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Fragments d’un dictionnaire amoureux : Philippe Noiret

DA

Annonce de la mort à 76 ans de Philippe Noiret, des suites d’un cancer. . Je vous renvoie au beau livre écrit par Dominique Maillet : « Philippe Noiret », (éditions Henri Veyrier, 1989), où l’acteur parlait avec lucidité de chacun de ses films, y compris les mineurs. C’était un comédien digne de figurer au panthéon des plus grands monstes sacrés du cinéma mondial, il apportait toujours, une crédibilité et un vécu, à n’importe quelle oeuvre par sa seule présence. Jacques Zimmer l’avait bien défini dans « La revue du cinéma » N° 426 : « …Rabelaisien ? Bonhomme ? Aux pieds de ce monstre sacré les clichés fleurissent si naturellement qu’il faut ruser et contourner la montagne pour apercevoir la face cachée de sa carcasse de seigneur. Ayant patiemment élaboré une image publique de hobereau paisible, il lui arrive de s’en amuser et, par éclairs d’entrouvrir le rideau… ». Ce grand comédien a découvert sa vocation grâce à un abbé, le père Bouyer, qui le considérant comme cancre, devine en lui une vocation d’acteur. Il fit venir Julien Green et Marcel Jouhandeau à l’un des spectacles qui avait joué avec ses camarades. Le jeune Philippe Noiret, fréquente pendant un an à l’EPIJD (Éducation par le jeu dramatique), cours animés à Paris, par Edmond Beauchamp, François Vibert et Roger Blin, où il rencontre Delphine Seyrig et Daniel Emiflork. Il entre ensuite au Centre d’art dramatique de l’Ouest d’Hubert Gignoux, où il rencontre Jean-Pierre Darras. Il eu une autre grande rencontre prépondérante avec Jean Vilar, il restera 7 ans au TNP. Il devait y jouer des pères nobles, et fut même, de part sa stature et sa célèbre voix de bronze, le père de Jean Vilar dans « Don Juan », et celui de Maria Casarès dans « Le cid ». Il y rencontre sa future femme, la grande comédienne Monique Chaumette. En parallèle, il forme avec Jean-Pierre Darras,  un duo comique dans plusieurs cabarets, animant également avec lui quelques émissions TV de Denise Glaser, « Discorama ». Avec son compère, il se produit à l’Écluse, aux « Trois Baudets », à la « Villa d’Este », à l' »Échelle de Jacobs », où il crée un personnage de « Roi-Soleil »désopilant » Il fait des débuts assez tardif à l’écran, en remplaçant Georges Wilson, malade pour « La pointe courte », film assez radical, où assez maladroit, il partage la vedette avec Silvia Monfort. Il confessait avoir eu la nausée, pour s’être vu à l’écran. Il quitte en 1960 le TNP, et trouve finalement des rôles à la mesure de son talent au cinéma, bien que boudé par la « Nouvelle vague ». Il est formidable dans le rôle de l’oncle excentrique et travesti de Catherine Demongeot dans « Zazie dans le métro » pour Louis Malle (1960) ou le mari empoisonné par Emmanuelle Riva dans l’adaptation de Françoise Mauriac par Georges Franju dans « Thérèse Desqueyroux » (1962), rôle qu’il retrouvera dans une dramatique TV « La fin de la nuit » en 1966, un rôle austère auquel il confère une grande humanité. Il excelle très vite dans la comédie, avec « La vie de château », petit bijou de la comédie signée Jean-Paul Rappeneau, en 1965. Il travaille aussi avec de grands maîtres, comme René Clair, George Cukor, et surtout Alfred Hitchcock avec « L’étau » (1969), il est formidable d’ambiguïté dans le rôle d’un agent double, distillant une angoisse, en ouvrant et fermant, simplement un tiroir. Yves Robert, lui offre également ses premiers meilleurs rôles, avec « Les copains » (1967), où il livre une scène d’anthologie avec un faux prêche dans une messe, « Alexandre le bienheureux », en paysan fatigué qui découvre les vertus du farniente à la mort de sa femme tyrannique, et « Clérambard » (1969), d’après Marcel Aymé, en aristocrate, ruiné et violent, touché par la grâce. Il accède au vedettariat dans les années 70, se trouvant des affinités avec certains metteurs en scènes comme Pierre Granier-Deferre ou Philippe de Broca, tout en aidant les jeunes metteurs en scènes, comme Marco Pico  avec la comédie mélancolique « Le nuage entre les dents » (1973), où il est un pittoresque journaliste spécialisé en faits-divers et flanqué de Pierre Richard en photographe, ou Jacques Renard. Il joue un M Lepic tout en retenu dans « Poil de carotte » (1972), face à Monique Chaumette redoutable Mme Lepic, sous la direction d’Henri Graziani – Le couple retrouvera ce metteur en scène pour « Nous deux » (1991), en jouant des retraités faisant un retour aux sources en Corse -. Il soutient Bertrand Tavernier, pour son premier film également, avec lequel il trouvera ses meilleurs rôles. Pour ce dernier, il est le père meurtri de Sylvain Rougerie dans « L’horloger de Saint-Paul » (1973), d’après Georges Simenon, un Régent jouisseur dans « Que la fête commence » (1974), le juge déterminé dans « Le juge et l’assassin » (1975), l’unique policier d’une petite bourgade de l’Afrique occidentale, en proie avec ses démons dans « Coup de torchon » (1981) et un militaire borné dans « La vie et rien d’autre » (1988). C’est une belle composition qui durera 20 ans jusqu’à son interprétation de D’Artagnan fatigué dans « La fille de D’Artagnan » (1993) : « …Bertrand Tavernier a le goût du plaisir, il n’enfante pas dans la douleur du moins pendant le tournage. Si l’écriture a été difficile, il a au moins la courtoisie de ne pas en faire part. Je suis toujours irrité par ceux qui parlent des douleurs de leur création. Qu’ils souffrent en silence… » (1) Il est touchant en vieux garçon désabusé dans « La vieille fille » de Jean-Pierre Blanc (1971), aux côtés d’Annie Girardot, qu’il retrouvera dans des comédies de Philippe de Broca. Il est aussi à l’aise avec l’audace de Marco Ferreri avec « La grande bouffe » et « Touchez pas à la femme blanche », « …On parle de la folie de Ferreri, mais elle est très contrôlée, il maîtrise tout parfaitement… » (1). Dans « La grande bouffe », en petit juge d’instruction de province, retrouvant Michel Piccoli, Marcello Mastroianni et Ugo Tognazzi, pour une orgie gastronomique, il se révèle le personnage le plus touchant de ce film provocateur. Mais Jean-Pierre Mocky le convainc moins, avec l’un de ses premiers personnages totalement antipathique avec « Le témoin » – il avait refusé le rôle de Jean Yanne pour « Que la bête meure » pour Claude Chabrol en 1969 – : « … Par contre chez Mocky, c’est le désordre total, je ne m’y sens pas bien… ». (1). Il est vrai que même s’il ne reculait pas devant certaines audaces, il aimait à se qualifier comme « un saltimbanque qui aime le confort ». Il devait retrouver Claude Chabrol, pour l’un de ses meilleurs rôles dans « Masques » (1986), en présentateur TV cynique. Fort du succès de « La grande bouffe », l’Italie l’adopte, à l’instar d’un Bernard Blier, en lui donnant de grands rôles, de son rôle de farceur iconoclaste dans « Mes chers amis » ((Mario Monicelli, 1975) – et sa suite boudée en france -, du magistrat chargé de reprendre l’instruction d’un magistrat abbatu par une organisation terroriste dans « Trois frères » (Francesco Rosi, 1980), de l’homosexuel vieillissant pour « Les lunettes d’or » (Giuliano Montaldo, 1987), du projectionniste bougon dans « Cinéma Paradiso » (Giuseppe Tornatore, 1988), au le truculent Pablo Neruda face au touchant Massimo Troisi – qui devait mourir le lendemain du dernier jour de tournage – dans « Le facteur » (Michael Radford, 1994). Il a marqué de son humanité beaucoup de succès populaires, comme dans « Le vieux fusil » (1975), pour lequel il obient son premier César, film pourtant assez contestable de par son côté revanchard – mais on se souvient de sa belle déclaration d’amour à Romy Schneider – et dans « Les ripoux » et ses deux suites, il est jubilatoire en policier corrompu. On lui doit une des carrières les plus riches du cinéma français. Il est idéal pour personnifer un émule de Romain Gary, en écrivain s’inventant une nouvelle identité, dans « Faux et usage de faux » (Laurent Heynemann, 1990), et il est à l’aise dans l’ambiguité en journaliste partageant la vie d’Ivan Desny dans « J’embrasse pas » (André Téchiné, 1991), et profitant de la précarité d’un jeune homme joué par Manuel Blanc. Le cinéma l’avait délaissé cette dernière décennie, il avait fait un retour aux sources en revenant au théâtre avec Bertrand Blier en 1997, pour les « Côtelettes », qui connu une captation cinématographique. Mais il y était toujours remarquable, comme dans son rôle de père indigne dans « Père et fils » (2003), où assureur roublard dans le mésestimé « Edy » (2005). Pudique et modeste, il avait une conception bien à lui de son métier : « …Je suis vraiment agacé par les comédiens qui se vantent de prendre des risques. Il faut en prendre le moins possible ! Nous avons déjà une profession à risques comme les cascadeurs, essayons donc des les limiter. Mettons des genouillères pour ne pas nous abîmer. Le reste n’est que vantardise, nous ne jouons pas les héros, nous faisons simplement notre boulot… » (1). Nos pensées vont à sa fille Frédérique et à sa femme Monique Chaumette. A lire l’hommage d’Yvan Foucart, pour « Les gens du cinéma ».

(1) « La revue du cinéma » N°426 : Propos de Philippe Noiret à Danièle Para.

 

 

 

 

 

Philippe Noiret à Cannes pour la représentation de « Père et fils »

Filmographie : 1948  Gigi (Jacqueline Audry, figuration) – 1950  Olivia (Jacqueline Audry, figuration) -1951  Agence matrimoniale (Jean-Paul Le Chanois, figuration) – 1955  La pointe courte (Agnès Varda) – 1960  Zazie dans le métro (Louis Malle) –  Ravissante (Robert Lamoureux) – Le capitaine Fracasse (Pierre Gaspard-Huit) – 1961  Les amours célèbres [épisode : « Lauzun »] (Michel Boisrond) – Le rendez-vous (Jean Delannoy) – Tout l’or du monde (René Clair) – Comme un poisson dans l’eau (André Michel) – Le crime ne paie pas [ épisode : « L’affaire Hugues » (Gérard Oury) – 1962  Thérèse Desqueyroux (Georges Franju) – Ballade pour un voyou (Jean-Claude Bonnardot) – Le massaggiatrici  (Les faux-jetons) (Lucio Fulci) – Cyrano et d’Artagnan (Abel Gance) – Clémentine chérie (Pierre Chevalier) – 1963  La porteuse de pain (Maurice Cloche) – Mort, où est ta victoire ? (Hervé Bromberger) –  Les amoureux du France (François Reichenbach & Pierre Grimblat, voix du récitant) – 1964  Les copains (Yves Robert) – Monsieur (Jean-Paul Le Chanois) – Lady L (id) (Peter Ustinov) – 1965  La vie de château (Jean-Paul Rappeneau) – Qui êtes-vous Polly Maggoo ? (William Klein) -1966  Les sultans (Jean Delannoy) – Le voyage du père (Denys de la Patellière) – Tendre voyou (Jean Becker) – The night of the generals (La nuit des généraux) (Anatole Litvak) – Woman times seven (Sept fois femme) [épisode « Snow » (« La neige »] (Vittorio de Sica) – 1967  L’une et l’autre (René Allio) –  Alexandre le bienheureux (Yves Robert) – Adolphe ou l’âge tendre (Bernard Toublanc-Michel) – The immortal story (Une histoire immortelle) (Orson Welles, voix française d’Orson Welles) – 1968  Bruegel (Paul Haesaerts, documentaire, voix du récitant) – The assassination  bureau  (Assassinats  en  tous  genres) (Basil Dearden) – Mister Freedom (William Klein) – Justine (Id) (George Cukor & Joseph Strick) – Topaz (L’étau) (Alfred Hitchcock) – 1969  Clérambard (Yves Robert) – Les caprices de Marie (Philippe de Broca) – 1970  Le monde des animaux sauvages (Eugène Schumacher, documentaire, voix du récitant)1971  Time for loving (Christopher Miles) – Les aveux les plus doux (Édouard Molinaro) – Murphy’s war (La guerre de Murphy) (Peter Yates) – La vieille fille (Jean-Pierre Blanc) – La mandarine (Édouard Molinaro) – Siamo  tutti  in  libertà  provisoria (Manlio Scarpelli) – Le trèfle à cinq feuilles (Edmond Frees) – 1972  Jean Vilar, une belle vie (Jacques Rutman, documentaire) – L’attentat (Yves Boisset) – Poil de carotte (Henri Graziani) – Le serpent (Henri Verneuil) – 1973  La grande bouffe (Marco Ferreri) – Touche pas à la femme blanche (Marco Ferreri) – L’horloger de Saint-Paul (Bertrand Tavernier) – Un nuage entre les dents (Marco Pico) – Les gaspards (Pierre Tchernia) – 1974  Le secret (Robert Enrico) – Le jeu avec le feu (Alain Robbe-Grillet) – Que la fête commence (Bertrand Tavernier) – 1975  Amici miei (Mes chers amis) (Mario Monicelli) – Le vieux fusil (Robert Enrico) – Monsieur Albert (Jacques Renard) – Le juge et l’assassin (Bertrand Tavernier) – Il comune senso del pudore (Alberto Sordi) – 1976  Il deserto dei tartari (Le désert des tartares) (Valerio Zurlini) – Une femme à sa fenêtre (Pierre Granier-Deferre) – Un taxi mauve (Yves Boisset) – 1977  Coup de foudre (Robert Enrico, inachevé) – La barricade du Point du Jour (René Richon) – Tendre poulet (Philippe de Broca) – Who is  killing  the great chefs  of  Europe ? (La grande cuisine) (Ted Kotcheff) – 1978  Le témoin (Jean-Pierre Mocky) – Due pezzi di pane (Deux bonnes pâtes) (Sergio Citti) – 1979  Rue du Pied-de-Grue (Jean-Jacques Grand-Jouan) – On a volé la cuisse de Jupiter (Philippe de Broca) – 1980  Une semaine de vacances (Betrand Tavernier) – Pile ou face (Robert Enrico) – Tre fratelli (Trois frères) (Francesco Rosi) – 1981  Il faut tuer Birgitt Haas (Laurent Heynemann) – Coup de torchon (Bertrand Tavernier) – L’étoile du Nord (Pierre Granier-Deferre) – 1982  Amici miei atto secondo (Mes chers amis II) (Mario Monicelli) – L’Africain (Philippe de Broca) – 1983  L’ami de Vincent (Pierre Granier-Deferre) – Le grand carnaval (Alexandre Arcady) – Fort Saganne (Alain Corneau) – 1984  Les Ripoux (Claude Zidi) – Qualcosa di biondo (Aurora) (Maurizio Ponzi) – Souvenirs, souvenirs (Ariel Zeitoun) – L’été prochain (Nadine Trintignant) – Les rois du gag (Claude Zidi, cameo) – 1985  Le quatrième pouvoir (Serge Leroy) – Speciamo che sia femmina (Pourvu que ce soit une fille…) (Mario Monicelli) – Round Midnight (Autour de minuit) (Bertrand Tavernier) – 1986  Twist again à Moscou (Jean-Marie Poiré) – La Harka (Alain de Bock & José Jornet, CM) – La femme secrète (Sébastien Grall) – Masques (Claude Chabrol) – 1987  Glio occhiali d’oro (Les lunettes d’or) (Giuliano Montaldo) – Noyade interdite (Pierre Granier-Deferre) – Chouans ! (Philippe de Broca) – L’homme qui plantait des arbres (Frédéric Back, animation, voix du récitant) – 1988  Il giovane Toscanini (Toscanini) (Franco Zeffirelli) – Il frullo del passero (La femme de mes amours) (Gianfranco Mingozzi) – Nuovo cinema Paradiso (Cinéma Paradiso) (Giuseppe Tornatore) – The return of the musketeers (Le retour des mousquetaires) (Richard Lester) – La vie et rien d’autre (Betrand Tavernier) – 1989  Ripoux contre Ripoux (Claude Zidi) – Dimenticare Palermo (Oublier Palerme) (Francesco Rosi) – 1990  Faux et usage de faux (Laurent Heynemann) – Uranus (Claude Berri) – 1991  Rossini ! Rossini (Id) (Mario Monicelli) – Nous deux (Henri Graziani) – J’embrasse pas (André Téchiné) – Contre l’oubli [épisode : « Joaquim Elema Boringue, Guinée équatoriale »] (Jean Becker) – Arsène né terrien (Laurent-Pierre Paget, CM, voix du récitant) – La  domenica specialmente (Le  dimanche de  préférence) [épisode « Il cane blu » (« Le chien bleu »] (Giuseppe Tornatore) – Zuppa di pesce (Soupe de poisson) (Fiorella Infascelli) – 1992  Max et Jérémie (Claire Devers) – Tango (Patrice Leconte) – 1993 Grosse fatigue (Michel Blanc) – Le roi de Paris (Dominique Maillet) – La fille de d’Artagnan (Bertrand Tavernier) – 1994  Il postino (Le facteur) (Michael Radford & Massimo Troisi) – Veillées d’armes (Marcel Ophuls, documentaire) – Prílis hlucná samota (Une trop bruyante solitude) (Věra Cais) – Les Milles (Sébastien Grall) – 1995  Les grands ducs (Patrice Leconte) – Facciamo paradiso (Mario Monicelli) – Fantôme avec chauffeur (Gérard Oury) – 1996  Marianna Ucrìa (La vie silencieuse de Marianna Ucria) (Roberto Faenza) – Les palmes de Monsieur Schutz (Claude Pinoteau) – Dragonheart (Cœur de dragon) (Rob Cohen, voix française du dragon) – 1997 Soleil (Roger Hanin) – Le bossu (Philippe de Broca) – 1998  Le pique-nique de Lulu Kreutz (Didier Martiny) – 2000  Un honnête commerçant (Philippe Blasband) – 2001  Le chien, le général et les oiseaux (Francis Nielsen, animation, voix du récitant) – 2002 Les côtelettes (Bertrand Blier) – Père et fils (Michel Boujenah) – 2003 Ripoux 3 (Claude Zidi) – 2004  Edy (Stéphan Guérin-Tillié) – 2005  Marcello, una vita dolce (Marcello, une douce vie) ( Mario Canale & Annarosa Morri, documentaire) – 2006 Voie d’eau (Matthieu David Cournot, CM, voix du récitant) -Trois amis (Michel Boujenah).

