Skip to main content

Commencez la séance sans nous !

DR

Si les bonnes résolutions se font en janvier, nous sommes en mars, les temps sont certes difficiles comme le chantait Léo Ferré. Nous avons donc 9 mois pour en avoir des mauvaises. L’incivilité et les petites agressions sont très tendances en ce moment. Voici des trucs et astuces pour pourrir la vision d’un film aux cinéphiles, voire cinéphages si cas pathologiques. Ils se croient à la messe pour communier, n’aiment pas la vie c’est normal ils vont au cinéma, contrairement à ce que disait François Truffaut. C’est une proie facile pour se défouler, et ricaner en attendant le retour de Godzilla…

I l y a l’arme imparable : le pop-corn… « Cass-toi pop’corn ! » titre très justement Adrien Gombeaud dans son éditorial du Positif de ce mois. C’est certes la solution de facilité, mais pourquoi s’en priver… Ce n’est pas très bon et le rapport qualité-prix n’est pas fameux, mais il y a beaucoup d’avantages. L’odeur d’abord qui est proche de celle de l’urine de chat n’est pas à négliger. Il faut ensuite acquérir une certaine technique de l’empoignement de ce maïs calciné, qui en matière de décibels peut s’avérer efficace. Essayez aussi de lui joindre une boisson, que vous poserez par terre, et livrez vous à un numéro proche de celui de Linda Blair dans l’exorciste, c’est imparable. Evidemment n’en mangez pas lors d’un film de Paul Greengrass, vos voisins seront trop préoccupés à ne pas vomir, suite aux mouvements de caméras, pour être agacé par votre baffrage. Visez plutôt un film du type de ceux réalisés par Jacques Rivette. D’autres confiseries peuvent convenir, tout est une histoire de doigté… Evitez de faire tomber la totalité de votre popcorn par terre – vous pouvez cependant opter pour l’option de tout cochonner – car le cinéphage aura son petit moment de jouissance…

Soyez footeux, filez des coups de pied avec entrain dans le siège avant. Mettez le spectateur devant vous sur le mode vibromasseur et amusez-vous à le voir se retourner. Regardez ailleurs sur le mode impassible ou dans le vague le temps qu’il localise l’agresseur. S’il proteste n’hésitez pas à l’engueuler, en disant qu’il n’y pas de quoi se plaindre, il sera ainsi déstabilisé. Pour toute remarque, menacez et n’hésitez pas à montrer un poignet vengeur.

Pensez « salon »… Faites un effort et visualisez votre habitation. Vous vous conduisez ainsi comme devant votre télé et comme si vous étiez chez vous. Commentez allégrement le film… Montrez par exemple votre sens de l’observation en disant « ah, elle ouvre une porte » ou le « coup de vieux » pour un acteur, marche aussi pour les adeptes du scalpel. Jacassez, ignorez les « chuts », continuez durant tout le film. Vous pouvez opter soit pour le mode « murmureur » – atrocement gênant -, ou carrément gueuleur… N’hésitez pas à insulter les personnes qui vous font une remarque qui lâchement ne vous répondrons que par un « trop aimable » plaintif. S’il y a déjà un emmerdeur, ne vous dissuadez pas, soyez mimétique cela fera un effet stéréo à votre entourage du meilleur effet. Soyez un peu cuistre, en décortiquant une adaptation cinématographique, histoire de bien monter les différences entre le film et le livre au spectateur qui ne l’a pas lu. Osez aussi pour les polars, et lancez « je ne pensais pas que le notaire était l’assassin » aux spectateurs de la séance suivante qui commencent à s’installer.

Il y a les accessoires sadomasochistes de type aïe-Phone, et autre « geekeries » qui seront largement utile pour élaborer un second spectacle type son et lumière de quoi faire pâlir Jean-Michel Jarre de jalousie. Osez le désormais classique « tu ne me déranges pas, je suis au cinéma » – en répondant sur votre mobile en plein film.   Utilisez largement l’écran lumineux et allez jusqu’à répondre « vous n’avez qu’à regarder ailleurs » si l’on vous réprimande. Il faut montrer avec ostentation que vous n’êtes pas venus pour voir le film.

Il y a aussi une ruse brevetée en Gironde mais largement exportée, dit le rituel « quart d’heure bordelais ». Arrivez donc alors que le film est déjà commencé depuis 15 minutes. L’amateur de cinéma se détend, pas d’emmerdeurs, il baisse la garde. Il se détend, après l’épreuve du tunnel des pubs stupides – il doit y avoir un casting dans les multiplex – de type assureur débilitant. Il faut savoir qu’il finit par développer un sixième sens, et reconnaît un emmerdeur dès son arrivée. Là infligez-lui le coup de grâce, il ne bougera pas. Evidemment demandez à être au milieu – il y a pourtant de la place ailleurs – faites déplacer le monde et installez-vous comme si vous prépariez le débarquement. Petite ruse, faite vous suivre d’une seconde personne encore plus retardataire et avec votre portable faites donc des signaux lumineux sur le mode GPS. Piaffez, faites à nouveau déplacer tout de même, en glissant tout fort que vous abusez tout de même… Lancez-vous dans les désagréments cités précédemment, histoire de prouver l’adage qu’un retardataire se relève toujours comme un casse-pied de compétition.

Soyez « Kazou » (private joke). Il est assez difficile de savoir véritablement ce qu’est cette communauté de type v.i.p. On ne les voit qu’aux avant-premières ou les manifestations particulières. Là les consignes sont de garder des places aux « kazous », soit par les ouvreuses, voire même les habitués qui ne pourront pas refuser, abusez de leur éducation. Ce type d’individu peut-être une personnalité très importante de type amis de stars du bassin d’Arcachon et notables du crus. Ils arrivent systématiquement en retard, ils n’arrivent jamais au complet, ils restent des places mais elles sont défendues avec ferveur, bref c’est du brutal. Il reste bien entendu des places inoccupées, les spectateurs arrivés à l’heure s’en prendront aux ouvreuses. C’est une méthode plus ardue, il faut avoir des relations… Parfois le « kazou » se révèle une victime quand un patron réserve les 4/5 de la salle à ses employés pour voir le film de sa fille de type catastrophe industrielle, sur un pauvre hère passionné par les actrices, on peut dire que c’est d’une grande cruauté, limite harcèlement moral.

Soyez plus malins que tout le monde. Des spectateurs attendent nombreux devant la salle, ils attendent sagement la fin du film. Venez en couple, et passez devant tout le monde, histoire de bien montrer qu’ils sont très bêtes, et dérangez les spectateurs de la séance suivante, le film n’est bien entendu pas terminé. Deux options, soit vous vous installez d’office  – faites bien sûr du bruit -, ou faites demi-tour, mais vous vous retrouverez devant tout le monde, et vous pouvez ainsi choisir votre place. N’hésitez pas à succomber au syndrome de la queue aux caisses ou aux bornes, doublez votre petit monde, et si l’on vous fait une remarque, hurlez « il n’y a pas de quoi vous énerver » à une remarque de type olympien.

