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Fragments d’un dictionnaire amoureux : Marc Rioufol

Marc Rioufol – Photo DR (source Artmédia)

Marc Rioufol est mort en juillet dernier à l’âge de 49 ans. Ce comédien et touche à tout – il aidait sa femme Gabriella à la gestion de sa société de vêtements Antik Batik – était à l’aise dans des univers très différents. Il approche le cinéma dans les années 90, par le biais d’un documentaire de 26 mn, « Clean time, le soleil en plein hiver », tourné sur 4 ans, où il témoigne de ses problèmes d’addiction passés, alcool et drogues. Il approche le métier en assistant aux stages  de comédie Bernadette Lafont à Nîmes – qu’elle lui donne à titre gracieux – puis il suit des cours d’improvisation à la L.I.F., et à l’atelier Blanche Salant avec Valentine Cohen.  À partir des années 90, il devient une figure aisément reconnaissable, faisant le grand écart, passant de personnages troubles dans des films souvent transgressifs à des fictions plus conformistes. Il campe souvent des personnages un peu dandy et désinvoltes, qui sous une apparence policée dévoilent parfois des déviances ou des fêlures, mais aussi une sensibilité. Il est souvent séducteur, tel son personnage de « Dans ma peau » déclarant ainsi à Marina de Van qu’il drague lors d’une soirée dansée « avec moi on ne déjeune pas on dîne ! ». Il participe au sulfureux film « Baise-moi », il y est un architecte victime des deux héroïnes, et qui, bourgeois aisé, tente d’utiliser l’empathie pour désamorcer en vain la menace. Son talent s’affirme, il tourne souvent. Il dira dans son livre « Moi, je suis comédien. Comment peux-tu jouer des scènes de viol avec un faux chibre en bataille, tourner dans « Baise-moi » ou faire une (fausse) minette à Emmanuelle Béart et accepter des guests pour TF1 ? Je me fiche de l’image que je donne, je fais mon métier, j’ai même joué Chirac récemment (1) dans un film américain. Il faut dire que je ne déifie pas ce boulot, ni ceux qui le font ». Il est toujours convaincant quel que soit le support en veuf, père abusif, qui tombe en syncope quand sa fille flirte un peu trop près avec son galant dans « Meurtrières »,  ou en suspect récalcitrant, mari d’une femme assassinée de manière atroce dans un épisode de « Sur le fil ». Il est particulièrement réjouissant dans « Holiday », en pervers masochiste, où sa réplique « Écoutez, c’est embarrassant, mais vous n’auriez pas un morceau de corde ? » fait mouche. En mars 2011 paraît son autobiographie sur ses problèmes d’addictions « Tox » chez Robert Laffont, un livre sans complaisance, traité avec l’humour qui le caractérise habituellement. C’est un témoignage précieux, et exemplaire, sur une saisissante descente aux enfers. Il s’y montre à nu et toujours avec lucidité et esprit, nous faisant comprendre pourquoi il arrive toujours à rendre attachants voire intéressants ces personnages parfois fats, mondains ou exaltés. On le voit également à la fin de « Une pure affaire » témoignant de ses problèmes de drogue dans une association de dépendants, bouclant ainsi la boucle, l’humain rejoignant ainsi son travail de comédien. Plus d’informations sur son site officiel.

(1)   dans The special relationship

Dans « Clean time, le soleil en plein hiver »

Filmographie : 1996  Clean time, le soleil en plein hiver (Didier Nion, CM) – Jeunesse (Noël Alpi) – 1997  Le septième ciel (Benoît Jacquot), Cantique de la racaille (Vincent Ravalec) – 1998  Innocent (Costa Natsis), Belle maman (Gabriel Aghion), L’amour dans les aunas hétérosexuel (Vincent Ravalec, CM) – 1999  La vie moderne (Laurence Ferreira-Barbosa) – Le secret (Virginie Wagon) – Entre nous (Serge Lalou) – Baise-moi (Virginie Despentes & Coralie Trinh Thi) –  2000  Ça ira mieux demain (Jeanne Labrune) -, Malraux tu m’étonnes ! (Michèle Rosier) – Des ombres dans la tête (Sergi Pescei, CM) – 2001  Une affaire privée (Gillaume Nicloux) – Dans ma peau (Marina de Van) – Une fausse image de moi (Grégoire Vigneron, CM) – Blanche (Bernier Bonvoisin) – 2002  Mauvais esprit (Patrick Allessandrin) -2003  Nathalie… (Anne Fontaine) – La confiance règne (Étienne Chatiliez) – 2004  Pour le temps que ça dure (Cyril Bedel, CM) – Tu vas rire mais je te quitte (Philippe Harel) – 2005  Fauteuils d’orchestre (Danièle Thompson) – Entre elle et moi (Emili Grandperret, CM) – Les bronzés 3, amis pour la vie (Patrice Leconte) – Meurtières (Patrick Grandperret) – Les irréductibles (Renaud Bertrand) – 2006  Le candidat (Niels Arestrup) – Fragile(s) (Martin Valente) –  Avant que j’oublie (Jacques Nolot) –  Roman de gare (Claude Lelouch) – Ce que mes yeux ont vu (Laurent de Bartillat) – 2007  48 heures par jour (Catherine Castel) – Les randonneurs à Saint-Tropez (Philippe Harel) – Secret défense (Philippe Haïm) – 2008  Le code a changé (Danièle Thompson) – Rapt (Lucas Belvaux) – 2009  Complices (Frédéric Mermoud) – 2009  Opération Saint-Esprit (Séverine Ferrer) – La rafle (Rose Bosch) – Holiday (Guillaume Nicloux) – American Translation (Pascal Arnold & Jean-Marc Barr) – 2010  Une pure affaire (Alexandre Coffre) – Toutes nos envies (Philippe Lioret) – 2011  Les seigneurs (Olivier Dahan).

Télévision (notamment) : 1996  Les loups dans la bergerie (Yves Amoureux) – Mes plus belles vacances (Éric Summer) – 1998  Boulevard du Palais : Le prix d’un enfant (Jacques Malaterre) – La justice de Marion : Les filles de Vincennes (Thierry Binisti) – 1999  Psy d’urgence (Edwin Bailly) – Une famille formidable : Le grand départ (Joël Santoni) – Éve Castelas (Renaud Bertrand) –Avocats et associés (Philippe Triboit, 2 épisodes) – Mary Lester : Meurtre en retour (Philomène Esposito) – Mes pires potes (1 épisode) – Highlander : The Raven (L’immortelle) : The Ex-Files (Denis Berry) – Sous le soleil : La reconquête (Sylvie Aymé) – 2000  Les Cordier juge et flic : Dette mortelle (Alain Wermus) – L’héritière (Bernard Rapp) – Cordier juge et flic : Dette mortelle (Alain Wermus) – P.J. : Règlement de compte (Gérard Vergez) – Vent de poussières (Renaud Bertrand) –  2001  Une femme d’honneur : Mort programmée (David Delrieux) – Ma mère avait raison (Thierry Binisti) – Groupe flag (Éric Summer, saison 1) – Retour de flammes (Diane Bertrand) – 2002 Mère, fille : Mode d’emploi (Thierry Binisti) – Double flair (Denis Malleval) – Par amour (Alain Tasma) – Caution personnelle / La belle affaire (Serge Meynard) – Les bottes (Serge Meynard) – Boulevard du Palais: Les murmures de la forêt (Renaud Bertrand) – Une Ferrari pour deux (Charlotte Brandström) – 2003  Un homme idéal (Christine Leherissey) – Sœur Thérèse.com : Maman en fuite (Joyce Buñuel) – Lola, qui es-tu Lola ? (Éric Summer, Hervé Renoh et Michael Hassan) – La crim’ : Derrière le miroir (Denis Amar) – 2004 Dolmen (Didier Albert, série TV) –  Péril imminent : Mortel chahut (Arnaud Sélignac) – La nuit du meurtre (Serge Meynard) – Commissaire Valence : Double face (Jean-Luc Breitenstein) – La nuit du meurtre (Serge Meynard)  – À trois c’est mieux (Laurence Katrian) – La désobéissance (Patrick Volson) –  2005  Groupe flag : Promenade de santé (Michel Hassan) – La crim’ : Non intégré (Éric Woreth) –  Les clés du paradis (Laurent Jaoui) – R.I.S. – Épisode 4 (Laurence Katrian) – La reine Sylvie (Renaud Bertrand) – Jeff et Léo, flics et jumeaux : Meurtre en blanc (Olivier Guignard) –  2006  Le temps de la désobéissance (Patrick Volson) – Sécurité intérieure : L’échange (Patrick Grandperret) – Les Bleus – Premiers pas dans la police (Dommage collatéral (Vincent Monnet) – La reine Sylvie (Renaud Bertrand) – 2007  Sur le fil : (Frédéric Berthe) – Louis Page : Dans la peau d’un autre (Christophe Chevliar) – La vie devant nous, sept ans après : L’heure de gloire (Patrick Grandperret, série TV) – Commissaire Cordier : Coeur solitaire (Régis Musset) – Vénus et Apollon (Pascal Lahmani, saison 2) – Clara Sheller (Alain Berliner, saison 2) – Engrenages (Gilles Bannier, saison 2) – Paul et ses femmes (Elisabeth Rappeneau) –  New wave (Gaël Morel) – 2008  Marie-Octobre (Josée Dayan) – Un singe sur le dos (Jacques Maillot) – 2009  X femmes : Pour elle / Transport amoureux (Bianca Li, CM) – Profilage : Derrière le masque (Éric Summer) -The special relationship (Richard Loncraine) – 2010  Enquêtes résérvées : Épisode 18 (Gérard Cuq) – Dans la peau d’une grande (Pascal Lahmani) – Accident de parcours (Patrick Volson) – 2011  Pour Djamilla (Caroline Huppert) – Nos retrouvailles (Josée Dayan) – Les virtuoses (Cible troublante) (Claude-Michel Rome).

Voxographie TV : 1999  Les enfants de l’an 2000 : le tour du monde de Fleur de Lampaul (Charles Hervé-Gruyer, série documentaire, récitant) – 2003  Dans le sillage des jonques (Roland Savoye, documentaire, récitant).

Fragments d’un dictionnaire amoureux : Jean-Claude Rémoleux

Jean-Claude Rémoleux dans « Litan »

1er avril 2010, une salle du Conservatoire régional de l’image de Nancy a été baptisée du nom de Jean-Claude Rémoleux « cet acteur singulier et sympathique au crâne chauve et à l’élocution particulière » (1), et là ce n’est pas du tout un poisson… Un groupe facebook fut même créé à l’occasion. Ce premier anniversaire est donc l’occasion de rendre hommage à une individualité fracassante. Beaucoup de personnes lui vouent un culte mérité, de Christophe Bier qui fit plusieurs hommages vibrant sur France Culture dans « Mauvais genres », au dessinateur Lefred Thouron en passant par Kafka-Francis Kuntz, grolandais bien connu. Depuis 25 ans, il existe une association « Marinella » – la chanson que fredonnait Rémoleux dans « La grande lessive », qui a pour but de promouvoir sa mémoire, il existe même un T-shirt à son effigie. Rémoleux crève l’écran à la moindre de ses apparitions, souvent en ahuri ahurissant, à la prononciation assez approximative. Flirtant avec l’inaudible, il est souvent adepte des onomatopées, et se révèle volontiers lymphatique. Armel de Lorme en fit son portrait dans son Aide-mémoire, volume 1, également disponible sur le web , qui en fit le portrait depuis sa première véritable apparition dans « Mon oncle ». Il faut le voir en égrillard spectateur d’une boîte de nuit qui participe à un groupe qui s’émoustille plus à la lecture d’une revue érotique qu’au spectacle vivant dans « Strip-tease », en élève dissipé d’un cours d’anglais, picoleur et égrillard dans « Bande à part », le candidat d’un jeu TV lunaire dans « Sans mobile apparent », ancien combattant hésitant dans « Na ! », ouvriers jumeaux le temps d’une apparition gag dans « Les Gaspard », ou notable balourd dans « Ils sont grands ces petits ». La découverte récente du DVD du formidable téléfilm de Jean L’Hôte « Confessions d’un enfant de chœur », nous permet de le voir encore plus délirant qu’à l’accoutumée en fou peignant les meubles en vert des gens dès qu’ils ont le dos tourné. Trois rencontres firent de lui un acteur ou non acteur c’est selon… culte ! Orson Welles tout d’abord qui lui confie avec Raoul Delfosse le rôle de l’un des bourreaux « radioactifs » d’Anthony Perkins dans « Le procès ». Pascal Aubier raconte la rocambolesque rencontre avec le grand metteur en scène dans son beau livre, voir citations jointes. Mocky lui donne une belle place dans ses films, l’affublant souvent de tenues l’engonçant dans des imperméables ou des cirés. Dans « La grande frousse ou la cité de la peur » (1964), il est un villageois sous cellophane, pilier de bar apeuré et inculte. Dans « La bourse et la vie » (1965), il est l’un des trois frères Robinhoude, comparses de Jean Poiret, du trio il se révèle le plus dubitatif devant des pérégrinations rocambolesques. Sa manière de dire « Mais alors, nous sommes tous de la Bourboule » est un absolu régal. A trois reprises, il fut avec Marcel Pérès, un des policiers adjoints de Francis Blanche. Il est l’auxiliaire ricaneur de Pérès dans « Un drôle de paroissien » (1963), en planque dans une église il lui lance la phrase culte «Comme dirait l’Évêque : ça pince, Monseigneur ! ». Il n’est pas très dégourdi dans « Les compagnons de la marguerite » (1966), plus prompt à trouver des graines afin d’attirer et manger les pigeons du quartier, plutôt que de mener des enquêtes. Dans « La grande lessive » (1968), le trio est toujours malmené, à la poursuite de Bourvil, chantonnant donc à longueur de temps « Marinella », de manière plus qu’essoufflée. Le duo est tellement grotesque, qu’il finira par se faire arrêter par un gendarme, ils sont pris pour des satyres, lors d’une poursuite sur les toits, après une pose voyeuriste. Il excelle aussi dans « L’étalon » (1969), il faut le voir en député, débarquer d’un bus avec une improbable moumoute, grosse lunettes et en faisant le V de la victoire, puis cueillant des fleurs, il nous amène dans les hautes sphères du surréalisme. Affligé de son habituel défaut d’élocution, il préfère s’exprimer avec des bruits de bouche, et quand il s’exprime enfin avec une infinie tristesse, il se définit en député muet. Il est un improbable cuistot et amateur de mouches et d’omelette à la banane (c’est un concept) ayant des rapports ambigus avec Jacques Dufilho dans le grinçant « Chut ! » (1971). En petit épargnant craintif, il trouve dans ce film l’un de ses meilleurs rôles, se rapprochant dangereusement de l’absurde en fermant des portes imaginaires… Il est un metteur en scène caractériel-mou dans « Un linceul n’a pas de poches » (1974), lunettes sur le front, dirigeant Sylvia Kristel, quelque peu anticonformiste, il souhaite une rencontre clandestine de nuit entre Jeanne D’Arc et le Roi d’Angleterre ! Dans « L’ibis rouge » (1975), il est de nouveau cuistot souffre-douleur de Jean Le Poulain et adepte du bras d’honneur. Il est un ouvrier rustre et musicien amateur quelque peu dissonant dans « Le roi des bricoleurs » (1976). Dans le « Témoin » (1978) il est doublé !, et en éboueur, indique sa route à Alberto Sordi. On le retrouve aussi en villageois inquiétant dans « Litan, la cité des spectres verts » (1981), comprenant le curieux patois d’une femme interrogée par Roger Lumont, et observateur muet et fantomatique d’un village pris dans un vent de folie. La troisième belle rencontre est celle avec Pascal Aubier, le temps de deux films. Dans « Valparaiso, Valparaiso » (1970),  il est le compère de Laszlo Sabo, ne pensant qu’à s’empiffrer et harcelant Alain Cuny en mettant un joyeux désordre. Il trouve son rôle le plus touchant dans « Le chant du départ » (1975), où il est l’un des membres d’une pension de famille, formant au final, une sorte de club des esseulés, qui ne trouvent pas leur place dans la société de consommation déjà envahissante des années 70. Il y est ouvreur d’un cinéma érotique ou de série Z, s’ennuyant de ces tâches répétitives. Exténué, il se couche tout habillé sur son lit dans un décor spartiate, n’ayant pour seul loisir que de contempler l’ampoule au plafond. Pour la première fois, il se dégage de sa composition, une humanité autre que burlesque. Si l’homme était profondément humain selon son cousin Olivier Thirion (1), on ne sait s’il se rendit compte de son extraordinaire singularité, la comédie franchouille ne voulut d’ailleurs pas de lui. L’homme, lui, fut sans histoire et vivait avec sa mère. Si l’une de mes devises est celle de Groucho Marx « Jamais je ne voudrais faire partie d’un club qui accepterait de m’avoir pour membre », s’il y a bien un groupe dont je voudrais faire partie c’est bien celui de « Marinella »…

Bibliographie : (1) « Le dernier grand rôle de Jean-Claude Rémoleux » par Benoît Gaudibert, « L’Est républicain » du 1/04/2010 ;  Armel de Lorme  »L’@ide-Mémoire — Volume 1 ». 2006. ; Yvan Foucart: Dictionnaire des comédiens français disparus, Mormoiron : Éditions cinéma, 2008 ; Serge Regourd « Les seconds rôles du cinéma français » (Éditions Archimbaud Klincksieck, 2010). Remerciements à Pascal Aubier et Christophe Bier (voir également le commentaire de ce dernier).

Jean-Claude Rémoleux dans « Le chant du départ »

Filmographie: établie avec Christophe Bier et Armel de Lorme : 1954  La Reine Margot (Jean Dréville, figuration) – 1955  Gervaise (René Clément, figuration) – Mémoires d’un flic (Pierre Foucaud, figuration) – Les Carnets du major Thompson (Preston Sturges) – Le secret de soeur Angèle (Léo Joannon) – The ambassador’s daughter (La fille de l’ambassadeur) (Norman Krasna, figuration non confirmée) – 1956  Fric-frac en dentelles (Guillaume Radot) – Le salaire du péché (Denys de La Patellière, figuration) – 1958  Mon oncle (Jacques Tati) – Le gentleman d’Epsom / Les grands seigneurs (Gilles Grangier, figuration non confirmée) – The trial (Le procès) (Orson Welles) – Strip-tease (Jacques Poitrenaud) – 1963  Un drôle de paroissien (Jean-Pierre Mocky) – Carambolages (Marcel Bluwal) – Faites sauter la banque (Jean Girault, figuration) – 1964  Bande à part (Jean-Luc Godard) – La grande frousse ou la cité de la peur (Jean-Pierre Mocky) – 1965  La bourse et la vie (Jean-Pierre Mocky) – 1966  Les compagnons de la marguerite (Jean-Pierre Mocky) – 1968  La grande lessive ! (Jean-Pierre Mocky) – 1969  L’étalon (Jean-Pierre Mocky) – 1970  Valparaiso, Valparaiso (Pascal Aubier) – 1971  Chut ! (Jean-Pierre Mocky) – Sans mobile apparent (Philippe Labro) – 1972  Na ! (Jacques Martin) – 1973  Les gaspards (Pierre Tchernia) – 1974  Dupont Lajoie (Yves Boisset) – Un linceul n’a pas de poches (Jean-Pierre Mocky) – 1975  L’ibis rouge (Jean-Pierre Mocky) – Le chant du départ (Pascal Aubier) – Les oeufs brouillés (Joël Santoni, figuration) – 1976  Le roi des bricoleurs (Jean-Pierre Mocky) – 1978  Ils sont grands, ces petits (Joël Santoni) – Le témoin (Jean-Pierre Mocky) – 1981  Litan, la cité des spectres verts (Jean-Pierre Mocky). Télévision (notamment) : 1963  Le chevalier de Maison Rouge (Claude Barma, mini-série) – 1964  Six personnages en quête d’auteur (Jean L’Hôte) – Le théâtre de la jeunesse : Le matelot de nulle part (Marcel Cravenne) – Une fille dans la montagne (Roger Leenhardt) – 1976  Confessions d’un enfant de choeur (Jean L’Hôte) – 1979  Le violon du diable (Roger Viry-Babel, MM) – 1983 : Lettre d’un cinéaste : le mystère Mocky (Jean-Pierre Mocky, CM, diffusé dans le cadre de « Cinéma Cinémas » sur Antenne 2). Non datés : En votre âme et conscience (figuration dans plusieurs épisodes) – Les raisins verts .