Nota : il est parfois crédité à tort pour « Paris brûle-t’il ? » (René Clément), et « La mano spietata della legge » (« La fureur d’un flic ») (Mario Gariazzo, 1975, confusion avec Philippe Leroy ?).  « Laughter in the dark » (Laszlo Papas, 1986), avec Marina Vlady et Maximilien Schell, est une petite énigme, est-ce un film inédit, un inachevé, ou un simple projet ? En 1968, il est le récitant de la version sonorisée de « Häxan » (« La sorcellerie à travers les âges ») (Benjamin Christensen, 1922). Il a participé à 2 spectacles audiovisuels mis en scènes par Jean Chouquet, « Les grandes heures de France » (1973) et « Notre-Dame de Paris » (1977).

Télévision : notamment : 1955  Le réveillon (Marcel Bluwal) – 1959  Clarisse Fenigan (Jean Prat) – Macbeth (Claude Barma) – En votre âme et conscience : L’affaire Meyer (Jean Prat) – 1960  De fil en aiguille (Roger [Lazare] Iglésis) – Cyrano de Bergerac (Claude Barma) – 1961  Flore et Blancheflore (Jean Prat) – 1962  Enfin bref ! (Maurice Chateau) – Le mal court (Alain Boudet) – 1963  L’inspecteur Leclerc enquête : La chasse (Mick Roussel) – Blagapar : Les Grecs (Roger [Lazare] Iglésis) – 1964  Château en Suède (André Barsacq) – 1966  Anatole (Jean Valère) – La fin de la nuit (Albert Riéra) – 1970  Dim dam dom (Roger Ikhless) – 1996  Le veilleur de nuit (Philippe de Broca) – Balthus de l’autre côté du miroir (Damian Pettigrew, documentaire, voix du récitant) – 1999  Mi figlio ha 70 anni (Mon fils a 70 ans) (Giorgio Capitani).

 

Avec Anouk Aimée dans « Love letters »

 

 

 

 

Théâtre : 1951 Lorenzaccio, de Alfred de Musset, m.e.s. Jean Vilar – Le Cid, de Pierre Corneille, m.e.s. Jean Vilar – 1953  La tragédie du roi Richard II, de William Shakespeare, m.e.s. Jean Vilar – Don Juan, de Molière, m.e.s. Jean Vilar –  1954  Ruy Blas, de Victor Hugo, m.e.s. de Jean Vilar – Cinna, de Pierre Corneille, m.e.s. de Jean Vilar – Macbeth, de William Shakespeare, m.e.s. de Jean Vilar – 1955  La ville, de Paul Claudel, m.e.s. de Jean Vilar – Marie Tudor, de Victor Hugo, m.e.s. de Jean Vilar – Le triomphe de l’amour, de Marivaux, m.e.s. de Jean Vilar – 1956  Les femmes savantes, de Molière, m.e.s. de Jean Vilar – Ce fou de Platonov, d’Anton Tchekhov, m.e.s. de Jean Vilar – Le mariage de Figaro, d’Aldred de Musset, m.e.s. de Jean Vilar – 1957  Le malade imaginaire, d’Aldred de Musset, m.e.s. de Jean Vilar – Le faiseur, d’Honoré de Balzac, m.e.s. de Jean Vilar – 1958  L’école des femmes, de Molière, m.e.s. de Jean Vilar – Les caprices de Marianne, d’Alfred de Musset, m.e.s. de Jean Vilar – Œdipe, d’André Gide, m.e.s. de Jean Vilar – Lorenzaccio, d’Alfred de Musset, m.e.s. de Jean Vilar – Marie Tudor, de Victor Hugo, m.e.s. de Jean Vilar – 1959 Le songe d’une nuit d’été, de William Shakespeare, m.e.s. de Jean Vilar (Broadway Theater New-York City) – La fête du cordonnier, de Michel Vinaver, m.e.s. de Georges Wilson – 1997/99  Les côtelettes, de Bertrand Blier, m.e.s. de Bernard Murat – 2000/01  L’homme du hazard, de Yasmina Reza, m.e.s. de Frédéric Belier-Garcia – 2002 Les contemplations (et autres textes de Victor Hugo), m.e.s. de Frédéric Belier-Garcia – 2005 Love letters, de A.R. Gurney, m.e.s. de Sandrine Dumas.

©   Le coin du cinéphage (reproduction strictement interdite, textes déposés)

MORT DE ROBERT ALTMAN

DA

Annonce de la mort de l’un des plus grands réalisateurs américains, Robert Altman, dans la grande tradition des « Mavericks ». C’était un cinéaste « libéral-libertaire », selon la formule de la revue « Positif » qui salua toujours son œuvre. Il convient de lire une excellente analyse de ses films dans l’indispensable « 50 ans de cinéma américain » de Jean-Pierre Coursodon et Bertrand Tavernier. Selon eux « Toute la carrière d’Altman se place sous le signe de la provocation, du défi, ne serait-ce que celui qu’il pose aux critiques souvent débordés par son rythme infernal de production… ». La France le découvre en 1970 au festival de Cannes, avec « M.A.S.H. », après une prolifique carrière à la télévision, voir la filmo ci-dessous. Cette farce, se situant dans une clinique mobile de campagne lors de la guerre de Corée, fut refusée par 14 metteurs en scène. Le réalisateur a fait durant toute son œuvre une critique corrosive de la société américaine et de ses valeurs et un regard désabusé sur le monde. On se souviendra de l’affirmation de Géraldine Chaplin dans « Un mariage » (1978) : « Le mariage représente la fusion des intérêts de la communauté et de la nature… ». Il y a toujours une grande cohérence, malgré la grande variété des sujets abordés, parfois même à l’intérieur d’un même film où il procède à plusieurs ruptures de tons, passant du drame à la comédie. Il bouscule les genres établis, du show-bisness, avec « Nashville » (1975), à la légende de la conquête de l’Ouest avec « Buffalo Bill et les Indiens » (1976) tourné en dérision avec la complicité de Paul Newman, montrant que ce héros n’est en fait qu’une fabrication de l’imagination d’un romancier. Il est aussi à l’aise dans le western réaliste avec « John McCabe » (1970), l’onirique « Brewster Mc Clowd » (1970), où un jeune homme – Bud Cort – rêve de voler comme un oiseau, le polar rural dans les années 30 « Nous sommes tous des voleurs » (1974),  le film d’anticipation « Quintet » (1978), la comédie musicale « Un couple parfait » (1979), qu’à la représentation du milieu de la danse « Company (2003). Les femmes ont souvent le beau rôle de « Trois femmes » (1977), états d’âmes de trois infirmières travaillant dans un sanatorium – joué par Sissy Spacek, Shelley Duvall et Janice Rule – à « Cookie’s fortune » (1998), – joué par Patricia Neal, Glenn Close, Juliane Moore et Liv Tyler, drame intimiste situé dans une bourgade du Mississipi. Il excelle dans les films choraux « Nashville », « Un mariage » (1978), « Short Cuts, les Américains » (1992), exceptionnelle adaptation de l’œuvre de Raymond Carver, tout aussi bien que dans des films intimistes ou des adaptations théâtrales. Il se livre toujours à un véritable jeu de massacres, avec les genres établis, même en adaptant d’autres auteurs, comme Raymond Chandler, dans « Le privé » (1973), avec un inattendu Elliott Gould dans le rôle de Philip Marlowe, ou John Grisham, qui refusa que son nom figure au-dessus du titre, comme à son habitude, quand il vit le premier montage de « The Gingerbread man » (1997). La critique est toujours acerbe, comme dans le méconnu « Health » (1979), où il critique habilement une campagne électorale, en la transposant dans un congrès d’une organisation diététique. Il a toujours su évoluer, comme après l’échec financier de « Popeye » (1980), d’après l’œuvre de Max Fleischer, avec des adaptations d’œuvres théâtrales, malgré la performance de Robin Williams. Il signe ainsi « Reviens, Jimmy Dean, reviens », « Steamers » révélant Matthew Modine, et « Secret honor » étonnant monologue d’un Richard Nixon complètement saoul et déchu, admirablement interprété par Philip Baker Hall. Il se lance aussi dans des œuvres de télévision originales, comme « Tanner’ 88 », où il suit la campagne présidentielle de 1988, en inventant un faux candidat et le confrontant aux politiques véritables. Le résultat est très probant, malgré un doublage français assez redoutable lors de sa diffusion en France sur Arte.  Ses dernières années, à l’image d’un John Huston, furent remarquables, de « The player » (1991), où en cruel entomologiste, il décortique les mœurs hollywoodienne,  » Kansas city » (1996), hommage aux clubs de jazz où on ne retrouvait aucune forme de ségrégation dans le début des années 30, « Docteur T et les femmes » (2000), où un gynécologue est manipulé par ses patientes, à « Gosford Park »  (2001), où il dynamite de dispositif usé d’un « whodunit », pour faire une jubilatoire rencontre entre « Les dix petits indiens » et « La règle du jeu ». Il est tout aussi mordant pour d’autres sociétés, il n’épargne personne, ni même les Européens, à l’instar de « Prêt-à-porter » (1994), film mésestimé par la France qui a mal supporté le portrait au vitriol fait sur le milieu de la mode, et la vision d’un Paris peu complaisant, royaume de crottes de chiens. Il nous reste à découvrir son dernier film, « The last show » dont la sortie est prévue le 6 décembre prochain. Sur Robert Altman, Jean-Loup Bourget a signé un excellent livre aux éditions Ramsay poche cinéma en 2004, qui mériterait une réédition. Son esprit va beaucoup nous manquer.

Filmographie : comme réalisateur : 1951  Modern football (documentaire, CM) – 1952  King basketball (documentaire, CM) – The sound of bells (documentaire, CM) – 1953  How to run a filling station (documentaire, CM) – Modern baseball (documentaire, CM) – The last mile (documentaire, CM) – 1954  Better football (documentaire, CM) – The builders (documentaire, CM) – The dirty look (CM) – 1955  The perfect crime (CM) – The delinquents (CM) – The James Dean story (L’histoire de James Dean, co-réalisation avec George W. George, documentaire)1956  The magic bond (documentaire, CM) – 1964  The party (CM) – 1965  The Katherine Reed story (documentaire, CM) – 1966  Pot au feu (CM) – 1967  Countdown (Objectif lune) – 1969  The cold day in the park – M.A.S.H. (Id) – 1970  Brewster McCloud (Id) – McCabe and Mrs. Miller (John McCabe) – 1971  Images (Id) – 1973  The long goodbye (Le privé) – 1974  Thieves like us (Nous sommes tous des voleurs) – California Split (Les flambeurs) – 1975  Nashville (Id) – 1976  Buffalo Bill and the indians, or Sitting Bull’s history lesson (Buffalo Bill et les indiens) – 1977  3 women (Trois femmes) – 1978  Quintet (Id) – A wedding (Un mariage) – 1979  Health – A perfect couple (Un couple parfait) – 1980  Popeye (Id) – 1982  Come back to five and dime, Jimmy Dean, Jimmy Dean (Reviens, Jimmy Dean, reviens) – 1983  Steamers (Id) – Secret honor (Id) – 1984  O.C. and Stiggs / The utterly monstrous mind roasting summer of O.C. and Stiggs (Vidéo : “Vous avez dit dingue ?”) – 1985  Fool for love (Id) – 1986  Aria [épisode : “Les Boréades”] – Beyond therapy (Id) – 1989  Vincent and Theo (Vincent et Théo) (+ version TV) – 1991  The player (Id) – 1993  Short cuts (Short cuts, les Américains) – 1994  Ready to wear (Prêt à porter) – 1995  Kansas  city (Id) – Jazz’ 34 (Jazz’ 34, remembrances of Kansas City Swing) (documentaire) – 1997  The Gingerbread man (Id) – 1998  Cookie’s fortune (Id) – 2000  Docteur T & the women (Docteur T & les femmes) – 2001  Gosford Park (Id) – 2003  The company (Company) – 2005 A prairie homme companion (The last show).

Comme réalisateur de télévision : Longs et moyens métrages : 1964  Kraft suspense theater : Once upon a savage night /  Nightmare in Chicago – 1982  Precious blood – Rattlesnake in a Cooler – 1985  The Landromat – 1987  Basements [épisodes “The dumb waiter” & “The room”] – 1988  Tanner’ 88 – The Caine mutiny court martial – 1993  The real McTeague (documentaire) – Great performances : Blanck and blue – 2004  Tanner on Tanner – Comme réalisateur de séries TV : Alfred Hitchcok presents [épisodes “The young one” (1957) & “Together” (1958)] – M Squad [épisode “Lover’s Lane Killing” (1958)]– Peter Gunn [Un épisode] – The millionaire / If you had a million [épisodes “Pete Hopper : Afraid of the dark” (1958), “ – “Henry Banning : The show off” (1959), “Jackson Greene : The beatnik” (1959),  “Alicia Osante : Beauty and the saylor” (1959), “Lorraine Dagget : The beach story” (1959), “Andrew C Cooley : Andy and Clara” (1959) – “Whirlybirds” (158/59), “The midnight show” (1958), “Guilty of old age” (1959), “Matter of trust” (1959), “Christmas in June” (1959), “Til death do us part” (1959), “Time limit” (1959), “Experiment X-74” (1959), “The challenge” (1959), “The big lie” (1959), “The perfect crime” (1959), “The unknow soldier” (1959), “Two of kind” (1959), “In ways mysterious” (1959), “The black Maria” (1959) & “Sitting duck” (1959)] – U.S. Marshal / Sheriff of Cochise [épisodes “The triple cross”, “Shortcut to hell”, “R.I.P.” etc…] – « Troubleshooters” (1959) (13 épisodes) – Hawaiian eye [épisode “Three tickets to Lani” (1959)] – Sugarfoot [épisodes “Apollo with a gun” (1959) & “The  highbinder” (1960)] – Westinghouse Desilu Playhouse [épisodes “The sound of murder”  & “Death of dream”] (1960) – The Gale Storm show / Oh ! Susanna [épisode “It’s magic” (1960) – Bronco {épisode “The mustangers” (1960) – Maverick [épisode “Bolt from the blue” (1960)] – The roaring ‘20’s [épisodes “The prarie flower” (1960), “Brother’s keeper” (1960), “White carnation” (1960), “Dance marathon” (1961), “Two a day” (1961), “Right off the boat (1961), “Royal tour” (1961), “Standing room only (1961)], Bonanza [épisodes “Silent thunder” (1960), “Bank run” (1961), “The duke” (1961), “The rival” (1961), “The secret” (1961), “The dream riders” (1961), “Sam Hill” (1961),& The many faces of Gideon Finch” (1961) – Lawman [épisode “The robbery” (1961) – Surfside 6 {épisode “Thieves among honor”] (1961) – Bus stop [épisodes “The covering darkness” (1961), “Portrait of a hero” (1961), “Accessory by consent” (1961), “A lion waks among us” (1961), “…and the pursuit of evil” (1961), “Summer lightning” (1962), “Door without a key” (1962), & “Conty general” (1962)] – The Gallant men [épisode “Battle zone” (1962) – Combat [épisode “Forgotten front” (1962), “Rear echelon commandos” (1962), “Any second now” (1962), “Escape to nowhere” (1962), “Cat and mouse” (1962), “I swear by Apollo” (1962), “The prisoner” (1962), “The volunteer” (1962), “Off limits” (1963) & “Survival” (1963) – Route 66 [épisode “A gift for a warrior”] – Kraft suspense theater [épisodes “The long lost life of Edward Smalley” (1963), “The hunt” (1963) & “Once upon a savage night” (1964, repris sous le titre “Nightmare in Chicago”)] – The long hot summer [épisode “The homecoming” (1965)] – Nightwatch [épisode pilote : “The suitcase” (1968)] – Premiere [épisode “Walk in the sky” (1968) – Saturday night live [épisode “Sissy Spacek/Sissy’s roles” (1977)] – Gun / Robert Altman’s Gun [épisode “Al the President’s men” (1997)].

DA

Divers : Comme producteur seulement : 1976  Welfome to Los Angeles (Welcome to L.A. (Welcome to Los Angeles) (Alan Rudolph) – 1977  The late show (Le chat connaît l’assassin) (Robert Benton) – 1978  Remember my name (Tu ne m’oublieras pas) – 1979  Rich kids (Robert M. Young, producteur exécutif) – 1993  Mrs. Parker and the vicious circle (Madame Parker et le cercle vicieux) (Alan Rudolph) – 1997  Afterglow (L’amour et après ?) (Alan Rudolph) – 1998  Liv (Eduardo Ponti, CM) – 2000  Trixie (Alan Rudolph) – 2001  Roads and Bridges (Abraham Lim, producteur exécutif) – Comme scénariste seulement : 1947  Christmas Eve (Edwin L. Marin) – 1948  Bodyguard (Richard Fleischer) – 1962  What ever happened to Baby Jane ? (Qu’est-il arrivé à Baby Jane ?) (Robert Aldrich, supervisation des dialogues) – Comme acteur : 1947  The secret life of Walter Mitty (La vie secrète de Walter Mitty) (Norman Z. McLeod) – 1970  Events (Fred Baker) – 1951  Corn’s-A-Poppin’ (Robert Woodburn) – 1981  Endless love (Un amour infini  (Franco Zeffiirelli) – 1982  Before the Nickelodeon : The cinema of Edwin S. Porter (Charles Musser, documentaire) –  1988  Hollywood Mavericks (Florence Dauman & Gale Ann Stieber, documentaire) – 1993  Luck, Trust & Ketchup : Robert Altman in Carver Country  (John Dorr & Mike E. Kaplan, documentaire) – 1997  Franck Capra’s american dream (Kenneth Bowser, documentaire) – 2003  A decade under the influence (Ted Demme & Richard LaGravenese, documentaire) – 2004  Épreuves d’artistes (Samuel Faure & Gilles Jacob, documentaire) – 2005  Elio Petri …appunti su un autore (Titre DVD : Elio Petri, note sur un auteur) (Federico Bacci, Nicola Guarneri & Stefano Leoni, documentaire). Comme monteur : 1954  Honeymoon for Harriet (Marice Prather, documentaire, CM) – Réalisateur de seconde équipe : 1966  The happening (Les détraqués) (Elliot Silverstein).