Votre enfant est un hyperactif, et la mode est passée des émissions sur TF1 pour l’exhiber et tenter de canaliser sa nervosité. Lâchez-le dans la nature, amenez-le voir un film qui n’est pas pour son âge, il sera ainsi traumatisé et sabotera un visionnage de film avec rage. Ne mouftez pas devant le regard courroucé de vos voisins, ça vaut le coup de les faire profiter des délires de votre progéniture.

La mode est à la « génération Y », la petite vingtaine qui ne respecte rien… Mails il y a mieux. Comme chantait Brel, quand je serai vieux, je serai insupportable, allez voir les films le week-end… Vous êtes âgés restez dans le mouvement vous vous sentirez plus vivants. Si vous appartenez au 6ème âge, agissez en comploteurs comme dans un sketch fameux de l’équipe de Grosland, commentez, encocottez vous – le cinéphage a toujours l’odorat délicat -, faites votre petit numéro, comme à la caisse des supermarchés le samedi, vous vous sentirez revivre.

Gluez ! Le cinéphile aime son petit périmètre de protection composé de sièges vides, où il se sentira moins menacé. Asseyez-vous à côté, surtout s’il y a de la place partout. Virez sa veste s’il ne se décide pas assez vite, vous êtes grand, mettez vous devant, idem si vous êtes secoués de tics. Il faut lui apporter un malaise maximum. Posez aussi votre veste sur le siège avant, et observez la mine confuse de celui qui se place devant vous et restez stoïque.

Vous pouvez faire la synthèse de tout ces réjouissance, et observez vos contemporains raseurs qui ne manqueront pas de vous réjouir. Merci donc aux anonymes qui m’ont régalé au fil du temps de mesquineries. C’est une manière au final, de rendre hommage aux « casse-pieds » de Noël-Noël et Jean Dréville.

R.I.P…. MYSELF ! (1) (Sur l’ancien support Canalblog)

Il y avait il y a quelques années d’excellentes émissions le dimanche soir sur France Inter, animées par Jean-Charles Aschero. Un soir, le thème en était Antoine Blondin – réédité il y a peu chez bouquins -. Un biographe évoquait la mère de l’écrivain qui lui disait « Il faut prendre les choses où elles en sont, et non pas où elles devraient en être ». Petite phrase qui peut paraître anodine, mais qui peut aider dans une vie… C’est ce qui m’amène donc à arrêter ce blog, du moins sur ce support. Je dois confesser être assez las du manque d’éthique de Banalblog.  Mais on peut compatir, en effet il doit être difficile pour cette équipe de mener à bien une entreprise avec un handicap digne de figurer dans le film « Les émotifs anonymes ». En effet, ils doivent souffrir de timidité maladive, car ils n’arrivent à répondre que plusieurs mois après… Les pages disparues sont désormais restituées, mais certains de vos commentaires, souvent passionnants ont disparu – heureusement j’en ai retrouvé dans les moteurs de recherches et dans mes archives -. Dans le petit monde du web, il vaut mieux être un « suceur de roues » – selon la formule de l’ami Claude – pusillanime, qu’un monomaniaque sourcilleux de citer ses sources. Mais il n’y a tout de même pas de quoi céder à l’acrimonie, bien qu’ayant une fâcheuse tendance à radoter, dans cette histoire style Kafka tendance Père Ubu…

Petit historique de ce « coin » : l’ami Christophe Bier m’informe en 2003 de la mort d’Henri Attal. Il y avait alors un excellent site de cinéma, secondscouteaux.com, dont le ton, l’érudition et la passion des rédacteurs me plaisaient énormément. J’envahissais déjà le forum dans le style foutraque que vous connaissez, de type on ne sait jamais où il veut en venir – Moi-même j’ai du mal parfois -. Qu’est devenue cette équipe ?  Je devrais passer un appel à témoin – comme au « staff » de Banalblog, d’ailleurs -, ils étaient très respectueux, et vous citaient même pour avoir repris deux bouts de phrases sur un hommage consacré à Jacques François. Cette équipe m’a donc mis « le pied à l’encrier » pour reprendre une réplique de François Morel dans ses émissions de radio. Dominique Zardi m’avait contacté suite à l’hommage sur Henri Attal, c’était un personnage et l’un des comédiens que j’affectionnais. Secondscouteaux.com n’existant plus, et une autre expérience collective se montrant décevante, un ami me conseilla le support blog. Je ne voyais pas trop l’intérêt pour les autres, mais me souvenant du film de Jacques Besnard, « Ce n’est pas parce qu’on a rien à dire, qu’il faut fermer sa gueule ! » – désormais devise maison -, je tentais l’aventure. Pour la petite histoire, c’est un article pour lequel j’ai eu des spams, problème désormais récurrent sur cette base -. Décidemment Banalblog, a tout pour plaire, et même les spammeurs ont de l’esprit ! Le choix se portait sur le « coin », histoire de retrouver un petit endroit sur le web, et « cinéphage » (2), manière tout de même sarcastique de définir une pathologie assez avancée. Le support choisi était 20six.fr, ce qui s’avérera être une erreur, avec un historique de dysfonctionnement très important bien connu des internautes. Il a fallu retrouver un nouveau support donc Banalblog, gourrance, gourrance…