Jean-Claude Rémoleux « en vert et contre tout » (petit clin d’œil à la « Maman et la putain ») dans « Les confessions d’un enfant de chœur »

Addenda : JEAN-CLAUDE RÉMOLEUX VU PAR… :

PASCAL AUBIER :

 » …La moindre silhouette dans ce film [Le procès] était un miracle d’invention, je percevais la jubilation qui avait présidé au choix des comédiens, et c’est comme ça que je me suis entiché de Jean-Claude Rémoleux. Dans « Le Procès », c’est un des deux tueurs qui suivent K, et qui à la fin l’entraînent dans le trou et se passent le couteau. Il avait ce visage étonnant, une espèce d’éléphant de mer à lunettes, avec ce strabisme… Je me disais que c’était extraordinaire d’avoir eu le nez de trouver quelqu’un comme ça. Quelques années plus tard, j’ai rencontré Marc Maurette, l’assistant de Welles sur le Procès, il m’a raconté comment Rémoleux avait été engagé. Pendant la préparation du film à Billancourt, Welles s’était fait installer une table et des chaises près de l’entrée dans la cour, il se faisait apporter des bouteilles de Bourgogne blanc et fumait son cigare. Un jour, il voit passer une ribambelle de machinos qui portaient des praticables, des pièces de décors, etc. Après le passage du dixième, un onzième surgit un peu en retard, un énorme gros mec à lunettes qui ne portait que trois planches ; d’un seul coup elles se croisent entre elles, il se prend le pied dedans avec une maladresse ahurissante, et boum, il se retrouve sur le cul… Welles se retourne alors vers Maurette et lui dit : « Maurette, je veux ce type dans le film ! ». De là, Rémoleux a eu une espère de carrière, dans « Bande à part », au fond de la classe, c’est lui qui fait mine de mettre la main au cul de la prof d’anglais. Et puis on l’a surtout vu dans les films de Mocky. Et dans les miens. Il était parfait. C’est triste qu’il soit mort si vite. Ce qui est extraordinaire, c’est qu’il n’a jamais compris ce qui lui était arrivé, il n’a pas compris qu’évidemment, il avait été choisi d’abord par Welles à cause de ce qu’il était. Il me disait : « Tu sais, moi, j’ai trois amis, Orson, Jean-Pierre et toi. » [« Les mémoires de Gascogne » par Pascal Aubier (Éditions Sybarite – Yellow Now, 1996).]

JEAN-PIERRE MOCKY :

« Jean-Claude Rémoleux, l’ami maousse. «A mes débuts comme acteur, j’ai tourné avec des grands seconds rôles, Pierre Larquey ou Saturnin Fabre, et j’ai toujours regretté que des trognes comme eux aient disparu des écrans. Il faut dire qu’aujourd’hui, les acteurs de premier plan n’ont pas le charisme d’un Jules Berry ou d’un Raimu : vu leurs physiques plutôt banals, un second rôle très typé risquerait de leur voler la vedette. Rémoleux, à la base, n’était pas un acteur. Il venait d’une famille très riche, actionnaire de Prisunic. C’était un type très important, mais complètement fou. Je l’ai repéré sur le plateau du Procès d’Orson Welles en 1962, où il jouait un flic. Un gros qui m’a heurté comme un ours en baragouinant… et que j’ai immédiatement engagé pour Un drôle de paroissien. Je l’ai utilisé dans 12 films, toujours comme un mastodonte ahuri : on dirait un phoque ! Même son enterrement s’est terminé par un gag : les croque-morts ont glissé sur le sol gelé et son cercueil est tombé à l’eau.» (Libération du 14/05/2004)

OLIVIER ASSAYAS :

« Tout de suite reconnaissable à sa large silhouette, son crâne chauve et sa myopie qui parfois semblait l’envelopper tout entier, il ne pouvait manquer de frapper par son improbable filet de voix, sa diction zozotante et hallucinée. Policier maladroit, écorchant « Marinella » comme en état de stupeur dans « La grande lessive », un des frères Robinhoude dans « La bourse et la vie » où il gémissait lamentablement sur sa banqueroute « Nous avons cru à une affaire mirobolante » , député Lacassagne dans « L’étalon  » où son aphonie l’empêchait de s’exprimer à la tribune (« Ve fuis un député muet » ), on n’aurait pas fini d’énumérer les apparitions mémorables de Jean-Claude Rémoleux qui était bien sûr devenu un signe de reconnaissance, de complicité parmi le clan apparemment de plus en plus large des inconditionnels de Mocky. On l’a vu chez Welles, dans « Le procès », on l’a vu chez Godard dans « Bande à part »  mais Rémoleux ne fut jamais acteur. Personnage de cinéma aussi bien à la ville qu’à l’écran il demeurera toujours irréductible à un rôle ou à plus forte raison à un emploi. Entier, monolithique, il était ce qu’il jouait sans distance, sans recul. En cela le rôle devenait Rémoleux et non l’inverse. On a ironisé sur Rémoleux. On a vu en lui un canular. C’est tout le contraire, non acteur Rémoleux était un être humain traversant le cinéma et l’émotion qu’on ne pouvait manquer d’éprouver en le retrouvant d’un film à l’autre était à la mesure de l’impossibilité théorique rationnelle de sa présence. Il était toujours là contre tout. Olivier Assayas ( Cahiers du Cinéma N°369 Mars 85 )

Digressions : Restons avec Jean-Pierre Mocky, alors qu’il  diffuse dans son nouveau cinéma « Le Despérado » trois de ses films, « Les insomniaques », « Crédit pour tous » et le délirant « Dossier Toroto »… Le 1 er avril 2007,  je faisais un poisson d’avril qui ne brillait pas par sa subtilité avec le compte-rendu d’un improbable visionnage des « Couilles en or » de Jean-Pierre Mocky, ici-même,  dont je suis assez surpris de voir qu’il est parfois pris au premier degré, pour rappel c’est bien un canular.

Fragments d’un dictionnaire amoureux : Éric Naggar

 Éric Naggar dans "Sur le fil", épisode "V.M.A."Éric Naggar dans « Sur le fil », épisode « V.M.A. »

Après des véritables débuts tardifs à l’aube des années 2000, il est devenu l’un des comédiens français les plus utilisés du moment. Il avait débuté comme scénariste, et fut auteur de théâtre avec « L’étrangleur s’excite » – dont une captation fut diffusée en 1982 sur France 2 -, pièce d’humour noir saluée à l’époque par François Truffaut, où un étrangleur est manipulé par un psychiatre avec Jean-Pierre Marielle, Richard Anconina et Bernard Le Coq et en 1988 avec « La femme à contre jour » avec Jean Rochefort.

On le remarque de prime abord dans « Les bronzés 3», face à Gérard Jugnot, effaré de découvrir le coming out de son fils – joué par Arthur Jugnot -, voulant vivre avec son comptable assez terne, l’occasion de découvrir un comédien sidérant. Quelle que soit la durée de son rôle, il est capable de faire exister son personnage, d’un des « bœufs-carottes » cinglant dans « Gardiens de nuit », en chauffeur obséquieux de Nicolas Marié, se souciant des dangers de la poésie dans « Micmacs à tire-larigot » , en éditeur pressé et dévoué dans « Adèle Blanc-Sec », ou en curieux personnage faisant des analyses de nuit dans « La sainte victoire ». Il vole même la vedette à un Eric Judor survolté dans « Hallal police d’état », en professeur chimérique faisant le bilan des effets post-traumatiques d’une gifle musclée.

Il est aussi convaincant en bigleux timide dans « Mon meilleur ami », qu’en avocat minable dans « Ne le dis à personne », en politique d’extrême droite capable d’haranguer les foules avec des idées racistes dans « Faubourg 36 » ou en procureur conformiste n’aimant pas la contradiction dans la série « Sur le fil ». Il faut dire qu’il est extrêmement à l’aise dans les rôles de composition, tel le rabbin jovial et hospitalier dans « Tellement proches », l’alcoolique allemand qui a des problèmes familiaux dans « Le dernier pour la route », ou le noble déclassé fourbu et féru de serrurerie dans « Les diamants de la victoire ».

On le voit souvent dans des personnages odieux cachés sous un aspect guindé voire compassé. Il est souvent retord,  en producteur véreux dans « Alive », en chef survolté de vigiles de supermarché dans « Les mythos », ou en avocat intransigeant dans « Toutes nos envies », peu compréhensif envers une personne endettée. Il est aussi un maire prêt à tous les compromis et toutes les bassesses dans « Camping 2 », oubliant ses concitoyens, en fausse victime et vrai escroc dans un épisode de « Central Nuit », ou un parfumeur recevant de manière parfaitement condescendante la timide Isabelle Carré dans « Les émotifs anonymes ».

Il arrive à donner une folie et une démesure au moindre de ses rôles, à l’instar de « Pédale dure », où il se livre à une véritable quête existentielle… manger du carpaccio lors d’une party huppée ! Un running gag qui aurait pu être assez vain et qui prend une dimension étonnante grâce à lui. Il réussit à être un banquier encore plus cynique que le personnage joué par Philippe Magnan dans « Erreur de la banque en votre faveur », avant de reconnaître, grand seigneur, qu’il s’est fait doubler avec brio par Gérard Lanvin. Il campe un réceptionniste carrément fielleux dans « Holiday », où son langage de charretier fait merveille, restant pourtant digne selon l’usage de son emploi, on retrouve dans un son œil un plaisir évident à faire valdinguer les conventions.

Il est très à l’aise dans le mélange des genres, en scientifique enquêteur soignant Julie Depardieu d’une pathologie « fantastique » dans « La femme invisible ». Il excelle en premier ministre mi-empathique envers son prochain, mi-cynique devant les rouages du pouvoir dans « L’exercice du pouvoir ». On le retrouve face à Catherine Frot à deux reprises : il joue son mari indifférent plus prompt à s’occuper d’art que de sa femme, et qui ne communique essentiellement qu’à distance dans « Bowling » et un médecin suisse allemand survolté admiratif de sa poitrine dans « Associés contre le crime », dire de son personnage qu’il serait agité serait d’ailleurs un doux euphémisme.

Ses personnages œuvrent parfois dans la finance comme le banquier goguenard de Richard Anconina et Patrick Timsit dans « Stars 80 ». S’il reste intraitable quand il s’agit d’argent, il s’avère plus déluré en se révélant fan de la pulpeuse Sabrina Salerno. Il est aussi un financier, spécialiste de la « brunisation » (sic) de l’argent dans « Le capital », qui affirme ne servir que les intérêts de ses clients….

On l’aurait vu volontiers côtoyer les grands excentriques du cinéma français comme Jean Tissier, Noël Roquevert ou Pierre Larquey, s’il était né quelques années plus tôt. Il rejoint désormais cette grande catégorie des voleurs de scènes, ce qui est plutôt rare ces dernières années.

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Filmographie

1981  Neige (Juliet Berto & Jean-Henri Roger) – Il faut tuer Birgitt Haas (Laurent Heynemann) – 1982  L’indiscrétion (Pierre Lary) – 2000  Le vélo de Ghislain Lambert (Philippe Harel) – 2001  Taxi 3 (Taxi 3 (Gérard Krawczyk) – 2002  Mon idole (Guillaume Canet, + co-scénariste) – 2003  Le grand rôle (Steve Suissa) – Alive (Frédéric Berthe) – 2004  Pédale dure (Gabriel Aghion) – Le plus beau jour de ma vie (Julie Lipinski) – Tu vas rire mais je te quitte (Philippe Harel) – Le démon de midi (Marie-Pascale Osterrieth) – L’enfer (Danis Tanovic) – 2005  Les bronzés 3 – Amis pour la vie (Patrice Leconte) – Un ticket pour l’espace (Éric Lartigau) – L’entente cordiale (Vincent de Brus) – Les aristos (Charlotte de Turckheim) – Ne le dis à personne (Guillaume Canet) – 2006  Bobby : RFK 37 (Rob Alvarado et Adam Lukeman, CM) – Mon colonel (Laurent Herbiet) – Mon meilleur ami (Patrice Leconte) – Madame Irma (Didier Bourdon & Yves Fajnberg) – Le serpent (Éric Barbier) – Mr. Bean’s holiday (Les vacances de Mr. Bean) (Steve Bendelack) – Rush Hour 3 (Id) (Brett Ratner) – 2007  13 ans (Rudi Rosenberg, CM) – Nos 18 ans (Frédéric Berthe) – Faubourg 36 (Christophe Barratier) – Modern love (Stéphane Kazandjian) – Les enfants de Timpelbach (Nicolas Bary) – 2008  Envoyés très spéciaux (Frédéric Auburgin) – La femme invisible (d’après une histoire vraie) (Agathe Teyssier) – Erreur de la banque en votre faveur (Michel Munz et Gérard Bitton) – Tellement proches (Éric Toledano & Olivier Nakache) – Le dernier pour la route (Philippe Godeau) – Micmacs à tire-larigot (Jean-Pierre Jeunet) – La sainte victoire (François Favrat) – R.T.T. (Frédéric Berthe) – 2009  Trésor (Claude Berri & François Dupeyron) – Coursier (Hervé Renoh) – Gardiens de l’ordre (Nicolas Boukhrief) – Les aventures extraordinaires d’Adèle Blanc-Sec (Luc Besson) – Camping 2 (Fabien Onteniente) – Les petits mouchoirs (Guillaume Canet, rôle coupé au montage) – Les émotifs anonymes (Jean-Pierre Améris) – 2010  Holiday (Guillaume Nicloux) – Omar m’a tuer (Roschdy Zem) – Hallal police d’état (Rachid Dhibou) – La permission de minuit (Delphine Gleize) – Mon père est femme de ménage (Saphia Azzedine) – Les mythos (Denis Tybaud) – L’exercice d’état (Pierre Schoeller) – Toutes nos envies (Philippe Lioret) – 2011  Associés contre le crime (Pascal Thomas) – La nouvelle guerre des boutons (Christophe Barratier) – Bowling (Marie-Castille Mention-Schaar) – Ma bonne étoile (Anne Fassio) – 2012  Capital (Costa-Gavras) – Stars 80 (Frédéric Forestier) – Les profs (Pierre-François Martin-Laval) – Je fais le mort (Philippe Hagège) – 2013  Three days to kill (McG) – 96 heures (Frédéric Schoendoerffer) – L’enquête (Vincent Garenq) – 2014  419  (Éric Bartonio) – Valentin, Valentin (Pascal Thomas) – Papa ou maman (Martin Bourboulon) – Ange et Gabrielle (Anne Giaferri) – 2015  Arrête ton cinéma (Diane Kurys) – 2016  Star 80 – La suite (Frédéric Auburtin et Thomas Langmann) – Comme des garçons (Julien Allard) – 2017  Love adict (Franck Bellocq) – Neuilly sa mère, sa mère (Gabriel Julien-Lafferière et Djamel Bensallah) – J’ai perdu Albert (Didier Van Cauwelaert) – 2018  Selfie [épisode « Smileaks »] (Vianney Lebasque) – Belle-fille (Méliane Marcaggi) – 2022 Baby blueseuses (Johanna Menuteau, CM) – Daaaaaali ! (Quentin Dupieux) – 2024 Paradis films (Marjane Satrapi).

Télévision (notamment)

1985  D’amour et d’eau chaude (Jean-Luc Trotignon) – 2001  Jalousie (Marco Pauly) – 2002  Les cours du soir (Michaël Perrota) – PJ : Gang de filles (Brigitte Coscas) – Avocats & associés (La grande muette) (Christian Bonnet) – Si j’étais lui (Philippe Triboit) – 2003  Blague à part : Bloc op – Hep’ taxi (Frédéric Berthe, un épisode) – Le Camarguais : Paddy (Patrick Volson) – Les Cordier, juge et flic : Cours du soir (Michaël Perrotta) – Sex and the city : An American Girl in Paris: Part 1 (Timothy Van Patten) – Péril imminent : Mortel chahut (Arnaud Sélignac)  – 2005  Le grand patron : Édition spéciale (Christian Bonnet) – Avocats et associés : Les ciseaux (Pascal Martineau) – 2006  Alice Nevers – Le juge est une femme : La loi du marché (Joyce Buñuel) – Président Ferrare – Je hais les parents (Didier Bivel) – L’état de Grace (Pascal Chaumeil, série TV) – Monsieur Max (Gabriel Aghion) – Sur le fil (Frédéric Berthe, saison 1) – 2008  Boulevard du Palais – Central nuit : Cauchemars (Olivier Barma) – Julie Lescaut : Julie à Paris (Éric Summer) – La vie à une (Frédéric Auburtin) – Le septième juré (Édouard Niermans) – Le malade imaginaire (Christian de Chalonge) – 2009  Duel en ville (Pascal Chaumeil, série TV) – Les petits meurtres d’Agatha Christie : La maison du péril (Éric Woreth) – Beauté fatale (Claude-Michel Rome) – Le bourgeois gentilhomme (Christian de Chalonge) – Entre deux eaux (Michaëla Watteaux) – Reporters (Gilles Bannier, saison 2) – La marquise des ombres (Édouard Niermans) – La loi selon Bartoli (François Velle) – Sur le fil (Frédéric Berthe, saison 3) – Engrenages (Jean-Marc Brondolo, saison 3) – Ce jour-là, tout a changé : L’appel du 18 juin (Félix Olivier) – La peau de chagrin (Alain Berliner) – Les diamants de la victoire (Vincent Monnet) – La pire semaine de ma vie (Frédéric Auburtin) – La loi selon Bartoli (épisode 2) (François Velle) – Amoureuse (Nicolas Herdt) – Mission sacrée (Daniel Vigne) – La loi selon Bartoldi (épisode 3) (Charlotte Brandström) – Tout est bon dans le cochon (David Delrieux) – 2011  Clash : Hugo, le mérite d’être clair (Pascal Lahmani) – Le bonheur des Dupré (Bruno Chiche) – Les voies impénétrables (Noémie Saglio & Maxime Govare) – L’innocent (Pierre Boutron) – 2012  Zak (Arthur Bezaquen & Denis Thybaud, série) – Opération hirondelle (Bruno Le Jean) – La méthode Claire (Vincent Monnet) – Nom de code : Rose (Arnaud Mercadier) – Un petit bout de France (Bruno Le Jean) – 2013  La déesse aux cent bras (Sylvain Monod) – La rupture (Laurent Heynemann) – Profilage : Un pour tous (Julien Despeaux) – L’esprit de famille (Frédéric Berthe) – Meurtres à Rouen / Meurtres à l’abbaye de Rouen (Christian Bonnet) – Falco : Sacrifices (Jean-Christophe) – Où es-tu maintenant ? (Arnaud Sélignac) – La loi (Christian Faure) – Boulevard du Palais : Une vie au placard (Bruno Garcia) – Boulevard du Palais : Un bien pour un mal (Bruno Garcia) – 2015  La loi de Barbara : Illégitime défense (Didier Le Pêcheur) – Mongeville : Mortelle mélodie (Bruno Garcia) – La vie devant elles (Gabriel Aghion, mini-série) – Pierre Brossolette ou les passagers de la lune (Coline Serreau) – La loi d’Alexandre : Comme des frères (Claude-Michel Rome) – Dix pour cent : Audrey (Antoine Garceau) – Stavisky, l’escroc du siècle (Claude-Michel Rome) – Monsieur Paul (Olivier Schatzky) – Lebowitz contre Lebowitz (Frédéric Berthe, mini-série) – Boulevard du Palais : Mauvaise graine (Jean-Marc Thérin) – Sam (Valérie Guignabodet, mini-série) – 2016  Alice Nevers, le juge est une femme : Ma vie pour la tienne (Éric Le Roux) – 2017  Une famille formidable : Révélations (Miguel Courtois) – 2018  Sam (Gabriel Aghion, mini-série, saison 2) – Tu vivras ma fille (Gabriel Aghion) – HP (Angela Soupe et Sarah Santamaria-Mertens, mini-série, saison 1) – 2019  Pour Sarah (Frédéric Berthe, mini-série) – HP (Angela Soupe et Sarah Santamaria-Mertens, mini-série, saison 2) – 2020  De Gaulle, l’éclat et le secret (François Velle, mini-série) – 2021  Les aventures du jeune Voltaire (Alain Tasma, mini-série) – 2022  Candice Renoir : Un seul être vous manque et tout est dépeuplé (Pascal Lahmani) – L’homme de nos vies (Frédéric Berthe, mini-série) – 2023  Daron (Franck Bellocq, mini-série) – Tout pour Agnès (Vincent Garencq, mini-série) – À côté de ses pompes (Nathalie Lecoultre) – Benoît Génant officiel (Éric Lavaine, mini-série) – La peste (Antoine Garceau, mini-série).