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MORT DE FRANCIS GIROD

Annonce de la mort du cinéaste Francis Girod, ce 19 novembre, à Bordeaux. Victime d’une crise cardiaque, il tournait un téléfilm inspiré de l’affaire Alègre, voir les informations du site Flach Films. Il débuta comme journaliste au « Nouvel observateur ». Il débute au cinéma en devenant assissant de Jean-Pierre Mocky – qui l’égratigne dans son dernier film quand il fut chevalier des « Beaux arts » en 2002- (« Les vierges » 1962), Robert Vadim (« La ronde » (1963), « La curée » (1966)), François Reichenbach (« Les amoureux du « France » (1963), Alex Joffé (« Les culottes rouges » (1962), etc… Sa carrière de réalisateur déute sur des chapeaux de roues avec « Le Trio infernal » (1973), brûlot surréaliste, baignant dans l’humour noir – et dans l’acide -. Il dépeint trois monstres – Michel Piccoli, Romy Schneider et Masha Gomska, qui élaborent une macabre escroquerie à l’assurance vie. Avec « René-la-Canne » (1976), il fait de l’oeuvre de René Borniche, une pochade, avec Gérard Depardieu et Michel Piccoli, en roues libres. « L’état sauvage » (1977), d’après le roman de Georges Conchon, est une critique acerbe d’un pays africain, qui vient d’obtenir l’indépendance, en proie à la corruption. « La banquière » (1980) d’après la véridique affaire Hanau, histoire d’une banqueroute qui defraya la chronique au début du siècle dernier, offre l’un de ses meilleurs rôles à Romy Schneider. « Le grand frère » (1981) est titré d’une série noire de Sam Ross, et adapté par Michel Grisolia, parle des immigrés dans un Marseille hostile, porté par l’interprétation de Gérard Depardieu, et révélant Souad Amidou. « Le bon plaisir » (1983), adapté d’un livre de Françoise Giroud, aux éditions Mazarine ! est un portrait au vitriol de la Présidence de la République, avec un Jean-Louis Trintignant éblouissant, ayant un fils caché avec Catherine Deneuve. Suivent « Descente aux enfers » (1986), adaptation assez conventionnelle de David Goodis, où Sophie Marceau, retrouve son « père » de « La boum », Claude Brasseur, pour en faire son amant. « L’enfance de l’art » est une sorte de modernisation d' »Entrée des artistes », voulant donner sa chance à de jeunes comédiens comme Clotilde de Bayser et Michel Bompoil. « Lacenaire », donne l’occasion à Daniel Auteuil, après Marcel Herrand, le rôle du célèbre criminel, pour un film enlevé, ses échanges avec Jean Poiret, sont particulièrement jubilatoires. Ses derniers films déçoivent, avec quelques polars efficaces, mais décevant dans l’ensemble, avec « Délit mineur » (1995), « Passage à l’acte » (1995), montrant la neutralité malveillante d’un psychiatre joué par Daniel Auteuil, « Terminale » (1997), « Mauvais genre » (2001), malgré une saisissante composition de Robinson Stévenin, et « Un ami parfait » (2005). Il semblait avoir plus d’ambitions pour la télévision avec « Le pays des enfants perdus » (2003), page méconnue de notre histoire, où des élus français « transplantent » 200 enfants Réunionnais, en 1966, dans « La Creuse », pour lutter contre un exode massif, sans avoir d’états d’âmes. « Notable et non coupable » sera terminé par Dominique Baron. On retiendra aussi ses autres activités. Il fut comédien, on se souvient de son rôle de cinéaste démiurge et autoritaire dans « Zanzibar » (Christine Pascal, 1988). Il fallait le voir faire tomber une script de sa chaise, car selon lui, son regard est le plus juste, pour y installer une caméra. Il fut aussi un producteur intelligent, pour Jacques Rouffio (« L’horizon » (1966), « Sept morts sur ordonnance » (1975)), Marc Monnet (« Léa, l’hiver, 1970), Bernard Paul (« Beau masque », 1972), ou Jérôme Kanapa (« La République est morte à Dien-Bien-Phu, 1973). Il eu également de nombreuses activités pour la SACD, ou dans l’enseignement de l’art dramatique pour de jeunes comédiens. On peut déplorer, que l’acidité de son regard à ses débuts, ne traverse pas toute son oeuvre. « L’oncle de Russie », un téléfilm inédit, sera diffusé sur France 3 le 10 décembre prochain, avec Claude Brasseur, Marie-José Nat. L’histoire : « 1989. La perestroïka a assoupli les relations entre l’URSS et la France. Gaston Boissac refait alors surface : cet ancien soldat français, qui fut prisonnier des Allemands, a été libéré par les troupes soviétiques en 1945. Et il s’est retrouvé coincé pendant quarante-quatre ans de l’autre côté du rideau de fer. » (source : www.guidetele.com).

Filmographie : 1973  Le trio infernal – 1976  René-la-Canne – 1977  L’État sauvage – 1980  La banquière – 1981  Le grand frère – 1983  Le bon plaisir – 1986  Descente aux enfers – 1987  L’enfance de l’art – 1990  Lacenaire – 1991  Contre l’oubli [épisode « Archana Guha »] – 1990  Lacenaire – 1993  Délit mineur – 1995  Lumière et compagnie [Un sketche] – Passage à l’acte – 1997  Terminale – 2001  Mauvais genre – 2003  Le pays des enfants perdus (TV) – 2005  Un ami parfait – 2006  L’oncle de Russie (TV) – Notable donc coupable (TV, terminé par Dominique Baron).

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LE FILS DE L’HOMME INVISIBLE

 « Je m’appelle François Berléand, j’ai presque onze ans et je ne prends pas la parole sans y avoir été invité par un adulte. Je mange de tout, même si je n’ai pas une grande passion pour les carottes bouillies, les endives ou les épinards. Mais ce que je déteste par-dessus tout, c’est le chou-fleur. Sinon, je ne pose pas spécialement de problèmes. Dans ma chambre, j’ai un piano, un Teppaz, un bureau et une grande armoire en teck. Je suis AB négatif, ce qui est déjà très rare, et je suis le fils de l’Homme invisible… ». C’est la quatrième de couverture évocatrice de ce « L’homme invisible » premier livre de François Berléand. Je racontais ici que je l’avais rencontré, à l’occasion de l’avant-première des « âmes câlines ». C’est au milieu de la quasi-totalité de la famille du cinéaste du film Thomas Bardinet, que j’ai entendu la première fois raconter son enfance. Avec un grand humour il l’avait évoqué avec ses troubles, mais on comprenait une réelle détresse cachée devant une pudeur remarquable. C’est un psychiatre de son école, qui l’a sauvé, en démontant les petits mécanismes de sa petite folie, et en lui proposant la lecture de la « Côte sauvage » de Jean-René Huguenin, qui s’est révélé une bouée de sauvetage pour lui. Pour digresser un peu, ça m’a toujours impressionné que cet auteur, tragiquement disparu le 22 septembre 1962, à l’âge de 26 ans d’un accident de la route, a au moins fortement marqué les esprits de deux personnes… Pour ma part c’est son journal qui m’avait tiré d’une mélancolie assez noire. Reste à savoir si son œuvre inachevé – il n’a écrit que deux livres -, a eu une influence dans la vie d’autres personnes. J’ai retrouvé dans ce récit très poignant, « Le fils de l’homme invisible », souvent annoncé, le ton et l’esprit de François Berléand. S’il aime à se qualifier de cynique, il est vrai qu’il a un humour assez vachard, voire ravageur, c’est aussi un homme d’une grande humanité. Il y a beaucoup d’espoir dans son histoire « borderline ». Il y montre combien l’enfance peut-être difficile et interminable pour certaines personnes. Même s’il est entouré de l’amour de sa famille russe. Si chez elle les effusions sont rares, les sentiments véritables ne doivent pas être exprimer. Le petit François souffre de solitude et d’être gaucher contrarié. Selon sa grand-mère, sa main représente celle du diable. Il faut donc passer par l’épreuve de se contraindre à devenir droitier. C’est est une épreuve terrible pour lui,  surtout qu’il est en plus, « un peu dyslexique, dyscalculique ». Il explique sans ambages les ravages de la méthode globale pour l’apprentissage de la lecture, il a dû réapprendre à lire en 6ème.  Un jour son père, qui a un peu abusé avec des amis de la famille de la vodka, lui assène un tonitruant « Toi, de toute façon, tu es le fils de l’homme invisible ! » . Et comme selon le proverbe, « Un coup de langue est pire qu’un coup de lance », cette phrase aura pour l’enfant de 11 ans, nous sommes en 1963, une répercussion terrible. La lecture récente du « Sans famille » d’Hector Malot, aidant,, l’auteur la prend parfaitement au pied de la lettre. Il y a une description ludique – l’idée des miroirs truqués, ou les plans d’actions rêvés que permet l’invisibilité -, mais derrière cette évocation, il y a un traumatisme touchant. Une grande solitude enferme l’enfant, il ne peut dire à personne son handicap fantastique, il va essayer de trouver des petits arrangements avec sa souffrance. Il doit tenter à un moment hélas trop tardif d’en avertir sa grand-mère paternelle, une « Babuschka » aimante et humaine. L’enfant esseulé va penser que l’amour de ses parents s’exprime en fait, en achetant ses amis, car il pense qu’il ne peut intéresser personne, ou s’inventer un compagnon imaginaire, le chien d’un de ses amis, devenu lui aussi invisible. 

 

L’amour et les effusions d’une mère, un père assez absent et un grand frère, avec lequel il n’a pas trop de sympathie – pour la petite histoire c’est lui qui a pris la photo en couverture du livre, ne le sauveront pas, le petit François s’inventant un monde. C’est une sorte de dérision qui le sauve comme l’idée d’un jeu avec le « Jaquadi » pour affronter un médecin très dur qui tente de lui faire des tests sans humanité. En effet, en se déshabillant complètement en salle de classe – il n’était que torse-nu dans la réalité, l’auteur affirmant que tout est vrai à 2-3 % près -. Si l’enfant inquiète son entourage, il n’y aura pas une grande écoute cependant. Le cinéma va être aussi pour lui, une porte de sortie, en volant un peu d’argent à sa mère, de sa « main du diable », il va se réfugier dans les salles obscures, pour découvrir le classique « Noblesse oblige » ou « Le Kid de Cincinatti ». L’obsession d’invisibilité s’atténuant un peu, une autre conversation familiale, avec toujours les mêmes amis de la famille, l’évocation de quelques ancêtres venant de Mongolie, il s’invente alors une trisomie, car un de ses camarades l’avait traité de mongolien. Autre épreuve l’humiliante méthode « Ramain », d’une grande rudesse pour jeunes à acquérir une structuration mentale. Le principe de cette méthode était de réunir tous les enfants à problèmes de son lycée, en l’occurrence « Sainte Barbe », en les convoquant à n’importe quel moment. C’était une véritable épée de Damoclès, la psychologue, malgré son physique avenant se montrant impitoyable avec le premier de ses patiens, un bègue, tétanisé par sa méthode. François traverse une des périodes les plus tragiques de son existence, il se raccroche sur un autre adolescent qui semble « normal » par rapport aux autres, mais la consolation des d’une courte durée. Difficile de parler du livre, sans le déflorer un peu, il faut vous en laisser la saveur de la découverte. Loin d’être le livre habituel d’un « people », « Le fils de l’homme invisible » rayonne d’une belle humanité, en retrouvant le langage enfantin puis adolescent. C’est l’une des histoires, les plus prenants sur le monde de l’enfance, à la fois terrible et plein de promesse. On ressort de la lecture de ce livre, très ému, en entrant dans l’intime souffrance d’un enfant, dans une époque pas très compréhensible. J’en profite pour réitérer à François Berléand l’indéfectible estime que j’ai pour l’homme et pour l’artiste, c’est un grand monsieur. Il va voir en moi, dans un esprit de dérision, un vil flagorneur, mais tant pis, car il saura finalement, par sa sensibilité que je suis sincère. 

A lire l’excellent chronique de Mandor : François Berléand, un homme très visible.

 

Fragments d’un dictionnaire amoureux : Anicée Alvina

Après le décès tragique de la comédienne Adrienne Shelly – interprète des films de Hal Hartley – dans des conditions tragiques, à l’âge de 40 ans, le 1 novembre, l’AFP nous apprend sans trop de précisions la mort prématurée d’Anicée Alvina, à l’âge de 53 ans. Elle est morte à Paris ce 11 novembre, m’informe Yvan Foucart, et non à Boncourt en Eure et Loir, lieu où elle s’était mariée en 1984, et de ses obsèques. Elle ne tournait que très peu ces dernières années, mais on l’avait vu chez Gérard Blain, dernièrement pour deux films âpres « Jusqu’au bout de la nuit » et « Ainsi soit-il ». La revoir un instant, il y a peu, dans un bref rôle dans la série « Éloïse Rome », réveillait bien des souvenirs chez le trentenaire en phase terminale. Son personnage était d’ailleurs assez fantomatique, elle surgissait du néant dans une VHS sur un écran de télévision, apportant un dénouement à l’enquête policière. De son vrai nom Anicée Shahmanesh, était né le 28 janvier 1953, à Boulogne-Billancourt,  Hauts de Seine, d’une mère française et d’un père d’origine perse. Après des cours au conservatoire d’art dramatique de Saint Germain en Laye, en 1969, elle s’impose rapidement sur les  écrans. Très belle et d’une grande sensualité, elle devient une icône érotique du cinéma des années 70, provoquant bien des émois chez les spectateurs. Elle posa d’ailleurs avec naturel dans la revue « Lui » en 1980. Dans « Le rempart des béguines », d’après le roman de Françoise Mallet-Jorris, elle joue Hélène, une adolescente troublée par la maîtresse de son père, jouée par Nicole Courcel. Elle fera l’apprentissage de la cruauté. Si elle débute comme une adolescente innocente dans deux films de Lewis Gilbert, les cinéastes, – comme Alain Robbe-Grillet pour deux films -,  vont utiliser son charme, voyant en elle une once de perversité. Elle trouble Michael Lonsdale dans « Les grands sentiments font les bons gueuletons », alors qu’elle s’apprête à se marier avec Jean-Jacques Moreau. Elle finit par connaître une grande popularité avec un  feuilleton « Les quatre cents coups de Virginie » en 1979. Elle se révèle douée pour la comédie, avec son partenaire Yves-Marie Maurin, imposant un personnage pétulant. Au début des années 80, elle délaisse les plateaux, pour se consacrer à la chanson. Elle avait enregistré avec le groupe « Ici Paris », trois 45 tours « Image à définir » (1982), « Maman, je ne veux plus aller à l’école » (1983) et « Si tu m’aimais encore » (1986). Elle était dernièrement en préparation d’un album. Avec elle disparaît, un érotisme et une liberté qui soufflait dans le cinéma français des années 70. A lire l’hommage du site Persianmirror.

Filmographie , établie avec Armel de Lorme : 1969  Elle boit pas, elle fume pas, elle drague pas… mais elle cause (Michel Audiard) – 1970  Tout à la plume, rien au pinceau / And my name is Marcel Gotlib (Patrice Leconte, CM) – Friends (Deux enfants qui s’aiment) (Lewis Gilbert) – 1970  Les grands sentiments font les bons gueuletons (Michel Berny) – 1972  Le rempart des Béguines (Guy Casaril) – 1973  Glissements progressifs du plaisir (Alain Robbe-Grillet) – Paul and Michelle (Paul et Michelle) (Lewis Gilbert) – 1974  Une femme fatale (Jacques Doniol-Valcroze) – Isabelle devant le désir (Jean-Pierre Berckmans) – Le jeu avec le feu (Alain Robbe-Grillet) – 1975  Pauvre Sonia (repris comme l’un des sketches du long-métrage « Histoires abominables ») (Dominique Maillet, CM) – L’affiche rouge (Frank Cassenti) – L’arriviste (Samy Pavel, film belge inédit en France) – 1976  Le trouble fesses (Raoul Foulon) – Anima persa (Ames perdues) (Dino Risi) – 1977  El terrorista (Victor Winner [=Víctor Alcazar]) – L’honorable société (Anielle Weinberger) –  La barricade du point du jour (René Richon) – 1978  One, Two, Two : 122, rue de Provence (Christian Gion) – Un second souffle (Gérard Blain) – 1980  Yume, yume no ato (Rêve après rêve) (Kenzo Takada, inédit en France) – 1994  Jusqu’au bout de la nuit (Gérard Blain) – 1999  Ainsi soit-il (Gérard Blain) – 2001  The truth about Charlie (La vérité sur Charlie) (Jonathan Demme, rôle coupé au montage) – 2005  Charell (Mikhaël Hers, MM). Télévision : 1971  François Malgorn, séminariste ou celui qui n’était pas appelé (Yves-André Hubert) – Christa (Yves Ciampi) – Shéhérazade (Pierre Badel) – 1972  La godille (Rémy Grumbach) – 1979  Les 400 coups de Virginie (Bernard Queysanne) – 1982  Diane Lanster (Bernard Queysanne) – 2003  Les enquêtes d’Éloïse Rome : Les feux de l’enfer (Christophe Douchand) – 2004  L’hétaïre (Pierre Antonetti). 

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Commentaires ancien support : 

Adieu Anicée

J’avais tourné comme doublure du partenaire de Anicée en camargue en 1970 dans le film Friends de Lewis Gilbert, sur une musique de Elton John.
Nous nous étions revu ensuite, puis perdu de vue, Je suis très triste d’apprendre sa disparition,
So Long ma belle

Jean-Louis

Posté par jean-Louis, 18 novembre 2006 à 08:59

C’est l’hécatombe en ce moment! Tu vas avoir du boulot en retard avec la mort de Francis Girod et de Robert Altman!

Posté par Dr Orlof, 21 novembre 2006 à 21:06

Adieu Virginie !

je vi ens d’apprendre que tu nous a quitté… tu berças mon enfance avec tes 400 coups …Repose en paix ma belle …Adieu ma virginie …

Posté par h.isabelle, 27 novembre 2006 à 15:15

TRISTESSE

Dire que je suis triste… C’est peu de choses. Je viens d’apprendre en cherchant des infos sur internet le décès le 11 d’Anicée. Je l’avais remarqué, dans un premier temps, dans les films de Robbe-Grillet (Grissements progressif du plaisir et aussi le jeu avec le feu). Elle n’à pas eu la carrière qu’elle méritait (peut-être parce qu’elle le voulait ainsi). Pas beaucoup d’échos à la télé (Aucun ?). Personne ne s’est souvenu de virginie. Tu n’aurai pas du nous faire, surtout si jeune, un 401° coup.
Avec un immense chagrin, je te dis Adieu.
Daniel

Posté par Daniel, 29 novembre 2006 à 19:22

souvenir

Je t’ai connu Anicé Schahmanechee au lycée de Pontoise, nous étions en classe ensemble et déjà tu rayonnais. Nous t’admirions déjà ! Je ne t’ai jamais revue autre part que dans tes films mais tu étais toujours là. Je ne t’oublierai jamais.