« On meurt le plus tard qu’on peut » chantait Sapho. Ce blog foutraque a fait une grande pause et elle sera définitive tout du moins avec le support actuel. On peut certes comprendre que l’hébergeur se sente responsable de l’application de la loi, mais il y a la manière. Il y a dans cette mésaventure un sérieux problème d’éthique et de communication, ce qui est assez peu compréhensible à l’époque de facebook, et des tweets même pas coupe-faim. Imaginons alors, que la grande faucheuse, dont il faut bien convenir que l’image n’est pas très positive, demande à Banalblog que l’on ne l’évoque plus, et qu’un petit robot chercheur supprime toutes les pages où il y a le mot « Mort », imaginez alors le préjudice supplémentaire de ce blog. Petit conseil amical pour ceux hébergés chez eux, sauvegardez vos archives, mais vous pouvez par contre continuer de citer les dépêches de « l’Agence Faut Payer » selon la formule de Charles Tatum, le test tendance chasse aux sorcières est abandonné. Les habituels sites nécrophages pourront toujours contrefaire ces dépêches, ils n’auront pas de problèmes non plus. Est-ce de la part de cet hébergeur un formatage de la pensée sournois – fait en juillet en douce, nettoyage à sec abandonné depuis -, ou simplement de l’incompétence technique, dans les deux cas de figure je vais voir ailleurs… Il faut garder à l’idée que le web est un monde très volatile. A trop vouloir référencer – pour rappel, on ne peut pas non plus citer un extrait – cela peut nuire, un comble quand beaucoup se servent du vivier internet, et s’arrogent le droit de piller des sources, du moment que c’est en ligne. Mais je pense qu’il faut aussi intégrer cette règle pour ne penser qu’au partage avec d’autres internautes passionnés. Je continue sur IMDB à rajouter des données et cogite pour trouver une troisième voix. Comme me disait l’ami Géry – merci pour son soutien – le support papier a encore de beaux jours devant lui… Pour preuve, le passionnant dictionnaire de Paul Vecchiali, tant attendu, l’indispensable « L’encinéclopédie » en deux volumes, sur les cinéastes français des années 1930 et leur œuvre, vient de paraître. On se délectera aussi du « Dictionnaire Eustache », paru sous la direction d’Antoine de Baecque. A signaler aussi la parution du premier volume de « Ceux de chez lui ou Le cinéma de Sacha Guitry » et ses interprètes, 4ème livre d’Armel de Lorme, voir « le bon de commande » qui continue son aide-mémoire. Pour rappel aussi le grand œuvre de Christophe Bier sort en Avril. Son « Dictionnaire des Films français érotiques & pornographiques en 16 et 35 mm » est désormais en souscription ici et est accompagné par la naissance d’un blog, très « Mauvais genre » pour saluer l’émission de François Angelier sur France Culture, Le blog de Monsieur Bier. J’espère sincèrement pouvoir annoncer prochainement « Le coin du cinéphage, le re-retour » pour paraphraser un excellent livre de Jean-Pierre Putters, car je tiens à garder le lien construit avec vous dans ce fatras work in progress qui est la caractéristique de ce blog. Une action est faite en ce sens, aussi certaines notes seront, pour un moment, indisponibles, le temps de trouver une solution de transfert. Je tenais à saluer tout ceux qui m’ont aidé et soutenu, en particulier pour la technique Antoine, Gilles et surtout l’ami Jean-Louis de Retour à Yuma pour sa persévérance et son dévouement. Je voudrais dédier ce blog à la mémoire d’Arlette et Michel Mege, couple de cinéphiles tragiquement disparus en septembre dernier et à Cécile, lumière de mes salles obscures ( Envoyez les violons !). To be continued… perharps…

(1) Allusion évidemment au chef d’œuvre de Lubitsch « To be or not to be ». J’avais pensé reprendre en titre « le coin du sarcophage », mais ça prête un tantinet à confusion…(2) Mot pourtant absent du réactif « Dictionnaire de la langue française’, Alain Rey.

Celle-dont-on-ne-doit-pas-prononcer-le-nom (Sur l’ancien support Canalblog)

Photo source l’internaute

14 juillet 1789, prise de la Bastille par le peuple, 2010, prise de certains blogs suite à une plainte d’une célèbre agence de presse. … Et « sans sommation » chez certains pour reprendre le titre d’un film de Bruno Gantillon. Une série de feux d’artifices furent lancées dans toute la France pour célébrer cet évènement commun !

Merci à Julien pour son soutien et à XiaoXin pour ses précisions Mieux qu’en Chine.

Pas de nouvelles de l’équipe de Canalblog depuis le commentaire d’un des modérateurs sur le forum : « je pense que si le staff ne t’a pas prevenus, c’est qu’ils ont du remetre en conformité un nombre asser important de blog cinema de la plateform » (sic).

Cela se précise par l’un des commentaires sur le forum de « kyungjin » : « @coinducinephage: il est possible que la suppression des messages ait été faite de façon automatique sur la plateforme par une recherche du terme  » Celle-dont-on-ne-doit-pas-prononcer-le-nom  « . Car je vois mal le staff se lire tous les blogs pour chercher les fautifs. Et dans ce cas, pas possible de prévenir les blogueurs concernés puisqu’il ne savent même pas qui est concerné. Ceci dit un avertissement pour tout le monde sur la page d’accueil de CB ou dans l’administration aurait été bienvenu. »

En gros il y a eu un robot nettoyeur qui a supprimé les pages, même si je ne faisais pas de citation sourcée, tel pour « Jacques Seiler » où je disais seulement que la lecture de la dépêche de cette fameuse agence était l’une de mes sources.

Donc dans « Harry Potter », il y a Lord Voldemort, « Celui-dont-on-ne-doit-pas-prononcer-le-nom », désormais il y a cette fameuse agence :  « Celle-dont-on-ne-doit-pas-prononcer-le-nom »…

Comme parfois je signalais « annonce de la mort de… par l’agence innommable », imaginez l’étendu des dégâts. Premier bilan suite la lecture de l’index du « coin ». Perte des pages suivantes « Tournée » – réintégré -, Robert Etcheverry – réintégré -, Jacques Berthier – réintégré – l’hommage de Georges Wilson par Yvan Foucart, « L’attentat » d’Yves Boisset, citation d’un article où il disait avoir eu un problème « avec un journaliste de « Celle-dont-on-ne-doit-pas-prononcer-le-nom » , Philippe B. – mort en avril 2000 -, qui avait servi d’intermédiaire avec Figon ».

Autres textes perdus retrouvés sur Yahoo grâce à la gestion des tags – déjà introuvables en cache via Google -: au moins Pierre Étaix, Anicée Alvina – 94 commentaires ! -, et une soixantaine de notes…

Nonobstant que ces nouvelles règles vont compliquer sérieusement la vie des blogueurs, et la liberté d’expression, on ne peut citer par exemple un extrait de la déclaration caviardée de Mathieu Amalric sur les multiplex, l’utilisation d’un extrait étant rigoureusement interdite à l’instar de ma note sur « Tournée ». Quid des sites qui reprennent les textes intégraux de « Celle-dont-on-ne-doit-pas-prononcer-le-nom » sans les citer, ils peuvent être tranquilles, le robot chercheur et liquidateur n’agit que sur le nom.

Pour rappel, je me reconnais complètement dans la déclaration de Cyril Lazaro fait sur son blog. Lui a pourtant reçu une notification d’Overblog, concernant l’article 6 de la loi du 21 Juin 2004 (LCEN), lire en intégralité sur Legifrance qui stipule pourtant (gaffe tout de même encore une citation sourcée !) :

La connaissance des faits litigieux est présumée acquise par les personnes désignées au 2 lorsqu’il leur est notifié les éléments suivants :

– la date de la notification ;

– si le notifiant est une personne physique : ses nom, prénoms, profession, domicile, nationalité, date et lieu de naissance ; si le requérant est une personne morale : sa forme, sa dénomination, son siège social et l’organe qui la représente légalement ;

– les nom et domicile du destinataire ou, s’il s’agit d’une personne morale, sa dénomination et son siège social ;– la description des faits litigieux et leur localisation précise ;

– les motifs pour lesquels le contenu doit être retiré, comprenant la mention des dispositions légales et des justifications de faits ;

– la copie de la correspondance adressée à l’auteur ou à l’éditeur des informations ou activités litigieuses demandant leur interruption, leur retrait ou leur modification, ou la justification de ce que l’auteur ou l’éditeur n’a pu être contacté.

