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MORT DE SERGIO CITTI

Sergio Citti

Annonce discrète, par Les gens du cinéma de la mort du cinéaste Sergio Citti, ami et collaborateur de Pier Paolo Pasolini, on lui doit des films co-écrits avec lui “Ostia” (1970), avec Laurent Terzieff, Storie scellerate (Histoires scélérates) (1973), une comédie douce amère “Due pezzi di pane / Deux bonnes pates” (1978), avec Philippe Noiret et Vittorio Gassman, et quelques films inédits chez nous “Casotto” (1977), avec Jodie Foster, Il minestrone (1981), avec Roberto Benigni, Mortacci (1989), avec Vittorio Gassman et Malcolm McDowell, “I magi randagi” (1996), avec Silvio Orlando, “Vipera” (2001), avec Harvey Keitel, etc… Il a souvent travaillé avec les deux acteurs fétiches de Pier Paolo Pasolini, Franco Citti et Ninetto Davoli.

ARTICLES

LE MONDE : Article paru dans l’édition du 16.10.05 

Sergio Citti, cinéaste italien :

Sergio Citti, cinéaste italien, collaborateur de premier plan de Pier Paolo Pasolini, est mort, mardi 11 octobre, dans un hôpital d’Ostie, la ville voisine de Rome qui avait donné son nom au premier long métrage que Citti avait réalisé sous son nom.

Né à Rome le 30 mai 1933, Sergio Citti était issu des quartiers pauvres de la ville. Après sa rencontre avec Pier Paolo Pasolini, il a collaboré aux dialogues d’Accatone, le premier film du réalisateur de Porcherie . Après Ostie (1977), il avait également réalisé La Cabine des amoureux (1977), dans lequel jouaient Catherine Deneuve et Ugo Tognazzi, et Deux bonnes pâtes (1978), avec Philippe Noiret et Vittorio Gassman. Après le meurtre de Pasolini, en 1975, Sergio Citti avait protesté contre les lacunes de l’enquête, affirmant que la police ne l’avait jamais interrogé alors qu’il avait passé en compagnie du cinéaste la nuit précédant le crime.

LA REPUBBLICA Sempre al fianco del regista, prima come consulente dialettale per i romanzi, poi come aiuto per la direzione dei film (11/10/2005) Cinema, addio a Sergio Citti raccontò Roma con Pasolini In primavera aveva detto: “So come è stato ucciso Pier Paolo Pelosi ha mentito. Erano in cinque. E’ stato un complotto ROMA – E’ morto questa mattina all’alba il regista Sergio Citti. Si è spento verso le 6 all’ospedale Grassi di Ostia dove era stato ricoverato venerdì scorso per un peggioramento delle sue condizioni di salute. Citti abitava a Fiumicino. Negli ultimi tempi il suo stato si era molto aggravato: oltre ai problemi di cuore, l’attore non si muoveva quasi più e si spostava su una sedia a rotelle. Citti era nato il 30 maggio 1933 a Fiumicino (Roma), e aveva esordito a metà degli anni ’50 come consulente dialettale del Pasolini scrittore, per i suoi romanzi Ragazzi di vita e Una vita violenta. Era iniziato così un sodalizio artistico che era continuato nel cinema e si era concluso solo con la morte di Pasolini, del quale Citti aveva raccolto l’eredità artistica. E dell’omicidio di Pasolini aveva parlato di recente, a maggio, per dire che Pino Pelosi era stato soltanto un’esca e che dietro l’assassinio c’era un complotto. Citti aveva esordito dietro la macchina da presa con Ostia (1971), da una sceneggiatura scritta insieme allo stesso Pasolini, film nel quale affioravano tematiche che saranno sempre centrali nella sua carriera: l’attenzione per gli umili e gli emarginati, l’ambiguità nei rapporti familiari e d’amicizia, la complicità maschile. Aveva collaborato alle sceneggiature di Salò o le 120 giornate di Sodoma, Mamma Roma e Accattone (per il quale fu anche attore), ed era stato anche aiuto regia nei principali lavori di Pasolini: La ricotta (1962), Uccellacci e uccellini (1965) e gli episodi La Terra vista dalla Luna (1966) e Che cosa sono le nuvole? (1967) con Totò e Ninetto Davoli. Sergio Citti aveva collaborato anche con Federico Fellini per i dialoghi di Le notti di Cabiria, con Mauro Bolognini per La notte brava e La giornata balorda e con Bernardo Bertolucci nella Commare secca. Dopo l’esordio Citti aveva diretto Storie scellerate e poi Casotto (1977), Duepezzidipane (1979) e Il minestrone (1981), quest’ultimo con Roberto Benigni attore alle prime prove. Dopo alcuni anni di assenza era tornato alla regia con Mortacci (1989), curiosa storia a episodi ambientata in un cimitero e con I magi randagi (1996), grazie al quale aveva vinto il Nastro d’argento ai David di Donatello. Nel ’98, Cartoni animati diretto insieme al fratello Franco, poi nel 2001 aveva diretto Giancarlo Giannini e Harvey Keitel in Vipera, scritto con Vincenzo Cerami, ennesima storia di sottoproletari sfruttati, chiusa con una massima che rispecchia l’ideologia di fondo dell’autore: “Le storie non devono piacere ma dispiacere”. L’ultimo film è uscito quest’anno: Fratella e sorello con Claudio Amendola, Ida Di Benedetto, Rolando Ravello, Laura Betti e Youma Diakite.

Les gens du cinéma sont les seuls à parler de la mort du comédien, Roger Tréville, on peut y lire un remarquable  portrait d’Yvan Foucart.

MORT DE JEAN-CLAUDE GUIGUET

Annonce de la mort du cinéaste Jean-Claude Guiguet, exigeant et rare, on lui doit “Les belles manières” (1978), où un jeune provincial est engagé à tenir compagnie d’une Parisienne quinquagénaire – Hélène Surgère -, “Faubourg Saint-Martin” (1986), portrait de trois femmes dans un grand hôtel, “Le mirage” (1991), une excellente adaptation de l’œuvre de Thomas Mann, où une femme malade joué par Louise Marleau découvre l’amour sur le tard, un film choral “Les passagers” (1998), variation autour d’un tramway parcourant une ligne imaginaire entre Paris et Strasbourg, et dont le film rouge est l’excellente comédienne Véronique Silver. Il savait formidablement communiquer sa passion du cinéma, notamment dans la revue “Trafic” et à la radio sur “France Culture” émission de Claire Vassé diffusé tous les samedis, où il se montrait particulièrement brillant. Ses films sont disponibles en DVD. En conclusion, Louis Guichard, dans Télérama  N°2577, du 2 juin 1999 déclarait. “Jean-Claude Guiguet se met facilement en colère contre l’ordre actuel de la société et se définit comme « en état de guerre permanent », le sourire au fond de l’œil. Ce pessimiste joyeux aime à citer Baudelaire : « La fin du monde a eu lieu, et on ne s’en est pas rendu compte». « C’est en présentant son film, précédent, « Le mirage », à des lycéens agités et inattentifs (« Ils sortaient très vite les bonbons, les cacahuètes ») que s’est imposée à lui la nécessité d’explorer une autre forme que le récit linéaire , fondé sur la durée. Et l’envie de parler du monde d’aujourd’hui « d’une façon frontale et directe, avec le plus d’audace possible ». Abonné à l’avance sur recettes. Guiguet l’est aussi aux salles clairsemées et au refus des chaînes, dont l’apport est déterminant pour financer un long-métrage. « Je prends ça pour un compliment : la télé ne veut que des films qui ne dérangent personne conformes au goût majoritaire. Or la majorité a généralement tort »”.

Mise à jour du 06/08/2009

MORT DE ROBERT WISE

A lire l’hommage du site DVD Classik.

ARTICLES LE MONDE

La mort de Robert Wise, réalisateur éclectrique de “West Side Story” par Thomas Sotinel (16/09/2005)

C’est à Saint-Sébastien, à la veille de l’ouverture du Festival de cinéma, que l’on a appris, mercredi 14 septembre, la mort du cinéaste Robert Wise, le jour même. Le grand rendez-vous espagnol s’apprêtait à rendre hommage au réalisateur de West Side Story ­ – le film aux dix Oscars ­ – en son absence.

Agé de 91 ans, Robert Wise avait délégué son épouse pour le représenter. Il a succombé à un arrêt cardiaque à Los Angeles. Samedi 10 septembre, il avait célébré son anniversaire. Le nom de Robert Wise reste attaché à deux des plus grands succès commerciaux de l’histoire du cinéma, deux comédies musicales, West Side Story (1960) et La Mélodie du bonheur (1965). Ce n’était pourtant pas un spécialiste du musical. Au long de ses cinquante-cinq ans de carrière, Wise a sacrifié à tous les genres : le policier, l’horreur, la science-fiction, le western. Et le succès n’est pas toujours allé à ses productions les plus intéressantes.

Robert Wise est né le 10 septembre 1914 à Winchester, dans l’Indiana. Il part pour Hollywood et est embauché comme assistant au département montage de la RKO en 1933. A la fin de la décennie, il est devenu monteur en titre, à temps pour qu’Orson Welles lui demande de travailler sur Citizen Kane.

Wise obtient un Oscar pour son travail sur le chef-d’oeuvre de Welles qui le retient pour son film suivant La Splendeur des Amberson. Le monteur passe alors de la gloire à l’infamie puisque c’est à lui que revient la tâche de couper le film de Welles contre la volonté du réalisateur éloigné d’Hollywood.