Posté par patton79, 30 novembre 2006 à 21:09

anicée alvina

j’ai connue l’actrice a la télé quand elle jouait
dans les 400 coups de virginie.j’ai adorée ce feuilleton , plein de fraicheur et de gaitée.je suis triste d’apprendre sa mort.
 

 

Posté par vanille, 01 décembre 2006 à 22:32

Very sad to hear this news

I was shocked and saddened to hear the news of Anicee’s death. The role of Michelle that she created in « Friends » and « Paul and Michelle » in the early 70’s had a very big emotional impact on me in my formative years. Unfortunately none of her other works have ever been available in the United States. My thoughts go out to her family.

Posté par Jim Chambers, 05 décembre 2006 à 00:02

merci pour anicée

Bonjour je suis le mari d’Anicée et je dois vous dire combien les enfants et moi sommes touchés par tous ces témoignages d’amour pour Anicée que nous lisons sur le net. En ce qui concerne sa filmographie a été oublié un film de Pierre Antonetti qu’elle a tourné en 2004, qui s’appelle « l’hétaïre » et qui devrait passer sur FR3.
Merci à vous tous

Posté par jbg, 16 décembre 2006 à 19:27

Anicée pour toujours

je n’ai pas connu pour de vrai Anicée Alvina mais je me souviens de cette excellente actrice dans « les 400 coups de Virginie » l’une des meilleures séries françaises des années 70. Je pense que c’est une artiste qui vivait pour ses passions et non pas pour la célébrité souvent éphémère. En cela, je l’admire et lui dis au revoir et non adieu car ses films sont là pour la rendre éternelle.

Posté par Serge Bouquet, 21 décembre 2006 à 10:40

( English ) Article sur la vie et les films de Anicée (Alvina) Shahmanesh

J’ai appris comme tout le monde la disparition de Anicée Shahmanesh. Il se trouve que j’avais publié un article sur sa vie et sa filmographie cet été et j’ai appris par le biais d’une de ces amis d’enfance que cet article était un bel hommage. Il se trouve que comme Anicée je suis de culture et de naissance mixte. De père Iranien et de Mère Française. Je pense avoir décerner chez elle à la fois une grande joie et une grande désespoire. Elle aurais mérité une carrière aussi prestigieuse que Deneuve, Bardot ou Adjani, mais elle n’a pas pu où n’a pas su montrer d’autres facettes de son talent. Elle n’a rien renié de sa vie et de sa filmographie, mais je pense que ce metier et l’époque où elle a été la plus demandée etait dominé par des réalisateurs peu scrupuleux et peut-etre meme sans talents comme Alain Robbe Grillet qui l’a figé définitivement dans des roles trop ingrats en tout cas pour le cinéfil que je suis.
Anicée avait la beauté de ces Belles Persanes qu’on voit sur les miniatures en Iran.
Dommage qu’elle nous a quitté trop tôt !

Voici en tout cas mon article. J’espère que ces amis et sa famille l’appreciront.

http://www.persianmirror.com/community/writers/DariusKadivar/2006/AniceeShahnamesh.cfm

Cordialement,
Darius KADIVAR
Paris FRANCE
 

 

Posté par Darius, 21 décembre 2006 à 19:54

MIchelle

C’était l’ année 1971. Au Brésil, en Amazonie, moi et plus au moins deux dizaines de jeunes amis , nous étions complètement dominés par la douceur de FRIENDS.
Michelle Letour. La musique de Elton John. Michelle Letour. Michelle Letour. Tout ce que nous voulions être, à vingt ans. L’entier rêve d’ innocence.
Anicée est, vraiment, le meilleur souvenir de notre jeunesse.

Pendant toutes ces années , j’ ai cherché, en vain, la version VHS ou DVD de FRIENDS E PAUL AND MICHELLE. Inutilement.

A son mari et a ses enfants, mon sincère douleur. Croyez moi: aujourd’ hui, j’ ai pleuré par Anicée Alvina.

Posté par Ieda Pierluca, 26 décembre 2006 à 21:46

Adieu Anicée

Incroyable ! J’apprends seulement aujourd’hui la disparition d’Anicée Alvina ! L’adolescent que j’étais dans les années 70 a sérieusement fantasmé sur elle. Et, évidemment, je ne peux oublier son personnage fantasque de Virginie Lecharme (et comment !) dans la fameuse série TV.
J’avais lu précédemment l’article de Darius Kadivar (voir ci-dessus) et je l’avais particulièrement apprécié.
Adieu Anicée…

Posté par Marc Lacroix, 02 janvier 2007 à 19:11

Hommages

Beaucoup d’émotions autour du décès d’Alvina, des très proches aux cinéphiles. Le petit but de ce blog est de rendre des hommages aux artistes dans la mesure de mes moyens. Beaucoup disparaissent dans un relatif silence comme Jean Paqui/Le chevalier d’Orgeix, Andrée Champeaux ou Nicolas Vogel, signalé par Yvan Foucart pour les « Gens du cinéma ». Je me retrouve parfois en passeur d’autres internautes touchés également par la mort d’artistes. Jean-Pierre Lavoignat avait parlait des internautes autour de la mort d’Anicée Alvina avec beaucoup de justesse dans le dernier numéro de « Studio ». Le web permet ainsi de perpétuer le souvenir avec chaleur, ce qui est rassurant finalement. Merci pour vos commentaires tous très précieux.

Posté par Coinducinephage, 05 janvier 2007 à 09:34

Anicée Alvina, très bons souvenirs

Moi aussi je me souviens bien de cette série TV et, ado que j’étais, je fantasmais aussi sur la très jolie Anicée. La série était amusante et divertissante. Mais cela fait longtemps. Ce serait bien de la revoir en son hommage. Je regrette sa disparition que je viens de découvrir sur le net.

Posté par Sam, 07 janvier 2007 à 22:38

Bouleversée

J’ai vu pour la première fois Anicée dans « Les 400 coups de Virginie ».J’étais une jeune ado.Elle était si belle, si lumineuse si..bondissante.Je viens de taper « Anicée Alvina » pour savoir ce qu’elle fait, ce qu’elle devient.Et je vois qu’elle est décédée.Choquée.Je suis bouleversée.

Posté par Fawzia, 13 janvier 2007 à 03:18

Simplement Belle

Apprendre ,par hasard, la perte d’un être qu’on a croisé tout autant par hasard, est une bien étrange nouvelle.
Belle a en crever dans tes films,l’ado s’en souvient encore, émouvante aussi dans des rôles difficiles…
Et puis ce jour où j’ai eu la chance de te voir en vrai en compagnie d’une amie commune, j’étais fier que tu me fasses la bise devant des copains qui te reconnaissaient.
Tu étais simplement … Belle.
Il y a un ange de plus dans le ciel, et aujourd’hui je le sais.
http://www.canalblog.com/cf/fe/tb/?bid=201444&pid=3170939

Posté par liberte_84, 17 janvier 2007 à 15:06

Coupez!

Depuis un peu plus d’un an que je t’avais retrouvée, je « vivais » avec toi, par le biais du personnage que tu m’inspirais pour ce long-métrage que tu ne liras jamais. Il était sur le bureau de mon ordinateur, inachevé, lorsque j’ai navigué sur la toile à la recherche d’une image de toi, et me suis effondrée en comprenant que ce que j’y lisais n’était pas une erreur, que oui, tu ne répondrais jamais à mes mails, que non, tu ne te faufilerais jamais entre les voitures pour rejoindre ton amoureux – Jacques Bonnaffé pour ce film là – quand je dirais « Action! » , et que non, je ne te verrais plus jamais faire semblant de jouer du violon en me reconnaissant. Je vais retourner à Chaillot et j’aurai beau chercher dans la foule, je ne t’y trouverais pas cette fois. Et nous ne comparerons pas les ravages du temps sur nos visages et sur nos corps. Et tu sera plus forte que moi pour les neurones évidemment. Pour la beauté, tu étais plus forte que toutes et pour l’humour et pour le courage de choisir de vivre pleinement tous tes désirs: ces enfants, cette musique, cette écriture qui te taraudait, et cette envie de film, de l’autre côté.
Peut-être tout cela est-il faux, et peut-être ne sommes nous, pauvres endeuillés que tu fais de nous, que les simples personnages que tu filmes en plongée depuis ton fauteuil de metteur en scène là-haut dans les nuages. Amuse toi bien de nous voir si tristes, et attends nous : On finira bien par se noyer dans nos larmes…

Posté par alexandrine, 23 janvier 2007 à 01:00

Virginie,

Une comédienne dont le parcours fût aussi anachronique que sa beauté et son charme étaient envoûtants, sa joie de vivre si perceptible ! Nous garderons cette image heureuse de ses éclats de rire dans un coin de notre mémoire et ce jusqu’à la fin de nos jour en gardant cet espoir secret d’un jour la revoir !!

Posté par Phil91170, 30 janvier 2007 à 00:43

anicée alvina

Je viens d’apprendre le décé de cette femme, j’ai bien du mal a y croire.
J’étais dans la meme classe que sa deuxieme fille a l’ecole primaire du petit village ou elle habitait. Je me souviens avoir été chez elle lorsque j’était amie avec sa fille.
Toutes mes condoleances à sa famille.

Posté par melissa, 31 janvier 2007 à 22:59

Juste quelques mots

La médiatisation est t elle forcement le signe d’un talent ?
Personnellement je ne crois pas.
Ce qui est certain c’est que le talent est rare et qu’anicee l’avait.
Aujourd’hui si je parle de mediatisation la premiere chose qui vient à l’esprit c’est campagne presidentielle.
On t’il vraiment du talent tous ces exités ?
Cette actrice m’a donnée donnée la peche dans « les 400 coups de virginie »
Je pense que ce role lui ressemblait.
La seule chose qui est certaine c’est que la reconnaissant des medias pour son talent moi je dis « peut mieux faire »
J’ai envoyé un petit mail sur le site de TF1 pour leurs raffraichir la mémoire.
Qui sais, peut etre qu’ils feront un geste.
Les 400 coups de virginie en redif ca remonterait peut etre le moral des francais
Avec tristesse.
PF

 

Posté par patrick, 07 février 2007 à 19:16

Grande tristesse

Je viens d’apprendre le décès d’Anicée par une collègue de bureau. La grande tristesse qui m’envahit est proportionnelle au grand trou dans le coeur que cela me laisse.
A quand des DVD de ses films? Nous ne les revoyons que trop rarement à la télé, alors pourquoi ne faisons nous pas une pétition pour que les télés nous passent à nouveau ses magnifiques prestations.
Je t’aimais beaucoup Anicée, tu me manques fort.

Posté par Arnaud, 08 février 2007 à 13:07

Adieu Anicèe

Bonjour , En venant sur le net,j’aurai certainement préféré apprendre aujourd’hui une autre nouvelle que la disparition de Anicèe Alvina. Je ne savais pas qu’elle était gravement malade et je suis sincèrement très attristé. D’autant plus que j’ai presque le même âge qu’elle, puis-ce que je suis de Mai 1954.Je me souviens bien sur des films de Anicèe que j’ai pu voir tout au début des annèes 70 , notamment, Paul et Michèle ,deux enfants qui s’aiment ( dont je possède d’ailleurs toujours le 33 tour de la musique du film qui avait été composèe par Elton John ), le rempart des Béguines et aussi quelques épisodes des 400 coups de Virginie. Nous savons tous parfaitement que le destin pour chacun d’entre nous est traçé à l’avance, mais la vie est quelque fois certainement trop in-juste. Ce n’est certainement pas normal de partir à cet âge la . Je ne peux que d’avoir une pensèe à sa famille ainsi qu’à ses proches . En ce qui me concerne, une chose que je sais, c’est que le souvenir de cette très ravissante et talentueuse comédienne, restera toujours en moi. Jean- Yves M. ND DE GRAVENCHON

Posté par Jean – Yves, 08 février 2007 à 14:02

ok pour la petition !

Une pétition pourquoi pas !!
Après tout, la TV doit être à l’écoute de son public et non l’inverse (enfin si, le public doit aussi écouter la TV sinon je ne vois pas l’intérêt d’allumer).
Ecouter au sens au sens exister, aucune allusion contre les sourds, surtout pas.
Cet humour c’est pour toi ANICEE et pour ceux qui t’aiment).
Bombardez les sites TV de votre amour pour ANICEE et surtout celui de TF1 !!
L’audimat c’est bien pour les marchants de saucisson et surtout pour les annonceurs.
Je ne suis ni marchant de saucissons ni annonceur alors…
Notez que je n’ai rien contre les marchants de saucisson, ceci est ce qu’on appel un exemple.
Ca aurait pu être les croquettes pour chats, pas de bol c’est tombé sur le cochon.
Je suis juste un être sensible qui aime avec passion comme devait aimer notre très chère ANICEE.
ANICEE NOUS T’AIMONT A L’INFINI.
PF

 

Posté par patrick, 08 février 2007 à 19:50

coucou à tous les passionnés de la vie
Anicee est partie en novembre et decembre a etait une equatombe.
anne marie carriere (elle en avait de l’humour)
claude Jade (bien tros jeune pour partir 58 ans)
l’abbe pierre (un homme au service des hommes)
l’ami noiret (memorable dans alexandre le bien heureux)
Triste periode.
La vie vient reprendre ce qu elle a donnée mais defois le train de la vie prend des racourcis.
ps: le correcteur d’orthographe n’est pas aussi terrible que ca sur le net.
changer le mot machand et mettre un t alors que je l’avais mis avec un d. il y a comme un probleme.

pensées affectives.

Posté par patrick, 09 février 2007 à 01:12

A bientôt, tu étais un rayon de soleil
Ta tendresse me manquera
a bientôt

Posté par anonyme, 16 février 2007 à 03:33

tristesse…..

je suis de marseille , j’ai appris le deces d’anicéé alvina , et je suis d’une tristesse non dissumilé…..
je me souvient de son charme fou …. de sa sensualité …et comme on dit dans le sud « elle avais du chien » ce qui veut dire qu’elle ne laissais personne insensible et bien entendu moi compris…..
je suis de tout coeur avec sa famille et vous souhaite plein de courage….
 

 

Posté par ludovic513, 18 février 2007 à 02:18

Anicée mon Amie

Il m’a fallu du temps pour écrire ce petit message….
Tu es dans mon coeur pour l’éternité, je pense à toi tous les jours , je pense à nos projets « souvent tellement irréalisables rocambolesques et fantasques » auxquels nous reflechissions chaque été sur notre plage !! Nous en rigolions des heures durant.
Je te vois au travers les enfants et de ton mari. Quand nous sommes ensemble j’ai toujours l’impression que tu vas surgir d’un moment à l’autre, imprévisible, drôle, belle.
Un ange auquel je rêve si souvent.
Tu resteras toujours prêt de moi.
Pascale

Posté par Pascale, 23 février 2007 à 16:48

Pour Anicée

Hier soir, la première image de la cérémonie des césars fut une liste de noms. Infiniment longue.
J’y répérai aussitôt le nom d’Anicée Alvina et compris très vite la tragique raison de sa présence dans cette liste.
Je voulais lui faire une petit salut d’adieu de là où je suis et lui dire que je n’avais jamais oublié son nom et les 400 coups qu’elle imprima à mes rêves d’adolescente. Le talent ne meurt pas. Il y a fort à parier qu’elle éclaire un autre ciel et qu’elle y a trouvé un joli rôle. Pascaline.

Posté par Pascaline, 25 février 2007 à 09:52

peine

je viens de voir le generique des cesars et la disparition d’Anicee me fait beaucoup de peine.Peine qui me ramene trente ans en arriere lorsque je l avait croise dans un restaurant.J’ avais été subjugué par sa beauté . Condoleances à toute sa famille.

Posté par ALAIN, 25 février 2007 à 16:02

Immensément triste

Quelle tristesse m’a saisi hier quand j’ai découvert la liste des disparus, affichée en ouverture de la nuit des Césars ! Je suis trentenaire. Anicée est un rayon de soleil parmi les plus précieux qui dominent mes souvenirs d’enfance. Anicée, pour moi, c’était avant tout Virginie. Un feuilleton qui a fait notre joie à moi et à mon frère, aujourd’hui disparu lui aussi. Un feuilleton dont la musique du générique a le pouvoir de me donner la pêche en quelques secondes. Si bien que je ne peux m’empêcher de l’écouter régulièrement (www.coucoucircus.org). Tu nous a quittés, Anicée, mais tu continues de vivre et de rayonner dans bien des mémoires.

Posté par Did, 25 février 2007 à 18:10

trente ans avant…

… les années 7o, je suis étudiante… L’Accin à Reims est un de ces cinémas d’alors où l’on peut entrer n’importe quand… je tombe alors sur un film : Glissements progressifs.. qui me trouble et m’enchante… je reste la séance d’après, pour voir le début… et puis la suivante..;et la suivante encore. Et j’ai une pensée émue et tendre pour la jeune fille d’alors, dont je n’avais jamais oublié le nom, et qui est partie aujourd’hui. Adieu…

Posté par nikole, 26 février 2007 à 10:14

Un monsieur est rentre aujourd hui dans ma boutique en me disant que je ressemble tres fort a Anicee Alvina j ai 32 ans je ne la connaissais pas mais en decouvrant vos temoignages et notre ressemblance j ai tres envie de voir ses films et j ai une pensee pour tous ceux qui l aimaient…
Stephanie de Marseille

Posté par Stephanie, 22 mars 2007 à 20:24

Anicee. You will be in my heart and in my dreams forever. I think I will always be the little boy that learned the word love with your films, and a deep dear part of me has departed with you.

Posté par Lazaro, 07 avril 2007 à 23:24

Adieu Anicée

Anicée Alvina, peu importe l’usage qu’en faisait les réalisateurs de ses rôles, incarnait la pureté même.
Oui, certes – le Ciel a un ange de plus.
L’ange Anicée.
Adieu – et à bientôt.