Fragments d’un dictionnaire amoureux : Jacques Berthier

Exemple de pages supprimées, uniquement pour cette phrase : « Saluons ce site qui rend ainsi hommage aux oubliés de l’agence de « Celle-dont-on-ne-doit-pas-prononcer-le-nom » comme Colette Bergé par exemple soeur de Francine, Bruno Devoldère, Paula Dehelly, une grande voix du doublage ou Marie-Françoise Audollent. »

12 avril 2008

MORT DE JACQUES BERTHIER

Annonce de la mort du comédien Jacques Berthier le 2 avril dernier à l’âge de 92 ans, faite par sa veuve Lily Baron à l’équipe du site « Les gens du cinéma ». Saluons ce site qui rend ainsi hommage aux oubliés de l’agence de « Celle-dont-on-ne-doit-pas-prononcer-le-nom », comme Colette Bergé par exemple soeur de Francine, Bruno Devoldère, Paula Dehelly, une grande voix du doublage ou Marie-Françoise Audollent. Né le 10 février 1916 à Paris, il suit des études sportives. Il suit ensuite des cours de comédie chez Solange Sicard, puis assiste à la classe de Louis Jouvet au conservatoire. Il multiplie les activités artistiques, peinture, sculpture et décoration. Il débute au cinéma en 1939, son allure et sa prestance lui permettent de jouer des pères nobles et des officiers. Il est souvent séducteur à l’instar de son rôle du dernier soupirant de Zizi Jeanmaire dans « Charmants garçons ». On le retrouvera souvent à la télévision dès les années 50, citons par exemple le trésorier d’une confrérie de truands dans un épisode des « Brigades du tigre ». Le cinéma italien le demande souvent, on le retrouve ainsi en vedette dans « Les derniers jours d’Herculanum », évoquant les persécutions des premiers chrétiens dans la Rome de Titus, ou dans « Colorado Charlie », où il est un shériff qui ne peut se retirer pour se marier et doit reprendre les armes. Il tente de se diversifier, en réalisant des courts-métrages documentaires. Il signe en 1960 son seul long-métrage, avec Anouk Aimée, débutante, Christian Pezey, Jacques Dacqmine, Geneviève Fontanel et Patrica Gozzi. Le film raconte l’histoire des amours de jeunes gens, dans le petit monde des brocanteurs. Le film est bien reçu, pour  « L’analyse générale des films 1962 » :  « Jacques Berthier » pour son premier film a choisi le cadre pittoresque et rude de la foire aux puces, qu’il oppose au milieu doré des antiquaires, où se situe le mirage, l’illusion, le rêve passager de son héros. Ce mélodrame un peu précieux n’est pas sans charme et doit plaire à un public assez étendu ». La saison cinématographique 1962 évoque « une sorte de gentillesse diffuse et tendre qui baigne tous les personnages. Jacques Berthier, acteur venu à la réalisation, a beaucoup de goût. Il donne même parfois dans le baroque un peu voyant, mais il le fait avec une élégance estimable ». Il a aussi une voxographie importante, prêtant sa voix notamment à Raymond Burr (« Perry Mason », « L’homme de fer » – succédant pour ce dernier à Jean-Martinelli -, et dans des séries d’animation comme « Goldorak » – rôle de Véga -). Ciné Fx diffuse ce soir à 21 heure « L’atlantide » de Jean Kerchbron, dans lequel il joue Morthange. A lire le portrait de Donatienne dans « L’encinémathèque ». Bibliographie : « Annuaire biographique du cinéma et de la télévision 1962-1963 » (Contact-Éditions).

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Filmographie : 1939  La fin du jour (Julien Duvivier) – 1941  Le destin fabuleux de Désirée Clary (Sacha Guitry) – 1943  Béatrice devant le désir (Jean de Marguenat) – 1945  Tant que je vivrai (Jacques de Baroncelli) – Adieu chérie (Raymond Bernard) – 1946  Le bateau à soupe (Maurice Gleize) – 1947  La révoltée (Marcel L’Herbier) – Les requins de Gibraltar (Emil-Edwin Reiner) – 1949  On n’aime qu’une fois (Jean Stelli) – 1950  Maria du bout du monde (Jean Stelli) – Ombre et lumière (Henri Calef) – 1951  Les deux « Monsieur » de Madame (Robert Bibal) – 1953  The master of Ballantrae (Le vagabond des mers) (William Keighley) – Si Versailles m’était conté (Sacha Guitry) – Raspoutine (Georges Combret) – 1954  La belle Otéro (Richard Pottier) – 1955 Tam-Tam mayumbe (Tam-Tam) (Gian Gaspare Napolitano) –  Un missionnaire (Maurice Cloche) – Les insoumises (René Gaveau) – 1957  Charmants garçons (Henri Decoin) – Premier mai / Le père et l’enfant (Luis Saslavsky) – 1959  Un témoin dans la ville (Édouard Molinaro) – Nathalie agent secret (Henri Decoin) – Costa azzurra (Le miroir aux alouettes) (Vittorio Sala) – 1960  Qui êtes-vous Monsieur Sorge ? (Yves Ciampi) – 1961  Les trois mousquetaires (Bernard Borderie) – Lemmy pour les dames (Bernard Borderie) – 1962  Anno 79 : La distruzione di Ercolano (Les derniers jours d’ Herculanum) (Gianfranco Parolini) – Il vecchio testamento / The old testament / Los macabeos (John Eastwood [Gianfranco Parolini]) – 1965  La pharmacienne (Serge Hanin & Jany Holt, CM) – Colorado Charlie ‘Colorado Charlie – La loi de l’Ouest) (Robert Johnson [Roberto Mauri]) – 1966  Uno sceriffo tutto d’oro (L’or du Shérif)  (Richard Kean & Eastmang Glen ([Osvaldo Civirani]) – Tiffany memorandum / Sciarada internazionale (Coup de force à Berlin) (Terence Hathaway [Sergio Grieco]) – 1967  Mayerling (Id) (Terence Young) – 1969  La battaglia d’ inghitterra / El largo dia del águila (Sur ordre du Führer / De Dunkerque à la bataille de Londres) (Enzo Girolami Castellari) – 1974  Il bianco, il giallo, il nero / El blanco, el amarillo y el negro (Le blanc, le jaune et le noir (Sergio Corbucci) – 1976  Frou-Frou del Tabarin (Giovanni Brochard) – Une femme fidèle (Roger Vadim) – 1978  Brigade mondaine (Jacques Scandelari). Nota : Il ne semble pas participer à « La rage au corps » (Ralph Habib, 1953) et le « Jacques Berthier » dans le rôle du petit monsieur bien-mis » dans « Sans-toi ni loi » (Agnès Varda, 1985 est un homonyme. Comme réalisateur : 1952  Charles Péguy (CM) – 1953  Présentation à Notre-Dame de Chartres (CM) – 1956  Les filles du feu (MM) – 1960  La montagne sauvage (CM) – Quai Notre-Dame – Télévision (notamment) : 1956  Rebecca (Roger [Lazare] Iglésis) – 1958  La princesse Georges (Jean-Paul Carrère) – Les cinq dernières minutes : Tableau de chasse (Claude Loursais) – 1961  Les bijoux d’Isabelle (Jacques Rutman) – 1962  On est tellement seuls (Roger [Lazare] Iglésis) – 1964  Pauline ou l’écume de la mer (François Gir) – Les aventures de Robinson Crusoë (Jean Sacha, série) – 1966  Hommes de caractères : Jacquard (Jean-Paul Carrère) – La 99ème minute (François Gir) – 1968  Les chevaliers du ciel (François Villiers, saison 2) – 1970  Mauregard (Claude de Givray, série) – 1971  Madame êtes-vous libre ? (Jean-Paul Le Chanois, série) – 1972  Une brune aux yeux bleus (Roger [Lazare] Iglésis)- L’Atlantide (Jean Kerchbron) – 1973  Le masque aux yeux d’or (Paul Paviot) – La gageure imprévue (François Gir) – Destins : Le kiosque à musique & Chère petite madame (Serge Hanin) – Une atroce petite musique (Georges Lacombe) – Ton amour et ma jeunesse (Alain Dhénaut, série) – 1974  Aux frontières du possible : Alerte au minotaure (Victor Vicas) – Les brigades du tigre : La confrérie des loups (Victor Vicas) – 1975  Splendeurs et misères des courtisanes (Maurice Cazeneuve) – 1976  Commissaire Moulin : Ricochet (Alain Dhénaut) – 1977  Richelieu (Jean-Pierre Decourt) – 1978  Allégra (Michel Wyn) – Les grandes conjuration : Le connétable de Bourbon (Jean-Pierre Decourt) – 1980  Au théâtre ce soir : Ne quittez pas ! (Pierre Sabbagh) – 1981  Les amours des Années Folles : La messagère (François Gir) – Carte vermeil (Alain Levent) – 1982  Ultimatum (Georges Farrel) – 1996  Les enfants du mensonge (Frédéric Krivine) – Voxographie (notamment) : 1954  Canal de Corinthe (Nelo Risi, CM documentaire, récitant) – 1957  Tokende (Gérard de Boe, documentaire, récitant) – Shiroi sanmayaku (Le toit du monde / La montagne sauvage) (Sadao Imamura, récitant version française) – 1968  Z (Costa-Gavras, doublage).

Mise à jour du 9/01/2010

Posté par Coinducinephage à 09:06 – R.I.P.Commentaires [1]Rétroliens [0] – Permalien [#]
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Commentaires

 

filmo

Cher Christian,

Bel hommage à Jacques Berthier, bien qu’on ne puisse considérer Anouk Aimée, venue au cinéma en 1946, comme une débutante – 1960.

Pour la filmo stricto-senso :

1) JB a bel et bien débuté dans LA FIN DU JOUR… mais sa scène telle qu’il me l’a décrite avec précision n’apparaît ni sur les versions commercialisées (vhs/dvd) ni dans les copies diffusées au Cinéma de Minuit.

2) Le JB de « Sans toit ni loi » est bel et bien un homonyme, vraisemblablement non professionnel.

3) Pour « 1er Mai », il n’y figure absolument pas, contrairement à… Simone Berthier. L’erreur étant bien trop grossière pour venir de toi, je préconise le pal réservé aux mauvais filmographes pour la personne qui t’a fourni ce tuyau percé.

4) En ce qui concerne les 3 Mousquetaires, il n’apparaît que dans la première partie, intitulée Les Ferrets de la Reine.

Voilà…

Armel.

Posté par armel, 10 mai 2008 à 05:08

FRAGMENTS D’UN DICTIONNAIRE AMOUREUX : EDWIGE FENECH (EN GUISE D’HOMMAGE A NEO PUBLISHING)

La sortie simultanée de deux DVD dans l’excellente collection « Giallo » de chez « Neo Publishing », réalisés par Sergio Martino, « Toutes les couleurs du vice » et « L’étrange vice de Mme Wardh », est l’occasion de rendre hommage à Edwige Fenech. Née en 1948 à Bône (actuellement Annaba) en Algérie en 1948, c’est la plus italienne des actrices françaises – ou la plus française des actrices italiennes, à vous de voir -.Il est intéressant de s’y attarder car elle fait l’objet d’un véritable culte… Elle eut d’ailleurs un numéro spécial du mythique fanzine « Ciné-Zine-Zone N°94/95 ». Il convient aussi de visiter le site français Nanarland et celui canadien du Club des monstres avec une filmographie détaillée qui plus est. L’ineffable réalisateur Eli Roth – Dario Argento, c’est la comtesse de Ségur en comparaison, avec lequel il partage un soupçon de sadisme – lui confie même un rôle de professeur d’art et Quentin Tarantino baptise le personnage joué par Mike Myers dans « Inglorious Bastard » d’un « Ed Fenech » ! « Edwige Fenech est la reine incontestée du pseudo-sexy à l’italienne des années 60 » selon Stefano Masi et Enrico Lancia dans le livre « Les séductrices du cinéma italien », et trouvent que « Les titres de ses films sont les plus fantaisistes et les plus vulgaires du cinéma italien ».  A l’instar d’un « Les zizis baladeurs » évoqué par Jean-Louis Cros dans « La saison cinématographique 1981 » « Inintéressant… à part le spectacle des manteaux de fourrure quand ils s’ouvrent ». Certaines de ces comédies égrillardes sont d’ailleurs disponibles en DVD chez « Bac Films » : « La flic chez les poulets », « La flic à la police des moeurs » et « La prof donne des leçons particulières ». Mais il ne faudrait pas simplement réduire cette comédienne à sa superbe plastique. Elle étonne en femme borderline poursuivie par un étrange inconnu dans « Toutes les couleurs du vice » et en bourgeoise flirtant avec le sado-masochisme dans « L’étrange vice de Mme Wardh », justement. Dans les années 80, elle refuse de jouer dans « La clé » de Tinto Brass, pour devenir productrice – elle créa une société de production « Imagine et Cinema », avant d’abandonner sa carrière d’actrice. Bibliographie : Stefano Mais & Enrico Lancia « Les séductrices du cinéma italien » (Gremese International, 1997). Enrico Lancia & Roberto Poppi « dizionario del cinema italiano : Le attrici » (Gremese editore, 2003).

Filmographie : 1966  Toutes folles de lui (Norbert Carbonnaux) – Le démoniaque (René Gainville) – 1968  Frau Wirtin hat auch einen Grafen / Susanna… e i suoi dolci vizi alla corte del re (Oui à l’amour, non à la guerre / Vidéo : Pour le meilleur et pour l’Empire) (François Legrand [Franz Antel]) – Il figlio di Aquila Nera (Le fils de l’Aigle Noir) (James Reed) – Samoa, régina della giungla (Samo, fille sauvage / Reprise : La sauvageonne) (Guido Malatesta) – 1969  Der Mann mit dem goldenen Pinsel (Franz Marischka) – Top Sensation (Ottavio Alessi) – Die nackte Bovary / I peccati di Madame Bovary (Les folles nuit de la Bovary) (Hans Schott-Schöbinger) – Komm, liebe Maid und mache (Les vierges folichonnes / Au château des Dames, fais ce qu’il te plait…) (Josef Zachar) – Alle Kätzchen naschen gern (Les petites chattes sont toutes gourmandes) (Josef Zachar) – Madame und ihre Nichte / Mia nipote… la virgine (Ma nièce… la vierge) (Eberhard Schroeder) – Testa o croce (La dernière balle à pile ou face) (Piero Pierotti) – 1970  Cinque bambole per la luna d’agosto (Cinq filles dans une chaude nuit d’été) (Mario Bava) – Le Mans, scociatoroia per l’inferno (Le Mans, circuit pour l’enfer) (Osvaldo Civirani) – Don Franco e don Ciccio neel’anno della constestazione (L’ année de la contestation) (Marino Girolami) – Satiricosissimo de Mariano Laurenti (Mariano Laurenti) – 1971  Lo strano vizio della signora Wardh (L’étrange vice de Madame Wardh / DVD : L’étrande vice de Mme Wardh) (Sergio Martino) – Deserti di fuoco (Désert de feu) (Renzo Merusi) – Le calde notti di Don Giovanni (La vie sexuelle de Don Juan) (Alfonso Brescia) – 1972  Perché quelle strane gocce di sangue sul corpo di Jennifer ? (Les rendez-vous de Satan) (Giuliano Carnimeo) – Tutti colori del buoi (L’alliance invisible / DVD : Toutes les couleurs du vice) (Sergio Martino) – Quando le donne si chiamavano « Madonne » (Aldo Grimaldi) – Quel gran pezzo della ulbada tutta nuda e tutta calda (Mariano Laurenti) – Il tuo vizio e una stranza chiusa e solo io ne ho la chiave (L’escalade de l’horreur) (Sergio Martino) – La bella Antonia, prima Monica e poi Dimonia (Mariano Laurenti) – 1973  Fuori uno sotto un altro…arriva il passatore (Giuliano Carnimeo) – Dio, sei proprio un padreterno ! / Il suo nome faceva tremare… Interpol in allarme ! (L’homme aux nerfs d’acier) (Michele Lupo) – La vedova inconsolabile ringrazia quanti la consolrarono (La veuve inconsolable) (Mariano Laurenti) – Anna, quel particolare piacere (J’aime un homme) (Giuliano Carnimeo) – Giovanna coscialunga disonorata con onore (Mademoiselle Longues Cuisses) (Sergio Martino) – L’uomo dal pennello d’oro (L’homme au pinceau d’or) (Franz Marischka) – 1974  Innocenza e turbamento (La belle et le puceau) (Massimo Dallamano) – La signora gioca bene a scopa? (Giuliano Carnimeo) – 1975  Grazie nonna ! (Ah, mon petit puceau) (Franco Martinelli) – L’insegnante (La « Prof » donne des leçons particulières) (Nando Cicero) – Nude per l’assassino (DVD : Nue pour l’assassin) (Andrea Bianchi) – 40 gradi all’ombra del lenzuolo [Sketch : « La cavallona »] (Sexycon) (Sergio Martino) – Il vizio di famiglia (Un vice de famille) (Mariano Laurenti) – La moglie virgine (La femme vierge) (Franco Martinelli) – 1976  La pretora (On a demandé la main de ma soeur) (Lucio Fulci) – Cattivi pensieri (Qui chauffe le lit de ma femme?) (Ugo Tognazzi) – La dottoressa del distretto militare (La « toubib » du régiment) (Nando Cicero) – La poliziotta fa carriera (La flic chez les poulets) (Michele Massimo Tarantini) – 1977  Taxi girl (Michele Massimo Tarantini) – La vergine, il toro e il capricorno (Lâche-moi les jarretelles) (Luciano Martino) – La soldatessa alla visita militare (La toubib aux grandes manoeuvres) (Nando Cicero & Luciano Martino) – 1978  Amori Miei (Mes amours) (Steno) – L’insegnante va in collegio (La « prof » et les cancres) (Mariano Laurenti) – La soldatessa alle grandi manovre (La toubib prend du galon) (Nando Cicero) – L’insegnante viene a casa (La « prof » connait la musique) (Michele Massimo Tarantini) – Il grande attacco (La grande bataille) (Umberto Lenzi) – 1979  La poliziotta della squadra del buon costume (La « flic » à la police des moeurs) (Michele MassimoTarantini) – Dottor Jekyll e gentile singora (Stefano Vanzina) – La patata bollente (Steno) – Sabato, domenica e venerdi (Week End à l’Italienne) [sketch: Sabato »] (Sergio Martino) – 1980  Il ladrone (Le larron) (Pasquale Festa Campanile) – Sono fotogenico (Je suis photogénique) (Dino Risi) – Zucchero, miele e peperoncino (Sergio Martino) – La moglie in vacanza… L’amante in città (Les zizis baladeurs) (Sergio Martino) – Io e caterina (Moi et Catherine) (Alberto Sordi) – 1981  Il ficanasso (Bruno Corbucci) – La poliziotta a New York (Reste avec nous, on s’tire) (Michele Massimo Tarantini) – Cornetti alla crema (Sergio Martino) – Tais-toi quand tu parles (Philippe Clair) – 1982  Il paramedico (Sergio Nasca) – Sballato, Gasato, completament fuso (Steno) – Ricchi, richissimi… praticamente in mutande (Sergio Martino) – 1984  Vacanze in America (Carlo Vanzina) – 1988  Un delito poco comune (Le tueur de la pleine lune) (Ruggero Deodato) – 2000 Il fratello minore (Stefano Gigli) – 2007  Hostel Part II (Hostel, chapitre II) (Eli Roth) – 2008  Steno, genio gentile (Maite Carpio, documentaire). Télévision : 1987  Nel Gorgo del Peccato (Antonio Frazzi & Antonio Frazzi) – 1992  Delitti privati (Sergio Martino) – 1994  Il coraggio di Anna (Giorgio Capitani) – 1995 Alta società (Giorgio Capitani) – Donna (Gianfranco Giagni, série TV) – 2002  Le ragioni del cuore (Anna Di Francisca, Luca Manfredi & Alberto Simone). Comme productrice : 1997  l Segno della scimmia (Le signe du singe) (Faliero Rosati, TV) – 1999  Ferdinando e Carolina (Lina Wertmüller) – Commesse (Giorgio Capitani, TV) – Le madri (Angelo Longoni, TV) – 2000  Il fratello Minore (Stephano Gigli) – Aleph (Gianni Lepre, TV) – 2001  L’attentatuni (Claudio Bonivento, TV) – 2002  Commesse 2 (José María Sánchez Silva, TV) – 2003  La notte di Pasquino (Luigi Magni, TV) – 2004  Part time (Angelo Longoni) – Vite a perdere (Paolo Bianchini, TV) – The merchant of Venice  (Le marchand de Venise) (Michael Radford) – La omicidi (Riccardo Milani, série TV) – 2005  Matilde (Luca Manfredi, TV) – Lucia (Pasquale Pozzessere, TV) – Angela (Andrea Frazzi & Antonio Frazzi, TV) 2007  –  La stella dei re (Fabio Jephcott, TV) – 2008  Per una notte d’amore (Vittorio Sindoni, TV) – 2009  Un amore di strega (Angelo Longoni, TV) – Le segretarie del sesto (Angelo Longoni, TV) – Una sera d’ottobre (Vittorio Sindoni, TV).