Son efficacité lui vaut de passer à la réalisation, toujours pour la RKO. Le producteur Val Lewton, spécialiste des films d’horreur, lui propose de terminer La Malédiction des hommes-chats, un film fantastique inspiré par le succès de La Féline, de Jacques Tourneur. Les premiers films de Wise pour la RKO forment un catalogue disparate et passionnant : il adapte Maupassant dans Mademoiselle Fifi (1944) et Robert Louis Stevenson dans Le Récupérateur de cadavres (1945), avec Boris Karloff.

Robert Wise continue sa collaboration avec la RKO jusqu’en 1949. Parmi les films remarquables de cette période, on retient Né pour tuer (1946), film noir mettant en scène un tueur en série séducteur, Le Ciel rouge (1948), un western avec Robert Mitchum, et Nous avons gagné ce soir (1949). Cette évocation d’un combat de boxe truqué à la mise en scène très sèche offre à Robert Ryan l’un de ses plus beaux rôles.

AFFRONTEMENT RACIAL Comme beaucoup de ses collègues au même moment, Robert Wise devient réalisateur indépendant à partir de 1950. Son éclectisme prend alors toute sa mesure. Il passe de la science-fiction( Le jour où la Terre s’arrêta, en 1951) au film de gangsters. Dans ce dernier domaine, Le Coup de l’escalier (1959) se détache de la production courante en mettant en scène l’affrontement racial entre deux braqueurs incarnés par Robert Ryan et Harry Belafonte.

Pour son film suivant, on lui demande d’adapter West Side Story. La comédie musicale de Leonard Bernstein doit en grande partie son immense succès sur Broadway à la chorégraphie de Jerome Robbins. Wise décide de partager la tâche de metteur en scène avec le chorégraphe. Ce sera la seule fois dans l’histoire des Oscars que la récompense sera attribuée à deux réalisateurs pour le même film. Le succès, critique et populaire, de cette adaptation de la tragédie de Roméo et Juliette au New York de l’époque est immense.

Trois ans plus tard, Robert Wise tourne alors ce que beaucoup considèrent comme son meilleur film, La Maison du diable (1963), un film de fantômes économe de ses moyens et pourtant terrifiant. Il revient ensuite à la comédie musicale avec La Mélodie du bonheur. Les recettes que rapportent les tribulations de la famille von Trapp, 163 millions de dollars pour l’Amérique du Nord, dépassent celles d’Autant en emporte le vent et le film détient pendant plusieurs années le record absolu du box-office.

C’est le dernier triomphe de Robert Wise. Certes le succès commercial ne l’abandonne pas tout à fait (La Canonnière du Yang-Tse, avec Steve McQueen en 1966 ou Le Mystère Andromède, un film de science-fiction en 1971) mais ses retrouvailles avec Julie Andrews, pour la comédie musicale Star, en 1968 se soldent par un échec. Il commet ensuite un film catastrophe Hindenburg (1975), une imitation de L’Exorciste (Audrey Rose en 1977) et porte avec un succès très relatif la série télévisée Star Trek à l’écran en 1979. Il réalise son dernier film, Rooftops dix ans plus tard.

Une sélection de films en DVD
Aux Editions Montparnasse. Né pour tuer, avec Claire Trevor et Lawrence Tierney ; Mademoiselle Fifi, avec Simone Simon ; Nous avons gagné ce soir, avec Robert Ryan.
Chez Warner Home Video. La Maison du diable, avec Richard Johnson, Julie Harris.
Chez MGM. Le Coup de l’escalier, avec Harry Belafonte et Robert Ryan ; Je veux vivre, avec Susan Hayward et Simon Oakland ; West Side Story, avec Natalie Wood, Rita Moreno et George Chakiris.
Chez 20th Century Fox. La Canonnière du Yang-Tsé, avec Steve McQueen et Candice Bergen ; La Mélodie du bonheur, avec Julie Andrews.

LIBÉRATION

La mort de Robert Wise, cinéaste de rigueur – Le réalisateur de «West Side Story» et de «Nous avons gagné ce soir» est décédé à Los Angeles. Par Édouard Waintrop, le jeudi 15 septembre 2005

Il n’était pas un habitué des honneurs, plutôt abonné aux notules un rien méprisantes des dictionnaires du cinéma et surtout au travail ordinaire des galériens d’Hollywood, même s’il eut deux succès impressionnants (»West Side Story», film aux dix Oscars, puis «La Mélodie du bonheur», record de recettes en 1965). Alors une intégrale de ses quarante films à Saint Sébastien, un des festivals majeurs du circuit international! Robert Wise a eu cette sorte d’élégance incroyable de quitter la scène juste avant l’ouverture du rideau: il est mort mercredi à Los Angeles à 91 ans, dernier pied de nez dans une carrière d’une quarantaine d’années qui n’en fut pas avare. Robert Wise vit les années 30 dans les salles de montage de la RKO, la plus petite des majors. D’abord comme grouillot puis comme responsable du montage son sur quelques comédies musicales (avec Fred Astaire). Enfin il monte tout court «La fille de la Cinquième Avenue» de Gregory LaCava, «Citizen Kane» et «La Splendeur des Amberson». Sur ce dernier, il accomplit sa tâche en l’absence d’Orson Welles que le studio a viré. Son style: rigueur et excellente direction d’acteurs Ce n’est que deux ans plus tard, qu’il fait ses premiers pas dans la mise en scène. En 1944, Val Lewton, responsable de productions fauchées de la RKO, lui confie la fin du tournage de «La Malédiction des hommes chats», suite de «La Féline» de Tourneur. Il enchaîne avec «Mademoiselle Fifi», tiré de Maupassant. Deux premiers films avec Simone Simon. Wise trouve un style, conjugaison de rigueur et d’une excellente direction d’acteurs. Dans le «Récupérateur de cadavres» (1945), très réussi, Boris Karloff est à la fois effrayant et pitoyable. Malgré son histoire dingue, «Né pour tuer» (1947) manque en revanche de jus. Ce nerf, Wise le retrouve avec «Le Ciel rouge» (1948), un western étonnant qui vire au film noir grâce à l’injection massive de scènes de nuit et surtout à un Robert Mitchum ambigu. «Nous avons gagné ce soir» (1949), histoire de boxe confinée entre un vestiaire et un ring, à la mise en scène vive et inventive sera son premier film célèbre et sa dernière production RKO. Avec Robert Ryan, acteur sombre et magnifique dans le rôle d’un boxeur essoré mais fier. Ensuite, Wise alternera le bon et le nettement moins bon («Destination Gobi», «Mon Grand», «La loi de la prairie», etc.), ces derniers titres faisant beaucoup pour sa réputation mitigée. Dans la première catégorie (les bons films), il faut citer le très mankiewiczien «Secrets de femme», qui ressemble dans son principe même à «Chaînes conjugales» (flash-back sur la vie de trois femmes provoqué par un événement inattendu). Et «The Captive City» (1952), polar prosaïque, sec et paranoïaque, où un journaliste découvre que sa petite ville, qu’il croyait idyllique, est devenue la proie de la mafia avec la complicité ou la passivité de la plupart de ses concitoyens. Melville enthousiasmé  : En 1954, Wise dirige «La Tour des Ambitieux», histoire a priori peu engageante de la succession d’un grand capitaliste, qu’il rend captivante avec l’aide d’un dialogue ciselé, d’acteurs formidables (de William Holden à Barbara Stanwyck) et d’un sens personnel du rythme. En 1956, il dirige un Paul Newman monté sur des ressorts dans «Marqué par la haine», plus nerveux que passionnant. En 1958, dans «Je veux vivre», il met en scène une prostituée (Susan Hayward), accusée à tort d’un crime et condamnée à mort. La première partie, sur la vie de bâton de chaise de l’anti-héroïne, est brillante. La seconde touchante. Réalisé l’année suivante, «Le Coup de l’escalier» suit un casse avec un classicisme revigorant qui enthousiasma Jean-Pierre Melville. Un flic à la retraite y monte un coup avec l’aide d’un musicien noir frimeur (Harry Belafonte) et d’un blanc amer et raciste (toujours formidable Robert Ryan). Le suivant, «West Side Story» (1961), tragédie musicale, Roméo et Juliette dans les bas quartiers de Manhattan, sera un immense succès. Mais c’est sans doute plus à Jérôme Robbins, coréalisateur et responsable des séquences dansées, à Leonard Bernstein, compositeur de la musique, et à Stephen Sondheim, auteur des paroles, que l’on doit les qualités du film. En 1963, retour plutôt réussi au cinéma d’horreur avec le gothique «La Maison du diable». En 1965, triomphe avec «La Mélodie du bonheur», qu’une grande partie des historiens qualifie de mièvre. Et pourtant ce remake de «La Famille Trapp», chronique d’une chorale familiale autrichienne au moment de l’Anschluss, comédie musicale (avec des dialogues de Lehman et une musique de Richard Rodgers) enlevée, se révèle brillante. Julie Andrews y est formidable. La fin de la carrière de Wise est plus floue. «Le mystère Andromède» (1971), une SF réaliste et effrayante, ébouriffante histoire de contamination adaptée d’un des premiers romans de Michael Crichton, mérite d’être sortie du lot. Le style de Robert Wise s’y retrouve tel qu’il fut, rigoureux au risque de la sécheresse.