Ce qui est préjudiciable c’est de n’avoir été prévenu par personne, j’aurais bien sûr obtempéré. Je reconnais mon inconscience et mon ignorance, mais mon intention n’était qu’informative. Petit conseil aux blogueurs, vérifiez que vous n’avez pas fait de citation de « Celle-dont-on-ne-doit-pas-prononcer-le-nom » , car visiblement il y a une chasse au sorcière, qui ne daigne même pas prévenir son petit monde. Je ne sais encore si je vais pouvoir tout réintégrer… J’ai fait beaucoup de sauvegardes, expérience sur « 20six » oblige… J’espère ne pas avoir ici même à annoncer « r.i.p. Myself ! ». J’aurais préféré évoquer le téléfilm « Colère » de Jean-Pierre Mocky ou saluer le talent de Bernard Giraudeau, que de batailler de la sorte même si je reconnais avoir une responsabilité dans l’histoire.

Addenda du 18/07/2011, en réponse aux commentaire ci-dessous

Laissez tirer les tireurs

… Film de Guy Lefranc avec Eddie Constantine. C’est tout de même l’application de la loi qui pose problème, Canalblog était tout de même tenu de nous signifier le problème plutôt que de détruire arbitrairement les pages, dont certaines ne font que l’évoquer en source. Est-ce un énorme bug, ou un excès de zèle. Je n’avais aucunement l’intention de plagier cette prestigieuse agence, j’ai toujours indiqué la source et les citations sont en italiques histoire de bien les détacher du texte. J’aimerais effectivement que le droit d’auteur des blogueurs soit respecté, même si ici ça ne doit pas voler très haut, mais il y a cependant des sites qui me citent en référence. Et comment faire respecter son propre droit d’auteur, pour des textes déposés pourtant sous copyright, quand par exemple on peut reprendre l’intégralité d’un texte mais sans me sourcer, en se l’attribuant ainsi. Et où est le droit d’auteur ici bafoué, quand plusieurs années de travail, de commentaires, de référencements, disparaissent. Il a tout de même fallu que je devine tout seul, comment certaines pages pouvaient disparaître subitement.

L’idée qu’un robot puisse effacer des pages à partir d’un seul mot sans vérifier les pages – ce qui serait matériellement impossible – fait tout de même froid dans le dos. Contacté j’aurais bien sûr obtempéré.

Pour reprendre l’un des commentaires de Jacques Tourtaux sur son blog : « Oui, la mauvaise foi des grands médias qui ne différencient pas l’internaute honnête du pilleur qui plagie le travail d’autrui, est évidente. » source : http://jacques.tourtaux.over-blog.com.over-blog.com/

Des sites entiers qui reprennent « CELLE-DONT-ON-NE-DOIT-PAS-PRONONCER-LE-NOM » sans les citer seront eux tranquilles, amusez-vous à le vérifier via google, vous verrez…

Le texte de Cyril Lazaro http://www.cyril-lazaro.com (reproduit avec son accord) me semble bien refléter le désarroi des blogueurs. Mais on voit bien qu’au moins Overblog contacte ses blogueurs, ce qui n’est nullement le cas chez Canablog.

Bonjour,Suite à une notification conforme à l’article 6 de la loi du 21 Juin 2004 (LCEN), certains articles de votre blog « www.cyril-lazaro.com » reprenant des dépêches de l’Agence France Presse (AFP) sans l’accord de cette dernière en ont été retirés. L’AFP n’autorise aucun média, site internet, blog à utiliser ses dépêches ou photos sans autorisation.
Vous pouvez récupérer les articles retirés de votre blog dans le dossier Brouillons, mais il vous est strictement interdit de procéder à nouveau à leur publication en l’état. Avant toute nouvelle publication, vous devez en supprimer les dépêches reprises sans autorisation, que ces reprises soient totales ou partielles.

Toute nouvelle reprise d’une dépêche AFP future ou passée pourra entrainer des poursuites judiciaires.

Cordialement,

– L’équipe d’OverBlog

Un peu d’histoire :

L’Agence France-Presse fut le 20 août 1944 le premier bâtiment pris par les résistants lors de la Libération de Paris, avant de naître officiellement par une ordonnance du 30 septembre 1944. Le groupe de journalistes clandestins qui s’emparent de l’immeuble diffuse la première dépêche de l’AFP le 20 août 1944 , cinq jours avant l’entrée dans Paris du général Leclerc.

« Grâce à l’action des Forces Françaises de l’Intérieur, les premiers journaux libres vont paraître », révèle la dépêche.

Mon message :

J’écris en mon nom et au nom de nombreux autres blogs engagés qui se retrouveront sans aucun doute dans mes propos.

Nous ne sommes pas des journalistes, nous n’en avons ni la vocation, ni les capacités.

Nous sommes des citoyens engagés, avec des convictions et des opinions que nous n’hésitons pas à confronter à d’autres avis et d’autres opinions.

Nous sommes pour la liberté de la presse et de l’information, nous sommes toujours là pour soutenir nos amis journalistes.

Nous reprenons sur nos blogs des informations sous forme d’articles qui nous semblent pertinentes pour traiter les sujets qui nous intéressent. Nous indiquons la provenance des sources que nous citons et se faisant nous les valorisons d’une certaine manière, on peut même considérer que nous leur faisons de la publicité, ce qui est souvent le cas lorsque le sujet traité l’est fait d’une manière brillante et que nous le recommandons à d’autres.

Nos blogs ne peuvent nullement porter préjudice aux ventes de journaux, puisqu’en règle générale nous reprenons des articles qui apparaissent déjà gratuitement sur internet, que le nombre d’article est très limité (de 1 à 10 par jours) et que nous ne parlons que des sujets qui nous ont interpelé à une communauté elle même très restreinte.

Nos blogs regroupent en général des lecteurs qui partagent nos avis et s’apparentent souvent à de minis forums où des idées sont échangées, le moyen de communication utilisé n’étant pas la vidéo conférence, mais tout simplement internet, puisque cet outil nous permet d’effacer les distances qui nous séparent et d’inter-agir en direct.

Les articles repris servent donc de base à nos débats, ni plus ni moins.

Maintenant la question que je me pose est de savoir dans quel sens nous lésons l’AFP ou tout autre journal.

Je pose aussi la question de savoir pourquoi l’AFP lance une sorte de chasse aux sorcières contre les blogs un tant soit peu revendicatifs…

N’y a-t-il pas une dangereuse restriction à la liberté d’information et plus largement à la liberté d’expression en général en agissant de la sorte?

Je suis très déçu de par les menaces de poursuites judiciaires qui terminent immanquablement ces styles de courriers.

Il est vrai que dans un pays où règne l’impunité pour certains, le délit commis par les malheureux bloggers qui reprendraient un passage d’une dépêche AFP mériterait bien 20 ans de prison.

Tout cela ne semble-t-il pas ridicule et totalement disproportionné?

En relisant votre histoire (voir ci-dessus), ne pouvez vous pas imaginer que nous puissions nous aussi être des résistants, à notre manière, avec nos petits moyens…

Je ne comprends donc pas bien le but du message reçu ce jour. Nous faire taire?