Ces deux giallos sont malheureusement – et ce n’est pas un pois(s)on d’avril, voir leur page facebook -, deux des dernières salves de l’éditeur DVD « Néo publishing » après 8 ans d’existence et 160 DVD. Une très mauvaise nouvelle pour les cinéphiles et amateurs de « Mauvais genre »,  car les collections « Giallo » donc, les films de Lucio Fulci, de cannibales, de zombies, ou « Italie à main armée » – avec l’hallucinant Tomas Milian – faisaient l’objet de soins, de bonus DVD très riches, avec des copies de qualité. On salue donc cette formidable équipe et leur politique éditoriale, en leur souhaitant bonne route sous d’autres cieux plus cléments. Les temps sont vraiment difficiles pour paraphraser Léo Ferré.

©   Le coin du cinéphage (reproduction strictement interdite, textes déposés)

FRAGMENTS D’UN DICTIONNAIRE AMOUREUX : YVES VERHOEVEN

Photo source Agence Christine Parat

Reprise de la rubrique « Fragments d’un dictionnaire amoureux », avec une petite nouveauté avec le tag dans « Le collimateur », les fonctionnalités de canalblog me permettant de mettre à jour un portrait très facilement. Il est l’acteur fétiche des films de Claude Miller, de Claude Chabrol et de Guillaume Nicloux. Chabrol l’utilise dès ses débuts, on le remarque ainsi en greffier d’Isabelle Huppert, trop poli pour être complètement honnête dans « L’ivresse du pouvoir » », ou l’homosexuel mondain de « Bellamy » (1998). Claude Miller utilise son talent avec beaucoup de subtilité. Il l’a remarqué dans son rôle de prostitué dans « Regarde les hommes tomber » (Jacques Audiard, 1993), et le choisit pour être le moniteur de colonies de vacances touchant et sympathique dans « Classe de Neige » (1997), le préférant à Mathieu Amalric. Il l’emploie également dans « La chambre des magiciennes » (1999), et « Betty Fischer et autres histoires » (2000). On le retrouve en oncle jovial de « Un secret » (2006), le père adoptif de Vincent Rottiers, dépressif et dépassé. Pour la petite histoire (1), il devait faire partie de la formidable distribution du film choral « La petite Lili » (2003), dans un rôle existant dans Tchekhov (« La mouette ») d’amoureux transi de Jeanne-Marie interprétée superbement par Julie Depardieu, mais cette idée est abandonnée au stade du scénario., Guillaume Nicloux, lui, exploite un versant plus noir et plus désinhibé, tel le marginal dans « Le poulpe », où il nous livre une scène d’anthologie de danse très « hard rock », le comparse hirsute de Thierry Lhermitte dans « La clef » et le policier énervé adepte de la gifle dans « Holiday ». Yves Verhoeven est un comédien sans doute trop discret, et assez caméléon pour ne pas jouir d’une popularité qui correspondrait à son grand talent. Il est à l’aise dans l’ambigüité comme le soldat suspicieux de « Un héros très discret », son personnage de « La reine des connes », l’amoureux transi de Maruschka Detmers cédant à l’aigreur dans « Les frileux » (diffusé sur France 3 en 2010). Un comédien donc à suivre de très près. Il y avait eu un portrait de lui dans feu « seconds.couteaux.com », si quelqu’un l’avait archivé, merci de me le transmettre. (1) anecdote recueillie grâce à la disponibilité du chaleureux et remarquable Claude Miller, lors d’une avant-première à Bordeaux.

 

Photo source Agence Christine Parat

Filmographie : 1987  Morphée (Bruno Chiche, CM) – 1988  L’homme imaginé (Patricia Bardon) – 1989  Brasero (Bruno Chiche) – 1990  Madame Bovary (Claude Chabrol) – 25 décembre 58, 10h36 (Diane Bertrand, CM) – 1991  Betty (Claude Chabrol) – 1993  La vengeance d’une blonde (Jeannot Szwarc) – L’enfer (Claude Chabrol) – Regarde les hommes tomber (Jacques Audiard) – 1995  La cérémonie (Claude Chabrol) – Un héros très discret (Jacques Audiard) – 1996  Méfie-toi de l’eau qui dort (Jacques Deschamps) – Le mur (David Oelhoffen, CM) – Rien ne va plus (Claude Chabrol) – 1997  L’acrobate (Cécile Maistre, CM) – Disparus (Gilles Bourdos) – La femme de chambre du Titanic (Bigas Luna) – Le poulpe (Guillaume Nicloux) – Big bang (David Oelhoffen, CM) – La classe de neige (Claude Miller) – 1998  C’est quoi la vie ? (François Dupeyron) – La tentation de l’innocence (Fabienne Goddet, MM) –  La chambre des magiciennes (Claude Miller) – Scénarios sur la drogue : La faute au vent (Emmanuelle Bercot, + diffusion TV) – Scénarios sur la drogue : Lucie (Guillaume Nicloux, + diffusion TV) – Les aventures de Tioui : La fontaine magique (CM, + réalisation, scénario) – Les aventures de Tioui : Mon meilleur ami (CM, + réalisation, scénario) – La voleuse de Saint-Lubin (Claire Devers) – 2000  La tartine (Nathan Miller, CM) – Betty Fischer et autres histoires (Claude Miller) – La fille de son père (Jacques Deschamps) – J’ai tué Clémence Acera (Jean-Luc Gaget) – 2001  Clément (Emmanuelle Bercot) – Une affaire privée (Guillaume Nicloux) – En mon absence (David Oelhoffen) – 2003  Comme une image (Agnès Jaoui) – Dégustation (Éric Vallette, CM) – À boire (Marion Vernoux) – 2004  Sous le bleu (David Oelhoffen, CM) – Edy (Stéphan Guérin-Tillié) – 2005  L’ivresse du pouvoir (Claude Chabrol) – 2006  Ma place au soleil (Éric de Montgolfier) – Nos retrouvailles (David Oelhoffen) – Pas douce (Jeanne Waltz) – Un secret (Claude Miller) – La clef (Guillaume Nicloux) – 2007  Emprise (Martin Bourboulon, CM) – Nés en 68 (Olivier Ducastel & Jacques Martineau, + version TV) – 2008  Tous les enfants s’appellent Dominique (Nicolas Silhol, CM) – Je suis heureux que ma mère soit vivante (Claude Miller & Nathan Miller) – Bellamy (Claude Chabrol) – 2010 Holiday (Guillaume Nicloux) – La proie (Éric Valette) – La cerise sur le gâteau (Laura Morante) .   

Télévision : 1993  Le chasseur de la nuit (Jacques Renard) – 1996  Les Cordier, juge et flic : Une voix dans la nuit (Alain Warmus) – 1997  Julie Lescaut : Abus de pouvoir (Alain Wermus) – 1999  Crimes en série : Double spirale (Patrick Dewolf) – 2000  Sandra et les siens (Paul Planchon) – 2001  Les redoutables : Échange standard (Guillaume Nicloux, CM) – L’interpellation (Marco Paully) – Sous bonne garde (Luc Béraud) – Marilyn et ses enfants (Charli Béleteau) – 2002  Les pygmées de Carlo (Radu Mihaileanu) – Volpone (Frédéric Auburtin) – 2003  Ambre a disparu (Denys Granier-Deferre) – Procès de famille (Alain Tasma) – 2004  Louis Page : Des bleus à l’âme (Jean-Louis Bertuccelli) – Vivement le Quichotte (Jacques Deschamps) – 2005  P.J. : Stress (Gérard Vergez) – 2006  Sable noir : Corps étranger (Éric Valette) – 2007  L’affaire Christian Ranucci : Le combat d’une mère (Denys Granier-Deferre) – Avocats & associés : Consentement mutuel (Bad Mokrani) – Les frileux (Jacques Fansten) – 2008  Paris enquêtes criminelles : Blessure secrète (Gérard Marx) – Les Bougon : Pétard et artifices (Sam Karmann) – La reine et le cardinal (Marc Rivière) – Les tricheurs : Les témoins (Benoît d’Aubert) – Vengeance : Comme un jeu d’enfants (Daniel Janneau) – 2009  Panique ! (Benoît d’Aubert) – Les Bougon : Diplôme pudding (Christian Merret-Palmair) – Les Bougon : Pompes funèbres (Michel Hassan) – Sur le fil (Frédéric Berthe) – Au siècle de Maupassant : Contes et nouvelles du XIXème siècle : Crainquebille (Philippe Monnier) – 2010  Enquêtes résérvées (Bruno Garcia) – Famille d’accueil : Alerte enlèvement 1 & 2 (Bertrand Arthuys) – Caïn : Justices (Bertand Arthuys).

Mise à jour le 23/01/2011

Fragments d’un dictionnaire amoureux : André Falcon

DR

Annonce de la mort d’André Falcon, le 22 juillet dernier à l’âge de 84 ans. Il débute au théâtre auprès de Gaston Baty, avant de connaître le succès dans « Le cid » de Corneille en 1959. Il devint à 25 ans le plus jeune sociétaire de la Comédie Française. Le cinéma s’intéresse à lui dans les années 60, alors qu’il quitte « La Maison de Molière » en 1966. On le remarque ainsi dans  « Paris brûle-t’il ? » – tourné en 1965 -, il est l’homme qui fait cesser les querelles internes de résistants en brisant une armoire vitrée. François Truffaut lui donne un de ses rôles les plus mémorables avec le directeur de l’agence de détectives qui engage Jean-Pierre Léaud dans « Baisers volés » (1968). Il devient le notable type ou le grand bourgeois des années Pompidou puis Giscard, dans les années 70 et 80. Claude Lelouch l’emploie souvent et s’amuse même avec son image, tel l’homme kidnappé et humilié, forcé de jouer à la roulette russe par la bande des « Pieds Nickelés » dans « L’aventure c’est l’aventure ». La scène est d’une grande drôlerie en raison de la grande couardise de son personnage. On le retrouvera en bijoutier dupé dans « La bonne année » – il reprendra ce rôle dans « Le courage d’aimer » – et en avocat défendant André Dussollier dans « Toute une vie ». A noter qu’il tournera à 4 reprises dans des films espagnols, il est ainsi un directeur de banque braqué dans « Vivre vite », il est doublé dans la version originale. La télévision le sort aussi de ses emplois habituels, citons son rôle de propriétaire d’un magasin de prêt à porter victime d’une rumeur – inspirée de la rumeur d’Orléans – dans l’épisode « Joseph » de la série « François Gaillard ou la vie des autres » – à découvrir absolument en DVD aux éditions Koba films -. Face à Pierre Santini, en rescapé des camps de concentration, victime de l’antisémitisme, il tente de maîtriser vainement cette situation diffamatoire et incontrôlable, étant accusé de faire disparaître des vendeuses.  Il est excellent aussi dans « Les rois maudits », où il compose un bouillant Enguerrand de Marigny, qui paiera de sa vie ses attitudes réformistes et son opposition à Charles de Vallois. Dans « Julien Fontanes, magistrat », il est le supérieur hiérarchique de Jacques Morel. Jacques Baudou & Jean-Jacques Schleret le décrivent à la perfection dans l’excellent  « Meutres en séries » (Huitième art, 1990) en « directeur des affaires criminelles et des grâces à la Chancellerie : fonctionnaire aux bottes du garde des Sceaux, il est toujours prêt à ouvrir le parapluie et à désavouer Fontanes, bien que celui-ci lui ait à plusieurs reprises sauvé la mise : lors d’une affaire de drogue dans laquelle sa fille, Martine Le Cardonnois est impliquée « La 10ème plaie d’Égypte » ou lorsqu’il est pris en otage par des terroristes « Les nerfs en pelotes », ou encore lorsqu’il lui sert d’alibi durant sa liaison avec une jeunesse, qui a l’âge de sa fille. Le Cardonnois apporte souvent une note comique qui atténue la noirceur des récits ». Toujours sociétaire à la Comédie Française, il délaisse le cinéma ces dernières années, mais on retiendra sa composition de colonel ganache, qui tente de lire laborieusement un discours dans « Capitaine Conan ». Il eut également une importante activité dans le doublage, lire à cet effet Le blog sur le doublage.  Il aura réussi à tirer son épingle du jeu, malgré les rôles stéréotypés dans lesquels il était parfois cantonné. Yvan Foucart rend hommage à Claude May, suite à sa disparition, sur le site des « Gens du cinéma ».

André Falcon dans l’épisode « Joseph » de la série « François Gaillard ou la vie des autres »

Filmographie : 1954  Le vicomte de Bragelonne (Fernando Cerchio) – 1965  Le due orfanelle (Les deux orphelines) (Riccardo Fredda) – Paris brûle-t-il ? (René Clément) – 1967  Le grand dadais (Pierre Granier-Deferre) – 1968  Baisers volés (François Truffaut) – 1969  Tout peut arriver (Philippe Labro) – L’aveu (Costa-Gavras) – L’homme de désir (Dominique Delouche) – 1971  Sans mobile apparent (Philippe Labro) – Un peu de soleil dans l’eau froide (Jacques Deray) – L’aventure c’est l’aventure (Claude Lelouch) – 1972  État de siège (Costa-Gavras) – Le silencieux (Claude Pinoteau) – Une journée bien remplie (Jean-Louis Trintignant) – Ras le bol (Michel Huisman) – Il n’y a pas de fumée sans feu (André Cayatte) – Le serpent (Henri Verneuil) – 1973  La bonne année (Claude Lelouch) – L’événement le plus important depuis que l’homme a marché sur la lune (Jacques Demy) – Les aventures de Rabbi Jacob (Gérard Oury) – Un tueur, un flic, ainsi soit-il… (diffusé avec des inserts hard sous le titre : La balançoire à minouches) (Jean-Louis Van Belle) – Ce que savait Morgan (Luc Béraud, CM) – Nada (Claude Chabrol) – Toute une vie (Claude Lelouch) – 1974  Les seins de glace (Georges Lautner) – Borsalino and Co (Jacques Deray) – Die Antwort kennt nur der Wind (Seul le vent connaît la réponse) (Alfred Vohrer) – 1975  Le faux cul (Roger Hanin) – Docteur Françoise Gailland (Jean-Louis Bertuccelli) – Le bon et les méchants (Claude Lelouch) – La marge (Walerian Borowczyk) – 1976  Mado (Claude Sautet) – Le gang (Jacques Deray) – Madame Claude (Just Jaeckin) – Un neveu silencieux (Robert Enrico, téléfilm diffusé en salles) – 1977  L’homme pressé (Édouard Molinaro) – Sorcerer / Wage of fears (Le convoi de la peur) (William Friedkin) – Ne pleure pas (Jacques Ertaud, téléfilm diffusé en salles) – 1978  Los ojos vendados (Les yeux bandés) (Carlos Saura) – L’ange gardien (Jacques Fournier) – 1980  Pile ou face (Robert Enrico) – Trois hommes à abattre (Jacques Deray) – Deprisa, deprisa (Vivre vite) (Carlos Saura) – 1981  Mille milliards de dollars (Henri Verneuil) – 1984  Gare de la douleur (Henri Jouf, CM) – 1986  Veintisiete hores (27 heures) (Montxo Armandáriz) – 1994  Historias del Kronen (Les histoires du Kronen) (Montxo Armandáriz) – 1995  Capitaine Conan (Bertrand Tavernier) – 1996  Le gardien du phare (Nicolas Tempier, CM) – Familia  (Fernando León de Aranoa) – 2003  Le genre humain – 1ère partie : Les Parisiens (Claude Leouch) –Le courage d’aimer (Claude Lelouch). Nota : 1975  Maître Pygmalion ou comment devenir un bon vendeur (Jacques Nahum & Hélène Durand) est un film d’entreprise, désitné à la formation à la technique des ventes en 10 épisodes. Voxographie succincte (doublage) : 1959  La scimittarra del saraceno (La vengeance du sarrazin) (Piero Pierroti) – 1962  Le masque de fer (Henri Decoin) – 1972  Il Decamerone proibito (Décaméron interdit) (Carlo Infascelli) – 1974  Les innocents aux mains pleines (Claude Chabrol) – 1978  Les sœurs Brontë (André Téchiné).