Fragments d’un dictionnaire amoureux : André Pousse

 André Pousse dans “Paparoff est de retour”

J’avais évoqué son premier film D’où viens-tu Johnny ?en 1963 avec la surprise de le voir déjà à l’aise, attendant juste d’avoir à dire du Michel Audiard, dans “Nous ne fâchons pas” en 1965, pour figurer comme l’un des personnages les plus truculents du cinéma français. Son nom était tellement associé à Audiard d’ailleurs que quelques médias ont annoncés la mort du dernier des “tontons flingueurs” alors qu’il ne figure d’ailleurs pas dans ce film. Mais dès 1966, Audiard lui donne des répliques très acerbes dans “Un idiot à Paris” (1966), où il compose un chauffeur de taxi râleur, biberonné au Louis-Ferdinand Céline. Il faut le voir raciste et antipathique dans une scène incroyable. Ce cycliste -il jouait ce rôle dans un téléfilm de Maurice Fasquel en 1983 “Le grand braquet”, arrivé sur le tard au cinéma avait donc dès ses premiers films trouvé son emploi. Il était idéal dans des rôles de gangsters, figurant même dans le mésestimé “Un flic” dernier film de Jean-Pierre Melville en 1972, où il se révélait particulièrement inquiétant. Il tient également dans ce type de rôle face à Jean Gabin dans “Le clan des Siciliens” (Henri Verneuil, 1968).  Michel Grisolia parlait de “Profession : aventurier” (Claude Mulot, 1972) dans “Cinéma 73” N° 178/179, de “quelque chose comme “L’homme de Rio” mais en plus vulgaire”, avant de poursuivre : “A vomir la séquence où André Pousse saute sur l’androgyne Nathalie Delon au son du Horst Wessel Lied…”, ce qui donne envie à tout amateurs de “nanars”.  Mais il aime à se tourner lui même en dérision, comme le caïd perdu dans les détournements d’avions dans “O.K. Patron” (Claude Vital, 1973). Il va même jusqu’à se travestir en un centurion mémorable dans “Deux heures moins le quart avant Jésus-Christ” où il officie dans les basses oeuvres de César, et l’on gardera d’un mémorable “Batman” vieux, dans un programme sur le court-métrage sur Canal + “Mikrociné”. Il fallait le voir dans cette panoplie, déplorer son grand âge et désespérer sa concierge en radotant sur ses exploits. Il était utilisé ces derniers temps avec nostalgie par Jean-Marie Bigard en évêque haut en couleur dans “L’âme-soeur” (1998), ou en nettoyeur dans “Comme un poisson hors de l’eau” (Hervé Hadmar, 1998), tueur radical surnommé Le Faucheur. On le retrouvait également à la télévision, au début des années 90 dans la série “Paparoff” avec Michel Constantin et Pascale Petit, en ancien truand “rangé des voitures” devenu restaurateur. Il est souvent narquois ou de mauvais augure, il était d’ailleurs un bon client sur les plateaux de télévision notamment pour évoquer son livre “Je balance pas, je raconte”, où il narrait son parcours et sa vie trépidante, voir à cet effet le blog de David Abiker. Volontiers provocateur, on se souvient de son rôle dans le court-métrage “Deux bananes flambées et l’addition” de Gilles Pujol (1998), où il propose de sodomiser son employé – Christophe Rossignon – après un repas d’affaire juste pour voir la veulerie de son subordonné. Avec lui c’est toute une période du cinéma qui disparaît. Un fan lui a consacré un site : andrepousse.free.fr, d’où provient l’image qui suit.

Filmographie: 1963  D’où viens-tu Johnny ? (Noël Howard & Bernard Paul) – 1965  Ne nous fâchons pas (Georges Lautner) – 1966  Un idiot à Paris (Serge Korber) – 1967  Fleur d’oseille (Georges Lautner) – Le Pacha (Georges Lautner) – 1968  Catherine, il suffit d’un amour (Bernard Borderie) – Faut pas prendre les enfants du bon Dieu pour des canards sauvages (Michel Audiard) – 1969  Le clan des siciliens (Henri Verneuil) – Une veuve en or (Francis Rigaud) – Trop petit mon ami (Eddy Matalon) – 1970  Compte à rebours (Roger Pigaut) – Tumuc-Humac (Jean-Marie Périer) – 1971  Le drapeau noir flotte sur la marmite (Michel Audiard) – Un flic (Jean-Pierre Melville) – 1972  Elle cause plus… elle flingue (Michel Audiard) – Quelques messieurs trop tranquilles (Georges Lautner) – L’insolent (Jean-Claude Roy) – Profession : aventuriers (Claude Mulot) – 1973  O.K. Patron (Claude Vital) – 1974  Bons baisers, à lundi (Michel Audiard) – 1975 Attention les yeux ! (Gérard Pirès) – Flic story (Jacques Deray) – Bons baisers de Hong Kong (Yvan Chiffre) – Oublie-moi Mandoline (Michel Wyn) – 1976  Chantons sous l’occupation (André Halimi, documentaire) – Le cœur froid (Henri Helman) – Drôles de zèbres (Guy Lux) – 1977  La septième compagnie au clair de lune (Robert Lamoureux) – 1978 Les égouts du paradis (José Giovanni) – 1981 Le corbillard de Jules (Serge Pénard) – 1982 Deux heures moins le quart avant Jésus-Christ (Jean Yanne) – 1992  Tout petit déjà (David Carayon, CM) – 1994  Requiem pour un con damné (Dominique Bachy, CM) – 1996  En panne (Olivier Soler, CM) – 1997  Moi j’aime Albert (Oliver Soler, CM) – Deux bananes flambées et l’addition (Gilles Pujol, CM) – 1998  L’âme sœur (Jean-Marie Bigard) – Comme un poisson hors de l’eau (Hervé Hadmar) – 2002  Swimming Poule (Hervé Austen, CM) – 2004  Le plein de sens (Erick Chabot, CM). Télévision (notamment) : 1967  Max le débonnaire : De quoi je me mêle (Yves Allégret) – 1972  Bienvenue au vélo (Jacques Audoir, divertissement) – 1973  Au théâtre ce soir : Le million (Georges Folgoas) –  Les maudits rois fainéants (Marion Sarraut, André Flédérick & Jacques Brialy, divertissement) – 1976  N’écoutez pas mesdames (Jeannette Hubert, captation) – 1978  Madame le juge : Le dossier Françoise Muller (Édouard Molinaro) – Le sacrifice (Alexandre Tarta) – Sam et Sally : Lili (Nicolas Ribowski) – 1981  Le mythomane : Fausse mornifle (Michel Wyn) – Salut les champions : Dans les roues d’un géant (Serge Friedman) – Les héroïques (Joël Santoni) – 1982  Mettez du sel sur la queue de l’oiseau pour l’attraper (Philippe Ducrest) – 1983  Cinéma 16 : Le grand braquet (Maurice Fasquel) – On ne le dira pas aux enfants (Philippe Ducrest) – Le nez à la fenêtre (Jean-Claude Charnay) – 1986  Las aventuras de Pepe Carvalho (Le privé) : Young Sierra, peso mosca (Adolfo Aristarain) – 1988  Le loufiat : Intrigues sur canapé (Maurice Fasquel) – L’addition est pour moi : Paparoff est de retour (Denys de La Patellière) – 1989  Le retour de Lemmy Caution (Josée Dayan) – Paparoff : Paparoff efeuille le marguerite (Denys de La Patellière) – 1990  Paparoff : Paparoff enfonce les portes (Entre en action) (Denys de La Patellière) – Paparoff : Paparoff se dédouble (Denys de La Patellière) – Paparoff : Le fric des flics (Denys de La Patellière) – Paparoff : José la baleine (Denys de La Patellière) – Paparoff : L’éléphant bleu (Jean-Pierre Richard) – Le grand dîner (Gérard Pullicino, divertissement) – 1991  Paparoff : Paparoff et les loups (Didier Albert) – 1994/1995  Cluedo (Stéphane Bertin, divertissement) – 1997  Opération Bugs Bunny (Michel Hassan, divertissement) – 2002  Qui mange quoi ? (Jean-Paul Lilienfeld) – 2003  Frank Riva (Patrick Jamain, saison 1) – 2004  Qui mange quand ? (Jean-Paul Lilienfeld). Divers : 2002  Michel Audiard et le mystère du triangle des Bermudes (François-Régis Jeanne & Stéphane Roux, documentaire DVD).

Mise à jour du 06/08/2009

Fragments d’un dictionnaire amoureux : Jacques Dufilho

   

DR

Ce grand comédien se qualifiant plus volontiers agriculteur que comédien, était un passionné d’équitation – il faisait des concours hippiques dans sa jeunesse -. Un oeil perçant, et un physique particulier, il avait une présence incroyable. Il préfère s’orienter vers le théâtre plutôt que de reprendre la pharmacie familiale – son frère André était d’ailleurs médecin -. Il est engagé en 1938 pour 7 spectacles au théâtre de l’atelier par Charles Dullin, lui aussi passionné de cheval, et qui parlait de lui comme “Un des plus doués parmi mes anciens élèves”. C’est le début d’un parcours théâtral impressionnant.

Sur sa passion du cheval, il trouve un de ses meilleurs rôles à la télévision dans “Milady” (François Leterrier, 1975), où il joue un ancien écuyer du cadre noir de Saumur qui sacrifie sa vie à sa passion, le cheval. En fermier grand-père Eric Caravaca, il est touchant dans “C’est quoi la vie” (François Dupeyron, 1998). On le voyait souvent ces dernières années à la télévision dans un cadre rural, il était excellent en Joffroi de la Maussan, pour Marcel Bluwal en 1987, personnage idéal pour incarner l’univers de Jean Giono.

