET GLAPION de Jacques AUDIBERTI avec Jacqueline Gauthier / LE MARIAGE DE MONSIEUR / MISSISSIPI de Friedrich DURRENMATT / 1961 LE REVEUR de Jean VAUTHIER – Théâtre La Bruyère / 1962 LES MAXIBULES de Marcel AYME avec François CHRISTOPHE / 1963 LA VISITE DE LA VIEILLE DAME de Friedrich DURRENMATT / DECIBEL mise en scène de Pierre DUX / 1968 CHENE ET LAPINS ANGORA de Martin WALZER – mise en scène Georges WILSON (T.N.P.) / 1969 LE GARDIEN d”Arnold PINTER – mise en scène de Jean-Laurent COCHET / LE PRIX DUSSANE sera décerné à Jacques DUFILHO / 1977 DES FLEURS SUR UN RAIL – mise en scène Georges WILSON / 1979 LES AIGUILLEURS de Brian BHELAN – mise en scène de Georges WILSON au théâtre de l”Oeuvre / 1980 CHUT de Françoise DORIN – mise en scène de Jean-Laurent COCHET – au théâtre des Variétés / 82/83 Tournée FRANCE/ETRANGER de la pièce LE GARDIEN d”Arnold PINTER  / 84/85 L”ESCALIER de Charles DYER -mise en scène Georges WILSON au Théâtre de l”Oeuvre / 86 LEOPOLD LE BIEN AIME de Jean SARMENT – 87 mise en scène Georges WILSON au Théâtre de l”Oeuvre / 1988 JE NE SUIS PAS RAPPAPORT de Herb GARNER – mise en scène Georges WILSON / MOLIERE DU MEILLEUR ACTEUR 1988 / 1991 LE METEORE – de Friedrick DURRENMATT – mise en scène Georges WILSON / 1992 NE COUPEZ PAS MES ARBRES de W .D. HOME, adaptation Marc Gilbert SAUVAJON, aux Bouffes Parisiens / 1993 QUELQUE PART DANS CETTE VIE / SHOW BIS de NEIL SIMON – Mise en scène Georges WILSON / NE COUPEZ PAS MES ARBRES – Mise en scène Michel ROUX / 1994 QUELQUE PART DANS CETTE VIE – d”Israël HOROVITZ – (En Tournée d”été et reprise au THéâtre MARIGNY) / 1995 LE VOYAGE de Gérald AUBERT – Mise en scène de Michel FAGADAU / 1996 COLOMBE – Mise en scène Michel FAGADAU / 1997 COMME UN CERF-VOLANT ENGLOUTI – Mise en scène Yves LE MOIGN’.

Fragments d’un dictionnaire amoureux : Henri Genès

Henri Génès dans “Justinien Trouvé…”

Annonce de la mort du sympathique Henri Génès, ce Tarbais, ancien rugbyman était représentatif de cette bonhomie du Sud-Ouest (rien de péjoratif de ma part, y provenant également et étant Basque de surcroît ce qui n’arrange rien…). Beaucoup de ses chansons restent amusante à notre mémoire, même si l’on ne se souvient plus trop de son 45 tours “On est les minets de la plage” en duo avec… Jean Lefebvre. Il a beaucoup d’opérettes à son actif. Il devient une figure populaire au cinéma, rien de transcendant il est vrai, mais on se souvient particulièrement de son personnage de Julien, dans les oeuvres initiées par Ray Ventura “Nous irons à Paris” (1949) et “Nous irons à Monte-Carlo” (1951). Il est celui qui met de l’ambiance, à l’image de la troisième mi-temps chère aux joueurs de rugby, il était le supporter le plus enthousiaste dans “Allez France !” (1964) de Robert Dhéry avec lequel il a tourné “Le petit baigneur” (1967), également, détonnant particulièrement dans le légendaire calme britannique. Il était un remarquable “Annibal de Coconas” dans “La reine Margot” (Jean Dréville, 1954) gardant une certaine décontraction même en plein massacre de la St-Bathélémy.

Il campe souvent les bons copains sur lequel on peut compter à l’instar de l’ami fidèle de Claude Dauphin qui l’aide à sortir de sa réserve dans “La petite chocolatière” (1949). Gérard Oury l’utilisait beaucoup à l’image du serviable employé du zoo, père de Marie Dubois, dans “La grande vadrouille” (1966), et Claude Sautet lui confit un rôle décalé d’investisseur venu de Bruxelles, mais gardant bien sûr son fameux accent. On peut déplorer qu’il fut le seul avec Gérard Mordillat, “Vive la sociale !” (1983), à utiliser son image autrement. Il devient la figure de l’artisan local, le cafetier chaleureux ou le prêtre se révélant rassurant malgré ses apparats dans “Justinien Trouvé…”. Il se retrouve souvent dans “La garde rapprochée” des films avec Louis de Funès. Il était un grand pourfendeur de nanar, on se souvient de son curé Truffard qui sortait en costume de bain de la mer, pour surprendre Paul Préboist parti évangélisé des adeptes du nudisme dans le “Kolossal” “Mon curé chez les nudistes” (Robert Thomas, 1982). Il fut aussi un “bon client” à la télévision avec des émissions comme “Système deux”, “Alors raconte”, “La classe” et “La chance aux chansons”.