Télévision (notamment) : 1955  L’annonce faite à Marie (François Chatel) – 1960  Comdie Française : Tartuffe ou l’imposteur (Claude Dagues) – 1961  Comédie Française : Polyeucte (Alain Boudet) – 1966  Comédie-Française : Le cardinale d’Espagne (Jean Vernier) – 1966  Comédie Française : Les temps difficiles (Jean Pignol) – Manon : Le miroir à trois faces (Aimée Mortimer) – 1967  Tribunal de l’impossible : La bête de Gévaudan (Yves-André Hubert) – 1968  En votre âme et conscience : Les innocents d’Egalgson (Claude Barma) – Au théâtre ce soir : La part du feu (Pierre Sabbagh) – 1969  Allô police : Au diable la malice (Ado Kyrou) – 1970  La mort de Danton (Claude Barma) – 1972  François Gaillard ou la vie des autres : Joseph (Jacques Ertaud) – Les mal-aimés (Pierre Viallet) – L’inconnue du vol 141 (Louis Grospierre) – Les rois maudits (Claude Barma) – 1973  Témoignages : Peter (Édouard Luntz) – L’amour du métier (Yves Laumet) – 1974  Les cinq dernières minutes : Les griffes de la colombe (Claude Loursais) – 1974  Un bon patriote (Gérard Vergez) – 1975  Les grands détectives : Monsieur Lecoq (Jean Herman) – Messieurs les jurés : L’affaire Lambert (André Michel) – Les enquêtes du commissaire Maigret : Maigret hésite (Claude Boissol) – 1976  Les Monte en l’air (François Martin) – La pêche miraculeuse (Pierre Matteuzi) – 1977  La foire (Roland Vincent) – Rendez-vous en noir (Claude Grinberg) – Les femmes du monde (Georges Farrel) – Richelieu (Jean-Pierre Decourrt) – 1978  Les brigades du tigre : Cordialement vôtre (Victor Vicas) – Les bonnes âmes (Georges Farrel) – Les pieds poussent en Novembre (Pierre Viallet) – 1979  Histoires de voyous : Les marloupins (Michel Berny) – Il était un musicien : Monsieur Albeniz (Claude Lallemand) – Les yeux bleus (François Dupont-Midy) – Le journal (Philippe Lefebvre) – Ne rien savoir (Georges Farrel) – 1980  Petit déjeuner compris (Michel Berny) – Le mandarin (Patrick Jamain) – Julien Fontanes, magistrat : Par la bande (François Dupont-Midy) – Julien Fontanes, magistrat : Les mauvais chiens (Guy-André Lefranc) – Le carton rouge (Alain Quercy) – Les enquêtes du commissaire Maigret (Maigret et l’ambassadeur) (Stéphane Bertin) – À une voix près… ou la naissance d’une République (Alexandre Astruc) – 1981  Julien Fontanes, magistrat : Le soulier d’or (François Dupont-Midy) – Julien Fontanes, magistrat : Un si joli petit nuage (Jean Pignol) – Julien Fontanes, magistrat : La dernière haie (François Dupont-Midy) – Julien Fontanes, magistrat : La 10ème plaie d’Égypte (Patrick Jamain) – Les cinq dernières minutes : Le retour des coulons (Éric Le Hung) – Le bouffon (Guy Jorré) – Arcole ou la terre promise (Marcel Moussy) – Dickie-roi (Guy-André Lefranc) – Aide-toi… (Jean Cosmos) – 1982  Les invités (Roger Pigaut) – Le secret des Andrônes (Sam Itzkovitch) – Mozart (Marcel Bluwal) – Jupiter 81 (Maurice Frydland) – Julien Fontanes, magistrat : Cousin Michel (Guy-André Lefranc) – La marseillaise (Michel Berny) – Les poneys sauvages (Robert Mazoyer) – Le crime de Pierre Lacaze (Jean Delannoy) – Credo (Jacques Deray) – 1983  Tante Blandine (Guy Jorré) – Julien Fontanes, magistrat : Week-end au paradis (Guy-André Lefranc) – La veuve rouge (Édouard Molinaro) – Julien Fontanes, magistrat : Perpète (Jean-Pierre Decourt) – Le général a disparu (Yves-André Hubert) – Julien Fontanes, magistrat : Un coup de bluff (Daniel Moosman) – Thérèse Humbert (Marcel Bluwal) –1984  Julien Fontanes, magistrat : La pêche au vif (Guy-André Lefranc) – Les amours des années 50 : Les cinq doigts de la main (Catherine Roche) – 1985  Julien Fontanes, magistrat : Rien que la vérité (André Farwagi) – La politique est un métier (Maurice Frydman) – Stradivarius (Jacques Kirsner, diffusion en 1991) – 1986  Julien Fontanes, magistrat : Les nerfs en pelote (Jean-Pierre Decourt) – Julien Fontanes, magistrat : Jamais rien à Coudoeuvre (Roger Kahane) – Julien Fontanes, magistrat : Un dossier facile (Patty Villiers) – Julien Fontanes, magistrat : Retour de bâton (Guy-André Lefranc) – Le rire de Caïn (Marcel Moussy) – 1988  Le loufiat : Intrigue sur canapé (Maurice Fasquel) – 1989  Julien Fontanes, magistrat : Les portes s’ouvrent (Guy-André Lefranc) –  L’agence : La croisière (Jean Sagols) – 1990  Drôles d’histoires / Intrigues : L’annonce (Stéphane Bertin, CM) – Drôles d’histoires / Intrigues : Les imposteurs (Christiane Spiero) – 1992  Mes coquins (Jean-Daniel Verhaeghe) – 1993  L’affaire Seznec (Yves Boisset) – Puissance 4 : Chiens écrasés (Gérard Poitou) – L’interdiction (Jean-Daniel Verhaeghe) – 1994  Assedicquement vôtre (Maurice Frydland) – 1995  Quatre pour un loyer (un épisode) – L’affaire Dreyfus (Yves Boisset) – 1999  Cordier juge et flic : L’honneur d’un homme (Paul Planchon) – 2001  Casas (Yves Boisset) – 2002  Nestor Burma : Mignonne, allons voir si la rose (Laurent Carcélès) – 2005  Jaurès, naissance d’un géant (Jean-Daniel Verhaeghe) – La femme coquelicot (Jérôme Foulon) – 2006  Le clan Pasquier (Jean-Daniel Verhaeghe) – 2007  Chez Maupassant : Ce cochon de Morin (Laurent Heynemann). Nota : IMDB crédite ce comédien à la télévision dans « Britannicus » (Jean Meyer, 1977) et « Henri IV » (Sacha Pitoëff, 1967), absents du très fiable « Les fictions française à la télévision » de Jean-Marc Doniak (Dixit-SACD, 1998).

Fragments d’un dictionnaire amoureux : Bernard Musson

Parmi les prolifiques du cinéma français, il y a un comédien qui a une place particulière, c’est Bernard Musson. Il est assez vain de tenter de faire son portrait après celui excellent fait par Etienne Colson dans « La lettre des comédiens », mais je tente tout de même. Ce portrait formidablement rédigé était important, car ce comédien était oublié des dictionnaires, dans la foulée Jean Tulard s’en sert pour le faire figurer dans son dictionnaire. Colson rapportait un extrait du livre de Frédéric Dard, « Les oreilles et la queue » (1984), où il parlait du comédien, on peut le retrouver dans les mémoires du comédien consultables, initiative intéressante sur le web, avis aux éditeurs… . Dès le début des années 50, on le remarque, même s’il est souvent l’un des éternels non crédités des génériques. De par sa prestance et son côté incisif, il transforme la moindre de ses figurations en véritable rôle. Il est vrai qu’il a une tête de plus que tout le monde, on ne voit que lui par exemple dans « Les dents longues », quand il figure en journaliste fumeur. On trouve toujours un film à rajouter à sa filmographie, au détour d’une diffusion du câble, on le découvre ainsi en unique client d’un magasin d’électroménager d’un petit village dans « C’est arrivé à 36 chandelles », que l’on imagine presque installé à demeure. Sa voix est aussi très familière, il n’est pas rare de l’entendre au cours d’un doublage de film. Le premier réflexe est de le chercher parmi les domestiques, les valets, les laquais, les majordomes ou les concierges d’hôtel. Il est souvent l’huissier présentant le petit monde des élites à la cantonade, on le voit ainsi à Matignon dans « Chacal » version Zinnemann ou dans une cérémonie huppée dans « Comment épouser un premier ministre ». On n’en finit plus de le répertorier dans ce type d’emploi, sa voix aide à le reconnaître quand il le portier d’un casino que visite Jean Gabin, caché dans la pénombre ! Il est souvent zélé comme dans « Les bonnes causes » (1962), où il figure le domestique d’un homme assassiné. Ne dormant que d’un oeil, il se lève bien entendu au moindre bruit suspect, perçoit ainsi des secrets d’alcôves compromettants, et livre allégrement ses informations à la police. On le retrouve aussi en réceptionniste d’un hôtel, face à Cary Grant dans « Charade » (1962), où découvrant des impacts de balles, il imagine son interlocuteur en voyeur. Tout en bouchant les trous, il lui conseille de se servir plutôt du traditionnel trou de serrure. Dans ce film, il dort très peu également, affalé sur un fauteuil mais aux aguets il finira par découvrir un cadavre dans un ascenseur. Il est souvent dans le contrôle, comme dans l’un des sketches « Le repas gastronomique » dans « Les veinards » où il est un maître d’hôtel qui régente, avec Jean-Henri Chambois, une séance gastronomique et photographique, face à un France Blanche complètement dépassé, tout en vérifiant constamment son nœud pap’. Mais loin de n’être qu’un serviteur obséquieux, il est parfois mordant et sardonique, comme dans « Les lions sont lâchés » (1961), où il est au service de sa patronne jouée par Danielle Darrieux, tout en s’amusant visiblement de ses excentricités. Henri Verneuil en fait l’un de ses acteurs fétiches, lui donnant des rôles mémorables comme celui de Pommier dans « La vache et le prisonnier » (1959), en prisonnier hâbleur et frustre – il faut le voir manger de la soupe -. Son personnage est très réjouissant, se définissant comme connaisseur en femmes … et en vaches, la vérité sera tout autre… Citons le aussi, au début de « Mélodie en sous-sol » (1962) en passager banlieusard d’un train, regrettant ses vacances et faisant un redoutable raccourci du Parthénon aux constructions modernes dans la langue d’Audiard. On le voit aussi camper des affreux de tous poils, dans « Les misérables » version Le Chanois (1957), il est Bamatabois, un jeune oisif, constamment à faire la fête, et poussant le sadisme jusqu’à glisser de la neige dans le dos de la pauvre Fantine – Danièle Delorme -, provoquant ainsi un désordre public, Javert, le représentant de l’ordre – magistral Bernard Blier – punira de ce fait la malheureuse. Le Chanois l’engagera souvent, on se souviendra de son personnage d’huissier tatillon et sentencieux dans « Papa, maman, ma femme et moi » (1955), visitant Fernand Ledoux dans sa maison en construction, et l’obligeant à couper sa maison en deux pour respecter des lois absurdes. Curiosité il jouait un autre personnage dans le précédent opus « Papa, maman, la bonne et moi » (1954), en spectateur venu en critique et finalement conquis par Gaby Morlay lors d’une représentation théâtrale. S’il représente l’autorité, c’est souvent sur son mode le plus abject et le plus tatillon, le patron de Jean-Louis Trintignant dans « Le 17ème ciel » (1965), déplorant ses retards, ou le chef du personnel sourcilleux dans « Je sais rien, mais je dirai tout » (1973). Mais il est parfois hospitalier, comme son personnage de ministre qui fait visiter Paris au pas de course, à Sami Frey qui campe un prince d’opérette dans « Qui êtes vous Polly Maggoo ? » (1965). Il a toujours un petit côté borné, il est un agent de circulation qui provoque la colère de Michel Simon dans « L’impossible M Pipelet » car il ignore les piétons, un officier de police désabusé qui pense que de surveiller une gare ne sert à rien dans « Les nuits de Montmartre », un inspecteur franchement déplaisant dans « Max et les ferrailleurs » (1970)… Il compose un commissaire d’anthologie dans « Le temps des oeufs durs » (1957), constamment sur « les dents » quand il traque des trafiquants de faux billets. Il a de plus, des idées particulières : « Le soupçon est l’ennemi de la police » déclare-t-il pour se débarrasser de fâcheux. La plupart de ses personnages de notables sont détestables, capables d’ourdir des plans machiavéliques comme dans l’un des épisodes de « Vidocq », première saison. Qu’il soit diminué et totalement impotent, ça ne l’empêche pas de dévoiler libidineux, comme dans « La révolte des enfants » (1990). La comédie se l’accapare, notamment Christian Gion, qui lui confie des rôles plus longs qu’à l’accoutumée. Il est ainsi l’associé bègue souffre-douleur de Jean-Pierre Marielle dans « Pétrole, pétrole ».

Bernard Musson dans « Papa, les petits bâteaux »

On peut déplorer que les cinéastes ne soient pas plus imaginatifs à son égard, Nelly Kaplan sut utiliser avec brio ses aptitudes à la loufoquerie. En effet dans « Papa, les petits bâteaux » (1971), il est hilarant en truand corse, beau-frère de Pierre Mondy, toujours prompt à se servir d’une arme à feu. Ainsi artiste de cirque, il sait aussi utiliser le couteau, et va nous régaler d’un saut de la mort particulièrement absurde, laissant son personnage dans une position assez ridicule et à moitié nu dans les bras de Sheila White. On se souviendra aussi particulièrement du médecin survolté d’un des épisodes de « L’ami Maupassant » : « L’enfant » où il se délecte à faire un diagnostic particulièrement brutal. Il participe aussi aux œuvres de Jean Rollin, et même à quelques comédies érotiques cultes des années 70. Mais sa plus belle rencontre est celle faite avec Luis Buñuel, qui utilise aux mieux son excentricité. Il est un sacristain particulièrement inquiétant dans « Le journal d’une femme de chambre » (1963), des hurlements de chiens saluant, ses visites nocturnes. Lecteur de « L’action française », militant d’extrême droite, il ourdit des manifestations antisémites avec Georges Géret. Il est un redoutable maître de cérémonie dans « Belle de jour » (1966), où il est à nouveau un majordome caché derrière des lunettes noires. Il prépare Catherine Deneuve pour un mystérieux rituel mortuaire pour son maître un duc nécrophile – Georges Marchal -. Devant le fiasco final, il finira par la flanquer dehors avec une rudesse incroyable. Dans « La voie lactée » (1968), il est un aubergiste peu accueillant, qui jette le trouble dans l’esprit de François Maistre, magistral en curé fou, en utilisant la métaphore du « lièvre dans le pâté » pour expliquer les subtilités de la « transsubstantiation » à un Claude Cerval déboussolé. Dans « Le charme discret de la bourgeoisie » (1972), en maître d’hôtel d’un salon de thé, on lui doit une scène particulièrement absurde. Il annonce avec un sérieux papal à Bulle Ogier, Delphine Seyrig et Stéphane Audran, qu’il n’a ni thé, ni café à leur proposer suite à une affluence imprévue. Avec Marcel Pérès, Guy Montagné et Paul Le Person, il forme un quatuor atypique de moines dans « Le fantôme de la liberté » (1974). Ils sont coincés par la pluie dans une auberge tenue par Paul Frankeur. Ils s’avéreront de redoutables joueurs de cartes, en jouant des scapulaires et des médailles. Musson apporte toujours un décalage quand il parle à Milena Vukotic du stress de son époque ou discute de la versatilité de la notion de la sainteté au sein de l’église catholique. Il finira avec ses compagnons par prendre la poudre d’escampette devant les délires sado-masochistes de Michael Lonsdale. On le retrouve une dernière fois chez Buñuel dans « Cet obscur objet du désir » (1977), en policier qui s’annonce par un mielleux « N’ayez pas peur, nous sommes des amis », à Angela Molina et sa mère, pour mieux annoncer un avis d’expulsion… Il fut un passeur remarquable dans « L’irrationnel récréatif » – selon une expression de Raymond Lefèvre -, de ce grand réalisateur. Des metteurs en scène sauront se souvenir de cette association fructueuse pour l’employer autrement, comme Radovan Tadic et Jean-Charles Fitoussi. On le retrouve régulièrement  jusque dans les années 90, comme dans le rôle d’un employé de la morgue face à Carole Bouquet dans « Lucie Aubrac » (1996). Il faut saluer ce comédien, qui a su à la moindre de ses apparitions faire exister un personnage, et on a toujours autant de plaisir à rajouter un titre dans sa filmographie dans des bases de données comme IMDB. Voir également le site L’aide-mémoire apportant de nouveaux titres dans sa déjà très riche filmographie. Il faut aussi saluer un parcours théâtral remarquable de « À chacun selon sa faim » en 1950 à « Bérénice » (2001) dans une mise en scène de Lambert Wilson. Un comédien indispensable qui fait la richesse du cinéma français et participe à son foisonnement. 