 

Posté par Luciano, 27 avril 2007 à 23:51

Sadness

Anicée will always be remembered by those of us who were fascinated by her role in Friends, a film that has remained in our hearts and our minds throughout these years. I will never forget beautiful « Michelle ». Unfortunately, other than Paul and Michelle, her other films were not known so well in my country (Mexico)
Regards to all Anicée fans who I’m sure are as sad as I am

Posté par Connery, 16 mai 2007 à 00:19

La Belle Camarguaise

Chère Anicée,
Il m’a fallu attendre plus de 30 années pour te retrouver une soirée, grâce à mon ami G.P., chez des amis dans le sud de Paris, avec ton mari.
Quelle charmante soirée : tous ces souvenirs que nous avons égrénés du film « Paul et Michel ». En nous quittant : promesse de nous revoir chez toi, à la campagne, et rencontrer tes enfants. Quelques mois plus tard : le drame ! La nouvelle de ta disparition à la T.V. Quel choc ! alors que nous n’avions pas pu nous retrouver …
Tu étais une toute jeune comédienne lorsque tu étais arrivée sur le film de Lewis Gilbert, aux Saintes Marie de la Mer. On nous avait prévenu de faire attention à toi et de te protéger. Nous avons vu arriver une ravissante jeune fille, espiègle, pleine d’humour et de charme. En ce qui me concerne cela a été mon plus beau long métrage. Participer au tournage de cette belle histoire : deux adolescents, vivants seuls au milieu de cette Camargue sauvage. Quelle charmante histoire. Le film suivant « Deux enfants qui s’aiment », où nous avions tourné une scène à Raphaël, près d’Arles. Toi, Sean Bury (je viens de me rappeler de son nom) et « votre » petite fille, marchant ensemble à travers un champs de blé : un vrai tableau de Renoir ! Quel plaisir de vous regarder. Je n’ai jamais rien oublié de cette belle époque.
Je suis heureux d’avoir pu trouver ce site, car j’ai beaucoup regretté de ne pas avoir pu présenter mes condoléances à ta famille.
Chère Anicée,
Là où tu es, je suis sûr que tu protèges ta petite famille. Sache que je n’ai jamais oublié la « Belle Camarguaise ».
Un de tes premiers fans …
Phillip
Epsom. Surrey. UK.

Posté par Phillip KENNY, 29 mai 2007 à 11:24

Triste nouvelle

En lisant sur Elton John suis-je tombe par hasard sur cette triste nouvelle… je n’ai connu Anicee qu’a travers « Friends », « Paul and Michelle » et « Diane Lanster »… plutot comme quelqu’un qu’on aurait aime mieux connaitre.
Un beau commentaire de Phillip Kenny…
Adieu…

 

Posté par Vladimir Orlt, 05 juin 2007 à 18:29

IKB

C’est en lisant un bouquin sur Yves Klein que je suis tombé sur une photo d’Anicée. J’ai eu envie d’avoir de ses nouvelles et je suis bien triste d’apprendre sur le net qu’elle a disparu. Finalement, quelle belle association qu’Anicée et l’oeuvre de Klein : rebelle, pure, éclatante, magique. Une étoile filante dans le monde de l’art.

Posté par Manu, 21 juillet 2007 à 13:04

Tellement triste

C’est probablement d’une grande banalité, mais j’avis 14 ans quand le fim « friends » est sorti, et je dois dire qu’il a changé ma vie.
Je me suis souvent demandé pourquoi Anicée n’avait pas eu le parcours que son talent et sa beauté méritaient…
Je suis tellement triste aujourd’hui.
Toutes mes pensées à sa famille, son mari et ses enfants. Elle vit dans mon esprit.
Respectueusement, Philippe
 

 

Posté par Slug, 28 juillet 2007 à 22:13

Jolie prénom

C’est en lisant Nous Deux de ma grand-mère que j’ai appris la mort d’Anicée Alvina. Si jeune c’est triste.
Actuellement enceinte, j’étais à la recherche d’un prénom pour mon bébé qui je l’espère sera une fille. Le prénom d’Anicée m’a semblé évident car si beau comme l’était Anicée dans les 400 coups de Virginie (prénom de ma soeur).
Je présente toutes mes condoléances à sa famille.
Respectueusement. Isabelle
 

 

Posté par isabelle, 24 août 2007 à 14:36

Elle avait la beauté divine de l’insouciance dans « ames perdues » et une cruelle désinvolture dans « Diane Lanster ». Resplendissante et douée, une artiste rare… Elle avait tant marqué l’adolescent que j’étais…que je ne l’ai pas oublié en 1990 lors de la naissance de ma fille. L’appeler Anicée fut un bonheur et le reste.

Posté par michel, 29 août 2007 à 15:38

Mémoire…

Je ne me souvenais pas de son nom, juste de son doux visage, que j’avais vu en 1979 dans « Les 400 Coups de Virginie »… Je n’étais pas au courant de son décès, je n’en ai rien su.
En août dernier, un rêve m’a « rapporté » son visage, et en réflechissant un peu, le lendemain, son nom m’est revenu comme le goût de la madeleine qui était là, tout prêt, et qu’on avait au fond jamais oublié. J’ai recherché sur internet, et j’ai découvert la triste nouvelle… J’ai trouvé le DVD des 400 coups que je regarde avec plaisir.
Affection pour ses enfants, son mari, sa famille. Malgré de rares passages sur les écrans et un talent injustement utilisé, elle a le pouvoir de continuer à marquer sa présence à mon esprit.
Elle est vivante.

Posté par Bernard L, 01 septembre 2007 à 09:31

super moment !!

j’ai appris le décès D’Anicée Alvina, je me souvient avec plaisir de la serie les 400 coup de virginie, tout ses gags, courant sur les champs Elysée avec son parapluie multicolore et se tress a la bo derek, elle etais si drole et jolie aussi, cette serie a marquer mon enfance, tu est parti trop tot, mais tu restera pour moi un super souvenir.
adieu, virginie !!

Posté par titeuf, 08 septembre 2007 à 17:06

Tendres souvenirs

À la recherche d’infos sur le film vu à l’âge de 14 ans, je trouve ces informations sur le décès d’Anicée… J’ai vu « Deux enfants qui s’aiment » alors que j’en était à mes premières armes de l’amour, à Jonquière, au Québec. Le film m’est resté, marqué par ce doux visage et cette idylle adolescente. J’ai acheté la trame sonore du film, que j’écoute toujours, en entendant ici et là sa voix, en anglais, qui récite quelques lignes de poésie. « Michelle », je te remercie pour les tendres souvenirs… tu m’a aidé à apprendre à aimer.

Posté par Donald, 12 décembre 2007 à 17:56

Inolvidable

Actriz inolvidable luego de conocerla en el film « Friends », de Lewis Gilbert, con música y letras de Elton John, y en los bellos parajes de la Camarga francesa.
Luego de más de 30 años, en Amazon.com logré conseguir en VHS, ese recordado film.
Descansa en paz, me quedo con tu grato recuerdo.

Posté par Mario ACUÑA Brav, 14 janvier 2008 à 05:41

She is a love concept

I discovered now in 2008 she died. Last sunday I was watching Friends and Paul and Michelle, my favorite films since I was 15 ys old (Today I am 50 years). I never forget Anicée Alvina saying with sweet voice: Paullll….

Posté par Luiz Carlos, 16 janvier 2008 à 04:42

Adieu!

Oh, what a pity. I liked her a lot. I haven’t seen « Friends » but I saw Anicee in a wonderful funny series « 400 coups de Virginie ». They showed it here several years ago. She was so charming. Such a short life for such a beautiful woman. May you repose in peace, Anicee. Thank you for the joy you brought.
— Elena, Russia.

Posté par Elena, 26 janvier 2008 à 22:17

ANICEE FOR EVER!

…Il n’y a rien de plus injuste,de voir disparaitre les gens jeunes!Ayant dix ans de moins que notre amie,nous étions tous amoureux d’elle au bahut ANICEE gamine espiègle et sexy des 7O’s!Je l’avais croisé dans une soirée en 83 et avions échangé une petite conversation fort drôle!ICI PARIS était assez culte à lépoque avec le journal:ROCK ET BD!ANICEE,LIZZIE MERCIER DESCLOUD,JOELLE(d’IL ETAIT UNE FOIS) et tant de gens à Londres qui ont quitté cette terre alors que souvent les carrières en dents de scie font penser que l’on les a oublié.ANICEE était une fulgurence,comme l’aurai dit mon ami SERGE GAINSBOURG,son regard volontaire et rieur,restera le symbole aussi justement de notre jeunesse évanouie,merci d’avoir existé!vraiement,grand message de soutien à ses enfants et son mari,je vous embrasse,ERIC chanteur du groupe anglais:THE LONDON BUSES.(dailymotion:thelondonbuses)une chanson,je pense qu’elle aurai aimé.

Posté par THE LONDON BUSES, 04 février 2008 à 18:34

anicée repose en paix

j,ai acheter le coffret dvd des 400 coups de virginie,que j,ai reçut aujourd huit, j,ai voulus savoir se que devener anicée alvina,est je vient d’aprendre sont décé,je vous avous que je suis boulversé ,gros sur le coeur,triste,je tient à présenté toutes mes condoléances a son maris,ses enfants anci qu’au reste de la familles.anicée nous ne t’oublirons jamais, repose en paix ,que les anges veille sur toi à tous jamais.

Posté par jean claude, 10 mars 2008 à 21:16

message

cher Anicee Alvina
vous etre bon cinema « Friends » et « Paul & Michelle » Je regret vous malade 53 ans. Je etre
triste. vous etre beau. Anicee Alvina en france.
Paris Sncf est gare pour cinema « Paul& Michelle » bon. Jesus speak french aid Anicee Alvina’s Paradis masion. Anicee Alvina volonte voir tere pour france. Je etre esperer Anicee Alvina.

Posté par patrick muhleck, 15 mars 2008 à 01:43

Cérémonie pour une étoile

Je suis le maître de cérémonie qui à accompagné Anicée et sa famille de Paris à Boncourt; trop jeune à l’époque des « 400 coups de Virginie », son Nom de me disait trop rien. Ce n’est qu’à l’ennoncé de l’hommage rendu par son mari que j’ai su qui était Anicée… Moi aussi, j’étais un fan assidu de « Virginie » quand j’avais 13 ans. En 6 années de carrière dans les Pompes Funèbres, je n’ai jamais vu une cérémonie autant personnalisée, faite de chansons, musiques, d’honneurs, de paillettes, mais également d’espoirs et d’amour; grâce à son mari, sa famille, le Maire de Boncourt, les musiciens d’Anicée, les chanteurs et acteurs présents, ses amis. c’était une cérémonie à la hauteur des astres pour une étoile qui s’éteint mais ne disparait pas. Pour Anicée: merci à tous et à mon équipe des Pompes Funèbres.

Posté par Michel, 22 mars 2008 à 00:19

Mes collègues et moi parlions des séries qui ont illuminé notre enfance et j’ai directement répondu « Les 400 Coups de Virginie ». Je viens d’apprendre sa disparition en consultant le net. Je suis sûr que tu illumines l’endroit où tu te trouves maintenant…

Posté par Madness, 08 avril 2008 à 10:41

je redecouvre les DVD des  » 400 coups « . un choc car j’avais 8 ans à la campagne quand je les voyais.
Et aujourd’hui à 35 , je suis comédien monté à la capitale et auteur de comédies. Quelle influence du personnage de Virginie sur ma vie ? A la vision des DVD beaucoup… C’est bouleversant pour moi.
Je vous remercie d’avoir par votre art guidé ma voie, mon envie de faire rire et je vous mets dans mes prières ainsi que toute votre famille.

Merci anicée.

Posté par Mike, 11 avril 2008 à 03:41

je l’ai appelée Anicée

Comme je l’avais espéré dans un précédent message, j’ai eu une petite fille le 20 février 2008 que j’ai appelée Anicée. Et c’est bizzare mais je leur trouve une ressemblance. Tant mieux car Anicée Alvina était une très belle femme. Beaucoup me demande d’où vient ce joli prénom et je leur parle de qui me l’a inspiré.
Merci Anicée Alvina

Posté par isabelle, 09 mai 2008 à 23:36

🙁

c’est nul
je viens d’apprendre ça aujourd’hui
juste un petit mot pour dire, qu’à l’époque des 400 coups, j’avais 10 ans
et que comme tous les gamins de cet age, j’étais amoureux d’elle
de ses yeux
de son sourire
c’est un peu de mes émotions d’enfant qui part
mais les souvenirs ne meurent jamais…
 

 

Posté par Blanc, 09 mai 2008 à 23:55

tristesse…

Une grande tristesse que d’apprendre le passage d’Anicée dans l’au delà. …
J’ai « grandi », moi aussi, avec « Deux enfants qui s’aiment », puis « Paul et Michèle » et enfin « les 400 coups… » puis le reste…
Anicée représentait un idéal féminin tantôt mutine, discrète, troublante et passionnée, pétillante, parfois délurée et tellement charmante!
J’ai, en vain, cherché à me procurer ces films qui ont marqués ma « construction sentimentale »… Un rayon de soleil lorsque j’ai trouvé sur le net la version anglaise de « Friends »… que de souvenirs ! (A quand leur disponibilité en France ???)
Lors d’une de mes nouvelles tentatives de recherches j’ai donc découvert la triste nouvelle. Je m’associe, avec bien du retard, à ses proches dans leurs pensées.
Merci Anicée pour ces instants d’émotions.Je suis certain que tu brilles là où tu es désormais.
« Notre miroir n’étant rien d’autre que l’image renvoyée par le regard des autres… ton image restera donc toujours belle »
Pierre

Posté par pierre, 30 mai 2008 à 13:02

Tristesse…

Ohlala je me souviens « des 400 coups de Virginie », un pur moment de bonheur… Yves.G

Posté par Yves, 03 juin 2008 à 17:20

Pour toi Jean-Bernard et tes enfants.

Bonjour Jean-Bernard, je suis Françoise, du C.A.E. des Mureaux. Tu te rappelles ? C’est Mariéva S. qui m’a appris tout récemment le décès d’Anicée. Je crois savoir quel est ton chagrin. Je suis tellement triste pour toi. Je n’ai pas oublié ta gentillesse pour la naissance de mon fils David. vous avez des enfants ensemble et j’imagine qu’ils ont la grâce de leur maman. Il est passé quelques années à présent. Ma récente conversation m’a poussée à faire cette recherche sur le web et je suis venue sur ce site. Me liras-tu ? C’est une bouteille à la mer… En tout cas je te serre très fort dans mes bras. Je ne connaissais pas Anicée en dehors de la télévision mais tu l’aimais et c’était donc très certainement une BELLE personne.
Toute mon amitié te reste intacte. Françoise

Posté par fleurdacacia, 25 juin 2008 à 16:49

Eternelle Anicée

J’étais en cm1 à l’époque des 400 coups et comme beucoup de gamins à l’époque nous racontions l’épisode à la récrée.
Sacrée Anicée tout le monde t’adore encore.
Bon voyage et comme dit la chanson *nous nous reverons un jour ou l’autre*.

Posté par José, 10 juillet 2008 à 20:40

Anicé de mon coeur

tous d’abord je voudrai dire combien j’ai été peiner et terrassé de douleur je suis un grand fan d’anice j’avai eu le grand bonheur de l’avoir au télephone et de converser avec Anicé sur internet sur aol je lui avai même offert mon disque car je chante en italien et j’avai ecrit une chanson sur la jolie Anicé car Anicé a bercer mon enfance et dieu sait combien je l’ai aimer et je l’aime toujours quand je l’ai eu la premier fois au telephone pour lui dire combien je ladorai j’avai les janbe et le coeur qui battai a mille a l’heure et la dernier fois que je l’avais appler c’etait pour lui dire combien j’etait heureux car j’avais trouver en dvd les 400 coup de virgine elle etait adorable elle avait pris le temps de m’expliquer tous sur son tournage des 400 coup de virginie et l’autre jour j’ai été par hasard sur interne pour savoir l’evolution de ma comedienne de mon coeur et quand j’ai vue marquer cette triste nouvelle j’ai été vraiment peiner javais son numero de telephone personel que j’ai toujour dans mon repertoir de mon portable et je le garde toujour dans le telephone je me rappelle un soir j’etait en train de lui ecrire sur aol ça fesai comme msn et elle me disai juste au moment que l’un de c’est enfant ecoutai mon disque le titre voglio te ces en italien anicé je taime et je t’aimerai toujour merci pour tous le bonheur que tu ma donner tu reste le symbole du cinema et de la beauté feminine et de la gentillesse bises et un gros bisous a toute ça famille Ettore

Posté par Ettore, 15 août 2008 à 01:19

pour stephanie de marseille

salut stephanie je vie a coter de marseille et si tu veux j’ai la colection en dvd des 400 coup de virginie je peut te les confier pour que tu les regard j’ai beaucoup d’article sur Anice alvina car j’e suis un grand fan et j’ai eu la chance de parler avec Anicé au telephone et par email donc je reste a ta disposition je te donne une adresse mail ou tu peut m’ecrire Jacky1968@caramail.fr
bises Ettore

Posté par Ettore, 15 août 2008 à 01:30

un souvenir inoubliable au téléphone

je suis vraiment peiner je n’arrive pas a i croire
Anicé si gentille et si douce une personne avec le coeur pleine de gentillesse je reste inpressioner par la gentillesse que Anicé avait car Anicé etait une femme qui etait a l’ecoute je me rapel quand je l’avai eu au telephone la premier fois mon téléphone etait couper et juste quand je vai pour le maitre en marche la j’ai eu vraiment une belle surprise quand j’ai consulter ma messagerie javai eu un message d’anicé qui me disai de la rappler et quand je l’ai rappler j’avai tellement soif de pouvoir tous lui dire et la gentille Anicé a pris le temp de m’ecouter et juste apres lui avoir envoyer mon disque elle ma repondu par mail et le soir elle parlai avec moi sur le salon d’aol car elle etait chez aol comme moi et moi je voulais tous savoir sur sur le tournage et elle me disai en detail ma cher Anicé je te garde dans mon coeur et une grande pensée a ça famille et un grand merci à la soeur d’Anicé car grace à ça Soeur j’ai pu être en contact avec Anicé Ettore

Posté par Ettore, 15 août 2008 à 01:54

Tres Triste

Avec beaucoup de retard,j’apprend le décès de la belle et douce Anicée …C’est avec la gorge serrée et les larmes aux yeux que j’écris cet hommage a celle que j’ai adoré,admiré et aimé !
Je suis ravi de lire tout ces temoignages ici et j’adresse mes sinceres condoleances a son mari et a ses enfants…Vous avez femme et une maman d’une generosité rare et eternelle . Stephane

Posté par Stephane, 27 août 2008 à 04:40

Anicée por siempre

Con gran tristeza, me he enterado del final de su vida, una hermosa mujer y talentosa actriz, que dejo un legado de ternura y sensualidad en las peliculas « Fiends », y en « Paul y Michelle » dejando una profunda huella en la vida de quienes fuimos sus contemporaneos y vimos esas peliculas. Adios, por siempre Anícée.(Michelle).

Posté par JULIO, 07 septembre 2008 à 19:39

Anicée Forever

With great sadness I had noticed the end of her life, a beautiful woman and talented actress who left us a tender and sensuality legacy in her movies like « Friends » and « Paul and Michelle » leaving a deep feeling in the life of those who were her fans.
Goodbye, forever Anicée (Michelle Latour).
 