Le cinéma a assez peu exploité, dans les premières années son grand talent finalement, après le faut départ de l’inachevé “Corsaire” de Marc Allégret en 1939. C’est Jean Devaivre qui dans “La ferme aux sept péchés”,  lui donne un de ses premiers rôles les plus marquants, celui d’un innocent de village sensible. Il est amusant dans une ribambelle de rôles teintés d’humour noir, le fossoyeur dans « Dans l’eau qui fait des bulles » (1960), ou le cycliste maladroit dans “La route joyeuse” de Gene Kelly (1956, où il est hilarant dans un rôle physique et muet. Il passe souvent de rôles amusants à d’autres plus inquiétants, il est idéal dans des ambiances agricoles à l’image de son rôle du père l’Atzec dans “La guerre des boutons” d’Yves Robert qui lui avait confié le rôle du valet de chambre dévoué à la cause d’Arsène Lupin dans  “Signé Arsène Lupin”. Très à l’aise dans la comédie, il vole même la vedette à Fernandel dans “Le bon roi Dagobert” (Pierre Chevalier, 1963), il y est survolté et bizarrement non crédité.

   

Une journée bien remplie

Il trouve cependant des rôles plus intéressants dans les années 70-90. Claude Chabrol, par exemple qui le dirige dans “Le cheval d’orgueil” (1980), qui lui a donné le truculent rôle du commissaire Juve – avec Juan-Luis Buñuel -, dans la série des “Fantômas” diffusé en 1980, face à un Helmut Berger peu inspiré. Jean-Pierre Mocky lui donne quatre de ses meilleurs rôles dans “Snobs !” (1961) où il se fond parfaitement à un univers décalé, il est un villageois inquiétant dans “La grande Frousse” (1964), il obtient un premier rôle dans le méconnu “Chut !” (1971),  où il forme un savoureux duo avec Michael Lonsdale, en fondateur d’une compagnie foncière qui gruge des petits épargnants et tombe amoureux d’un hermaphrodite ! et “Y a t’il un Français dans la salle ?” (1982) où il est un maître-chanteur sentencieux et séquestré par Alexandre Rignault.

Il forme un duo étonnant avec Bernard Blier dans “Ce cher Victor” (Robin Davis, 1974) où dans le rôle de Victor, il découvre que sa femme morte huit ans auparavant le trompait, ce qui n’est en fait qu’une basse vengeance de son souffre douleur Anselme – Blier excellent -. Pierre Schoendoerffer lui confit un de ses meilleurs rôles dans “‘Le crabe tambour” (1977) en chef mécanicien philosophe à bord du “Jauréguiberry”, il l’engage à nouveau en 2001 pour son nostalgique “Là-haut, un roi au-dessus des nuages” (2001) où il est un prêtre témoignant auprès de Florence Darel. Claude Sautet l’engage pour son personnage de libraire homosexuel dans “Un mauvais fils” (1980). Il obtient pour “Le crabe tambour” et “le mauvais fils”, par deux fois le César du meilleur second rôle.

On se souvient de son rôle de boulanger Rousseau, tueur méthodique dans un petit bijou d’humour noir “Une journée bien remplie” (1972), une belle réalisation de Jean-Louis Trintignant. Le cinéma fantastique n’a pas fait beaucoup appel à lui, mais on se souvient du capitaine du navire, véhiculant le cercueil de Nosferatu – et dans l’élan la peste…” dans le remake controversé de Werner Herzog (1978).

Très à l’aise dans la composition, il a fait une multitude de rôles comiques, comme celui de la bonne espagnole dans “Clémentine chérie” (1962), il est à l’aise dans le burlesque chez Louis Malle dans “Zazie dans le métro” (1960), ou la grosse cavalerie “Les bidasses en folie” de Claude Zidi, 1970, ce dernier film restant très amusant, mais a donné à Dufilho de multiples participations à des pantalonnades en Italie, genre Von Buttiglione, restés souvent inédits chez nous. Ses nombreuses heures dans les cabarets – on se souvient de son célèbre monogue de la servante dans “Phèdre” et celui de “La visite du château” lui ont permis de toujours tirer son épingle du jeu dans ce types de comédies. Il a composé un “Pétain” (Jean Marboeuf, 1992) assez saisissant face à un Jean Yanne moins à l’aise dans la composition. Par ses opinions politiques et sa foi – tendance St-Nicolas du Chardonnet -, on lui a reproché avoir voulu sauver son personnage, de même la revue “Positif” avait dit que son rôle d’un des “Valeureux” dans “Mangeclous” (Moshe Mizrahi, 1988), était une manière pour Dufilho de se dédouaner de certaines des ses idées. Il a signé un bon livre de souvenirs, sur le tard : “Les sirènes du bateau-loup” (Éditions Fayard, 2003).

 

Filmographie : 1939  Le corsaire (Marc Allégret, inachevé ) – 1941  Croisières sidérales (André Zwobada) – 1943    Voyage surprise (Pierre Prévert) – Premier de cordée (Louis Daquin) – 1946  Le bateau à soupe (Maurice Gleize) – 1947    Brigade criminelle (Gilbert Gil) – Le destin exécrable de Guillemette Babin (Guillaume Radot) – La figure de proue (Christian Stengel) – Pyrénées, terre de légendes : Les Baiars (Jean Lods, CM) – 1948  La ferme des sept péchés (Jean Devaivre) – 1949  Les étoiles (réalisation seulement, CM) – Vendetta en Camargue (Jean Devaivre) – Histoires extraordinaires (Jean Faurez) – 1950  Bibi Fricotin (Marcel Blistène) – Caroline chérie (Richard Pottier) – 1951  Deux sous de violettes (Jean Anouilh) – Ma femme, ma vache et moi (Jean Devaivre) – 1952  Le rideau rouge/Ce soir on joue Macbeth/Les Rois d’une nuit (André Barsacq) – Un caprice de Caroline Chérie (Jean Devaivre) – 1953  Saadia (Albert Lewin) – Sang et lumières/ Sandre y luces (Georges Rouquier & Ramon Munoz Suay  + version espagnole) – Le chevalier de la nuit (Robert Darène) – 1954  Cadet-Rousselle (André Hunebelle) – 1955  Milord l’arsouille (André Haguet) – Ce sacré Amédée (Louis Félix) – Paris coquin/Paris canaille (Pierre Gaspard-Huit) – Marie-Antoinette (Jean Delannoy) – 1956  Mon curé chez les pauvres (Henri Diamant-Berger) – Notre-Dame de Paris (Jean Delannoy) – La vie est belle (Roger Pierre & Jean-Marc Thibault) – Courte tête (Norbert Carbonnaux) – The happy road (La route joyeuse) (Gene Kelly) – Jusqu’au dernier d(Pierre Billon) – Que les hommes sont bêtes ! (Roger Richebé ) – 1957  Nathalie (Christian-Jaque) – Mademoiselle strip-tease (Pierre Foucaud) – Le temps des oeufs durs (Norbert Carbonnaux) – A tale of two cities (Ralph Thomas) – 1958  Chéri, fais-moi peur ! (Jack Pinoteau) – Et ta soeur (Maurice Delbez) – Le petit prof (Carlo Rim) – Maxime (Henri Verneuil) – Auto-stop & Les Autopathes (Éric Duvivier, CM) [diffuses dans le long métrage “Fou” en 1979] – Taxi, roulotte et corrida (André Hunebelle) – Bobosse (Étienne Périer) – I Tartassi (Fripouillard et compagnie) (Steno [Stefano Vanzina]) – Julie la Rousse (Claude Boissol) – 1959  Signé Arsène Lupin (Yves Robert) – Le travail, c’est la liberté (Louis Grospierre) – Préméditation ? (André Berthomieu) – 1960  Zazie dans le métro (Louis Malle) – Dans l’eau qui fait des bulles/Le garde-champêtre mène l’enquête (Maurice Delbez) – XYZ de Philippe Lifchitz (CM, voix du récitant) – La forêt des hommes rouges (Jean Lehérissey, CM) – Dans la gueule du loup (Jean-Charles Dudrumet) – Le vergini di Roma (Les vierges de Rome) (Carlo Ludovico Bragaglia & Vittorio Coffafavi) – 1961  Le monocle noir (Georges Lautner) – Snobs ! (Jean-Pierre Mocky) – La guerre des boutons (Yves Robert) – La poupée (Jacques Baratier) – 1962  Un clair de lune à Maubeuge (Jean Chérasse) – Les travestis du diable (Jean De Bravura, CM, voix du récitant) – L’âge d’or du fer de Jean Valentin (CM, voix du récitant) – Clémentine chérie (Pierre Chevalier) – Coup de bambou (Jean Boyer) – 1963  L’assassin connaît la musique (Pierre Chenal) – Le bon roi Dagobert (Pierre Chevalier) – Voir Venise et crever (André Versini) – The visit/Der Besuch (La rancune) (Bernhard Wicki) – 1964  Mayeux le bossu (André Charpak, CM, voix du récitant) – La grande frousse/La cité de l’indicible peur (Jean-Pierre Mocky) -Spuit Elf (Paul Cammermans) – Lady L (Peter Ustinov) – 1965  La communale (Jean L’Hôte) – L’or du duc (Jacques Baratier) – La Prima Donna (Philippe Lifchitz, CM, voix du récitant) – James Tont Operazione D.U.E. (Bruno Corbucci) – L’inconnu de Shandigor (Jean-Claude Roy) – 1966  Johnny Banco (Yves Allégret, sous réserve) – Y mañana ? (Emile Degelin) – Anaconda (J. Desvilles & E. Ryssack, documentaire, voix du récitant) – Les têtes brûlées/Cabezas cremadas (Willy Rozier) – Benjamin ou les mémoires d’un puceau (Michel Deville) – 1967  Barbarella (Roger Vadim, voix seulement) – 1968  Les langues mortes (Anne-Marie et Jean Devaivre, CM) – 1969  Appelez-moi Mathilde (Pierre Mondy) – Un merveilleux parfum d’oseille (Renaldo Bassi) – Une veuve en or (Michel Audiard) – 1970  Fantasia chez les ploucs (Gérard Pirès) – Au verre de l’amitié (Claude Makovski, CM) – 1971  Les bidasses en folie (Claude Zidi) – Chut…/Pavane pour un crétin défunt (Jean-Pierre Mocky) – 1972  Corazón solitario (Francisco Betriú ) – Le Chavalanthrope de Mario Ruspoli, CM, voix du récitant) – Une journée bien remplie (Jean-Louis Trintignant) – 1973  Les corps célestes (Gilles Carle) – La grande nouba (Christian Caza [Michel Ardan]) – Un ufficale non si arrende mai nemmeno di fronte all’evidenza, firmato   colonello Buttiglione/Il colonello buttiglione (Si, si, mon colonel) (Mino Guerrini) – Crash ! Che botte strippo strappo stroppo/Si wang yi you (Adalberto Albertini) – 1974  Ce cher Victor (Robin Davis) – Il professore venga accompagnato dai suoi genitori (Mino Guerrini) – Basta con la guerra… facciamo l’amore (Andrea Biachi) – Il colonello Buttiglione diventa generale (Vive la classe !) (Mino Guerrini) – L’erotomane d(Marco Vicario) – 1975  Buttiglione diventa capo del Servizio segreto (Mino Guerrini) – Il soldato di ventura (La grande bagarre) (Pasquale Festa Campanile) – 1976  La victoire en chantant/Blancs et noirs en couleurs (Jean-Jacques Annaud) – Voto di castità (Aristide Massaccesi [Joe D’Amato]) – Il medico e la studentessa (Silvio Amadio) – Dimmi che fai tutto per me (Pasquale Festa Camanile) – 1977  Le crabe-tambour (Pierre Schoendoerffer) – Von Buttiglione Sturmtruppenführer (Ya ya mon colonel) (Mino Guerrini) – 1978  Nosferatu, Phantom der Nacht (Nosferatu, fantôme de la nuit) (Werner Herzog) – 1979  Rue du Pied-de-Grue (Jean-Jacques Grand-Jouan) – 1980  Le cheval d’orgueil (Claude Chabrol) – Un mauvais fils (Claude Sautet) – 1982  Y a-t’il un Français dans la salle ? (Jean-Pierre Mocky) – 1983    Le moulin de monsieur Fabre (Achmed Rachedi) – 1984  La fièvre monte à Castelnau (Patrice Rolet, CM) – Grand-père s’est encore sauvé (Jean-Claude Tourneur, CM) – 1985  L’homme qui n’était pas là (René Féret) – 1987  À notre regrettable époux (Serge Korber) – Le moulin de Dodé (Chantal Myttenaere, CM) – 1988  Mangeclous (Moshé Mizrahi) – La vouivre (Georges Wilson) – 1991  Les enfants du naufrageur (Jérôme Foulon) – 1992  Pétain (Jean Marboeuf) – 1996  Nel profondo paese staniero (Homère, la dernière odyssée) (Fabio Carpi) – 1998  C’est quoi la vie ? (François Dupeyron) – Les enfants du marais (Jean Becker) – 2001  Là-haut, un roi au-dessus des nuages (Pierre Schoendoerffer). Divers : Jacques Dufilho est crédité au générique du film d’Henri-Georges Clouzot “Les espions” (1957), mais ne figure pas dans le film (rôle coupé au montage ?). De même il ne participe pas au film « Le radeau de la méduse » d’Iradj Azimi (1987-1990), film au tournage chaotique.