 

Filmographie établie avec Christophe Bier, Armel de Lorme et l’équipe de « La lettre des comédiens » (initialement établie pour « Les gens du cinéma ») :  1951  Nez de cuir (Yves Allégret) – Le costaud des Batignolles (Guy Lacourt) – Jeux interdits (René Clément) – Le vrai coupable (Pierre Thevenard) – Un grand patron (Yves Ciampi) – Agence matrimoniale (Jean-Paul Le Chanois) – 1952  Nous sommes tous des assassins (André Cayatte) – Les belles de nuit (René Clair) – Un caprice de Caroline Chérie (Jean Devaivre) – C’est arrivé à Paris (Henri Lavorel & John Berry) – L’île des femmes nues (Henri Lepage) – Les dents longues (Daniel Gélin) – Un caprice de Caroline Chérie (Jean Devaivre) – Lucrèce Borgia (Christian-Jaque) – 1953  L’esclave (Yves Ciampi) – Virgile (Carlo Rim) – Les trois mousquetaires (André Hunebelle) – La belle de Cadix (Raymond Bernard) – Le guérisseur (Yves Ciampi) – Le grand jeu (Robert Siodmak) – Mam’zelle Nitouche (Yves Allégret) – L’affaire Maurizius (Yves Allégret) – Les trois mousquetaires (André Hunebelle) – Le comte de Monte-Cristo (Robert Vernay) – Le témoin de minuit (Dimitri Kirsanoff) – Les hommes ne pensent qu’à ça (Yves Robert) – 1954  Ah ! les belles bacchantes (Jean Loubignac) – Escalier de service (Carlo Rim) – Les évadés (Jean-Paul Le Chanois) – Le fils de Caroline Chérie (Jean Devaivre) – Marchandes d’illusions (Raoul André) – Pas de souris dans le Bizness (Henri Lepage) – Série noire (Pierre Foucaud) – Papa, maman, la bonne et moi (Jean-Paul Le Chanois) – Huis-clos (Jacqueline Audry, sous réserves) – 1955  Lola Montès (Max Ophuls) – L’impossible M. Pipelet (André Hunebelle) – Chantage (Guy Lefranc) – Mémoires d’un flic (Pierre Foucaud) – Bonjour sourire (Claude Sautet) – Marguerite de la nuit (Claude Autant-Lara) – Marie-Antoinette, reine de France (Jean Delannoy) – Papa, maman, la bonne et moi (Jean-Paul Le Chanois) – Pas de pitié pour les caves (Henri Lepage) – Les nuits de Montmartre (Pierre Franchi) – Soupçons (Pierre Billon) – Gueule d’ange (Marcel Blistène) – 1956  Bonjour Paris, bonjour l’Amour (Ralph Baum) – C’est une fille de Paname (Henri Lepage) – Courte tête (Norbert Caronnaux) – L’homme à l’imperméable (Julien Duvivier) – Paris Palace hôtel (Henri Verneuil) – Pitié pour les vamps (Jean Josipovici) – Le septième commandement (Raymond Bernard) – Les truands (Carlo Rim) – La vie est belle (Roger Pierre & Jean-Marc Thibault) – Love in the afernoon (Ariane) (Billy Wilder) – Comme un cheveu sur la soupe (Maurice Régamey) – Que les hommes sont bêtes (Roger Richebé) – 1957  À pied, à cheval et en voiture (Maurice Delbez) – Clara et les méchants (Raoul André) – Le dos au mur (Édouard Molinaro) – Les misérables (Jean-Paul Le Chanois) – Le septième ciel (Raymond Bernard) – Sois belle et tais-toi (Marc Allégret) – Le souffle du désir (Henri Lepage) – Le temps des œufs durs (Norbert Carbonnaux) – C’est arrivé à 36 chandelles (Henri Diamant-Berger) – 1958  Archimède le clochard (Gilles Grangier) – Houla-Houla (Robert Darène) – Maxime (Henri Verneuil) – Le gendarme de Champignol (Jean Bastia) – Oh ! que Mambo (John Berry) – Taxi, roulotte et corrida (André Hunebelle) – Les vignes du seigneur (Jean Boyer) – Minute papillon (Jean Lefebvre) – Gigi (Id) (Vincente Minelli) – Messieurs les ronds de cuir (Hervé Diamant-Berger) – 1959  La marraine de Charley (Pierre Chevalier) – Pantalaskas (Paul Paviot, sous réserves) – Meurtre en 45 tours (Étienne Périer) – Par-dessus le mur (Jean-Paul Le Chanois) – Rue des prairies (Denys de la Patellière) – La vache et le prisonnier (Henri Verneuil) – Le Baron de l’Écluse (Jean Delannoy) – 1960  L’affaire d’une nuit (Henri Verneuil) – Le Capitan (André Hunebelle) – Les amours de Paris (Jacques Poitrenaud) – La française et l’amour [épisode « L’adultère »] (Henri Verneuil) – L’imprevisto (L’imprévu) (Alberto Lattuada) – Le mouton (Pierre Chevalier) – Le passage du Rhin (André Cayatte) – Le président (Henri Verneuil) – Au cœur de la ville (Pierre Gautherin) – 1961  Le miracle des loups (André Hunebelle) – Le monte-charge (Marcel Bluwal) – Five Miles to Midnight (Le couteau dans la plaie) (Anatole Litvak) – Amours célèbres [épisode « Agnès Bernauer »] (Michel Boisrond) – Les lions sont lâchés (Henri Verneuil) – Tout l’or du monde (René Clair) – Le comte de Monte-Cristo (Claude Autant-Lara) – 1962  Les bonnes causes (Christian-Jaque) – Comment réussir en amour (Michel Boisrond) – Le glaive et la balance (André Cayatte) – Mélodie en sous-sol (Henri Verneuil) – Les mystères de Paris (André Hunebelle) – Les veinards [épisode « Le repas gastronomique »] (Jean Girault) – Pourquoi Paris ? (Denys de la Patellière) – Charade (Id) (Stanley Donen) – 1963 Cherchez l’idole (Michel Boisrond) – Des frissons partout (Raoul André) – Le journal d’une femme de chambre (Luis Buñuel) –  La porteuse de pain (Maurice Cloche) – 1964  Les amitiés particulières (Jean Delannoy) – L’horoscope (Christian Duvaleix, CM) – Premier avril (Christian Duvaleix, CM) – Comment épouser une premier ministre (Michel Boisrond) – Fantômas (André Hunebelle) – Moi et les hommes de quarante ans (Bernard Borderie) – Une souris chez les hommes (Jack Poitrenaud) – Un monsieur de compagnie (Philippe de Broca) – Week-end à Zuydcoote (Henri Verneuil) – Up from the beach (Le jour d’après) (Robert Parrish) – 1965  Le caïd de Champignol (Jean Bastia) – Paris au mois d’Août (Pierre Granier-Deferre) – La seconde vérité (Christian-Jaque) – Un milliard dans un billard (Nicolas Gessner) – Le dix-septième ciel (Serge Korber) – Les bons vivants [épisode « Le procès »] (Gilles Grangier) – Qui êtes-vous Polly Maggoo ? (William Klein) – 1966  Belle de jour (Luis Buñuel) – Brigade anti-gangs (Bernard Borderie) – Le jardinier d’Argenteuil (Jean-Paul Le Chanois) – Le soleil des voyous (Jean-Delannoy) – Une femme en blanc se révolte (Claude Autant-Lara) – 1968  Faites donc plaisir aux amis (Francis Rigaud) – Sous le signe de Monte-Cristo (André Hunebelle) – La voix lactée (Luis Buñuel) – 1969  Les caprices de Marie (Philippe de Broca) – Le clan des Siciliens (Henri Verneuil) – Dernier domicile connu (José Giovanni) – Une veuve en or (Michel Audiard) – La peau de Torpédo (Jean Delannoy) – La vampire nue (Jean Rollin) – 1970  Le cri du cormoran le soir au-dessus des jonques (Michel Audiard) – Macédoine (Jacques Scandélari) – Max et les ferrailleurs (Claude Sautet) – Mourir d’aimer (André Cayatte) – On est toujours trop bon avec les femmes (Michel Boisrond) – Peau d’âne (Jacques Demy) – 1971  Papa, les petits bateaux (Nelly Kaplan) – La part des lions (Jean Larriaga) – 1972  Elle cause plus, elle flingue (Michel Audiard) – Le charme discret de la bourgeoisie (Luis Buñuel) – L’insolent (Jean-Claude Roy) – Les voraces (Sergio Gobbi) – The day of the Jackal (Chacal) (Fred Zinnemann) – Les anges (Jean Desvilles) – 1973  Le magnifique (Philippe de Broca) – La dernière bourrée à Paris (Raoul André) – La merveilleuse visite (Marcel Carné) – Les quatre Charlots mousquEtaires (André Hunebelle) – Deux hommes dans la ville (José Giovanni) – Je sais rien mais je dirai tout (Pierre Richard) – Les gaspards (Pierre Tchernia) – O.K. patron (Claude Vital) – 1974  Le fantôme de la liberté (Luis Buñuel) – Impossible… pas français (Robert Lamoureux) – Le rallye des joyeuses (Serge Korber) – Comme un pot de fraises (Jean Aurel) – La vie sentimentale de Walter Petit / Jeunes filles perverses / Hard love (Serge Korber) – La sein glin glin / Les nuits chaudes de Justine / Pour être heureux vivons couchés (Patrick Aubin [Jean-Claude Roy]) – L’amour pas comme les autres / Les enhambées (Jeanne Varoni [Jeanne Chaix]) – La donneuse (Jean-Marie Pallardy) – 1975  Les amours difficiles / La grande perversion (Raphaël Delpard) / Cuisses en chaleurs / Vous l’avez dans le dos (Patrick Aubin [Jean-Claude Roy]) – C’est dur pour tout le monde (Christian Gion) – L’essayeuse (Serge Korber) – Opération Lady Marlène (Robert Lamoureux) – L’incorrigible (Philppe de Broca) –Catherine et compagnie (Michel Boisrond) – Silence… on tourne (Roger Coggio) – 1976  Le chasseur de chez Maxim’s (Claude Vital) – 1977  Cet obscur objet du désir (Luis Buñuel) – Le maestro (Claude Vital) – 1978  Le pion (Christian Gion) – Le temps des vacances (Claude Vital) – On Two Two, 122, rue de Provence (Christian Gion) – Grandison (Joachim Kurz, inédit en France) – 1979  Monique et Julie, deux collégiennes en partouze (Alain Payet) – Retour en force (Jean-Marie Poiré) – Le gagnant (Christian Gion) – 1980  Cherchez l’erreur (Serge Korber) – Le journal érotique d’une Thaïlandaise (Boris Bradley [Jean-Marie Pallardy]) – 1981  Belles, blondes et bronzées (Max Pécas) – Pétrole, pétrole (Christian Gion) – Jamais avant le mariage (Daniel Ceccaldi) – 1982  Ça va faire mal (Jean-François Davy) – Éducation anglaise (Jean-Claude Roy) – Les diplômés du dernier rang (Christian Gion) – Rebelote (Jacques Richard) – 1983  Y-a-t-il un pirate sur l’antenne ? / Titre vidéo : Superflic se déchaîne(Jean-Claude Roy) – Le fou du roi (Yvan Chiffre) –  1984  Neuville, ma belle (Mae Kelly [collectif de plusieurs réalisateurs]) –  Vive le fric (Raphaël Delpard, inédit sauf province) – 1985  Pirates (Id) (Roman Polanski) – Dressage (titre TV : Éducation perverse) (Pierre B. Reinhard) – 1986  Bitumes (François Velle, CM) – 1988  L’invité surprise (Georges Lautner) – Erreur de jeunesse (Radovan Tadic) – 1989  Prisonnier de guerre (François Loubeau, CM) – 1990  La révolte des enfants (Gérard Poitou-Weber) – 1991  Sup’ de fric (Christian Gion) – 588 rue du Paradis (Henri Verneuil, + version TV) – Le fond de l’air est frais (Thierry Boscheron, CM) – 1996  Lucie Aubrac (Claude Berri) – Comme des rois (François Velle) – 2000 La fiancée de Dracula (Jean Rollin) – 2001  Les jours où je n’existe pas (Jean-Charles Fitoussi) – 2003  Pellis (Yann Gozlan, CM) – 2005  O Botânico no Alentejo (Le botaniste) (Francis Manceau). Nota : Bien que crédité dans À nous quatre, Cardinal !, d’André Hunebelle, il n’apparaît pas dans ce second volet des « Quatre Charlots mousquetaires ». Il est parfois crédité par erreur dans dans « Justice est faite » (André Cayatte, 1950),  « Gervaise » (René Clément, 1955) – le rôle du scribe -, « En cas de malheur » (Claude Autant-Lara, 1957) – rôle de l’agent bousculé – et dans « Le petit prof » (Carlo Rim, 1958) –  rôle du croque mort -. Voxographie (notamment) : 1959  Le confident de ces dames (Jean Boyer) – 1965  Paris brûle-t-il ? (René Clément) – 1966  Paris au temps des ceristes : La commune (Jean Desvilles & Jacques Darribehaude, CM, voix du récitant) – Tintin et le temple du soleil (Eddie Lateste, animation, voix) .

Télévision : (notamment) : 1956  En votre âme et consciense : La mort de monsieur de Marcellange (Claude Barma) – 1957  Énigmes de l’histoires : La double mort du tsar Alexandre 1er (Stellio Lorenzi) – Aimer rire et chanter : Johann Strauss (Marcel Bluwal) – Quadrille de diamants (Claude Barma) – 1958  Châteaux en Espagne (François Gir) – Le tour de France par deux enfants : Perdus (William Magnin) – Les cinq dernières minutes : Tableau de chasse (Claude Loursais) – 1959  Le bois sacré (André Leroux) – Les maris de Léontine (André Leroux) – 1960  Week-end surpise (André Leroux) – Bastoche et Charles-Auguste (Bernard Hecht) – Le théâtre de la jeunesse : Le prince et le pauvre (Marcel Cravenne) – Rouge (André Leroux) – 1961  La caméra explore le temps : L’énigme de Saint-Leu (Stellio Lorenzi) – Revue (André Leroux) – 1962  Les caprices de Marianne (Claude Loursais) – Leclerc enquête / L’inspecteur Leclerc enquête : Le saut périlleux (André Michel) – Les célibataires (Jean Prat) – Le gendre de Monsieur Poirier (André Leroux) – Le plus grand théâtre du monde : Rien que la vérité (Claude Loursais) – 1964  Le théâtre de la jeunesse : Méliès, le magicien de Montreuil (Jean-Christophe Averty) – Un homme en or (André Leroux) – Félix (Christian Duvaleix) –  L’abonné de la ligne U (Yannick Andréi) – 1965  Ubu roi (Jean-Christophe Averty) – Mademoiselle de la Ferté (Gilbert Pineau) – Les cinq dernières minutes : Le bonheur à tout prix (Claude Loursais) – Embrassons-nous, Folleville ! (Éric Le Hung) – 1966  Il faut que je tue monsieur Rumann (Guy Casaril) – Rouletabille chez les Bohémiens (Robert Mazoyer) – Comment ne pas épouser un milliardaire (Roger [Lazare] Iglèsis) – Les cinq dernières minutes : La rose de fer (Jean-Pierre Marchand) – 1967  La marseillaise de Rude (Alain Boudet) – Interrogatoire : Terrain vague (Guy Laforêt) – Vidocq : Le crime de la mule noire (Claude Loursais) – 1968  Les grandes espérances (Marcel Cravenne) – Joanny Leniot (Jean Bescont) – Province : La coupe (île de France) (Robert Mazoyer) – Au théâtre ce soir : La toile d’araignée (Pierre Sabbagh) – Au théâtre ce soir : Baby Hamilton (Pierre Sabbagh) – 1969  D’Artagan : Les ferrets (Claude Barma) – Trois étoiles : Arbois :  Le poulet au vin jaune (Maurice Régamey) – 1970  Les saintes chéries : Ève cherche du travail (Jean Becker & Nicole de Buron) – Les aventures d’Alice au pays des merveilles (Jean-Christophe Averty) – Lancelot du Lac (Claude Santelli) – La main de singe (Roger [Lazare] Iglèsis) – Les nouvelles aventures de Vidocq : La caisse de fer (Marcel Bluwal) – 1971  Al Johnson (Jean-Christophe Averty) – Madame, êtes-vous libre ? (Jean-Paul Le Chanois, série) – Al Jolson (Jean-Christophe Averty) – Au théâtre ce soir : Arsenic et vieilles dentelles (Pierre Sabbagh) – Au théâtre ce soir : Herminie (Pierre Sabbagh) – Pas moral pour deux sous (Jean Archimbaud) – Ubu enchanté (Jean-Christophe Averty) – François Gaillard ou la vie des autres : René (Jacques Ertaud) – 1972  Figaro-ci, Figaro-là (Hervé Bromberger) – Kitsch-Kitsch (Janine Guyon) – 1973  Les malheurs de la comtesse (Bernard Deflandre) –  Les grands musiciens : La vie et l’oeuvre de Georges Bizet (Jean-Paul Sassy) – Joseph Balsamo (André Hunebelle) – Molière pour rire et pour pleurer ; Les feux de l’enfer (Marcel Camus) – L’éducation sentimentale (Marcel Cravenne, mini-série) – La dernière carte (Marcel Camus) – Musidora (Jean-Christophe Averty) – La paroi (Jean-Paul Le Chanois) – 1974  On tue pour moins que cela (Philippe Galardi, inédit) – Au théâtre ce soir : Le chien des Baskerville (Georges Folgoas) – La dernière carte (Marcel Cravenne) – Les cinq dernières minutes : Si ce n’est toi (Claude Loursais) – Graf Yoster gibt sich die Ehre :  Der Papageienkäfig (Le comte Yoster a bien l’honneur : La cage aux perroquets) (Jean Herman [Jean Vautrin]) – La voleuse de Londres (Marcel Cravenne) – Les faucheurs de Marguerite (Marcel Camus) – 1975  Au théâtre ce soir : Dix minutes d’alibi (Pierre Sabbagh) – Paul Gauguin (Roger Pigaut) – Les cinq dernières minutes : Le coup de pouce (Claude Loursais) – Le théâtre de Tristan Bernard : L’anglais tel que l’on parle (Georges Folgoas) – Le secret des dieux (Guy-André Lefranc) – Le mystère Frontenac (Maurice Frydland) – Marie-Antoinette (Guy-André Lefranc) – Erreurs judiciaires : La cuillère dans l’arsenic (Jean Laviron) – Härte 10 (La reine des diamants) : Martin (Gordon Flemyng)  – 1976  Au théâtre ce soir : Seul le poisson rouge est au courant (Pierre Sabbagh) – Les brigades du tigre : Don de Scotland-Yard (Victor Vicas) – Douze légionnaires : Delta du Tonkin : Adjudant Pierre Duffel (Bernard Borderie) – 1977 Emmenez-moi au Ritz (Pierre Grimblat) – Les folies d’Offenbach : Le train des cabots (Michel Boisrond) – La filière (Guy-André Lefranc) – 1978  Émile Zola ou la conscience humaine (Stellio Lorenzi) – Voltaire (Marcel Camus) – Histoire du chevalier Des Grieux et de Manon Lescaut (Jean Delannoy) – Les héritiers : Photos de famille (Juan Luis Buñuel) – 1979  Avoir été (Roland-Bernard) – Comme chien et chat (Roland-Bernard) – L’âge bête (Jacques Ertaud) – Le moustique (Maurice Frydland) – Au théâtre ce soir : La route des Indes (Pierre Sabbagh) – 1980  Les faucheurs de marguerites (Marcel Camus, mini-série) – La mort en sautoir (Pierre Goutas) – Les liaisons dangereuses (Claude Barma) – Nana (Maurice Cazeneuve, mini-série) – 1981  Au théâtre ce soir : Comédie pour un meutre (Pierre Sabbagh) – Au théâtre ce soir : Une sacrée famille (Pierre Sabbagh) – Ubu cocu ou l’archeopteryx (Jean-Christophe Averty) – Le voyage du Hollandais (Charles Brabant) – Bekenntnisse des Hochstaplers Felix Krull (Les confessions du chevalier d’industrie Felix Krull) (Bernhard Sinkel) – Jupiter 81 (Maurice Frydland) – 1982  Paris-Saint-Lazare (Marco Pico, mini-série) – Les dossiers de l’écran : Le pouvoir d’inertie (Jean-François Delassus) – Papa poule : Le Papa poule moins un (Roger Kahane) – Les dossiers de l’écran : Jupiter 81 (Maurice Frydland) – Démobilisation générale (Hervé Bromberger) – Merci Sylvestre (L’homme de ménage) (Serge Korber) – 1983  Les cinq dernières minutes : Meutre sans pourboire (Jean Chapot) – Médecins de nuit : Le bizutage (Gérard Clément) – Les amours des années folles : Féeries bourgeoises (Agnès Delarive, mini-série) – Emmenez-moi au théâtre : Orphée (Claude Santelli) – Il cane de Jérusalem (Les chiens de Jérusalem) (Fabio Carpi) –  1984  Jacques le fataliste et son maître (Claude Santelli) – Le tueur triste (Nicolas Gessner) – Les amours des années 50 : Passez muscade (Agnès Delarive, mini-série) – 1985  La politique est un métier (Maurice Frydland) – L’année terrible (Claude Santelli) – L’ami Maupassant : L’enfant (Claude Santelli) – L’affaire Marie Besnard (Yves-André Hubert) – L’homme au képi noir : Les bois d’enfer (Serge Korber, mini-série) – Jeu, set et match (Michel Wyn, mini-série) – 1987  Une occasion en or : Les mémés sanglantes (Bruno Gantillon) – Les enquêtes du commissaire Maigret : Les enquêtes du « Majestic » (Maurice Frydland) – 1988  L’ami Giono : Ennemonde (Claude Santelli) – Hemingway (Bernard Sinkel) – Les cinq dernières minutes : Pour qui sonne le jazz (Gérard Gozlan) – Les nuits révolutionnaires : Les deux n’en font qu’une (Charles Brabant) – Le Gorille compte ses abattis (Jean Delannoy) – 1990  Marc et Sophie : Divine Diva (Georges Bensoussan, CM) – Les héroïnes de Colette : Duo (Claude Santelli) – Héritage oblige : Erika mon amour (Maurice Frydland) – 1991  Quiproquos ! (Claude Vital) – Maxime et Wanda : Les belles ordures (Claude Vital) – 1992  Tout ou presque (Claude Vital, mini-série) – Aldo tous risques : Direct au cœur (Claude Vital) – 1993  Maguy : Les papilles font de la résistance (Francis Pernet, CM) – 1994  Les caprices de Marianne (Jean-Daniel Verhaeghe, captation) –  1995  L’allée du Roi (Nina Companeez) – La comète (Claude Santelli) – 1996  Les allumettes suédoises (Jacques Ertaud) – 1999 Louis la brocante : Louis et les amoureux du manège (Maurice Frydland) – 2001 La grande brasserie (Dominique Baron). Divers : « Vivement lundi » ; Sketches de Karl Zéro (« Le vrai journal »), etc…. Bibliographie : « Les fictions françaises à la télévision » de Jean-Marc Doniak (Dixit-SACD, 1998).