 

Posté par JULIO, 08 septembre 2008 à 18:15

Félicité et douce innocence

Aujourd’hui, le 18 septembre 2008, j’apprend ton départ pour un monde meilleur Anicée…
Je suis atristé pour tous ceux que tu as quitté et qui t’aiment.
J’ai eu le bonheur, à l’adolescence, de voir, au Québec d’où je suis natif, les deux films:  » Deux enfants qui s’aiment  » et  » Paul et Michelle  »… et comme le hasard n’existe pas, mon premier grand Amour d’adolescent s’apellelait… Michelle… ainsi le  » Rêve  » s’incarnait dans un film au grand écran…avec une actrice qui, elle, incarnait de façon très naturel, la félécité et la douce innocence de l’Amour…

L’impact positif que tu as eu dans ma vie à ce momnent-là, se fait encore sentir aujourd’hui…car tu auras contribuée, à ta manière, à la personne que je suis devenu.

Ce que l’on a aimé, et surtout ceux que l’on a aimés ici-bas ne meurent jamais…

Puisse le souvenir de l’Être merveilleux que tu as été sur Terre Anicée se perpétue pour l’Éternité…

Au Revoir Anicée, et à bientôt… de l’autre côté du Voile…

Amicalement
Paul
Lévis
Québec, Canada
18 Septembre 2008

Posté par Paul, 19 septembre 2008 à 05:26

Souvenirs immortels

Anicee Alvina est une icone qui me vient directement de mon adolescence, je n’ai pas voulu suivre sa carrière d’après « Deux enfants qui s’aiment » tellement ce film m’a marqué ! J’ai juste survolé « Paul et Michelle », puis j’ai décroché d’Anicée, mais le passé vient de me rattraper, depuis l’annonce de son décés. Je me rends compte désormais qu’on ne fuit pas son passé, depuis je cherche sans aucun succés les DVD de ses films ; je n’ai trouvé que « l’affiche rouge » à la fnac et à Virgin. J’ai été visiter sa tombe à Boncourt.

Posté par Roland, 24 septembre 2008 à 18:55

Tu t’en es allé Anicée…

Pour moi, tu es juste passée de l’autre côté du miroir Anicée, tu n’es pas morte… Sois heureuse de l’autre côté…

Posté par Roland, 24 septembre 2008 à 19:02

Je recherche

Bonjour à tous, j’ai déjà écrit 2 fois sur ce site, j’ai des images d’Anicée Alvina, mais je voudrais bien en avoir une (pas trop petite) de sa dernière année de vie… Merci d’avance.

Posté par Roland, 28 septembre 2008 à 13:11

Anicée

je viens de prendre part sur le net de la mort d’Anicée alvina et c’est pour moi une surprise car je ne le savais pas et je suis triste de l’apprendre car on venait de m’offrir le dvd des 400 coups de virginie et c’est en recherchant des info sur elle que je suis tomber dessus .Les 400 coups avait ete pour moi une serie qui m’avait plus et c’est a partir de cette serie que ma fille porte le doux prenom de virginie .Alors j’ai une pensée pour Anicée et j’espere que ou elle se trouve elle fait encore les 400 coups merci Anicée pour tout et mes penser sont vers toi en ce moment

Posté par jounin, 16 novembre 2008 à 16:55

Cimetière de Boncourt

Bonjour, J’ai consulté dans  » Google  » un article ou il est inscrit :  » Cimetière de France et d’ailleurs, Boncourt 28 « . J’ai donc ouvert cet article qui sert également de forum et j’y ai posté 2 messages. Sa serait sympa, si un proche de la famille de Anicée pouvait m’apporter une réponse. Je pense qu’il comprendra mon interrogation . Merci . Jean-Yves.

Posté par Jean – Yves, 29 décembre 2008 à 15:29

Ma jeunesse

Ma jeunesse est morte avec elle mais elle restera dans ma memoire pour toujours. Merci pour « Friends »

Posté par Jaime, 16 janvier 2009 à 02:14

Emotion

Quelle émotion d’apprendre le départ d’Anicée…
J’ai un souvenir très présent de Friends, avec la belle musique d’Elton John que j’ai d’ailleurs retrouvé sur un site après l’avoir cherché longtemps. Musique qui me renvoie des images lointaines… Ce serait tellement merveilleux de pouvoir retrouver ce film que j’aimerais beaucoup partager avec mes enfants
Merci Anicée

Posté par Cath, 19 janvier 2009 à 15:27

adios amigq

…..La conoci a mis 15 anos…al ver la pelicula « Friends ».Alli ,tambien conoci la musica de Elton John. Desde ese entonces (1972) hasta hoy con mis 52 anos , Anice ha formado parte de mi vida.
Estoy triste con su partida, pues siento que parte de mi vida se va con ella.

Posté par luchinag, 17 février 2009 à 21:14

touché en plein coeur

Je ne connaissais Anicée qu’ au travers de cette série « les 400 coups de virginie ».
Chaque épisode était attendu comme une rencontre d’ amoureux pour laquelle nous frémissons d’ impatience.
J’ étais tombé amoureux de cette belle jeune fille pleine de charme,de caractère et d’ enthousiasme.
C’ est par le net que je viens d’ apprendre sa disparition plus de 2 ans après.
Repose en paix belle princesse j ‘ai une bougie pour toi , elle brillera comme l’ étoile que tu es maintenant.
vincent B.

Posté par Vincent, 22 février 2009 à 12:42

un moment inoubliable

Anicée, c’était il y a 30 ans, je regardais les 400 coups de Virginie, j’étais raide dingue de cette fille, je voulais tellement lui ressembler, je copiais sa façon de s’habiller, ses coiffures.
Moi j’étais tellement triste et seule parce que je venais de perdre ma mère et en même temps je voyais l’énergie de cette fille et ça a dû m’aider quelque part à oublier mon chagrin;
je ne t’oublierai jamais Virginie, il n’y a eu personne à ta hauteur depuis.

Posté par cécile, 04 mars 2009 à 19:37

Partie trop tôt !!!

Repose en paix Alvina…
Toutes mes pensées à tes enfants qui restent sans toi.
Tu nous manques à tous.

Posté par Philippe, 19 mars 2009 à 14:55

une artiste

je me joint à tous ce qui a ètè dit,j’ etait tres jeune pour les 400 coups de virginie et j’ ai de vagues souvenirs, mais en voyant cette photo alvina aluina plus agèe,tous met revenue, c’ etait une vrai artiste comme on en fait plus,tu nous manqueras

Posté par philippe, 18 avril 2009 à 14:46

anicée

je viens de revoir Anicée dans Eloise Rome,puis j’ai cherché sur le net des informations sur elle,et là,j’apprend qu’elle est décédée.Je suis consternée,rien à la radio ni à la télé!!!
J’ai regardé les 400 coups de virginie quand j’étais jeune et j’en garde un bon souvenir.
Pourquoi ne pas repasser ces épisodes à la télé,ça changerait de toutes ces violences que l’on voit à l’écran.
Une grosse pensée à tous ses proches.

Posté par sousou0631, 26 juin 2009 à 14:42

TRISTE DECOUVERTE

C’est bien tard que j’apprends le décès d’Anicée…Je cherchais à savoir comment revoir ce magnifique téléfilm « Diane Lanster » que j’avais adoré. Bien sur je me souviens aussi des 400 coups de Virginie.
J’ai le souvenir d’une fille lumineuse, élégante, superbe…

Posté par Fanchon31, 01 juillet 2009 à 01:09

Tristesse

Comme beaucoup de ses admirateurs, de ses amis et amies, de ses proches, j’ai été très peiné de la disparition de madame anicee alvina… Il nous restera de cette charmante personne ses sourires, ses rires et sa joie… Ne pleurons pas anicee sans penser du privilège que nous avons eu de l’avoir connue… Il nous reste ses films et ses chansons…
Bises à vous ou que vous soyez
J.P.

Posté par Jean pierre, 28 août 2009 à 16:05

Para ti Anicée

hace 37 años que vives en mi, después de Friends mi vida cambió, no me puedo explicar sin que formes parte de mi y así será hasta el fin de los tiempos. descansa en paz amada mia.

Posté par Miguel Angel, 22 septembre 2009 à 15:41

Tant de recherche pour apprendre que tu n’es plus

J’ai 37 ans et tes 400 coups sont encore là dans ma mémoire.
Anicée Alvina, j’avais oublié…Mais Virginie ne m’a jamais quittée.
Que tu étais belle.
A toutes celles et tous ceux qui étaient fans de Virginie…
…Voici le générique.

 

Posté par totoff, 27 septembre 2009 à 17:53

je pleure…

Aujourd’hui j’ai fait des recherches sur toi Alvina et ta mort me fiche un sacré coup de Blues …J’ai 41 ans et je me souviens de toi comme si cétait hier …A la télé bien sûr : même ma mère ne se souvient pas de toi !
Tu dois charmer les anges eux-mêmes …Pensées et affection…

Posté par riquet à la loup, 25 octobre 2009 à 15:32

le destin a encore frappé

virginie les 400 coups, oui quel plaisir de se souvenir de ces bons moments de gamin avec des séries qui nous donnais un coup de fouet et l’envie de vivre des moments inoubliables.
anicé alvina des yeux pétillants un sourire à faire pâlir plus d’une stars hollywoodienne et ce quelque chose de naturelle qu’elle avait de jouer la comédie. cette nuit les étoile ont parsemé le ciel peux être qu’une d’entre-elle brillait plus que les autres j’aimerai l’appeler anicée.
de la-haut maintenant tu peux protéger les tiens.
bon vent anicée

Posté par philou, 27 octobre 2009 à 09:24

Je suis l’épouse du metteur en scène Guy Casaril avec lequel Anicée avait tourné le Rempart des Béguines; J’étais également sur le tournage. Je vis entre Paris et l’Australie. J’ai été consternée d’apprendre récemment le décès d’Anicée que j’ai adorée. J’aimerais entrer en relation avec vous durant mon séjour à Paris avant de repartir en Australie. Mon mari Guy Casaril est malheureusement décédé en 1996. Je regretterai toute la vie de ne pas avoir repris contact avec Anicée dans les années qui ont suivi le tournage.
Françoise Casaril

Posté par casaril, 31 octobre 2009 à 19:49

Francoise je suis particulièrement honoré de votre
contact.Vous pouvez me joindre sur mon mail a savoir philoubreiz@laposte.net.
philippe

Posté par philou, 03 novembre 2009 à 23:41

D.V.D.

J’ai comme beaucoup d’autres cherché « Deux enfants qui s’aiment »en cassette ou DVD.Il existe une version en Espagne que l’on trouve sur Internet.Le titre est »Algo mas que amigos »il y a une bande son en français.C’est super de retrouver toute la fraicheur d’Anicée.

Posté par André P., 11 novembre 2009 à 11:24

adios

adios, ya son tres aniversarios…
Adios Michelle!!

Posté par luigi, 02 décembre 2009 à 03:34

Anicée

Um dia, há muito atrás, fui apaixonado por você, e viajei à França à sua procura, sem saber bem exatamente por quê o fazia. Como se tivéssemos marcado um encontro na Camargue.
Foi depois de ter visto « Friends » duas ou três vezes em seguida, em um cinema da minha cidade, Niterói.
Adeus, Michelle. Namorada minha. Para sempre.

Posté par Julio Cesar, 19 décembre 2009 à 21:58

IM SAD

WHEN I WAS 12 YEARS MY MOTHER SAW FIENDE,HERE IN MEXICO CITY.IT WAS FORBIDEN FOR PEOPÑE OF MY AGE.I SAW FRIENDS,AND THE SECOND PART 2 MONTHS AGO.I BUY THE DVDS.I FEL IN LOVE WITH ANICEE.SHE WAS A BEAUTY.I NEVER SAW MORE MOVIES FRIM HER.HERE IN MEXICO,SHE WAS NOT VERY FAMOUS.I WAS SHOCKED WHEN I SAW AT INTERNET THAT SHE DIES 3 YEARS AGO.I FEL IN LOVE WITH HER WHEN I SAW HER.IM VERY SAD SHE DIES.SHE WAS AN AMAZING BEAUTY,AND A WONDERFUL ACTRESS.

Posté par oscar, 22 décembre 2009 à 05:28

I FEL IN LOVE WITH ANICEE

I FEL IN LOVE WHEN ANICE WHEN I SAW HER.IM TERRIBLE SAD,I CANT BELIEVE SHE DIES 3 YEARS AGO.SHE WAS A WONDERFUL ACTRESS,A SWEET VOICE,AND A BEAUTY.NOW IM NEAR 50 YEARS OLD,AND I NEVER MARRIED.I SAW SOME PARTS FROM OTHER MOVIES OF HER AT YOU TUBE.SHE WAS A AMAZING ACTRESS,AND I FEL IN LOVE WITH HER WHEN I SAW HER.SINCE I WAS A CHILD I HAVE AN OLD ELTON JOHN RECORD FROM THE MOVIE FRIENDS.I SAW FRIENDS,AND PAUL AND MICHELLE 2 MONTHS AGO.WHEN I SAW THW MOVIE IN MY 61 INCHES TV,I THINK ANICEE IS ALIVE IN FRONT OF ME.

Posté par oscar, 22 décembre 2009 à 05:38

chienne de vie !!!!

c est vraiment nul de la part des chaines de tv de faire sombrer dans l oubli une femme telle que la douce anicée!!! vite rendez lui hommage!!!une chose est sure nous nous ne l oublierons jamais!!!

Posté par fredo 88, 18 avril 2010 à 20:22

Bien dit frédo !

Ben oui pas d’hommage, télé réalité à gogo, jeux télévisés, miroirs aux alouettes audiovisuel… L’abêtissement organisé est dans l’air du temps alors allons brouter l’herbe tendre de la médiocrité.
La société est violente, rien de bien étonnant lorsque la TV scrute en nous les instincts les plus bas.
Si encore ce fut à la Chabrol, même pas…
Petit coucou Anicée, ta fraîcheur est en moi.

Posté par patrick, 11 mai 2010 à 14:07

 

 

LIBERO

Qui pouvait penser un jour en voyant Kim Rossi-Stuart dans le film de Michelangelo Antonioni dans « Par-delà les nuages » en 1985, où il paraissait comme une gravure de mode bien fade, qu’il s’avèrerait plus de 10 ans plus tard, un réalisateur aussi subtil avec son premier « Anche libero va bene », en V.O.. Il est vrai que l’on avait put noter une maturité dans son jeu d’acteur, dans « Romenzo criminale » (Michele Placido, 2005) et surtout « Les clés de la maison » (Gianni Amelio, 2004) , où il se découvrait un père tardif d’un petit handicapé. On attendait donc son film, en raison des échos favorables de la présentation du film, dans le cadre de la « Quinzaine des réalisateurs à Cannes ». Il avait d’ailleurs obtenu le prix de la CICAE, association rassemblant des exploitants de salles « Art et Essai européennes ». Il joue ici Renato, le père un peu dépassé de Tommi, enfant de 11 ans et de sa grande sœur Viola. Pour son premier film, il ne devait pas jouer ce rôle, mais il a finalement emplacé un comédien défaillant au pied-lever. La mère les a abandonnés assez rapidement.  Complètement irresponsable, elle préfère suivre sa vie volage. Le trio subsiste face aux difficultés financières du père. Il est un petit caméraman assez impulsif, qui tente de s’installer à son compte. Mais il a du mal à trouver des contrats, car il est trop entier pour accepter les compromissions – voir la mémorable scène du chameau lors d’un tournage d’une publicité -. Ils arrivent à un petit équilibre, malgré l’absence de l’amour d’une mère, le fils – formidable Alessandro Morace doté d’une belle sensibilité et trouvé par le réalisateur dans son école -, très mature pour son âge, se forge son propre univers. Il s’approprie le toit de son immeuble comme terrain de jeu. Tommi poursuit ses études sans trop d’enthousiasme .Il finit par s’attacher à un jeune retardé plus âgé arrivé dans sa classe, mutique et presque autiste. S’il hésite à s’asseoir avec ce nouvel arrivant, il finit par s’en faire un allier. Renato a pour son fils, de grandes ambitions, il l’encourage à devenir un champion de natation, alors que ce dernier préfèrerait jouer au foot. Même si Viola, a des petits jeux sexuels assez inquiétants pour son âge, cette famille décomposée est unie, malgré l’autorité du père, et de sa colère rentrée qui ne demande qu’à sortir, comme la gifle qu’il donne à son fils pour le punir d’avoir traité sa sœur de pute. Mais la mère, en femme désinvolte et  blessée revient et demande à se faire accepter par le trio malgré son attitude indigne. Le père demande à ses enfants de voter pour autoriser son retour, et bien évidemment l’équilibre précaire qu’il y avait chez lui est fortement remis en question…

Kim Rossi Stuart, Marta Nobil & Alessandro Morace

Rarement au cinéma, on aura vu une telle acuité sur le monde de l’enfance, décrit avec autant de justesse par Kim Rossi Stuart. Il montre la vulnérabilité, la fragilité et un monde évoluant très vite, dans la lignée d’un Luigi Comencini, avec lequel ce film est très justement comparé par quelques critiques. Au petit jeu un peu stérile des références, on pense également à la maîtrise de Nanni Moretti – et pas seulement en raison de la barbe de Kim Rossi Stuart, lui donnant une allure toute  « Morettienne ». Il est vrai que  la co-scénariste du film, est Linda Ferri qui avait signé également « La chambre du fils ». Le titre est révélateur de l’attente d’un père au bord de la démission, pour son fils, le terme. « Libero », signifie un poste de défenseur au football, ce qui est une belle métaphore pour le jeune Tommi. Kim Rossi Stuart est avec les jeunes comédiens, formidable, impressionnant de rage et de révolte face à un monde qui ne lui fait pas de cadeau. Au bord de la détresse, il tient cependant par l’amour de ses enfants, en père imparfait il reste particulièrement touchant dans son exigence et dans la tendresse qu’il peut avoir quand il retrouve le sourire en voulant s’amuser avec eux. Ils sont prêts à traverser les épreuves futures, par une osmose réelle. Le cinéma italien continue à nous réserver quelques surprises, ce film étant révélateur de la santé de leur cinéma d’auteur, tout en continuant une grande tradition d’écoute sociale. En privilégiant le regard d’un enfant, Kim Rossi Stuart, qui se révèle un metteur en scène inspiré, nous livre un portrait prenant, sans concession et assez âpre, de la société italienne et de la place à tenir au sein d’une famille monoparentale. Le réalisateur préfère distiller l’émotion par petites touches, plutôt que de jouer la carte du mélo, en nous montrant par exemple, une lettre de la mère repentante mouillée de larmes. Mais derrière une dureté apparente, il y a une grande pudeur, l’histoire n’est pas dénuée d’espoir. Une formidable réussite ! Mais gros bémol hélas pour l’aigri de base qui se met au final à râler, Kim Rossi Stuart est beau… et en plus talentueux… il n’y a aucune justice en ce bas monde !