A moins que ceux qui signalent des abus sur les blogs engagés ne soient pas de l’AFP…

 


Alors là messieurs les journalistes, à vos machines à écrire, vous tenez là un véritable article!
La réponse que j’espère bien recevoir sera naturellement publiée. Pour une fois que je pourrai citer l’AFP en toute impunité…

Amitiés à tous et à toutes

Cyril LAZARO

MIEUX QU’EN CHINE !

Réponse sur le forum ce soir d’un modérateur

1) en France, on part du principe que nul n’est censé ignoré la loi.

le blogueur a la facheuse tendance de croire, que le net est un grand libre service gratuit ou l’on peu dire faire et prendre tout ce que l’on trouve………

Sauf que NON, on pas le droit de prendre un texte ici, une image là, dire du mal de machin (mm si c’est vrai) etc etc

C’est déplorable…

2) je viens d’avoir une réponse, c’est bien une intervention suite à une plainte de l’AFE

réception d’une plainte de l’AFP pour des contenus protégés par des droits d’auteurs’

Ma réponse :

Merci pour l’info. Je persiste à penser qu’un avertissement préalable aurait été souhaitable, j’ai quand même perdu beaucoup de notes dont certaines ne citaient que le nom de l’AFP comme je l’ai déjà dit plus haut, si on ne peut même plus parler d’eux ça s’apparente à de la censure, non?
Bref, pour en finir ici puisque personne ne semble partager mon point de vue, il est apparemment plus profitable de s’approprier des informations que de citer ses sources comme je le faisais et ceci dans un but informatif.

+ Nouveau mail à Canalblog toujours sans réponse :

Bonsoir,
Un des modérateurs du forum canalblog m’a dit qu’il s’agissait bien des suites d’une plainte de l’AFP.
D’une part je ne pensais pas qu’il était répréhensible de faire des citations en indiquant précisément leur source, pour moi il ne s’agissait que d’un travail bibliographique, complémentaire de mes notes.
Pour votre information voir cet autre blogueur confronté à l’AFP : voir Blog de Balawoo.
Il indique avoir été prévenu par son hébergeur overblog, pourquoi ne pas m’avoir prévenu, ce qui est le minimum que vous auriez dû faire?
Je n’ai toujours pas de réponse de votre part, j’ai dû deviner tout seul la raison de la disparition de près d’une centaine de notes, que je ne retrouverai sans doute jamais.
Ayant déjà été plagié à plusieurs reprises j’aurai immédiatement enlevé tout ce qui m’aurait été demandé.
Pouvez-vous au moins me dire par retour ce qu’il en est de ces notes disparues, sont-elles archivées quelque part?
Je perds dans ces pages mes textes, filmographies, commentaires, référencement sur le net, ce qui m’apporte un grave préjudice moral, mon seul but étant de partager ma passion pour le cinéma.
Comme je vous l’écris plus haut je m’engage à enlever toute mention à l’AFP si je récupère ce qui, en définitive, m’appartient et qui m’a été enlevé bien arbitrairement et surtout sans aucun avertissement.
Cette attitude est scandaleuse je ne comprends pas que vous n’ayez pas plus de respect des blogueurs.
Cordialement.

Pour rappel je n’ai reçu aucun message ni de Canalblog, ni de l’AFP, y compris dans les SPAMS ! Mais, je présente mes excuses à l’AFP pour ma désinvolture. Je m’engage à retirer d’autres citations d’autres quotidiens.

EUREKA ?

Photo source Photo brocante Vesseaux Aubenas

J’ai constaté la disparition entre le 13 et 14 juillet, de plusieurs pages de mon blog. Le forum de Canalblog ne m’apportant pas de réponse, et l’équipe technique devant être occupée – évidemment après un 14 juillet -, j’ai ruminé pour trouver un point commun entre ces pages disparues. Je crois avoir trouvé une explication à la disparition de certaines de mes pages voir le blog : http://balawou.blogspot.com/2010/07/message-lafp-suite-une-notification.html Je pense qu’il y a un point commun à toutes ces pages disparues c’est une certaine Agence de Presse fondée en 1944. En effet je citais – en italique pour distinguer des autres textes – les dépêches concernant le cinéma ou des personnalités du cinéma disparue. On pouvait de ce fait remarquer que ces informations étaient repris aussi bien par les journalistes que les blogueurs. Je comprends que cela puisse poser problème, mais je n’ai jamais été contacté par personne à ce sujet, ni par Canalblog, ni par cette fameuse agence, si jamais cette constatation s’avérait exacte. On pouvait me contacter à ce sujet ici. En général avant de tirer on fait des sommations ! Je me reconnais tout à fait dans la déclaration de Cyril Lazaro visible ici, mon but étant de partager ma passion du cinéma, même si je reconnais avoir été désinvolte quant à l’utilisation des textes venus de la presse, mais en 5 ans personne ne m’a prévenu du préjudice que je pouvais poser. Là où ça devient tout de même délirant c’est que certaines pages sont supprimées juste à l’évocation de cette célèbre agence de presse, à l’exemple d’un portrait du comédien Jacques Berthier où je déplorais de sa mort ne soit pas signalée par elle ! Si l’on m’avait contacté, j’aurais bien sûr obtempéré sans aucune difficulté, en faisant un mea culpa sur ma négligence. Mais on peut bien parler ici d’une chasse aux sorcières. Reconnaissons que c’est assez déplorable si ma théorie est fondée. Je ne vais donc pas la citer, puisque cela suffit à supprimer la page ! Terminator et Prédator peuvent aller se rhabiller… Un sujet qui devrait intéresser nos amis journalistes…

BUG !

Ce n’est plus un blog, c’est un gruyère ! J’ai constaté ce jour la perte de nombreuses pages de ce blog, je ne connais pas la raison de ce dysfonctionnement, je suis dans l’attente d’une réponse de Canalblog. Merci de me signaler si vous le pouvez les pages absentes, mais pas de panique, tout est archivé, cependant je risque d’avoir perdu certains commentaires. Ce problème peut cependant remettre en question l’avenir de ce blog. Si vous avez des idées ou des pistes, elles sont bienvenues. Il semblerait bien que celà du vandalisme, avec étrangement beaucoup de personnalités disparues ! Grosse fatigue ! To be continued…