Remerciements : à Jean-Jacques Jouve et Alain Plège.

Bibliographie : « La lettre des Comédiens » N°20 Mai-Juin 1999 : « Le métier de Bernard Musson » par Étienne Colson (+ filmo) 

Fragments d’un dictionnaire amoureux : Renée Le Calm

Renée Le Calm, photo source « Agence art 7 »

La double actualité de Renée Le Calm, dans « Enfin veuve » et « Paris », était l’occasion après Dominique Marcas et Francia Séguy, de rendre à nouveau un hommage à nos doyennes du cinéma français. « Chacun cherche son chat » s’inspire directement d’une des mésaventures de Renée Le Calm, qui gardait les chats de son quartier. Une amie de Klapisch lui avait raconté ce qui devint le point de départ de ce film. Ironie du sort, cette fidèle habitante du XIème, avait déjà fait de la figuration dans deux films du cinéaste. Rétrospectivement, on la reconnaît dans le métro dans « Riens du tout ». Cette retraitée de la restauration est donc engagée à nouveau, pour tenir son presque propre rôle dans ce film, face à la trop sous-utilisée Garance Clavel. Elle alterne la drôlerie et l’émotion. Le personnage de styliste que joue Marina Tomé, la voyant avec une autre vieille dame, déclare les trouver « insensées ». C’est l’âme du quartier, mais elle n’est pas passéiste face aux changements multiples urbains. Si elle déplore que certains de ses voisins soient expropriés, elle déclare s’habituer très bien aux nouveautés. Son bagou cache cependant une belle sensibilité, elle va jusqu’à tomber malade pour avoir perdu le chat noir – nommé « Gris-Gris » – de sa voisine. Le fidèle Jamel – génial Zinedine Soualem -, devenu assez lent après un accident, l’aide à reprendre goût à la vie. Le cinéma très vite se l’arrache, il faut dire qu’elle est toujours irrésistible, on se souvient du fou rire de Gérard Depardieu dans le bêtisier au générique final dans « Les anges gardiens », signé par un Jean-Marie Poiré au-delà du speedé, face à elle qui communie devant Christian Clavier qui joue un prêtre. Elle s’ingénie en général à voler la vedette à tout le monde. On la retrouve en grand-mère de Christian « Jules-Edouard Moustic » Borde, obligé de fuir sa capitale, en raison d’une apocalypse fomentée – et bidonnée – par un grand gourou d’opérette dans « Michael Kael… ».

Avec François-Xavier Demaison & Vincent Elbaz dans « Tellement proches » – photo source Allociné –

Elle est acariâtre et agonisante, en léguant son héritage à Isabelle Carré dans « Quatre étoiles ». Isabelle Mergault l’emploie avec bonheur dans « Je vous trouve très beau », où elle a droit à sa réplique culte « qui est mort ? », mais elle l’utilise assez lourdement dans son décevant « Enfin veuve ». Elle est une vieille dame constamment saoule dans le café que fréquente Jacques Gamblin. Elle arrive cependant à tirer son épingle du jeu, en arrachant quelques rires avec ses insultes diverses, passant de « Enculé » à … »Encornet ». Il faut la voir face au pauvre Paul Crauchet aussi mal employé qu’elle, la dame vaguement atteinte de la maladie de Gilles de La Tourette étant aussi gâteuse que lui. On la retrouve dans le « Paris » de Klapisch qui lui reste fidèle. Elle est plus alerte, malgré son grand âge, pour monter les escaliers que le personnage joué par Romain Duris et qui souffre du cœur. Elle est irrésistible en Mme Docase qui « crache des flammes » dans « Aide toi le ciel t’aidera » (François Dupeyron, 2007). Il faut la voir maugréer constamment et se lever de son fauteuil roulant pour partir à petits pas, quand elle n’attire plus l’attention de Félicité Wouassi. Elle est également formidable dans « Tellement proches » du duo Nakache et Toledano. Candidate improbable au permis de conduire – elle s’y essaie après des années – sans être dupe des sarcasmes de Vincent Elbaz. Elle se retrouve trimbalée par ce dernier dans toutes ses pérégrinations, ce qui donne des scènes drolatiques quand on la retrouve à faire une tortue en poterie dans une maternelle et même arbitre de tennis ! Avant de se voir par son répondant et son tempérament, membre adopté d’une famille compliquée. Renée Le Calm a une très grande personnalité et a ses dernières années composé l’un des personnages les plus attachants du cinéma français. A lire également son portrait dans L’oeil de Balthazar. Cédric Klapisch lui rend un bel hommage sur facebook, pour sa disparition le 8 juin 2019 : «  »Je m’étais tellement habitué à sa présence que j’avais oublié que ce jour pouvait arriver… J’adorais cette parisienne éternelle avec sa façon de parler inimitable et sa gouaille hallucinante… » On la retrouve une dernière fois sous sa direction dans « Deux moi ». Elle est une émouvante centenaire qui a perdu son colis, un cadeau pour son centième anniversaire, en ligne avec le personnage amusé et désemparé joué par François Civil, employé d’un call center.

Photo : L’oeil de Balthazar

Filmographie : 1991 Riens du tout (Cédric Klapisch) – 1993 Le péril jeune (+ version TV « Les années lycée : Péril jeune – 1975 ») (Cédric Klapisch) – 1995 Chacun cherche son chat (Cédric Klapisch) – Les anges gardiens (Jean-Marie Poiré) – Le silence de Rak (Christophe Loizillon) – 1997 L’annonce faite à Marius (Harmel Sbraire) – Ca n’empêche pas les sentiments (Jean-Pierre Jackson) – 1998 Lila Lili (Marie Vermillard) – 1999 Peut-être (Cédric Klapisch) – 1999, Madeleine (Laurent Bouhnick) – Les insaisissables (Christian Gion) – 2000 La boîte (Claude Zidi) – 2001 Filles perdues, cheveux gras (Claude Duty) – Ah ! Si j’étais riche (Gérard Bitton & Michel Munz) – The truth about Charlie (La vérité sur Charlie) (Jonathan Demme) – 2005 Je vous trouve très beau (Isabelle Mergault) – Quatre étoiles (Christian Vincent) – 2006 Petites révélations (Marie Vermillard) – Paris (Cédric Klapisch) – 2007 Enfin veuve (Isabelle Mergault) – Ma chère Alice (Martin Amic, CM) – Aide-toi, le ciel t’aidera (François Dupeyron) – 2008  Tellement proches (Eric Toledano & Olivier Nakache) – 2011  Renée (Jézabel Marques, CM) – 2018  Deux moi (Cédric Klapisch).

Télévision (notamment) : 1999 Regards d’enfance : Rends moi mon nom (Patrice Martineau) – Maigret : Meurtre dans un potager (Ewin Baily) – Avocats & associés : Le prix des sens (Philippe Triboit) – 2000 Un homme en colère : L’ange déchu (Didier Albert) – Boulevard du palais : La jeune morte (Jacques Malaterre) – Blague à part : Mémère (Pascal Chaumeil, CM) – 2001  Commissaire Bastille : Feux croisés (Gilles Béhat) – 2002  Maigret : La maison de Félicie (Christian de Chalonge) – 2003 Le porteur de cartables (Caroline Huppert) – 2005 Jeff et Léo, flics et jumeaux : Jardin zen (Étienne Dahene) – Docteur Dassin, généraliste : Des secrets bien gardés (Olivier Langlois) – Docteur Dassin, généraliste : L’ombre et la lumière (Olivier Langlois) – 2011  Le chant des sirènes (Laurent Herbiet). Non datés : Le bahut (Arnaud Sélignac).

 

Fragments d’un dictionnaire amoureux : Vernon Dobtcheff

 

 

 

 

 

 

 

 

Photo Nathalie Vergez source Comoedia

A la seule vue de sa photographie, diffusée sur un écran d’ordinateur, dans l’Empire des loups », on devine que Chris Nahon cherche à gagner du temps pour personnaliser un mystérieux chef d’une organisation turque, nommée « Les loups gris ». Son portrait réveille notre imaginaire. On ‘a qu’une hâte, c’est de le retrouver ensuite dans ce film manufacturé… Il est idéal pour camper ce personnage pouvant être à la fois humain et protecteur, auprès d’une fillette, mais figurer aussi un homme des plus inquiétants. Il est capable d’installer un climat fantastique par sa seule présence, comme celle mutique d’un passager du métro, qui inquiète Yvan Attal par ses apparitions régulières dans « Somewhere » (Emmanuel Murat, 2004).

Il faut saluer son parcours, international et des plus atypiques, de ce comédien, né en fait à NÎmes. On se souvient souvent de lui, en transfuge de la guerre froide, espion soviétique à l’instar des épisodes de « Chapeau melon et bottes de cuire ». Il figure également un mystérieux représentant d’une organisation internationale dans « Le chat et la souris » (Claude Lelouch, 1975). Il trouve d’ailleurs l’un de ses meilleurs rôles, dans le registre de l’espionnage, comme dans « Toutes peines confondues (Michel Deville, 2001), où il personnifie le machiavélique Turston…

Il est aussi à l’aise dans la comédie. Il personnifie un Allemand, réfugié à Hollywood pour fuir le nazisme, dans « Je hais les acteurs » (Gérard Krawczyk, 1986). Il y échafaude des théories fumantes, se basant sur son expérience d’écriture de films policiers, pour résoudre une énigme bien réelle. Il est un mage, victime du courroux d’Iznogoud, campé par Michaël Youn, car il doit trouver un sort pour éliminer le Calife, dans « Iznogoud » (Patrick Braoudé, 2004), et un druide fleuri avertissant Astérix et Obélix de l’enlèvement de Panoramix, dans « Astérix aux jeux olympiques », sorti en 2008. Mais on le retrouve le plus souvent dans des rôles de notables, ou de patrons comme celui de Marlène Jobert dans « L’amour nu » (Yannick Bellon, 1981).

Il incarne souvent des ecclésiastiques, un représentant de la Sainte Inquisition de Venise dans « Giordano Bruno » (Giuliano Montaldo, 1973), un moine dans « Le nom de la rose » (Jean-Jacques Annaud, 1985), un officiel du Vatican dans « Le tombeau » (Jonas McCord, 1999), et le prêtre, cousin de Vittorio Gassman, dans « Parfum de femme » (Dino Risi, 1974), ce dernier s’évertuant à le provoquer. Peu rancunier, il le bénira cependant, malgré lui, voyant en sa cécité une sorte de chemin de croix. Il est aussi le Révérend anglican qui refuse de marier Nicolas Philiber – Jean-Paul Belmondo -, en apprenant sa bigamie dans « Les mariés de l’an II », trépidante comédie de Jean-Paul Rappeneau (1970). Suit une scène drolatique de course-poursuite, avec l’ex-futur beau-père joué par Billy Kearns.

Vernon Dobtcheff ne se contente pas de figurer dans de gros budgets, il participe souvent à de nombreux courts-métrages, souvent des premières oeuvres. Il est formidable en membre d’un jury, demandant à un candidat de parler de « L’amour » dans l’ingénieux « Parlez-moi de l’amour », ou dans les premiers travaux d’Olivier Mégaton. Ce dernier lui donne un rôle protecteur, avec son personnage de Vitali dans « La sirène rouge », ange gardien d’Hugo – Jean-Marc Barr -. Il faut le voir offrir un nounours à une adolescente en difficulté, perdu devant ses aspirations et révélant un désert affectif, et une perte de la notion de la réalité, car il est plongé dans son propre « monde ».

Dans un épisode de « Doctor Who »

S’il est souvent confiné dans des rôles inquiétants, comme des officiers nazis en retraite ou en activité comme dans la série « Holocauste », il promène cependant une grande classe et une belle distinction dans bien des films. Il est toujours crédible dans n’importe quelle nationalité. Le plus souvent, il est sujet britannique, comme dans son rôle de Blount, formant un duo mémorable et distingué de journalistes, avec Pierre Vernier (Alicie Jolivet), dans la série TV, « Michel Strogoff » (Jean-Pierre Decourt, 1975), d’après Jules Verne. Il a également joué dans une série de prestige pour la BBC, d’oeuvres de William Shakespeare, diffusée sur France 3 dans les années 80.

Un de ses meilleurs rôles reste celui d’Hudson Lowe, le geôlier de Napoléon – joué par un inattendu et remarquable Roland Blanche – dans « L’otage de l’Europe » (Jerzy Kawalerowicz, 1988). Il reste digne et imperturbable devant la mépris et sa mauvaise humeur du tyran en exil. François Berléand, qui jouait dans ce film le général de Montholon, me confiait l’affabilité est la grande culture de Vernon Dobtcheff. Pierre Salvadori lui offre également l’occasion de montrer son grand talent, dans « Hors de prix » (2005), il campe Jacques, un milliardaire dandy et alcoolique. Son personnage est assez retord car il garde toujours son contrôle malgré les excès de boissons, et il tient toujours à avoir une distance avec le personnage incarné avec charme par Audrey Tautou, ne voulant pas succomber trop facilement à sa séduction qu’il retrouve régulièrement via des relations tarifiées.

On aimerait que son grand talent soit mieux utilisé qu’une simple utilisation de son grand professionnalisme, dans quelques distributions paresseuses. Citons le trop conventionnel « La légende des 3 clefs », feuilleton diffusé par M6, où il campe avec superbe un anthropologue comploteur garant de la mémoire des templiers… Il reste qu’il a travaillé avec les plus grands metteurs en scène, et que son parcours théâtral est des plus prestigieux.

Dans « Plus rien… », court-métrage de Fabrice Nordmann.