  
 
 
 Jacques Dufilho dans “Fantômas : L’échafaud magique”

 

Télévision : (notamment) 1953  Le village des miracles (René Lucot) – 1955  Monseigneur (Jean-Marie Coldefy) – 1957  L’affaire Fualdès (Philippe Ducrest) – Rose cocktail (Philippe Ducrest, divertissement) – L’île au trésor (Bernard Hecht) – 1958  L’auberge de la belle étoile (Roger (Lazare) Iglésis) – 1960  Le serment d’Horace (Stellio Lorenzi) – 1962  Le théâtre de la jeunesse : L’auberge de l’ange gardien (Marcel Cravenne) – 1963  La chasse aux corbeaux (Philippe Ducrest) – 1966  L’effet Glapion (Georges Vitaly) – Salle n° 8 (Jean Dewever & Robert Guez) – 1967  Hélène ou la joie de vivre (Claude Barma) – Lagardère (Jean-Pierre Decourt) – 1969  Le huguenot récalcitrant (Jean L’Hôte) – 1974  Josse (Guy Jorré) – 1975  Milady (François Leterrier) – 1977  La vigne à Saint-Romans (Pierre Pradinas) – 1978  Pierrot mon ami (François Leterrier) – Talou, prince secret (Jean-Claude Roy) – Le roi Muguet (Guy Jorré) – Les insulaires (Gilles Grangier) – 1979  Vincendon (Franck Appréderis) – Fantômas : L’échafaud magique (Claude Chabrol) – Fantômas : L’étreinte du diable (Juan Luis Buñuel) – Fantômas : Le mort qui tue (Juan Luis Buñuel) – Fantômas : Le tramway fantôme (Claude Chabrol) – 1980    Les aiguilleurs (Raoul Sangla, captation) – 1981  Solde de tous comptes (Jean L’Hôte) – Un fait d’hiver (Jean Chapot) – 1982  Le fou du viaduc (Guy Jorré) – Les Longuelunes (Jean-Daniel Verhaeghe) – Les insomnies de  Monsieur Plude (Jean Dasque) – Le soleil des autres/Le pigeonnier (Guy Jorré) – Emmenez-moi au théâtre : Chêne et lapins angoras (Yves-André Hubert, captation) – 1983  Le gardien (Yves-André Hubert (captation) – L’étrange château du docteur Lerne (Jean-Daniel Verhaeghe) – Voglia di volare (Ma fille, mes femmes et moi) (Pier Giuseppe Murgia) – 1984  Sogni e Bisogni (Sergio Citti) – Les deux témoins (Michel Farin) – Le passage (Franck Appréderis) – Les magiciens du mercredi de Freddy Charles) – 1985  Espionne et tais-toi : Les vacances du pouvoir (Claude Boissol) – Une femme innocente (Pierre Boutron) – 1987  L’ami Giono : Joffroi de la Maussan (Marcel Bluwal) – Chahut-Bahut d(Jean Sagols) – Le vent des moissons (Jean Sagols) – 1989  Espionne et tais-toi : L’homme qui n’en savait rien (Claude Boissol) – Condorcet (Michel Soutter) – Orages d’été, avis de tempête (Jean Sagols) – 1990  Stirn et Stern d(Peter Kassovitz) – Les bottes de sept lieues (Hervé Baslé ) – Marie-Pervenche : La planche étroite (Jean Sagols) – 1992  Le galopin (Serge Korber) – 1995  Ne coupez pas mes arbres (Michel Treguer, captation) – 2000  Jeanne, Marie et les autres (Jacques Renard) – Le vieil ours et l’enfant (Maurice Brunio).

Théâtre :