FERMETURE DÉFINITIVE

Jean-Roger Caussimon devant le Trianon-Théâtre, futur « Jean Vigo », en 1978

Petite promenade dans « la belle endormie » – désormais plus ripolinisée que Catherine Nay -, j’appréhende de traîner rue Franklin. J’y passe finalement, un écriteau fuse au cinéma Jean Vigo « fermeture définitive », une femme distinguée téléphone sur son portable sans s’en préoccuper, quelques papiers volants, aperçus dans au travers de la baie vitrée, jonchent le sol. Je m’attends presque à rejoindre le fantôme de Jean-Roger Caussimon. En effet, ce prodigieux comédien, chanteur et créateur de chansons – je le place dans mon petit panthéon personnel aux côtés des Brel/Barbara/Ferré/Brassens -, est à l’honneur d’un livre DVD « Jean-Roger Caussimon en images ».  On y retrouve un joli documentaire de 1984 signé Élisabeth-Charlotte Pelletier « Moi je suis du temps du tango ». Il parle de son enfance bordelaise, tout en marchant dans Bordeaux. En commentaire, il signale « Il y avait dans une courte rue perpendiculaire au cours de l’Intendance, lieu de promenade, de rendez-vous de rencontres, des étudiants et des étudiantes, lorsque les 6 heures du soir avaient gravement sonnées, à la cathédrale Saint-André, il y avait dis-je rue Franklin, un lieu qui m’attirait, qui me fascinait. C’était le Trianon-Théâtre. C’était un très joli théâtre à l’italienne. C’est aujourd’hui un cinéma, spécialisé peut-être dans les films de catégories X, je ne sais pas, nous verrons bien… ». Et l’on voit Jean-Roger Caussimon hausser les bras, devant ce lieu, en l’an 1978 – voir photo -. Caussimon reprend sa quête nostalgique, en évoquant ses souvenirs. A l’âge de 16 ans, il y avait une pièce toutes les semaines. Le directeur en était Kléber Harpain qui fut son professeur au conservatoire, et l’engagea finalement à l’année. Il cite alors « ses amours de fantômes de comédiens », Jean Marchat, Jacques Baumer, Marguerite Moreno, Marcelle Géniat, Henri Bosc…. Ce lieu chargé d’histoire, est désormais porte close. Quels qu’en soient les responsables ou les fautifs, on ne peut que s’en navrer….

Jean-Roger Caussimon visitant le « Trianon-Théâtre »

J’espère que le titre de cette notule ne fut pas pour vous une source de fausse joie, car il concernait bien la fermeture du « Vigo », et non de ce blog, c’est en fait pour moi l’occasion d’un re-départ. Je reprends ce blog, après voir annoncé mon retour il y a peu. Mais une mauvaise convergence entre un nouveau « tripalium » dans une société qui cadrerait parfaitement au film « J’ai mal au travail » et un ordinateur moribond, n’a pas arrangé grands choses. Pour plus de « lisibilité », je cite le très remarquable « Le petit livre du français correct » de Jean-Joseph Julaud, « travail » vient du latin « tripalium » qui désigne un instrument formé de trois pieux (tri-pal). Cet instrument était destiné à immobiliser un animal (….) l’imagination des hommes étant sans limites lorsqu’il s’agit de faire souffrir leurs semblables, le travail fut aussi utilisé pour la torture. Il prit alors le sens de « souffrance ». Mais se plaindre alors que l’on a du travail, c’est un tantinet indécent en ce moment, non ? J’ai aussi changé de PC et je suis donc passé d’une charrette à bras à un TGV, je reprends du service, quelques hommages végétant dans les brouillons, et un logiciel de capture me permettra de nouvelles rubriques. P.S. : Bonne année quand même !

LE JEAN-VIGO DE BORDEAUX EN SURSIS ?

 A l’heure où la ville de Bordeaux est candidate à grands bruits pour être désignée par un jury pour devenir la capitale européenne de la culture, on peut être chagriné de voir que le cinéma Jean Vigo n’a pas réouvert ses portes depuis fin juillet. Ce cinéma se trouvant dans une petite rue, en face d’un centre commercial des quinconces, fait pourtant le régal des cinéphiles, de par sa programmation, ses cycles, ses manifestations – « Cinésites », des films en plein air sur la France entière -. La raison de l’absence de la rituelle réouverture est évoquée dans le journal « Sud-Ouest » du 29 septembre dernier par Christophe Loubes, qui précise qu’il ne devrait pas « rouvrir jusqu’à nouvel ordre » : « …Dans un communiqué publié hier, l’équipe du cinéma d’art et d’essai bordelais se dit « contrainte de prolonger (sa) fermeture estivale » dans l’attente d’une réponse de la mairie sur le montant d’une dotation qu’elle recevait chaque année. Cette aide, versée en plus d’une subvention annuelle de 250 000 euros, permet au Jean Vigo de payer le loger du Trianon, occupé depuis les années 70, les factures de gaz, l’électricité et les salaires des employés. Dominique Ducassou, adjoint à la culture, assure qu’elle sera versée en 2008. Or, au cinéma, on dit n’avoir reçu aucun courrier à ce sujet. « Ridiculement faible ». Dominique Ducassou est en revanche plus réservé sur le soutien municipal dans les années qui viennent : « Le Jean Vigo n’est plus seul à proposer des films d’art et essai. L’Utopia, le Mégarama ou des cinémas de communes périphériques ont provoqué une dispersion du public. Du coup sa fréquentation est devenue ridiculement faible. D’autre part, la donne a changé depuis qu’Alain Marty n’est plus directeur et nous voulons maintenant connaître le projet du centre Jean-Vigo pour l’avenir avant de nous engager. N’oublions pas qu’il s’agit d’une société de droit privée… ». À l’activité comparable, pourquoi soutenir un cinéma plus que les autres ? – à titre de comparaison, l’aide que perçoit l’Utopia avoisine les 3000 euros pour cinq ans -. C’est la question que soulève Dominique Ducassou. L’élu maintient toutefois le partenariat engagé pour le futur festival Cinéma-Science (…) ou les cinésites. Cette opération se poursuit d’ailleurs en septembre avec cinq dates décentralisées. Reste à savoir si, comme on commence à le chuchoter, Alain Marty cherche à passer en force à quatre jours de la venue de la délégation pour l’attribution du titre de capitale européenne de la culture. Celui qui est toujours président de l’association qui gère le Jean-Vigo était injoignable hier et n’a pas pu répondre notamment à cette question ». S’il est difficile au final de se faire une opinion, il est dommage que ce cinéma ne perdure pas dans le paysage culturel bordelais, sa programmation complétant des sites comme l’Utopia et l’UGC – à la programmation pointue -, il avait programmé par exemple le dernier film de Jacques Doillon -. Pour avoir un attachement sentimental dans ce cinéma pour des raisons personnelles – avec la vision de West Side Story avec celle qui occupe mes pensées -, et pour avoir vu quelques films souvent mal distribués ou quelques classiques, je ne peux que déplorer une situation inquiétante à surveiller donc, un cinéma de qualité qui ferme est toujours un drame. Ce cinéma a un site officiel à visiter ici.

DVDRAMA, UN SITE PAS TRES CLASSE

 

Comme souvent je m’apprêtais à compléter un ancien portrait, de la rubrique « Fragments d’un dictionnaire amoureux » , consacré à François Berléand. Je pensais ainsi faire des ajout sur celui, qui a eu depuis la dernière mise à jour, une très riche actualité – théâtre, télévision pour Claude Chabrol, films, théâtre en direct à la télévision, réédition en poche . Mais je découvre par hasard la rubrique « classe, pas classe »  – cliquez sur le lien -consacrée à François Berléand disponible du Site « Dvdrama » qui s’autoproclame : « premier quotidien du DVD, du cinéma et des séries ».