Filmographie, établie avec Christophe Bier : 1964 Darling (Id) (John Schlesinger) – Those magnificent men in their flying machines, or how I flew from London to Paris in 25 hours 11 minutes / Those magnificent men in their flying machines (Ces merveilleux fous volants dans leurs drôles de machines) (Ken Annakin) – 1965 The hidden face / Scale of justice : The hidden Face (Patrick Dromgoole, CM) – 1966 La bisbetica domata / The taming of the Shrew (La mégère apprivoisée) (Franco Zeffirelli) – The idol (L’idole) (Daniel Petrie) – 1967 Baby love (Alastair Reid) – A Dandy in aspic (Maldonne pour un espion) (Anthony Mann & Laurence Harvey) – 1968 The assassination bureau / The assassination bureau limited (Assassinats en tous genres) (Basil Dearden) – 1969 Darling Lili (Blake Edwards) – The Kremlin letter (La lettre du Kremlin) (John Huston) – Anne of the thousand days (Anne des mille jours) (Charles Jarrott) – 1970 The beast in the cellar / Are you dying, young man ? / Young man, I think you’re doing (Lewis Gilbert) – Ils (Jean-Daniel Simon) – Les mariés de l’an II (Jean-Paul Rappeneau) – 1971 The Horsemen (Les cavaliers) (John Frankenheimer) – Mary, queen of Scots (Marie Stuart, reine d’Ecosse) (Charles Jarrott) – Nicholas and Alexandra (Nicolas et Alexandra) (Franklin J Schaffner) – Fiddler on the roof (Un violon sur le toit) (Norman Jewison) – Far from Dallas (Philippe Toledano) – 1972 The day of the jackal (Chacal) (Fred Zinnemann) – I racconti di Canterbury (Les contes de Canterbury) (Pier Paolo Pasolini) – Up the front (Bob Kellett) -Impossible object / Story of alove story (L’impossible objet) (John Frankenheimer) – 1973 Giordano Bruno (Id) (Giuliano Montaldo) – Undercovers hero / Soft beds and hard battles (En voiture Simone !) (Roy Boulting) – 1974 The destructors / The Marseille contract (Marseille contrat) (Robert Parrish) – Galileo Galilei (Galileo) (Joseph Losey) – India song (Marguerite Duras) – Murder on the Orient Express (Le crime de l’Orient Express(Sidney Lumet) – Le jeu avec le feu (Alain Robbe-Grillet) – Profumo di donne (Parfum de femme) (Dino Risi) – Le sauvage (Jean-Paul Rappeneau) – 1975 Le chat et la souris (Claude Lelouch) – Il Messiah (Le Messie) (Roberto Rosselini) – Operation Daybreak / Seven met at Daybreak (Sept hommes à l’aube) (Lewis Gilbert) – 1976 The spy who love me (L’espion qui m’aimait) (Lewis Gilbert) – March or die (Il était une fois la légion) (Dick Richards) – Joseph Andrews (Les aventures amoureuses de Joseph) (Tony Richardson) – 1977 L’ordre de la sécurité du monde (Claude d’Anna) – La petite fille en velours bleu / Little girl in blue velvet (Alan Bridges) – 1978 L’amour en question (André Cayatte) – 1979 Nijinsky (Herbert Ross) – Zorro, the gay blade (La grande Zorro) (Peter Medak, rôle coupé au montage ?) – 1981 L’amour nu (Yannick Bellon) – San Antonio ne pense qu’à ça ! (Joël Séria) – La nuit de Varennes / Il mondo nuovo (Ettore Scola) – Enigma (I) (Jeannot Szwarc) – Sredni vashtar (Andrew Birkin, CM) – 1982 Au nom de tous les miens / For those I love (Robert Enrico) – Nutcracker / Nutcracker sweet (Anwar Kawadri) – 1983 Ronde de nuit (Jean-Claude Missiaen) – Gwendoline (Just Jaeckin) – Morenga (Egon Günther, téléfilm sorti en salles) – 1984 Mata Hari (Curtis Harrington) – Mon ami Washington (Helvio Soto) – 1985 Le nom de la rose / The name of the rose / Der name der rose (Jean-Jacques Annaud) – White nights (Soleil de nuit) (Taylor Hackford, scènes coupées au montage) – 1986 Caravaggio (Derek Jarman) – Je hais les acteurs (Gérard Krawczyk) – Maschenka (John Goldschmidt) – 1987 Pascali’s Island (L’île de Pascali) (James Darden) – Testimony (Tony Palmer) – Catacombs / Curse IV : The ultimate sacrifice (David Schmoeller) – L’inattendue (Patrick Mimouni, CM) – Natalia (Bernard Cohn) – 1988 Madame Sousatzaka (John Schlesinger) – Indiana Jones and the last crusade (Indiana Jones et la dernière croisade) (Steven Spielberg) – Toscanini (Young Toscanini / il giovane Toscanini ) (Franco Zeffirelli, scènes coupées au montage) – L’otage de l’Europe / Jeniec Europy (Jerzy Kawalerowicz) – Splendor (Id) (Ettore Scola) – 1989 Berlin-Yerushalaim (Berlin-Jerusalem) (Amos Gitai) – 1989 Berlin-Yerushalaim (Berlin-Jerusalem) (Amos Gitai) – Vincent et moi (Michael Rubbo) – The garden (Derek Jarman) – Fuga del paradiso (La fuite au paradis) (Ettore Pasculli, téléfilm présenté en salles) – 1990 Hamlet (Id) (Franco Zeffirelli) – The Krays (Les frères Krays) (Peter Medak) – Near Mrs. / The last tangle in Paris (En France présenté comme téléfilm, sous le titre : L’ambassade en folie, autre titre TV : Toujours les femmes) (Baz Taylor) – Meridian, kiss of the beast / Phantoms (Vidéo : Méridian, le baiser de la bête) (Charles Band) – 1991 Let him have it (L’âge de vivre) (Peter Medak) – Les enfants du Naufrageur (Jérôme Coulon) – Toutes peines confondues (Michel Deville) – La ballade d’un condamné (Anne-Laure Brénéol, CM) – 1992 Venice/Venice (Henry Jaglom) – The hour of the pig (L’heure du cochon) (Leslie Megahey) – Obiettivo indiscreto (Massimo Mazzucco) – La vis (Didier Flamand, CM) – 1993 M. Butterfly (Id) (David Cronenberg) – Mardi (Marion Carrance, CM) – Les enfants du charbon (Juliana Reis, CM) – 1994 Jefferson in Paris (Jefferson à Paris) (James Ivory) – England, my England (Tony Palmer) – 1995 Forte tête (Olivier Megaton, CM) – Der unhold / The ogre (Le roi des aulnes) (Volker Schlöndorff) – 1996 Surviving Picasso (James Ivory) – Jude (Id) (Michael Winterbottom) – Anna Karenina / Leo Tolstoy’s Anna Karenina (Anna Karénine) (Bernard Rose) – La montagne muette (Frédéric Gonseth) – 1997 Déjà vu (Henry Jaglom) – Spanish fly (Daphna Kastner) – Vigo / Vigo : A passion for life (Vigo, histoire d’une passion) (Julien Temple) – Photo maton (Philippe Dorison, CM) – L’abîme / The deep (Oliver Klein) – 1998 Jinah (Jamil Dehlavi) – Hilary and Jackie (Anand Tucker) – Zadock ou les malheurs d’un suppôt (Jean-Walter Muller, CM) – All for love (St. Ives) (Harry Hook, en France, présenté comme téléfilm) – 1999 Dreaming of Joseph Lees (Eric Styles) – Le prof (Alexandre Jardin) – The body (Le tombeau) (Jonas McCord) – Falling trough (Colin Bucksey) – 2000 Plus rien… (Fabrice Nordmann, CM) – 2001 La sirène rouge / The Red Siren (Olivier Megaton) – Revelations (Stuart Urban) – Festival in Cannes (Henry Jaglom) – The order (Sheldon Lettich) – Parlez-nous de l’Amour (Mathieu Zeitindjioglou, CM) – Le philanthrope (Mathieu Zeitindjioglou, CM) – Merci… docteur Rey ! (Andrew Litvak) – 2002 The wonderland experience (Ben Hardyment) – Brocéliande (Doug Headline) – In the sky (Jeff Espanol, inédit) – Pontormo – un amore eretico (Giovanni Fago) – Othello : A South African Tale (Timothy Eubulus) – 2003 Aliénation (Atsu Watanabe, CM) – Evilenko (David Grieco) – 2004 Mauvais gendre (Gilbert Merme, CM) – Somewhere (Emmanuel Murat, CM) – Before Sunset (Id) (Richard Linklater) – La vieille femme aux dents jaunes (Fabien Bonali, CM) – Resonance of tears (Atsu Watanabe, CM, + co-scénario) – Iznogoud (Patrick Braoudé) – L’empire des loups (Chris Nahon) – 2005 Mauvais gendre (Gilbert Merme, CM) – Le moment venu (Thomas Forwood, CM) – Hors de prix (Pierre Salvadori) – 2006  L’attracteur étrange (Justine Gasquet, CM) – Astérix aux jeux olympiques (Frédéric Forestier & Thomas Langmann) – 2007  Angie (Olivier Mégaton, CM) – Cercando Maria / In nome di Maria (Franco Diaferia) – The gift (Greg Marcks) – Where the Indian lies (Cédric Apikian, CM) – Le plaisir de chanter (Ilan Duran Cohen) – 2008  Carmin (Arthur Perret, CM) – La banquise (Michaël Buch) – Godforsaken (Jamil Dehlavi) – 2009  Première classe (Antoine Jesel, CM) – La saison des mutants (Alix Didrich, CM) – 2010  Le passager (Fabien Montagner, CM) – Après demain… (Simon Lahmani, CM) – Depuis jeudi (Alexandre Castres, CM) – 2010  Undisputed III: Redemption (Isaac Florentine) –  2011  La clinique de l’amour (Artus de Penguern) – La vie d’une autre (Sylvie Testud) –  2012  Seven lucky Gods (Jamil Dehlavi) – Horsehead (Romain Basset) – La migliore offerta (The best offer) (Giuseppe Tornatore) – 2013  Il ragazzo invisibile (Le garçon invisible) (Gabriele Salvatores) – 2015  Le blues du crapaud (Gérard Chevalier) – HHhH (Id) (Cédric Jimenez) – 2016  Transfert (Jonathan Degrelle, CM). Voxographie : 2011  Zarafa (Rémi Bezançon et Jean-Christophe Lie, animation).

 

 

 

 

Dans « Resonance of tears » court-métrage d’Atsu Watanabe

Télévision : (notamment) 1959  Le voyageur sans bagace – 1963 Espionage : A camel to ride (Fielder Cook) – 1964 The Debussy Film (Ken Russel) – Galileo (Charles Jarrott) – 1965 The Avengers : Room Without a View (Chapeau melon et bottes de cuir) (Roy Baker) – Nineteen Eighty Four / 1984 (Christopher Moraham) – 1966 Mystery and Imagination : Carlukka (Bill Bayne) – 1967 The Avengers : The Living dead(Chapeau melon et botte de cuirs : Le mort-vivant) (John Krish) – The Saint : The Gadget Lovers (Le Saint) (Jim O’Connolly) – 1969 Out of the Unknow : Beach Head (James Cellan Jones) – The Champions : The Gilded Cage (Cyril Frankel) – The Avengers : Thingumajig(Chapeau melon et bottes de cuir) (Leslie Norman) – Doctor Who : The War Games (David Maloney) – 1970  Ace of Wands : The Mind Robbers (William Hemm) – Codename : Opening Gambit – 1971  De toutes les couleurs : À l’heure ou le coq chantera (Jacques Audoir) – Le seize à Kerbriant (Michel Wyn, série) – Freya des 7 îles (Jean-Pierre Gallo) – 1972  New Scotland Yard : Memory of a Gauntlet – Karatecas et Co : La nuit des parfaits (Edmond Tyborowski) – Plaies et bosses (Yves-André Hubert) – Pour Vermeer (Jacques Pierre, série) – 1973  Au bois dormant (Pierre Badel) – Les Brigades du tigre : Visite incognito (Victor Vicas) – An Echo of Theresa – Anatomy of Terror (Peter Jefferies) – À vous de jouer Milord (Christian-Jaque, série TV) – Cartesius (Descartes) (Roberto Rosselini) – Jeanne d’Arc (Yves-André Hubert) – Jean Pinot, médecin d’aujourd’hui (Michel Ferrand) – 1974  Van der Valk und die Toten (Pas de fontières pour l’inspecteur : Le bouc émissaire / Coup double) (Marcel Cravenne) – Des Christoffel von Grimmelshausen abenteuerlicher Simplicissimus (Simplicius Simplicimus) (Fritz Umgelter ) – 1975   The Sweeney : Supersnout – Rumpole of the Bailey (Robert Knights) – Michel Strogoff (Jean-Pierre Decourt, mini-série) – The Nearly Man (John Irvin) – Jo Gaillard : L’inconnu (Christian-Jaque) – 1976  Don Juan ou l’homme des cendres (Guy Lessertisseur, captation) – Play for today : French without tears (John Gorrie) – Dickens of London (Michael Ferguson et Marc Miller) – Les héritiers : Le codicille (Jacques Trébouta) – Commissaire Moulin : Marée basse (Jacques Trébouta) – 1977  1990 : Non-Citizen (Bob Hird) – Lulu (Marcel Bluwal) – The merchant of Death (Peter Medak) – Holocaust (Holocauste) (Marvin J. Chomsky, mini-série) – Les samedis de l’histoire : Foch pour vaincre (Jean-François Delassus) – Les brigades du tigre : Cordialement vôtre (Victor Vicas) – 1978  The Devil’s crown (Ronald Wilson, Alan Cooke et Jane Howell, mini-série) – The Nativity (Bernard L. Kowalski) – Lillie (ohn Gorrie & Christopher Hodson) – Screenplay : Gossip from the forest (Brian Gibson) – Romeo and Juliette (Alvin Rakoff) – Joséphine ou la comédie des ambitions (Robert Mazoyer, série TV) – Mazarin (Pierre Cardinal, mini-série) – Les chemins de l’exil ou Les dernières années de Jean-Jacques Rousseau (Claude Goretta) – 1979  Blake’s 7 : Shadow (Jonathan Wright Miller) – Ike (Id) (Melville Shavelson) – Les dossiers de l’écran : Mers El-Kébir (Pierre Cardinal) – Masada (+ version courte : The Antagonists) (Boris Sagal) – 1980  Private Shulz (Robert Chetwyn) – Maria Theresa (Axel Corti) – I remember Nelson (Simon Langton) – Le mythomane : L’émir est arrivé (Michel Wyn) – Exil (L’exil) (Egon Günther) – 1981  Le beau monde (Michel Polac) – Ringstraßenpalais (Rudolf Nussgruber) – Peter and Paul (Robert F. Day) – Le petit théâtre d’Antenne 2 : Le petit menteur (Youri, CM) – Mozart (Marcel Bluwal, mini-série) – Malesherbes, avocat du roi (Yves-André Hubert) – Marco Polo (Id) (Giuliano Montaldo) – Troilus and Cressica (Jonathan Miller) – 1982 Emmenez-moi au théâtre : Chêne et lapins angora (Georges Wilson) – Der Lieutenand und Sein Richter / The Devil’s Lieutenant (John Goldschmidt) – The Scarlet and the Black (Le pourpre et le noir) (Jerry London) – Wagner (Tony Palmer) – Emmenez-moi au théâtre : La soupière (Paul Planchon) – 1983  Marie Pervenche : La filière argentine (Claude Boissol) – Anna Domini / A.D. (Stuart Cooper) – An Englishwoman Abroad (John Schlesinger) – 1984 Ellis Island (Ellis Island, les portes de l’espoir) (Jerry London) – Tender is Night (Robert Knights) – Dans la tourmente (Michael Braun, mini-série) – Much Ado About Nothing (Stuart Burge) – Yalta (Yves-André Hubert) – L’homme de Suez (Christian-Jaque) – Comme un poisson sans bicyclette (Jean-Claude Charnay) – Marie Pervenche : La filière argentine (Claude Boissol) – 1985  Mussolini : The untold story (William A. Graham) – If Tomorrow comes (Les diamants de la vengeance) (Jerry London) – 1986  Melba (Rodney Fisher) – War and Remembrance (Dan Curtis) – The Return of Sherlock Holmes : The Six Napoleons (David Carson) – Les enquêtes Caméléon : Attention à la peinture (Philippe Monnier) – Fortunes of War (James Cellan Jones) – 1987  Mr. Majeika (R. Cheveley & Michael Kerrigan) – Poor Little Rich Girl : The Barbara Hutton Story (Charles Jarrott) – Le due croci /Titus Brandsma (Silvio Maestranz) – 1988  Crowbow (Guillaume Tell) : Trolls (Les génies de la terre) (George Mihalka) – Murderers among us : The Simon Wiesenthal Story (Brian Gibson) – Mont-Royal (René Bonnière) – Maigret (Paul Lyn) – 1989 Renaissance (Bruno Gantillon) – A Season of Giants / Michelangelo (Michel-Ange) (Jerry London) – La dolce casa degli orrori / The Sweet House of Horrors (Lucio Fulci) – Till We Meet Again (Le secret du Château Valmont) (Charles Jarrott) – En cas de bonheur (Dominique Giuliani & J.P. Lovicchi) – Marc et Sophie : L’Eden qui venait de l’Est (Christiane Spiero, CM) – The Plot to Kill Hitler (Le complot contre Hitler) (Lawrence Schiller) – Drôles d’histoires / Mésaventures : Entracte (Philippe Gallardi, CM) – 1990 Warburg, le banquier des princes (Moshe Mizrahi) – Zorro (Ray Austin) – The Strauss Dinasty (Marvin J. Chomsky) – The First Circle (Le premier cercle) (Sheldon Larry) – 1991 Prisoner of Honor (Une affaire d’honneur) (Ken Russell) – Vol-à-voile (Christiane Spiero) – L’étalon noir (Christian Le Hémoney) – Drôles d’histoires / Mésaventures : Le mal jaune (Dominique Giuliani, CM) – Fly-by-Night (Bruno Gantillon) – The exile (Bruno Gantillon) – 1992  Maguy : SOS vampires (Andrée Moracchini, CM) – Frankenstein (David Wickes) – 1993 Highlander : For Evil’s Sake (Ray Austin) – Jeanne au bûcher (Akio Jissoji, captation)1994 Sharpe’s Sword (Tom Clegg) – Hercule Poirot’s Christmas (Le Noël d’Hercule Poirot) (Edward Bennet) – Histoires de toujours ; Mademoiselle O (Jérôme Foulon) – 1995  Katharina Die Grosse (Marvin J. Chomsky) – Die Eisprinzessin (Danny Huston) – Le fils de Paul (Didier Grousset) – 1996 Highlander : Promises (Paolo Barzman) – 1996 The Odissey (Andrei Konchalovsky) – The Hunchback (Peter Medak) – Love in the Ancient World (Christopher Miles) – As Time Goes By : What’s Wrong With Mrs. Bale? – The Famous Five: Five Go Adventuring Again – 1998 St-Yves (Harry Hook) – Father Ted : As You Right There, Father Ted ? (Graham Linehan & Andy DeEmmony) – Merlin (Steve Barron) – 1999 Highlander : The Raven : Dead on Arrival (George Mendeluk) – David Copperfield (Peter Medak) – La crim’ : Mort d’un prince (Denis Berry) – Vertiges : Passion assassine (Didier Delaître) – 2001 Relic Hunter : The Royal King (Sydney Fox, l’aventurière) (John Bell) – Largo Winch : Sins of the father (David Wu) – Largo Winch : Redemption (David Wu) – 2002 -The Falklands Play (Michael Samuels) – White teeth (Julian Jarrold) – 2005  Sable noir : Villa du crépuscule (Doug Headline) – 2006 Rome : Philippi (Roger Young) – La légende des 3 clefs (Patrick Dewolf) – 2007  Grand star (Paolo Barzman) – Les temps changent (Marion Milne) – Soeur Thérèse.com : Thérèse et le voyant (Vincenzo Marano) – 2008  Apparitions (John Strickland) – 2009  Dossier caramel (Nicolas Castro) – L’internat (Christophe Douchand) – Frères (Virginie Sauveur) – Un film sans… (1 épisode) – 2011  Les petits meurtres d’Agatha Christie : Un cadavre sur l’oreiller (Éric Woreth) – 2011/2013  The Borgia (Neil Jordan, John Maybury, Jeremy Podeswa, Simon Cellan Jones, Jon Amiel, David Leland et Kari Skogland, série) – 2012  Q.I. (Olivier de Plas, mini-série) – 2014  Killing Jesus (Christopher Menaul) – 2015  Peplum (Philippe Lefebvre, épisode 2) – Jonathan Strange & Mr Norrell :  Chapter One – The friends of English (Toby Haynes) – Magic The Durrells (La folle histoire des Durells) (Steve Barron, mini-série) – 2016  Emerald city (Tarsem Singh, mini-série).

Non datés : GESCHICHTSPUNKTE, de Joachim Kurz – THE HITCHHIKER, de Bruno Gantillon – THE VEGETABLE MAN, de A. Reid – PARIS STEEL, de Bruno Gantillon

Théâtre : De 1960 à 1963 : The alchimist – Doctor Faustus de Christopher Marlow (Old Vic, Londres) – Measure for measure de William Shakespeare (Old Vic, Londres) – Macbeth de William Shakespeare (Old Vic, Londres) – The Merchant of Venise de William Shakespeare (Old Vic, Londres) – Midsummer Night’s Dream de William Shakespeare (Old Vic, Londres) – Morning becomes Electra d’Eugene O’Neill (Old Vic, Londres) – Othello de William Shakespeare (Old Vic, Londres) – Peer Gynt d’Henrik Ibsen (Old Vic, Londres) – Romeo and Juliet de William Shakespeare (Old Vic, Londres) – She Stoops to Conquer d’Oliver Goldsmith (Old Vic, Londres) – Three siters d’Anton Tchekhov (Old Vic, Londres) – Twelth Night de William Shakespeare (Old Vic, Londres) – 1962 Le bourgeois gentilhomme de Molière (Festival de Glyndebourne) – 1963 L’école des femmes de Molière – 1964 Vasco de Georges Schehadé (Theatre, Londres) – 1965 Miniatures de David Cregan (Royal Court Theatre, Londres) – 1965 A patriot for me de John Osborne (Royal Court Theatre, Londres) – 1966 The Philanderer de Bernard Shaw (Mermaid Theatre, Londres) – 1967 L’alouette de Jean Anouilh (Leatherhead Theatre, Londres) – 1967 Architruc de Robert Pinget (Mercury Theatre, Londres) – 1967 Un mois à la campagne de Tourgueniev (Open Air Theatre) – 1967 The Man in the Glass Booth de Robert Shaw, mise en scène de Harold Pinter (Saint Martin’s Theatre, Londres) – 1968 La tempête de William Shakespeare (Hoxton Theatre, Londres) – 1969 La maison de poupée d’Henrik Ibsen (Watford Theatre, Londres) – 1969/70 Les garçons de la bande de Mart Crowley, mise en scène de Jean-Laurent Cochet (Théâtre Edouard VII, Paris) – 1970/71 Les trois sœurs d’Anton Tchekhov (Théâtre des Célestins, Lyon + tournée) – 1972 A Night with Mrs Da Tanka de William Trevor (King’s Head Theatre, Londres) – 1973 Les trois soeurs d’Anton Tchekhov (Greenwich Theatre, Londres) – 1977 The Apple Cart de Bernard Shaw (Festival de Chichester) – 1977 Julius Caesar de William Shakespeare (Festival de Chichester) – Murder in the Cathedral de T.S. Eliot (Festival de Chichester) – Zoo Story d’Edward Albee (Festival de Chichester) – 1982 L’histoire du soldat de Stravinski (Philarmonic de Vienne (Autriche) / Stravinsky) – 1984 Jeanne au bûcher de Paul Claudel (Boston & Carnegie Hall, New York) – 1988 The Tutor de Lenz & Brecht (Old Vic, Londres) – 1991 Cerceau de Viktor Slavkin (Strange Tree Theatre, Londres) – 1993 Jeanne d’Arc au bûcher (Festival Saito Kinen, Matsumoto, Japon) – 1998/2003 Récital de sonnets de William Shakespeare, m.e.s. de Seiji Osawa (Avec Andreas Scholl (contre ténor) – France, Allemagne, UK) – 2002 Concerts de l’orchestre du New Japan Philharmonic, mise en scène de Seiji Osawa (Avec Andreas Scholl (contre ténor).