Henri Génès dans “Nans le berger”

Filmographie : 1945  La ferme du pendu (Jean Dréville) – 1946  Plume la poule (Walter Kapps) – 1949  Nous irons à Paris (Jean Boyer) – La petite chocolatière (André Berthomieu) – 1950  Les amants de Bras-Mort (Marcel Pagliero) – Pigalle Saint-Germain-des-Prés (André Berthomieu) –  1951  Nous irons à Monte-Carlo (Jean Boyer) – Parigi è sempre Parigi (Paris est toujours Paris) (Luciano Emmer) – 1952  Au diable la vertu (Jean Laviron) – Cent francs par seconde (Jean Boyer) – Une fille dans le soleil (Maurice Cam) – Les détectives du dimanche (Claude Orval) – Femmes de Paris (Jean Boyer) – 1953  Jeunes mariés (Gilles Grangier) – L’œil en coulisse (André Berthomieu) – Soir de Paris (Jean Laviron) – 1954  La reine Margot (Jean Dréville) – 1955  Ces sacrées vacances (Robert Vernay) – La rue des Bouches Peintes (Robert Vernay) – Coup dur chez les mous (Jean Loubignac) – Trois de la Canebière (Maurice de Canonge) – 1956  Trois de la marine (Maurice de Canonge) – 1964  Allez France ! (Robert Dhéry) – Le corniaud (Gérard Oury) – 1966  La grande vadrouille (Gérard Oury) – 1967  Le petit baigneur (Robert Dhéry) – 1968  Le cerveau (Gérard Oury) -Les gros malins (Raymond Leboursier) – 1970  L’homme qui vient de la nuit (Jean-Claude Dague) – 1974  En grande pompe (André Teisseire) – Le pied ! (Pierre Unia) – Le rallye des joyeuses (Serge Korber) – Sexuellement vôtre (Max Pécas) – 1977  L’animal (Claude Zidi) – Ça va pas la tête (Raphaël Delpard) – 1978  Embraye bidasse… ça fume ! (Max Pécas) – Artignosse à Paris (Jacques Soumet, CM) – Le gendarme et les extra-terrestres (Jean Girault) – 1979  L’avare (Jean Girault & Louis de Funès) – Sacrés gendarmes (Bernard Launois) – 1980  Touch’ pas à mon biniou (Bernard Launois) – 1981  La soupe aux choux (Jean Girault) – Prends ta Rolls et va pointer (Richard Balducci) – 1982  Le braconnier de Dieu (Jean-Pierre Darras) – Mon curé chez les nudistes (Robert Thomas) – 1983  Garçon ! (Claude Sautet) – Vive la sociale ! (Gérard Mordillat) – 1984  Y a pas le feu… (Richard Balducci) – 1985  Le facteur de Saint-Tropez (Richard Balducci) – 1989  Le provincial (Christian Gion) – La fille des collines (Robin Davis) – 1991  L’écrou (Jean-Pierre Vedel, CM) – 1992  Justinien Trouvé ou le bâtard de Dieu (Christian Fechner).

Henri Génès avec Jeannette Batti, source Anao

Télévision (notamment) : 1966  L’amour en papier (François Chatel) – 1967  Le trésoir des moines (François Chatel) – Les créatures du bon Dieu : Un fauve pour le week-end (Jean Laviron) – 1976  Nans le berger : Arnaude (Bernard-Roland) – 1977  La lune papa (Jean-Paul Carrère, série TV) – Allez la rafale ! (Yannick Andréi, série TV) – 1978  Viva Napoli (Pierre Pradines, captation) – 1979  Le facteur de Fontcabrette (Bernard-Roland) – 1980  À la Jamaïque (Paul Renty, captation) – 1981  Les amours des années folles : Un mort tout neuf (François Chatel) – Anthelme Collet ou le brigand gentilhomme (Jean-Paul Carrère) – Fini de rire, fillette (Edmond Tyborowski) – 1982  Paris Saint-Lazare (Marco Pico) – 1983  Liebe läßt alle Blumen blühen (L’attrapeur) (Marco Serafini) – 1984  Les enquêtes du commissaire Maigret : L’ami d’enfance de Maigret) – La terre et le moulin (Jacques Ertaud) – 1985  Madame et ses flics : Le prix du cadavre (Roland-Bernard) – 1986  Madame et ses flics : Spécial bavure (Roland-Bernard).

Mise à jour du 04/08/2009

Pour rappel : Mort de Brock Peters, voir forum de DVD Classik. Musicien et comédien, il était célèbre pour son rôle du client innocent de l’avocat joué par Gregory Peck dans “Du silence et des ombres”  (Robert Mulligan, 1962). Voir également sa filmographie dans Les gens du cinéma.