MÉMOIRES DE NOS PÈRES

C’est finalement nos seniors comme Woody Allen avec « Scoop » et Clint Eastwood avec ce film, qui nous donnent en ce moment de bonnes nouvelles du cinéma américain particulièrement ennuyeux et poussif en ce moment : « Les fous du rois », « Le Daliah noir », sans oublier « The last kiss » laborieux et inutile remake de « L’utimo baccio » de Gabriele Muccino, pourtant signé Paul Haggis, scénariste également « La mémoire de nos pères ». Pour faire comme tout le monde je reprends le bon vieil adage du beau film de John Ford « L’homme qui tua Liberty Valance » :  » …quand la légende dépasse la réalité imprimez la légende », le film va voir au-delà de cette image. Ce film particulièrement critique envers les États Unis, nous montre la notion toute relative de l’héroïsme, trois survivants sont montés au pinacle, à l’issue d’une des plus sanglantes batailles de la guerre du Pacifique. Il est adapté d’un livre que l’on dit remarquable de James Bradley et Ron Powers, qui vont voir au-delà de la légende. Au cinquième jour de l’historique bataille d’Iwo Jima, cinq Marines et un infirmier de la Navy hissent, dans un élan patriotique, le drapeau américain au sommet du Mont Suribachi, arraché aux Japonais. L’image de ces hommes unis marque rapidement les esprits, mais certains élites veulent récupérer ce drapeau en souvenir. Un photographe souhaite immortaliser cet instant, et refais la photo avec quelques soldats présents le falot John « Doc » Bradley, l’Amérindien Ira Hayes, effacé, ne voulant pas faire la photo pris par ses scrupules et le sympathique René Gagnon. Ils vont devenir des symboles et de retour aux États-Unis vont sillonner le continent, à grand renfort de propagande, ils permettent ainsi de récolter de nombreux bons… Mais ils vivent cet état de gloire comme une imposture, notamment Ira Hayes repris par ses démons. Ils vont traverser un complexe du survivant et se questionner sur ces petits arrangements avec la vérité. La mise en scène de Clint Eastwood est simplement admirable, ces combats font évidemment penser par une certaine crudité et à un grand réalisme à « Il faut sauver le soldat Ryan » de Steven Spielberg, ici co-producteur du film. On ne fait qu’entrevoir l’ennemi, ou parfois leurs corps, certains s’étant suicidés à la grenade pour échapper à un massacre.

Adam Beach, Ryan Philippe & Jesse Bradford

On attend onc avec impatience la suite du diptyque avec « Lettres d’Iwo Jima », également réalisé par Eastwood, contrepoint qui devrait être passionnant, la bataille sera vue par la partie adverse japonaise. L’interprétation est ici remarquable, car elle ne correspond pas à l’imagerie traditionnelle du héros, comme Ryan Philip, Jesse Bradford ou Adam Beach, vivant mal ses origines indiennes face au racisme ambiant. Seul Barry Pepper – remarquable dans « Trois enterrements » figure un combattant hors-norme, il choisit d’aller au casse-pipe alors qu’il pouvait comme officier rester dans une zone protégée. Eastwood prend des interprètes dont on est familier, sans être des vedettes – Paul Walker, Jamie Bell, etc… -. Les scènes de guerres sont saisissantes, la cruauté de la guerre. Les soldats sont déconsidérés, à l’image tragique du soldat qui tombe d’un navire de guerre, en route pour l’île d’Iwo. Les officiels ne s’arrêteront pas pour le repêcher… Même si on peut parfois être déstabilisé par la construction du scénario un peu alambiquée, par certains aller-retour passés-présent, critique toute relative devant le brio de la mise en scène, son réalisateur apporte aisément l’adhésion. Mais il nous montre aussi l’angoisse des soldats, avant le débarquement. Le retour de nos trois soldats est dépeint avec un réalisme teinté d’amertume, ils doivent servir de modèles par ceux qui exploitent des légendes pour de basses vues politiciennes. La scène du dessert, un sorbet miniaturisant la célèbre photo, sur lequel on verse du coulis de fraises est d’une grande force, mais aussi suscite un grand malaise, l’absurdité de la guerre continuant avec la banalité du quotidien, et de l’exploitation de l’image de manière outrancière. Le scénario brillant, ne laisse pas les autres personnages en retrait, comme les mères admirables. Elles sont utilisées, elles aussi, même si elles gardent une grande dignité, comme celle qui reconnaît la silhouette de son fils pris en photo dont le nom ne passera pas dans la postérité malgré ses grands mérites. Après le petit miracle de « Million dollar baby » en 2004, Clint Eastwood continue à s’inscrire comme l’un des grands maîtres du cinéma mondial. Il rend hommage aux soldats, tout en livrant un portrait sans concession d’une Amérique, qui a de curieuses résonances avec notre société contemporaine.

Fragments d’un dictionnaire amoureux : Jack Palance

Annonce de la mort d’une légende : Jack Palance à l’âge de 87 ans, hier dans sa maison en Californie. D’origine ukrainienne, Vladimir Palahnuik, est né à Latimer dans une petite cité minière, en 1919. C’est tout naturellement qu’il devient mineur, avant de devenir boxeur en amateur, catégorie poids lours, on imagine que mesurant 1,93 m, il devait être très impressionnant. Son nez connaîtra quelques fractures. Il s’engage dans l’armée de l’air quand l’armée américaine entre dans la seconde guerre mondiale. Démobilisé en 1944, et le visage gravement blessé lors d’un raid aérien, il s’inscrit aux cours d’art dramatique de l’université Stanford de Palo Alto. C’est le comédien Robert Montgomery qui le fait débuter dans « The big two ». L’éloge du comédien n’est plus à faire du gangster malade dans « Panique dans la rue » (Elia Kazan, 1950), un acteur projetant d’assassiner Joan Crawford dans « Le masque arraché » (David Miller, 1952), le tueur aux gants noirs dans « L’homme des vallées perdues » (George Stevens, 1953) – rôle caricaturé par Morris dans sa BD « Lucky Luke » – , l’acteur qui se remet en question dans « Le grand couteau » (Robert Aldrich, 1955),  Le producteur colérique dans « Le mépris » (Jean-Luc Godard, 1963), Un bandit mexicain au cœur tendre, amoureux de Claudia Cardinale, dans « Les professionnels » (Richard Brooks, 1966). Jean-Pierre Coursodon et Bertrand Tavernier parlait de lui comme acteur de premier plan dans « 30 ans de cinéma américain » (Éditions C.I.B., 1970). Selon eux : « …Ses meilleurs rôles jouent sur le contraste entre sa force, sa présence physique, qui peut donner aux affrontements une violence, une brutalité rarement atteintes, et l’impuissance dans laquelle le placent des situations ironiques… ». Son physique en « lame de couteau », l’avait bien évidemment aussi prédisposé à jouer quelques monstres, d’Attila, dans « Le signe du Païen » (Douglas Sirk), Jack L’éventreur dans « Le tueur de Londres » (Hugo Fregonese, 1954), ou Dr. Jekyll et Mister Hyde, sans oublier Dracula, pour la télévision. Après quelques années où on ne le retrouve qu’à la télévision et dans quelques séries Z, il revient en force dans son rôle d’ancien décorateur d’Hollywood qui se réfugie dans le désert pour peindre, avec « Bagdad café » (1987). Il connaît la consécration avec son rôle de cow-boy de légende, avec beaucoup d’ironie dans « La vie, l’amour…, les vaches » (Ron Underwood, 1991), pour lequel il obtient l’oscar de meilleur second rôle – il retrouvera son personnage mort dans la précédente version dans « L’or de Curly » (Paul Weiland, 1994). Un des derniers grands d’Hollywood avec Richard Widmark et Kirk Douglas. Le premier souvenir qui m’est venu à l’esprit, sont ces célèbres « pompes » montrant la santé de cet acteur à la remise de son oscar. Désormais, il ne semble plus y avoir d’acteurs de cette trempe, dans le style « Bigger than life ».

Bibliographie :  Stars N°36/37 (Éditions Grand Angle, 2000).

Filmographie : 1950  Panic in the streets (Panique dans la rue) (Elia Kazan) – Halls of Montezuma (Okinawa) (Lewis Milestone) – 1952  Sudden fear (Le masque arraché) (David Miller) – 1953  Shane (L’homme des vallées perdues) (George Stevens) – Second chance (Passion sous les tropiques) (Rudolph Maté) – Flight to Tangier (Vol sur Tanger) (Charles Marquis Warren) – Arrowhead (Le sorcier du Rio Grande) (Charles Marquis Warren) – 1954  Man in the attic (Le tueur de Londres) (Hugo Fregonese) – Sign of the Pagan (Le signe du païen) (Douglas Sirk) – The silver chalice (Le calice d’argent) (Victor Saville) – 1955  Kiss of fire (El Tigre) (Joseph M. Newman) – The big kife (Le grand couteau) (Robert Aldrich) – I died a thousand times (Le peur au ventre) (Stuart Heisler) – 1957  Attack ! (Attaque !) (Robert Aldrich) – 1957  The lonely man (Jicop le proscrit) (Henry Levin) – House of numbers (La cage aux homes) (Russell Rouse) – Flor de Mayo (Roberto Gavaldón) – 1958  The man inside (Signes particuliers : Néant) (John Gilling) – Ten seconds to hell (Tout près de Satan) (Robert Aldrich) – 1959  Austerlitz (Abel Gance) – 1961  I Mongoli (Les Mongols) (André De Toth) – The Barbarians (Rewak, le rebelle) (Rudolph Maté) – La Guerra continua (La dernière attaque) (Leopoldo Savona) – Il giudizio universale (Le jugement dernier) (Vittorio de Sica) – 1962  Barabba (Barabbas) (Richard Fleischer) – Rosmunda e Alboino (Le glaive du conquérant) (Carlo Campogalliani) – 1963  Il criminale (Marcello Baldi) – Le mépris (Jean-Luc Godard) – Paparazzi (Jacques Rozier, CM) – Témoignages sur Bardot et Godard : Le parti des choses (Jacques Rozier, documentaire, CM) – 1964  Begegnung mit Fritz Lang (Peter Fleishmann, documentaire, CM) – 1965  Once a thief (Les tueurs de San Francisco) (Ralph Nelson) – 1966  The professionals (Les professionnels) (Richard Brooks) – 1967  The spy in the green hat (L’espion au chapeau vert) (Joseph Sargent & Henry W. George) – Kill a dragon (Trafic dans la terreur) (Michael Moore) – Torture garden (Le jardin des tortures) (Freddie Francis) –  1968  Che ! (Che) (Richard Fleischer) – Las Vegas 500 milliones (Les hommes de Las Vegas) (Antonio Isasi-Isasmendi) – Marquis de Sade : Justine / Justine / Justine : le disavventure della virtù (Les infortunes de la vertu) (Jésus Franco) – 1969  La legione dei dannati (La légion des damnés) (Umberto Lenzi) – L’urlo dei giganti (Pas de pitié pour les héros) (Henry Mankiewickz [=León Klimovsky] ) – The desperados (La haine des desperados) (Henry Levin) – Il mercenario (Le mercenario) (Sergio Corbucci) – 1970  Monte Walsh (William A. Fraker) – The horsemen (Les cavaliers) (John Frankenheimer) –  ¡ Vamos  a matar, compañeros ! (Companeros) (Sergio Corbucci) – The McMasters (Le clan des McMasters) (Alf Kjellin) – 1971  Chato’s land (Les collines de la terreur) (Michael Winner) – 1972  Te Deum (Enzo G. Castellari) – And so ends (Robert Young, voix du récitant) – Si  può  fare… amigo  (Amigo !… mon  colt  à  deux  mots  à te dire) (Maurizio Lucidi) – Blu Gang / Blu gang e vissero per sempre felici e ammazzati (Luigi Bazzoni) – 1973  Imagine (John Lennon & Yoko Ono) – Okahoma crude (L’or noir de l’Oklaoma) (Stanley Kramer) – Craze (Vidéo : Mystic Killer) (Freddie Francis) – Dracula (Dracula et ses femmes vampires) (Dan Curtis, TV, distribué en salles en Europe) – 1974  Il richiamo del lupo (Gianfranco Baldanello) – The four deuces (William K. Bushnell) – 1975  Africa Express (Michele Lupo) – L’infermiera (Défense de toucher) (Nello Rossatti) – Squadra antiscippo (Flics en jeans) (Bruno Corbucci) – 1976  Diamante Lobo / God’s gun (Les impitoyables) (Frank Kramer [=Gianfranco Parolini] ) – Safari express (Les sorciers de l’île aux singes) (Duccio Tessari) – Sangue di sbirro (Pour un dollar d’argent) (Alfredo Brescia) – Eva nera (Voluptueuse Laura) (Joe d’Amato) – I padroni della città (Mister Scarface) (Fernando Di Leo) – 1977 Welcome to blood city (Peter Sasdy)– Take off (Hardy Krüger) – Jim Buck / Portrait of a hitman (Allan A. Buckhantz) – 1978  Seven from heaven (Sept filles en or) ((Greydon Clark) – One man jury, dead on arrival (Flic, juge et bourreau) (Charles Martin) – 1979  Unknown powers (Don Como, documentaire) – The shape of things to come (George McCowan) – Cocaine Cowboys (Ulli Lommel) – 1980  Hawk the slayer (Terry Marcel) – Without warning (Terreur extra terrestre) (Greydon Clark) – 1982  Alone in the dark (Jack Sholder) – 1984  George Stevens : A filmaker’s journey (George Stevens Jr., documentaire) – 1987  Gor (Fritz Kiersh) – Out of Rosenheim (Badgad Café) (Percy Adlon) – Outlaw of Gor (John Bud Cardos) – 1988  Young guns (Id) (Christopher Cain) – 1989  Batman (Id) (Tim Burton) – Tango & Cash (Id) (Andrei Konchalovsky & Albert Magnoli) – 1990  Solar crisis / Kuraishisu niju-goju nen (Richard C. Sarrafian) – 1991  Legend of the West (John Bud Cardos, documentaire) – City slickers (La vie, l’amour… les vaches) (Ron Underwood) – 1992  Eli’s lesson (Peter D. Marshall, MM) – 1993  Cyborg 2 : Glass shadow (Cyborg 2) (Michael Schroeder) – 1994  Cops and Robbersons (Les nouveaux associés) (Michael Ritchie) – City slickers II : The legend of Curly’s gold (L’or de Curly) (Paul Weilland) – The swan princess (Le cygne et la princesse) (Richard Rich, animation, voix) – 1996  War games (Ken Pisani, documentaire, voix du récitant) – 1997  The incredible adventures of Marco Polo (George Erschbamer) – 1998  Treasure Island (L’île au trésor) (Peter Rowe).

MOCKY CIRCUS : LES FILMS DE JEAN-PIERRE MOCKY EN DVD

A l’heure où Jean-Pierre Mocky sort son nouveau livre que l’on annonce vachard « Cette fois je flingue », édité chez « Florence Massot présente »,  faisant suite à son « M. Le Mocky », il convient de saluer la collection des films de « l’oiseau mockyeur » en 35 DVD, édités chez Pathé.                      

Cette collection est un évènement pour reconsidérer l’œuvre de Jean-Pierre Mocky, soit 35 films de 1959 « Les dragueurs » à « Grabuge » sorti en 2005. Pour ma part, il y a mes deux préférés « Les compagnons de la marguerite » ( 1966 ) et « La grande frousse ou la cité de l’indicible peur ». Les bonus, assez courts, hélas, sont pourtant passionnants. Jean-Pierre Mocky donne la parole à ses comédiens de Michel Serrault à Dominique Zardi, et laisse passer la critique à son égard d’un Eddy Mitchell, par exemple, ce qui est tout à son honneur. C’est ici l’occasion de pouvoir rendre hommage à l’un de nos cinéastes les plus inventifs. Nous retrouvons donc ses meilleurs films comme « Solo », « L’albatros », etc… Mais on peut retrouver ses derniers films, souvent peu distribués comme « Les araignées de la nuit », « Le glandeur », « Grabuge », « La bête de miséricorde », qui même s’ils souffrent d’un budget modeste, nous offrent quelques scènes originales. Il ne faudrait pas le réduire à ses habituelles interventions dans quelques talk-shows pathétiques où on ne l’utilise qu’en « bon client » cabotin.

Vous pouvez retrouver une excellente analyse de ses films par l’équipe de « Artcancre, le cinoche des cancres ». et une interview croquignolette du réalisateur dans DVDrama. A lire deux articles ci dessous de Libération, dont un de 2004, où il parle des ses acteurs fétiches, dont l’hallucinant Jean-Claude Rémoleux.. Vivement la suite…

ARTICLES

LIBÉRATION

Portrait par Samuel Douhaire :   

Dans le tableau de famille du cinéma français, Jean-Pierre Mocky occupe une drôle de place. Celle, «nécessaire», disait Jean-Louis Bory de «l’affreux Jojo qui tire la queue du chat (…), annonce à table que la grande soeur couche avec le cousin militaire, pousse dans l’escalier le fauteuil roulant du grand-père paralytique, ( … ) glisse du poil à gratter dans tous les slips». Alors que ce sale gosse de 75 printemps prépare son 47e long métrage (un polar sur la malbouffe où il espère donner des petits rôles à José Bové et Bernard Tapie), Pathé lance les sept premiers titres d’une collection Mocky qui se présente comme une quasi-intégrale en DVD. Avec des images restaurées et des bonus parfois un peu chiches, même s’ils incluent toujours les bandes-annonces, toujours très inventives, du bonhomme. Dix autres films sont programmés pour l’automne puis, si les ventes sont jugées satisfaisantes, une dizaine de plus tous les mois. L’apothéose est attendue pour 2006 avec des raretés : ses courts métrages, ses «Hitchcock présente» (Myster Mocky, une série télé de 1991 jamais diffusée hormis en avant-programme dans son cinéma de quartier du Brady)… et même des extraits de son unique film porno, réalisé «en 1975 pour protester à ma manière contre la loi de Giscard autorisant les pornos, assure Mocky en rigolant. Les droits d’exploitation du film ont été achetés par le mari de la fille qui jouait dedans !». Si se promener dans la filmographie de Mocky ressemble beaucoup à un tour de montagnes russes, tout est bon ou presque dans cette première salve de DVD, qui propose aussi bien des comédies satiriques (Un drôle de paroissien, la Grande Lessive) que des polars politiques très sombres (Solo, l’Albatros). On y retrouve à leur meilleur les acteurs fétiches d’un cinéaste qui, en bon conteur jamais avare d’un bon mot, a ouvert pour nous sa boîte à souvenirs apparemment inépuisable…

Bourvil, l’ami fidèle. «Fernandel avait refusé le rôle d’Un drôle de paroissien, parce qu’il sortait des Don Camillo et qu’il en avait marre des films avec curés. C’est Marcel Aymé, dont j’étais proche, qui m’a conseillé Bourvil. Je dépose le scénario à midi dans sa boîte aux lettres et à une heure et demie, il me téléphone. Je vais le voir dans l’après-midi et, ensuite, on n’a pas arrêté de rigoler jusqu’à sa mort en 1970, même sur le tournage de l’Etalon où il était pourtant très malade. Le plus dur a été de négocier avec son agent, Trives, un type étonnant, une gueule cassée avec une jambe de bois. Il a engueulé Bourvil : « T’es pas un peu cinglé de faire ça ? »     Il faut dire que la clientèle de Bourvil, c’était celle du général de Gaulle, l’incarnation de la Normandie profonde. Alors, un rôle de bon catholique pilleur de troncs, ça faisait désordre…»

Francis Blanche, l’ami polygame. «On a fait dix films ensemble dont son dernier, Un linceul n’a pas de poches. Il est mort avant la postsynchronisation : c’est Roger Carel qui l’a doublé en imitant sa voix. Francis joue le rôle d’un républicain espagnol dont l’ultime phrase est : «Viva la muerte !»… Sur son lit de mort, Francis a dit à Jean Carmet : « Quel dommage que je n’ai pas fait plus de films avec Mocky ! » Comme beaucoup de comiques, il aimait tourner avec moi. Il avait l’impression de bosser avec un gars sérieux alors que, la plupart du temps, il tournait dans tellement de conneries… Son problème, c’est qu’il avait besoin d’argent pour entretenir ses quatre femmes.»