En lisant ce portrait signé par… 5 ou 6 personnes Alex Masson, Stanislas Bernard, Nicolas Houguet, Pitou WH et Gilles Botineau, Je constate qu’il y a beaucoup de similitudes avec le portrait que j’avais fait sur mon blog, citations, films méconnus « ôte-toi de mon soleil », quelques phrases à peine remaniées « Ma petite entreprise »  : exemples « C’est un acteur tellement bon que quoi qu’on écrive, il y a forcément un rôle pour lui…», citation reprise agrémentée d’autres – j’en citais la source « Studio » ; « Ôte-toi de mon soleil » : « où il profite d’une totale liberté de jeu pour expérimenter des techniques différentes, et même de participer au piano à la musique du film. En visualisant le grand nombre de rushes, il étudie la manière de progresser » devient pour DVDramort : »Pourquoi pas pour Berléand d’expérimenter plusieurs techniques de jeu, ou de composer en partie la musique du film »; Ma petite entreprise : « Pour Pierre Jolivet, il devient un réjouissant assureur escroc dans « Ma petite entreprise », taraudé par ses origines slaves incapable de voir l’amour que lui porte le personnage de Catherine Mouchet »  devient : « Berléand est un réjouissant assureur (et escroc, donc), taraudé par ses origines slaves, incapable de voir l’amour que lui porte le personnage de Catherine Mouchet »; « H.S. »: « en truand usé dans un climat qui se veut « Tarantinesque » dans « HS » (2000) » devient « …et dont les références tarantinesques »; « Edy » : « Il déclare volontiers que ce film reste son préféré » – il me l’avait confié et j’étais sur le tournage – devient « Berléand lui-même considère ce film comme son meilleur »; « L’homme idéal » : « Quelle que soit l’importance de la durée de ses rôles, il arrive toujours à faire exister un personnage, tel celui, muet, du dîneur victime d’un quiproquo dans « L’homme idéal » devient « celui interprété par notre ami Berléand, qui ne souffle mot dans cette scène ; il mange, simplement », etc… 

Il y avait eu une première version de ce texte pour « Les gens du cinéma »Pourquoi « se casser le cul sur l’herbe tendre », comme chantaient en chœur Serge Gainsbourg et Michel Simon dans « Ce sacré grand-père », quand on peut trouver tout rôti chez les autres ou matière à fournir un canevas. Je trouve ce type d’agissement hautement regrettable, d’autant plus que j’agis dans un but non lucratif, ce qui n’est pas le cas de ce site marchand, dont les membres reçoivent des DVD  par service de presse, ce qui n’est pas mon cas. Un blog étant peu exposé par rapport à ce site, et se veut partageur – même si on trouve ce texte en page 2 de Google -. Il devient donc très facile de se servir ici ou là. Ce n’est pas la première fois, ayant même vu un extrait d’un texte sur Henri Attal publié ! Mais au moins certains font un effort de réécrire un tantinet. Pour le fragment d’un dictionnaire amoureux, je bénéficiais de conversations inédites avec François Berléand, le connaissant un peu, et continuant à le voir, comme en avril dernier au théâtre dans « Batailles ». Il reste d’ailleurs toujours aussi abordable, malgré sa grande notoriété et un emploi du temps dément – tout en jouant au théâtre, il tournait à Marseille « Le transporteur 3  » et répétait « Tailleur pour dames » pour France 2. Le retrouver est toujours un bonheur, Il a même pris la peine de me présenter à Jean-Pierre Marielle – l’une de mes idoles – et Agathe Natanson, présents ce-soir là, malgré une journée chargée.

Si ce type de comportement devient légion, il est parfois difficile de retrouver les sources exactes, comme ici. On peut imaginer que de bâcler ainsi en pillant ici ou là n’est pas une attitude très professionnelle. Si j’ai laissé trois commentaires, et bénéfice du doute suite au pont « viaduc » dernier, attendu une réponse de leur part à l’adresse mail de la rédaction du site, le tout est resté bien évidemment lettre morte. Petit rappel de la législation sur le droit d’auteur même sur le web : « …Ainsi tous les éléments présents sur Internet (images, vidéos, extraits sonores, textes) sont soumis de facto au droit d’auteur, même si leur accès est libre et gratuit et qu’aucune mention ne précise qu’ils sont protégés ! « . On peut reprendre des éléments à condition de citer l’auteur initial ». Source « webmaster.hub »

Addenda du 19/06/2008, voir le forum de DevilDead, DVDrama semble coutumier du fait… A noter également les agissements d’un contributeur de Wikipédia « Scoubidou75 », véritable sérial plagieur pour le cinéma français reprenant beaucoup de textes d’Yvan Foucart – et accessoirement mézigue pour Marie-Pierre Casey. Mais heureusement on peut contacter les modérateurs de ce site avec facilité et réactivité. Addenda du 2/12/2009, Novembre 2009, DVDRama disparaît et devient excessif.com, le texte reste mais plus de commentaires, c’est donc la méthode karcher. Mais bon le temps est au recyclage, on peut d’ailleurs féliciter à cet effet quelques sites « carmardophiles » et « CinéCopistes » qui font leur marché chez à peu près tout le monde. Visiblement ce n’est pas la probité qui vont les étouffer et pour avoir rencontré certains, on ne peut qu’être admiratif d’une roublardise visiblement hissée au niveau des beaux arts.