1946 LES FRERES KARAMAZOV de DOSTOIEVSKI Théâtre de l”Atelier / 1947 L”AN MIL de Jules ROMAIN avec Charles DULLIN / L”ARCHIPEL LENOIR de Armand SALACROU avec Charles DULLIN / COLOMBES de Jean ANOUILH / LA CONDITION HUMAINE de MALRAUX / UN IMBECILE de PIRANDELLO – à MONTREAL / 1955 LE OUALLON de Jacques AUDIBERTI / LE MAL COURT de Jacques AUDIBERTI avec Suzanne Flon / 1958 LE CHINOIS de BARILLET et GREDY avec Françoise Dorin / 1959 EDMEE de J.L. BREAL – Théâtre de la Bruyère / L”EFFET GLAPION de Jacques AUDIBERTI avec Jacqueline Gauthier / LE MARIAGE DE MONSIEUR / MISSISSIPI de Friedrich DURRENMATT / 1961 LE REVEUR de Jean VAUTHIER – Théâtre La Bruyère / 1962 LES MAXIBULES de Marcel AYME avec François CHRISTOPHE / 1963 LA VISITE DE LA VIEILLE DAME de Friedrich DURRENMATT / DECIBEL mise en scène de Pierre DUX / 1968 CHENE ET LAPINS ANGORA de Martin WALZER – mise en scène Georges WILSON (T.N.P.) / 1969 LE GARDIEN d”Arnold PINTER – mise en scène de Jean-Laurent COCHET / LE PRIX DUSSANE sera décerné à Jacques DUFILHO / 1977 DES FLEURS SUR UN RAIL – mise en scène Georges WILSON / 1979 LES AIGUILLEURS de Brian BHELAN – mise en scène de Georges WILSON au théâtre de l”Oeuvre / 1980 CHUT de Françoise DORIN – mise en scène de Jean-Laurent COCHET – au théâtre des Variétés / 82/83 Tournée FRANCE/ETRANGER de la pièce LE GARDIEN d”Arnold PINTER  / 84/85 L”ESCALIER de Charles DYER -mise en scène Georges WILSON au Théâtre de l”Oeuvre / 86 LEOPOLD LE BIEN AIME de Jean SARMENT – 87 mise en scène Georges WILSON au Théâtre de l”Oeuvre / 1988 JE NE SUIS PAS RAPPAPORT de Herb GARNER – mise en scène Georges WILSON / MOLIERE DU MEILLEUR ACTEUR 1988 / 1991 LE METEORE – de Friedrick DURRENMATT – mise en scène Georges WILSON / 1992 NE COUPEZ PAS MES ARBRES de W .D. HOME, adaptation Marc Gilbert SAUVAJON, aux Bouffes Parisiens / 1993 QUELQUE PART DANS CETTE VIE / SHOW BIS de NEIL SIMON – Mise en scène Georges WILSON / NE COUPEZ PAS MES ARBRES – Mise en scène Michel ROUX / 1994 QUELQUE PART DANS CETTE VIE – d”Israël HOROVITZ – (En Tournée d”été et reprise au THéâtre MARIGNY) / 1995 LE VOYAGE de Gérald AUBERT – Mise en scène de Michel FAGADAU / 1996 COLOMBE – Mise en scène Michel FAGADAU / 1997 COMME UN CERF-VOLANT ENGLOUTI – Mise en scène Yves LE MOIGN’.

Fragments d’un dictionnaire amoureux : Henri Genès

Henri Génès dans “Justinien Trouvé…”

Annonce de la mort du sympathique Henri Génès, ce Tarbais, ancien rugbyman était représentatif de cette bonhomie du Sud-Ouest (rien de péjoratif de ma part, y provenant également et étant Basque de surcroît ce qui n’arrange rien…). Beaucoup de ses chansons restent amusante à notre mémoire, même si l’on ne se souvient plus trop de son 45 tours “On est les minets de la plage” en duo avec… Jean Lefebvre. Il a beaucoup d’opérettes à son actif. Il devient une figure populaire au cinéma, rien de transcendant il est vrai, mais on se souvient particulièrement de son personnage de Julien, dans les oeuvres initiées par Ray Ventura “Nous irons à Paris” (1949) et “Nous irons à Monte-Carlo” (1951). Il est celui qui met de l’ambiance, à l’image de la troisième mi-temps chère aux joueurs de rugby, il était le supporter le plus enthousiaste dans “Allez France !” (1964) de Robert Dhéry avec lequel il a tourné “Le petit baigneur” (1967), également, détonnant particulièrement dans le légendaire calme britannique. Il était un remarquable “Annibal de Coconas” dans “La reine Margot” (Jean Dréville, 1954) gardant une certaine décontraction même en plein massacre de la St-Bathélémy.

Il campe souvent les bons copains sur lequel on peut compter à l’instar de l’ami fidèle de Claude Dauphin qui l’aide à sortir de sa réserve dans “La petite chocolatière” (1949). Gérard Oury l’utilisait beaucoup à l’image du serviable employé du zoo, père de Marie Dubois, dans “La grande vadrouille” (1966), et Claude Sautet lui confit un rôle décalé d’investisseur venu de Bruxelles, mais gardant bien sûr son fameux accent. On peut déplorer qu’il fut le seul avec Gérard Mordillat, “Vive la sociale !” (1983), à utiliser son image autrement. Il devient la figure de l’artisan local, le cafetier chaleureux ou le prêtre se révélant rassurant malgré ses apparats dans “Justinien Trouvé…”. Il se retrouve souvent dans “La garde rapprochée” des films avec Louis de Funès. Il était un grand pourfendeur de nanar, on se souvient de son curé Truffard qui sortait en costume de bain de la mer, pour surprendre Paul Préboist parti évangélisé des adeptes du nudisme dans le “Kolossal” “Mon curé chez les nudistes” (Robert Thomas, 1982). Il fut aussi un “bon client” à la télévision avec des émissions comme “Système deux”, “Alors raconte”, “La classe” et “La chance aux chansons”.

Henri Génès dans “Nans le berger”

Filmographie : 1945  La ferme du pendu (Jean Dréville) – 1946  Plume la poule (Walter Kapps) – 1949  Nous irons à Paris (Jean Boyer) – La petite chocolatière (André Berthomieu) – 1950  Les amants de Bras-Mort (Marcel Pagliero) – Pigalle Saint-Germain-des-Prés (André Berthomieu) –  1951  Nous irons à Monte-Carlo (Jean Boyer) – Parigi è sempre Parigi (Paris est toujours Paris) (Luciano Emmer) – 1952  Au diable la vertu (Jean Laviron) – Cent francs par seconde (Jean Boyer) – Une fille dans le soleil (Maurice Cam) – Les détectives du dimanche (Claude Orval) – Femmes de Paris (Jean Boyer) – 1953  Jeunes mariés (Gilles Grangier) – L’œil en coulisse (André Berthomieu) – Soir de Paris (Jean Laviron) – 1954  La reine Margot (Jean Dréville) – 1955  Ces sacrées vacances (Robert Vernay) – La rue des Bouches Peintes (Robert Vernay) – Coup dur chez les mous (Jean Loubignac) – Trois de la Canebière (Maurice de Canonge) – 1956  Trois de la marine (Maurice de Canonge) – 1964  Allez France ! (Robert Dhéry) – Le corniaud (Gérard Oury) – 1966  La grande vadrouille (Gérard Oury) – 1967  Le petit baigneur (Robert Dhéry) – 1968  Le cerveau (Gérard Oury) -Les gros malins (Raymond Leboursier) – 1970  L’homme qui vient de la nuit (Jean-Claude Dague) – 1974  En grande pompe (André Teisseire) – Le pied ! (Pierre Unia) – Le rallye des joyeuses (Serge Korber) – Sexuellement vôtre (Max Pécas) – 1977  L’animal (Claude Zidi) – Ça va pas la tête (Raphaël Delpard) – 1978  Embraye bidasse… ça fume ! (Max Pécas) – Artignosse à Paris (Jacques Soumet, CM) – Le gendarme et les extra-terrestres (Jean Girault) – 1979  L’avare (Jean Girault & Louis de Funès) – Sacrés gendarmes (Bernard Launois) – 1980  Touch’ pas à mon biniou (Bernard Launois) – 1981  La soupe aux choux (Jean Girault) – Prends ta Rolls et va pointer (Richard Balducci) – 1982  Le braconnier de Dieu (Jean-Pierre Darras) – Mon curé chez les nudistes (Robert Thomas) – 1983  Garçon ! (Claude Sautet) – Vive la sociale ! (Gérard Mordillat) – 1984  Y a pas le feu… (Richard Balducci) – 1985  Le facteur de Saint-Tropez (Richard Balducci) – 1989  Le provincial (Christian Gion) – La fille des collines (Robin Davis) – 1991  L’écrou (Jean-Pierre Vedel, CM) – 1992  Justinien Trouvé ou le bâtard de Dieu (Christian Fechner).

Henri Génès avec Jeannette Batti, source Anao

Télévision (notamment) : 1966  L’amour en papier (François Chatel) – 1967  Le trésoir des moines (François Chatel) – Les créatures du bon Dieu : Un fauve pour le week-end (Jean Laviron) – 1976  Nans le berger : Arnaude (Bernard-Roland) – 1977  La lune papa (Jean-Paul Carrère, série TV) – Allez la rafale ! (Yannick Andréi, série TV) – 1978  Viva Napoli (Pierre Pradines, captation) – 1979  Le facteur de Fontcabrette (Bernard-Roland) – 1980  À la Jamaïque (Paul Renty, captation) – 1981  Les amours des années folles : Un mort tout neuf (François Chatel) – Anthelme Collet ou le brigand gentilhomme (Jean-Paul Carrère) – Fini de rire, fillette (Edmond Tyborowski) – 1982  Paris Saint-Lazare (Marco Pico) – 1983  Liebe läßt alle Blumen blühen (L’attrapeur) (Marco Serafini) – 1984  Les enquêtes du commissaire Maigret : L’ami d’enfance de Maigret) – La terre et le moulin (Jacques Ertaud) – 1985  Madame et ses flics : Le prix du cadavre (Roland-Bernard) – 1986  Madame et ses flics : Spécial bavure (Roland-Bernard).

Mise à jour du 04/08/2009

Pour rappel : Mort de Brock Peters, voir forum de DVD Classik. Musicien et comédien, il était célèbre pour son rôle du client innocent de l’avocat joué par Gregory Peck dans “Du silence et des ombres”  (Robert Mulligan, 1962). Voir également sa filmographie dans Les gens du cinéma.