Jean-Claude Rémoleux, l’ami maousse. «A mes débuts comme acteur, j’ai tourné avec des grands seconds rôles, Pierre Larquey ou Saturnin Fabre, et j’ai toujours regretté que des trognes comme eux aient disparu des écrans. Il faut dire qu’aujourd’hui, les acteurs de premier plan n’ont pas le charisme d’un Jules Berry ou d’un Raimu : vu leurs physiques plutôt banals, un second rôle très typé risquerait de leur voler la vedette. Rémoleux, à la base, n’était pas un acteur. Il venait d’une famille très riche, actionnaire de Prisunic. C’était un type très important, mais complètement fou. Je l’ai repéré sur le plateau du Procès d’Orson Welles en 1962, où il jouait un flic. Un gros qui m’a heurté comme un ours en baragouinant… et que j’ai immédiatement engagé pour Un drôle de paroissien. Je l’ai utilisé dans 12 films, toujours comme un mastodonte ahuri : on dirait un phoque ! Même son enterrement s’est terminé par un gag : les croque-morts ont glissé sur le sol gelé et son cercueil est tombé à l’eau.»

Jean-Pierre Mocky, le faux ami. «Je n’aime pas jouer, je préfère mettre en scène. Mais quand l’acteur principal vous dit non et que les dates de tournage sont calées, vous êtes bien obligé de boucher les trous ! Dans Solo, j’ai remplacé Delon, dans l’Albatros, Trintignant, dans Un linceul n’a pas de poches Daniel Gélin, dans Vidange, Gérard Lanvin… On me reproche d’être narcissique, mais c’est parce que je ne peux pas faire autrement !»

( Libération le 14/05/2004 )


Auteur. Sept films décalés et foutraques, à l’image du réalisateur.

Eclectique Mocky
Par Samuel DOUHAIRE – vendredi 14 janvier 2005
La collection Mocky

Sept nouveaux titres:

les Dragueurs (1959), Snobs (1961), la Cité de l’indicible peur (1964),
les Compagnons de la marguerite (1966), l’Ibis rouge (1975), le Témoin (1978) et Y a-t-il un Français dans la salle? (1982). Pathé. 7 DVD, 19,99 € chaque.

Et sept qui font quatorze. La quasi-intégrale Jean-Pierre Mocky en DVD, lancée au printemps (Libération du 14 mai), s’enrichit de sept nouveaux titres, tous recommandables, dans un désordre chronologique bien à l’image du réalisateur foutraque. Cette deuxième salve (1) pioche en effet sans véritable vision d’ensemble dans vingt-trois années de carrière, depuis les Dragueurs, premier long métrage très Nouvelle Vague tourné en 1959, jusqu’à Y a-t-il un Français dans la salle ?, décapante séance de tir aux pigeons politique écrite avec Frédéric Dard en 1982. Au moins, il y en a pour tous les goûts : une satire sociale acharnée (Snobs), une dénonciation militante de la peine de mort (le Témoin), une comédie sur le mariage aussi charmante que surréaliste (les Compagnons de la marguerite), deux polars décalés (les très drôles l’Ibis rouge et la Cité de l’indicible peur, à l’ambiance proche du cinéma fantastique)…

Au-delà de leur diversité, ces titres sont très représentatifs du style Mocky : de l’humour au vitriol, de la rapidité presque pathologique et un défilé de «trognes» incroyables dans les seconds rôles, toujours très soignés. Visiblement, les acteurs ont autant de plaisir à tourner un film de Mocky que les spectateurs à le regarder. Ecoutez Michel Serrault, mort de rire quand il raconte ( hélas ! trop brièvement, comme la plupart des bonus de la collection ) la séquence de l’ascenseur avec Michel Galabru dans l’Ibis rouge. «Il faut avoir eu la chance de connaître ça au moins une fois dans sa vie», renchérit Jean-François Stévenin, qui admet toutefois avoir frôlé «150 crises cardiaques» sur le plateau de Y a-t-il un Français dans la salle ? : «Mocky fout un tel bordel» que, même quand il ne joue pas dedans, «c’est lui la star de son propre film». Et de ses propres DVD, serait-on tenté d’ajouter.
Chaque titre comporte un très court extrait de son autoportrait cinématographique, Mocky Story, et une présentation de l’histoire du film, dans laquelle il laisse libre cours à ses talents de conteur, voire d’affabulateur. Woody Allen a-t-il vraiment acheté des gags de Snobs ? Et un sorcier cantalou a-t-il vraiment jeté un sort à la pellicule parce qu’on lui avait refusé un rôle dans la Cité de l’indicible peur ? L’histoire est si belle qu’on la croirait tirée d’un film de Mocky.

(1) La suite est prévue, si les ventes sont jugées satisfaisantes par Pathé, à l’automne 2005.

Jean-Pierre Mocky parie sur le DVD pour la diffusion de ses films

LE MONDE DU 13 MARS 2005

Le maître de l’humour noir et de la comédie absurde, qui travaille sur trois projets, espère sortir en DVD, au rythme de sept par semestre, les quarante-sept longs métrages qu’il a déjà réalisés.
C’est un cas dans le cinéma français : alors qu’une partie de la profession se lamente sur les difficultés de financement des films, Jean-Pierre Mocky a, lui, trois titres dans ses tiroirs. Grabuge, avec Charles Berling et Michel Serrault, est l’adaptation d’un polar de Pierre-Alain Mesplède, Les Trottoirs de Belgrano (Gallimard, « Série noire » . Touristes, oh yes ! est une comédie quasi muette narrant les tribulations de fromagers hollandais invités à passer un week-end dans la banlieue parisienne. Enfin, Les Ballets écarlates sont, selon son auteur, un « mélodrame horrible ». Une femme dont l’enfant a disparu y tue les membres d’un réseau de pédophiles. Ces trois œuvres sont pour Mocky appelées à connaître des conditions de distribution diverses et parfois fort surprenantes.

Grabuge sera très classiquement distribué par Pathé. En ce qui concerne les deux autres films, rien n’est encore fait. « J’ai eu une proposition d’un grand magasin qui veut sortir Touristes, oh, yes ! directement en DVD, indique le réalisateur. Ils veulent que je sois le premier réalisateur connu à sortir directement en DVD ; il aurait un tirage de 300 000 exemplaires et serait vendu 4 euros ! Pour Les Ballets écarlates, fait sur un coup de colère mais difficile à sortir, on s’associerait avec une association de lutte contre les réseaux pédophiles pour présenter le film dans 400 villes françaises. Je m’intéresse à de nombreux sujets. Je pourrais faire des films-dossiers sur des sujets divers et trouver à chaque fois des sorties adaptées. » Et Mocky de finir un roman, Mister Flash, gentleman-gangster (Flammarion).

L’œuvre prolixe de Mocky se décline aujourd’hui aussi en DVD. Sept titres sont sortis récemment, tous représentatifs d’un moment de la carrière de l’auteur du Miraculé. « Pour chaque sortie de films, on fait un panachage. Ici, il y a quatre films en noir et blanc et trois films en couleurs, d’époques différentes. » Les Dragueurs sont, en 1959, le premier long métrage de Mocky. Centré sur un don Juan désabusé et malheureux (Jacques Charrier) qui initie un timide (Charles Aznavour) à l’art de la séduction, le film est imprégné de l’esprit de la Nouvelle Vague dans son désir de captation de la réalité du Paris nocturne.

Snobs (1962) imagine la rivalité entre les héritiers présomptifs d’une laiterie industrielle qui inaugurent, en un réjouissant mélange de trognes et de tics, la comédie absurde et antinaturaliste telle que la concevra le cinéaste. La Cité de l’indicible peur (1964), adaptée d’un roman de Jean Ray, invente ce genre spécifiquement « mockyen », une forme de fantastique absurde et comique qui se retrouvera dans des œuvres comme Litan ou Villes à vendre. Les Compagnons de la marguerite (1967) exaltent l’escroquerie anarchisante en peignant un employé de mairie qui s’amuse à transformer les états civils pour éviter les divorces coûteux.

L’Ibis rouge (1975) est une mixture où l’univers du réalisateur rejoint une forme de réalisme poétique. Le Témoin (1978) est un des chefs-d’œuvre de Mocky. L’humour noir, l’amour des acteurs s’y teintent d’une indéniable cruauté. Sordi y tient le rôle d’un restaurateur de tableaux accusé du meurtre d’une fillette, en fait assassinée par un notable incarné par Philippe Noiret. Il est condamné à mort et exécuté. « Avec Le Témoin, je n’ai pas voulu dépeindre la pédophilie au sens où on l’entend aujourd’hui, et qui désigne l’exploitation sexuelle de l’enfance, mais je voulais montrer qu’un adulte pouvait tomber amoureux d’un enfant. Sordi adorait le rôle, même si, à l’origine, c’est Gabin qui devait jouer son personnage. »

DES RÔLES INATTENDUS

Y a-t-il un Français dans la salle ?, adaptation en 1982 d’un roman de Frédéric Dard, est un jeu de massacre au cours duquel un politicien (Victor Lanoux) retrouve le chemin de la grâce en tombant amoureux d’une adolescente. C’est un bel exemple de la façon dont le cinéaste utilise, de façon toujours surprenante, les comédiens du cinéma français. Jean-François Stévenin et Jacques Dutronc sont étourdissants dans des rôles inattendus, conjurant le typage prédéterminé.

Pour Mocky, le DVD, c’est capital. « Beaucoup de mes films ont été interdits aux moins de 18 ans. Je les faisais pour des jeunes qui ne pouvaient pas les voir. Donc, la génération qui n’avait pas 18 ans dans les années 1970 ne les a pas vus ; les jeunes de 20 ans aujourd’hui, non plus. Ils sont enfin découverts grâce au DVD. Je voulais que ce soit dans une grande collection, c’est pour cela que mes films sortent chez Pathé. Un peu comme mon roman, qui sort chez Flammarion. » Les suppléments sont constitués d’entretiens avec Mocky et avec des acteurs. Quant au principe de montrer des scènes coupées au montage : « Je n’ai pas mis de scènes coupées, car celles qui m’auraient intéressé ont été détruites par les producteurs. Dans Les Dragueurs, il y avait une séquence finale où l’on revoyait Anouk Aimée. Le héros, qui était tombé amoureux d’elle, découvrait que c’était une prostituée et il montait avec elle. Mais le DVD de La Cité de l’indicible peur contient en supplément le prologue que les distributeurs m’avaient contraint de tourner. »

Au rythme de sept films par semestre, Mocky espère diffuser l’intégralité de son œuvre (47 films !) en peu de temps.

Jean-François Rauger

7 DVD (vendus séparément) : Les Dragueurs, Y a-t-il un Français dans la salle ?, L’Ibis rouge, La Cité de l’indicible peur, Les Compagnons de la marguerite, Le Témoin, Snobs. Ed. Fox-Pathé.

P.S. : Le cas Rémoleux :


Dominique Zardi & Jean-Claude Rémoleux en cuistot

L’une est figures les plus attachantes du bestiaire Mockien est Jean-Claude Rémoleux : Je ne résite pas de vous joindre l’hommage d’Olivier Assayas pour « Les cahiers du cinéma », lors de sa mort de en 1985. Notre ami Christophe Bier qui avait fait  une chronique dans »Mauvais genre » sur France Culture à son sujet, rappelait qu’il y avait une association sur ce comédien crée par Francis Kunz/Kafka pilier de l’équipe de « Groland », sur Canal +. A lire aussi l’excellent portrait à son sujet, par Armel de Lorme, dans l’indispensable @ide-mémoire.

J’avais rencontré Jean-Pierre Mocky et Patricia Barzyk lors d’une signature de son roman « Mister Flash ». Il était très chaleureux avec son groupe de fans, au Virgin Mégastore Bordeaux, le 13/05/2005. Un cinéphile de 23 ans avait évoqué… Rémoleux. La relève est assurée ! Ce dernier m’a même informé de l’existance d’un T-Shirt Rémoleux ! Si cette association voulait bien renaître de ses cendres…

LES CAHIERS DU CINÉMA

Hommage d’Olivier Assayas

« Tout de suite reconnaissable à sa large silhouette, son crâne chauve et sa mopie qui parfois semblait l’envelopper tout entier, il ne ouvait manquer de frapper par son improbable filet de voix, sa diction zozotante et hallucinée. Policier maladroit, écorchant « Marinella » comme en état de stupeur dans « La grande lessive », un des frères Robinhoude dans « La bourse et la vie » où il gémissait lamentablement sur sa banqueroute « Nous avons crû à une affaire mirobolante » , député Lacassagne dans « L’étalon  » où son aphonie l’empêchait de s’exprimer à la tribune (« Ve fuis un député muet » , on n’aurait pas fini d’énumerer les apparitions mémorables de Jean-Claude Rémoleux qui était bien sûr devenu un signe de reconnaissance, de complicité parmi le clan apparemment de plus en plus large des inconditionnels de Moky. On l’a vu chez Welles, dans « Le procès », on l’a vu chez Godard dans « Bande à part »  mais Rémoleux ne fut jamais acteur. Personnage de cinéma aussi bien à la ville qu’à l’écran il demeurera toujours irréductible à un rôle ou à plus forte raison à un emploi. Entier, monolitique, il était ce qu’il jouait sans distance, sans recul. En cela le rôle devenait Rémoleux et non l’inverse. On a ironisé sur Rémoleux. On a vu en lui un canular. C’est tout le contraire, non acteur Rémoleux était un être humain traversant le cinéma et l’émotion qu’on ne pouvait manquer d’éprouver en le retrouvant d’un film à l’autre était à la mesure de l’impossiblilité théorique rationnelle de sa présence. Il était toujours là contre tout. Olivier Assayas ( Cahiers du Cinéma N°369 Mars 85 )


BAMAKO

« Bamako » ,présenté hors compétition au Festival de Cannes en mai 2006 en sélection officielle, est un film atypique. Le cinéaste Abderrahmane Sissako à l’idée de faire le procès populaire de la « Banque mondiale » et du « Fond monétaire international », dans une cours de son propre petit village malien. C’est une poignée de représentants de la société civile africaine, qui a engagé cette procédure. Ce huis-clos en plein air, est une belle idée, prendre un axe local pour toucher à l’universel. Un haut-parleur diffuse les actes du procès aux villageois, et le désintérêt de certains d’entre eux compose est montré comme une critique de la passivité de certains de ses concitoyens, qui se soumettent à l’ordre établi. Le ton est accusateur pour nos sociétés, mais il est aussi fortement autocritique. C’est la belle Aïssa Maïga, qui ponctue le film, en danseuse de bal. Son couple avec son mari traversant une crise, le procès l’indiffère un peu. Dans le village, la vie continue, certains souffrent, s’aiment, s’occupent des enfants et des animaux. La vie propre continue malgré le procès. Les intervenants se succèdent sans manichéismes, des véritables avocats jouent leurs propres rôles, comme Roland Rappaport avocat de la défense flirtant avec le ridicule – il faut le voir essayer d’improbables lunettes noires, proposées par un vendeur à la sauvette. Ces personnalités, comme l’avocate sénégalaise Aïssata Tall Fal, jouent le jeu avec une grande ferveur, forts de leurs éloquences acquises avec l’expérience. Les personnages qui témoignent sont touchants, d’une grande dignité, comme ce griot qui se met à chanter dans sa langue, alors qu’on lui refuse tout témoignage – moment d’une très grande force -, ou une femme très courageuse qui témoigne de son vécu.

Le résultat est poignant, nous montrant toute la souffrance de l’Afrique acculée par une dette astronomique. Les secteurs de la santé et de l’éducation sont donc sacrifiés. A l’heure d’une médiatisation assez ambiguë avec des vedettes internationale de Brad Pitt à Madonna, le metteur en scène nous montre le grand dénuement d’une Afrique qui survit dans une grande indifférence. Tout le protocole d’un procès est respecté à la lettre. Un avocat blanc peut détenir la vérité quand il défend le continent africain, alors que sont montrés ici certains noirs dans la compromission, à l’instar de ce portier qui se laisse aisément soudoyer par un journaliste. Il nous montre l’importance de la culture africaine, sa grande sagesse, sa capacité à se révolter, et à subsister malgré la misère. Les scènes de plaidoiries sont les plus fortes, alternant avec des scènes oniriques ou du quotidien. Seule la scène du western africain, proposé à la télévision, est ici un peu déplacée, mais on peut s’amuser à l’incongruité de voir Dany Glover – co-producteur du film -, ou Elia Suleiman, original cinéaste du film « intervention divine« . L’humour est constant, la critique assurée. Le décalage est grand entre une Afrique ancestrale et contemplative, et cet hypothétique procès où finalement les puissants sont pour une foi dépossédés d’une arrogance cynique. L’image d’une Afrique debout, se révèle très forte malgré une situation alarmante, et dépeinte sans didactisme et sans moralise. Cette rêverie réaliste se révèle passionnante, et plus mordante qu’un film uniquement  documentaire. C’est assurément l’un des films les plus libres, originaux et les plus forts de cette rentrée maussade. Abderrahmane Sissako montre, avec une grande acuité, que l’on peut concilier l’engagement militant avec l’exigence artistique, le tout avec intelligence.