IMDB’S BLUES

 1 an et demi, après une précédente missive de ce blog sur IMDB, voir ici : rubrique Carnet trouvé chez une fourmi, l’un des membres de la famille des formicidés d’IMDB, commence sérieusement à avoir sérieusement assez des échanges avec ce site. En fin d’année dernière, je me suis aperçu que plusieurs de mes mises à jours restaient inédites – des téléfilms « Opération turquoise », « La boîte à images » -. Bon ils vous répondent que certains titres ne figurent pas dans la rubrique « higher priority » (sic), mais tout de même, plusieurs mois après… Il fallait revenir sur la rubrique « updates » puis relancer les fiches restées lettres mortes. Ma connerie ayant tout de même des limites (quoique… ) – , je renonce désormais à faire un travail de ressemelage quotidien. D’abord il y a les films, je fais des petites expériences d’en compléter certains et d’en oublier d’autres, une jeune mise à jour d’une fiche de film « Deux jours à tuer » (!) – et encore avec quelques fautes corrigées depuis -. Les « pros » semblent s’en ficher complètement, ou bien quelques échanges hagards dissuasifs, ont eu raison de plusieurs collaborateurs habituels du site – sauf le plus bête : Mézigue ! -. Résultat, depuis le début de l’année je visite les dossier de presse sur le web – facilement trouvables, -et fiables car un site comme « allociné », les recopie parfois n’importe comment -. De plus les crédits dans ces supports sont réduits à une dizaine de nom – excepté pour ces films comme « Cash » et « 48 heures par jour », aux génériques bien fournis -. Pour le coup et de mémoire, je rajoute quelques seconds rôles – Fred Personne, Jenny Clève et Christophe Rossignon dans « Bienvenue chez les Ch’tis », Clément Michu, Moussa Maaskri, Jean-Paul Zehnacker, Tony Gaultier dans « MR73 », etc…- Il y a des oublis, mêms chez les Américains comme les excellents Guillaume Gallienne et Scali Delpeyrat oubliés du générique du morne « Benjamin Gates et le livre des secrets ». Bon, ce sont ceux que je connais bien, et bien évidemment plusieurs autres se retrouvent à la trappe, en attendant une diffusion TV ou DVD devant un générique qui risque d’être illisible – Astérix aux jeux Olympiques un modèle d’illisibilité même au cinéma ! – Evidemment j’ai une fois par an, le plaisir de revisualiser mes trouvailles dans « L’annuel du cinéma », qui continue à repomper IMDB. J’aime aussi à visiter les CV en ligne via agencesartistiques.com, un Daniel Isoppo se retrouve bien placé ainsi dans des films récents. D’autres sites vont recopier la base, ce comédien par exemple, ne risque de pas trop comprendre cet engouement à son sujet. Mais cet exercice à aussi des limites, Bernard Bloch se retrouve ainsi bien placé dans la fiche du  » Nouveau protocole », alors qu’il est coupé au montage ! La mise à jour devient donc un exercice assez étonnant, avec pléthore de mails automatiques depuis le début de l’année seulement, pour mettre vos ajouts en doute. Bon par exemple, je crée un téléfilm de Marcel Bluwal, « Mitzi » de 1978, d’après Arthur Schnitzler, avec Danièle Lebrun, Françoise Giret, Robert Murzeau et un débutant Pascal Greggory. Envoi d’un mail d’IMDB Helpdesk, réponse ils veulent un lien internet avec un site ou un festival pour valider la fiche. Mais sur ce téléfilm, comment souvent pour la télévision, il n’y a rien, nada, que couic sur le web… Allez expliquer que l’info est complètement inédite, d’où l’intérêt de la rajouter. Bon gueulez un bon coup, et vous aurez une réponse d’une certaine Katie, tout miel tout sucre, expliquant les subtilités nouvelles. Ils finissent par mettre la fiche tout de même. Pareil pour le beau documentaire de René Vautier « Afrique 50 », diffusé sur CinéCinéma classic, tragiquement absent de la base alors, il faut insister de plus belle… Mais ce n’est pas très constructif, voire la fois où j’avais crée un téléfilm « complot d’amateurs » avec Jean-François Stévenin, co-production franco-belge, diffusé sur La Une, RTBF. Ils trouvent que la fiche manque d’informations signifiantes… alors qu’elle est déjà en ligne !  En fait, il suffit de la relancer derrière, un autre moins sourcilleux la valide derrière et hop. Yvan Foucart me signale une erreur, IMDb a fusionné deux films à l’aveugle, mettant en scène le personnage du commissaire Muller, campé par Raymond Souplex, manière d’exploiter au ciné le succès des « Cinq dernières minutes ». Le premier « Chaque minute compte » (1959), avec Georges Rollin, Véra Valmont, Denise Carven, Robert Berri, avec lequel « La saison cinématographique 1960 n’est pas tendre :  » …Il faut bien se résigner à voir revenir à cycle régulier ces films inutiles et ennuyeux », le second « Alibi pour un meutre » (1960), avec Alan Scott, Yves Vincent, Georges de Caunes, Véra Valmont, Robert Berri et le génial Jean Tissier, est décrié aussi par « La saison 62… » : « …ce film n’a été tourné – et avec quelle rapidité – que pour bénéficier de la popularité du commissaire Bourrel, celui de la T.V. ».  J’avise donc nos amis d’IMDB de l’existence de ces deux films. Et là, la croix et la bannière, évidemment citer « La saison » support papier ne les convainc pas, il est vrai que j’étais mal habitué, ils me prenaient toutes mes infos de suite… Il faut que j’envoie un lien avec le site de la BIFI pour les convaincre. La bonne volonté a ses limites, et il est vrai que beaucoup d’internautes sont confiants avec le site – l’erreur des deux films est recopiée partout, notamment par Wikipédia, il est vrai il y a même un logiciel qui permet de mettre en page la fiche d’une personnalité sur le site, directement en ligne – sans les réalisateurs pour les acteurs bien sûr -. Et donc certaines fiches restent sur le carreau « Mademoiselle Christine » de Raoul Ruiz, la nouvelle série de « France 3 » « Adresse inconnue », etc…. Si saisir des infos, ne me dérange pas, batailler contre les moulins à vents, un tantinet tout de même. Soient les collaborateurs ne sont plus les mêmes, soient les critères de vérification sont plus ardus. Mais alors pourquoi ils laissent des projets de films, avec le statu « completed », loin d’être tourné comme des films à sortir « Aux armes, etc… », « La bombe humaine », je finis par trouver une parade rajouter « unconfirmed » à côté des noms. Certes IMDB, innove, la naissance d’une rubrique personnage, et encore il y a beaucoup de manques – évidemment, si un français, ne leur dit pas, il ne vont pas savoir que Porphyre est la variante de Porfiry dans Les adaptations de « Crime et châtiment », et que La Fayette, ne se résume pas seulement à la dénomination à Marquis de la Fayette. Donc il y toujours plus à faire, d’autant plus que je rentre aussi les titres français et les dates de sorties de « Saison » – ce qui est un peu idiots car ces informations figurent dans l’excellent cite « Encyclociné » et même d’autres inédites en support papier-. Le piège est de faire comme moi, 5 minutes par ici, 10 minutes par là, dans une journée c’est peu. Mais au final, ça représente une masse de travail assez conséquente, même si mon ordinateur me régale d’ « erreurs fatales », et que je suis plutôt d’humeur badine en ce moment, et que j’ai plutôt envie de roucoulades. Certes, je suis le premier à bénéficier des infos que je mets sur cette base – un épisode de « Preuves à l’appui »,  dans la filmo TV de Jacques Morel, oubliée du très exhaustif livre de Jean-Marc Doniak sur la télévision française, car il passait en fin d’après-midi sur la 3ème chaîne en 1978 -. Mais basta, tout de même, avec la nouvelle politique 2008 de ce site glouton. Le festival de Cannes arrive et c’est assez contraignant de tout vouloir compléter – m’étant « fadé » plusieurs festivals de TV comme Luchon -, et d’être constamment vigilant. Bon, en plus ça devenait pathologique, alors… Je vais donc freiner sérieusement mes contributions – « Mitterrand à Vichy » et « Tailleur pour dames » seront mes dernières interventions-  en création du moins, je viens de rentrer une trentaine de noms pour « 48 heures par jour -. Il sera amusant de vérifier si « La maison Tellier » et « Sarah Bernhardt, une étoile en plein jour », figureront sur la base. Je rentrerai cependant des épisodes de séries TV, – comme un internaute désormais, mais qui ne le fait que pour TF1 ! -.  Reste qu’hélas en agissant de la sorte, je risque d’avoir un peu plus de temps pour ce blog, …hélas pour vous qui ne méritiez pas autant de platitudes.