MORT DE TONINO DELLI COLLI

Annonce de la mort d’un des plus prestigieux chef opérateur, Tonino Delli Colli. De nombreuses images sont associées à sa mémoire, de son travail avec Pier Paolo Pasolini (“Accatone”, “Mama Roma”,”Porcherie”,  “Salo ou les 120 journées de Sodome”, etc…), Federico Fellini (“Ginger & Fred”, “Intervista”, “La voce de la luna”, Louis Malle (“Lacombe Lucien”, Sergio Leone (“Il était une fois dans l’Ouest”, “Il était une fois l’Amérique”, Marco Ferreri (“Conte de la folie ordinaire”, “Le futur est femme”, Jean-Jacques Annaud (“Le nom de la rose” ou Roberto Begnini (“La vie est belle”. Il avait une maîtrise absolue de la belle lumière. C’est un pan entier de l’âge d’or du cinéma italien qui disparaît avec lui. C’était un créateur majeur de son temps.

Tonino Delli Colli aux côtés de Federico Fellini

ARTICLE LA STAMPA En italien (17/08/2005) E’ scomparso la scorsa notte nella sua casa a Roma. Direttore della fotografia, ha collaborato con i maestri del cinema italiano E’ morto Tonino Delli Colli lavorò con Fellini e Pasolini

ROMA – E’ morto improvvisamente la scorsa notte nella sua abitazione romana Tonino Delli Colli. Da oltre 60 anni lavorava nel cinema come direttore della fotografia a fianco di registi come Pasolini, Monicelli, Risi, Fellini, firmando decine di film, fino a La vita è bella di Roberto Benigni, e vincendo sei Nastri d’argento e quattro David di Donatello. Nato a Roma nel ’23, a 16 anni comincia a lavorare a Cinecittà come assistente operatore di Ubaldo Arata e Anchise Brizzi. Il suo esordio come direttore della fotografia è nel 1943 con Finalmente sì! col regista ungherese Laslo Kish. Affina la sua arte con una lunga serie di film commerciali e di successo. Nel 1952 gira il primo film italiano a colori (Ferraniacolor) Totò a colori di Steno. E’ l’operatore dei grandi successi di Sergio Leone Il buono, il brutto e il cattivo (1966) e C’era una volta il West (1968). Ha vinto sei Nastri d’argento, nel 1965 per Il Vangelo secondo Matteo (1964) di Pasolini, nel 1968 per La Cina è vicina (1967) di Marco Bellocchio, nel 1982 per Storie di ordinaria follia (1981) di Marco Ferreri, nel 1985 per C’era una volta in America (1984) di Sergio Leone, nel 1987 per Il nome della rosa (1986) di Jean Jacques Annaud e nel 1998 per Marianna Ucria di Roberto Faenza. Quattro i David di Donatello, conquistati nel 1982 per Storie di ordinaria follia, nel 1987 per Il nome della rosa, nel 1997 Marianna Ucria e nel 1998 per La vita è bella. Ha anche interpretato se stesso nel film L’intervista di Federico Fellini.

À lire les réactions sur sa mort dans le forum de DVD Classik et les informations de l’excellent site Cinematographers.

Fragments d’un dictionnaire amoureux : Paul Le Person

 

Annonce un peu tardive de la mort de l’excellent Paul Le Person, mort le 8 Août dernier. Il y avait du Bourvil chez cet homme, une sorte de bon sens paysan, une décontraction et un humour à froid à l’image de son célèbre Perrache dans “Le grand blond avec une chaussure noire” et sa suite. Très à l’aise dans l’humour en général il campait un commissaire que Pierre Richard fait tourner en bourrique lors d’une déposition après une tentative de suicide : “Les malheurs d’Alfred (Pierre Richard, 1973). Il est l’un des moines rigolards avec Bernard Musson, Guy Montagné et Marcel Pérès, dissertant sur la vie des saints, jouant aux cartes avant d’être victime de l’exhibitionnisme de Michael Lonsdale en chapelier – fou forcément – masochiste dans “Le fantôme de la liberté” (Luis Buñuel, 1974). Le très bon dictionnaire du cinéma breton de Gérard-Louis Gautier (Télégram édition, 1995), nous rappelle qu’il était “attiré très tôt par l’École des Arts décoratifs, il devient dessinateur industriel. Après audition, il s’inscrit au théâtre de L’Ambigu. Elène de Roger Clairval au théâtre de l’Odéon, il est engagé d’abord dans des opérettes avant de jouer “Le brave soldat Svejk” (Jaroslav Hasel), monté par José Valvez en 1965″. Découvert dans les années 60 au cinéma, il martyrisait le pauvre bredin joué par Jean Lefebvre dans “Un idiot à Paris” (Serge Korber, 1966), rôle bizarrement non crédité et finissait par jouer du bidon frappé de folie, privé de son bouc émissaire. Très marqué par ses origines bretonnes “Le cheval d’orgueil” (Claude Chabrol, 1980) ou les films d’Albert Dupontel, il pouvait être aussi tenace tel le commissaire dans “Un cave” (Gilles Grangier 1971). On se souvient du rôle du passeur dans le beau “Les violons du bal” (Michel Drach, 1973), et de son Ganimard dans la version télé d’Arsène Lupin avec François Dunoyer dans le rôle titre dans les années 90. On l’a vu récemment en grand-père taiseux d’Adrien dans “La chambre des officiers” (François Dupeyron, 2000) ou en curé onctueux dans “Vipère au poing” (Philippe de Broca, 2003), en attendant deux téléfilms encore inédits en France mais diffusés en Belgique “L’évangile selon Aîmé” et en Suisse “Le bal des célibataires”, dans deux rôles de prêtres également. Solide, il faisait toujours preuve d’humanité ou de malice. A lire l’indispensable hommage d’Yvan Foucart pour  Les gens du cinéma, en attendant l’hommage prochain d’Yvan Foucart. Bibliographie : L’humanité  : La noblesse des seconds rôles par Bruno Vincens.

 Filmographie : 1965   La vie de château (Jean-Paul Rappeneau) – Un homme et une femme (Claude Lelouch) – 1966   Safari diamants (Michel Drach) – Un idiot à Paris (Serge Korber) – Le voleur (Louis Malle) – 1967   Mise à sac (Alain Cavalier) – Alexandre le bienheureux (Yves Robert) – 1968   Sous le signe de Monte-Cristo (André Hunebelle) – 1970   Mont-dragon (Jean Valère) – Le voyou (Claude Lelouch) – On est toujours trop bon avec les femmes (Michel Boisrond) – 1971   Les malheurs d’Alfred (Pierre Richard) – Un cave (Gilles Grangier) –  1972   Le grand blond avec une chaussure noire (Yves Robert) – 1973   Le train (Pierre Granier-Deferre) – Les violons du bal (Michel Drach) – 1974   Le fantôme de la liberté (Luis Buñuel) – Le retour du grand blond (Yves Robert) – 1975   Chobizenesse (Jean Yanne) – 1976   Coup de foudre (Robert Enrico, inachevé ) – 1978   Coup de tête (Jean-Jacques Annaud) – 1980   Le cheval d’orgueil (Claude Chabrol) – Les ailes de la colombe (Benoît Jacquot) – 1981   Neige (Juliet Berto et Jean-Henri Roger) – Jamais avant le mariage (Daniel Ceccaldi) – 1983   Le juge (Philippe Lefebvre) – 1984   Le jumeau (Yves Robert) – Monsieur de Pourceaugnac (Michel Mitrani)  – 1985   Douce France (François Chardeaux) – 1989   L’autrichienne (Pierre Granier-Deferre) – 1990   Lacenaire (Francis Girod) – La dernière saison (Pierre Bécu) – 1991   Blanc d’ébène (Cheik Doukouré ) –  1992   Amour, amor (Abder Saïd, CM) – 1996   Bernie (Albert Dupontel) – 1998   Le créateur (Albert Dupontel) – 2000   La chambre des officiers (François Dupeyron) – 2001   Les jours où je n’existe pas (Jean-Charles Fitoussi) – 2003   Vipère au poing (Philippe de Broca) – 2005   Tête de gondole [épisode de liaison “Gégé et Lulu”] (Didier Flamand) .

Avec Lorella Cravotta dans “L’évangile selon Aimé” DR

Télévision :  (notamment) : 1963  Les Sonderling (René Lucot) – Le timide au palais (René Lucot) – Théâtre de la jeunesse : Le général Dourakine (Yves-André Hubert) – Félix [Épisodes : Le wagon-lit; Le gain de temps; L’horoscope; Le cinéma; Le camping; La politesse & 1er avril] (Christian Duvaleix, CM, série) – 1964  Théâtre de la jeunesse : Le magasin d’antiquités (René Lucot) – 1966   Rouletabille chez le Tzar (Jean-Claude Lagneau, série TV) – En votre âme et conscience : La mort de Sidonie Mertens (Marcel Cravenne) – 1967  Théâtre d’aujourd’hui : Le brave soldat Chweik (Jean-Paul Roux) – 1968   Le théâtre de la jeunesse : Ambroise Paré : Les victoires (Jacques Trébouta) – Lumières dans la nuit / Nuit d’octobre ou les lumières dans la nuit (André Michel) – Tribunal de l’impossible : Nostradamus ou le prophète en son pays (Pierre Badel) – Les grandes espérances (Marcel Cravenne) – 1969   Sainte Jeanne (Claude Loursais) – 1970   La demande en mariage : Le Couarail (Jean L’Hôte) – Vieille france (André Michel) – Reportage sur un squelette ou masques et bergamasques (Michel Mitrani) – Un mystère par jour : La chimère (Jacques Audoir) – Tête d’horloge (Jean-Paul Sassy) – La mort de Danton (Claude Barma) –  1971   Tartuffe (Marcel Cravenne) – François Gaillard : Pierre (Jacques Ertaud) – Les enquêtes du commissaire Maigret : Maigret à l’école (Claude Barma) – 1972   Les sanglots longs (Jean-Paul Carrère) – La malle de Hambourg (Bernard Hecht) – Les champs de pierre (Joseph Drimal) – La tuile au loup (Jacques Ertaud) -Les dernières volontés de Richard Lagrange (Roger Buckhardt) – Les Thibault (André Michel et Alain Boudet) – 1973   Le bleu d’outre-tombe (Édouard Logereau) – La feuille de Bétel (Odette Collet) – Les glaces (Claude Dagues) – Histoire d’une fille de ferme (Claude Santelli) – 1974  A vos souhaits… la mort (François Chatel) – Jeanne ou la révolte (Luc Godevais) – L’homme au contrat (Jacques Audoir) – Messieurs les jurés : L’affaire  Varney (André Michel) – Quai de l’étrangleur (Yves-André Hubert) – 1975  Salavin (André Michel) – Les Rosenberg ne doivent pas mourir (Stellio Lorenzi) – 1976   Les cinq dernières minutes : Le pied à l’étrier (Claude Loursais) -Bonjour Paris (Joseph Drimal) – Adios (André Michel) – Le gentleman des Antipodes (Boramy Tioulong) – François Le Champi (Lazare Iglésis) –  1977  Zoo ou l’assassin philanthrope (Renaud Saint-Pierre) – Inutile d’envoyer photo (Alain Dhouailly) – Banlieue Sud-Est (Gilles Grangier) -Emmenez-moi au Ritz (Pierre Grimblat) – L’ancre de miséricorde (Bernard d’Abrigeon) – Les héritiers : Adieu l’héritière (Roger Pigaut) – 1978   Le devoir de français (Jean-Pierre Blanc) – Les héritiers : le quincailler de Meaux (Pierre Lary) – Les procès témoins de leur temps : Le jour où l’on me trouvera morte (Roger Kahane) 1979   Le baiser au lépreux (André Michel) – La nuit de l’été (Jean-Claude Brialy) – Les amours de la belle époque : Ces dames aux chapeaux verts (André Flédérick) – Le tour du monde en 80 jours (André Flédérick, captation) – 1980   Caméra une première : Code 41617 (Claude Vajda) – Histoires étranges : Le marchand de sable (Pierre Badel) – Au théâtre ce soir : La queue du diable (Pierre Sabbagh) – L’épreuve (Alain Dhouailly) – Les mytères de Paris (André Michel) – Docteur Teyrand (Jean Chapot) – 1981  Les fiançailles de feu (Pierre Bureau) – Blanc, bleu, rouge (Yannick Andréi) – Cinéma 16 : Le marteau-piqueur (Charles Bitsch) – Le mystère de Saint-Chorlu (Claude Vajda) – Livingstone (Jean Chapot) – Commissaire Moulin : Le patron (Claude Boissol) – 1982   Marcheloup (Roger Pigaut) – Paris-Saint-Lazare (Marco Pico) – Mozart (Marcel Bluwal) – 1984   Les ferrailleurs des lilas (Jean-Paul Sassy) – Manipulations (Marco Pico) – Les copains de la Marne (Christian Spiero) – Le scénario défendu (Michel Mitrani) – 1985   Messieurs les jurés : L’affaire Féchain (Alain Franck) – Cinéma 16 : Les idées fausses (Éric Le Hung) – L’argent du mur (Jean-François Delassus) – Médecins de nuit : Mot de passe (Jean-Pierre Prévost) – 1987   L’or noir de Lornaac (Toni Flaadt) – Drôle d’occupations (Alain Boudet) – 1988   Les enquêtes du commissaire Maigret : La morte qui assassina (Youri) – 1989   Les jupons de la Révolution : Talleyrand ou Les lions de la revanche (Vincent de Brus) –  Le retour d’Arène Lupin (Michel Wyn, Jacques Besnard, Philippe Condroyer, Jacques Nahum & Jordi Cardena, saison 1) – 199? Mésaventures : Billet doux (Jacques Audoir) & La fille au couteau à cran d’arrêt (Éric Le Hung) – 1992  Mésaventures : La gloire de mon oncle (Sélim Isker) – Château au Portugal (Julien Vartet) – 1993   Clovis : La vengeance du clown (François Leterrier) – 1994   Les nouveaux exploits d’Arsène Lupin (Alain Nahum, Nicolas Ribowski, Vittorio Barino, Victorio de Sisti & Philippe Condroyer, saison 2, 1994-1996) – 1996   Les allumettes suédoises : David & Olivier – 3 sucettes à la menthe (Jacques Ertaud) – L’orange de Noël (Jean-Louis Lorenzi) – 1997   Miracle à l’Eldorado (Philippe Niang) – 1998   H : une histoire de voisin (Édouard Molinaro) – 1999   Le rouge et le blanc (Jean-Louis Lorenzi) – 2001   BRIGAD : Dialogue de sourds (Marc Angélo) – Le champ dolent, le roman de la terre (Hervé Baslé ) – 2002   Joséphine ange gardien : Le compteur à zéro (Henri Helman) – 2003   Blandine, l’insoumise : Une si jolie plage (Claude d’Anna) – 2004   L’évangile selon Aîmé (André Chandelle) – Le bal des célibataires (Jean-Louis Lorenzi)  

 

Non datés :   LE COUTEAU DANS LA PLAIE de Jean Chapot (titre de tournage du « Docteur Teyrand » ?) CHRONIQUE D’UNE MAISON PROVINCIALE FRANCOIS VILLON de Serge Nicolaesco LES PIQUE ASSIETTES de Jean-Luc Moreau / ELLE ET LUI / Derrière le miroir DUVAL Secrets d’outre tombe de Bertrand Van Effenterre  

Théâtre : notamment

LE BRAVE SOLDAT SWEIK / LE CONCILE D’AMOUR HADRIEN VII CRIME ET CHATIMENT / ZOO, mise en scène de Jean Mercure / SI T’ES BEAU T’ES CON de Françoise DORIN TURCARET d’Alain-René Lesage, mise en scène de Serge Peyrat (1975) LADY PAIN D”EPICE  / LE TOUR DU MONDE EN 80 JOURS, mise en scène Jacques Rosny / LES CRUCIFICATIONS DE LA ST BARTHELEMY mise en scène de Jean Mercure / LES BAS FONDS MARIAGE de Bernard SHAW IONESCO d’Eugène Ionesco, mise en scène de Roger Planchon (1986) / LES NUITS DIFFICILES de Dino BUZZATI LES BRUMES DE MANCHESTER,  mise en scène Robert Hossein (1986) / LE COURRIER DE LYON,  mise en scène Robert Hossein LA LIBERTE OU LA MORT,  mise en scène Robert Hossein / LA ZIZANIE MASTER CLASS LA CHAUVE SOURIS (Opéra de Nice) / JE M’APPELAIS MARIE-ANTOINETTE, mise en scène  Robert Hossein / LE DINDON de Georges Feydeau, mise en scène  Francis Perrin

A lire le témoignage d’Albert Dupontel dans son BLOG qui a répondu très aimablement en évoquant le comédien suite à ma demande.

Remerciements à Patrick Bernard. Mise à jour du 17/01/2009

MORT DE BARBARA BEL GEDDES

Elle est morte des suites d’un cancer du poumon. Sil elle est populaire, c’est surtout grâce au petit écran et son personnage de Miss Ewing dans la série “Dallas”. Elle avait débuté sur les planches à l’âge de 17 ans. Le cinéma ne la pas suffisamment exploité, en raison de soucis de santé et la “Chasse aux sorcières” de McCarthy. Elle avait été nominée à l’Oscar pour “I remember Mama” (1948), elle a tourné avec Robert Wise “Ciel rouge” (1948), Max Ophuls, “Caught” (1949), Elia Kazan, “Panique dans la rue” (1950), Henry Hathaway, “Quatorzième heure” (1951), et elle était l’une des “Cinq femmes marquées” (1959) du film de Martin Ritt. Son meilleur rôle doit être celui de l’amie maternelle de James Stewart dans “Vertigo / Sueurs froides ” d’Alfred Hitchcock. Elle donnait une grande émotion à ce rôle de confidente amoureuse transie, dépossédée de l’homme qu’elle aime par un fantasme.

Fragments d’un dictionnaire amoureux : Maurice Baquet

 

Maurice Baquet par Robert Doisneau en 1968

C’est un membre de la famille, un cousin farfelu adoré des enfants, capable d’improviser ou de se mettre à faire de la musique au moment où l’on s’y attend le moins. Il a au moins trois vrais talents : le sport, la musique, le théâtre…” (Olivier Barrot, “Les excentriques du cinéma français, Éditions Henri Veyrier, 1983). “C’est un personnage curieux que Maurice Baquet- et si populaire que lorsqu’il paraît sur l’écran d’une salle de quartier l’on entend généralement se propager dans l’ombre un murmure satisfait qui n’est autre que son nom, chuchoté comme celui d’un ami (Écran Français N° 100 du 27/05/1947, cité dans le livre d’Olivier Barrot, “L’écran français 1943-1953 – histoire d’une époque”, Les éditeurs, français réunis, 1979).

L’un des comédiens les plus attachants du cinéma français, vient donc de nous quitter, du fils de concierge à la jambe cassée “Le crime de monsieur Lange” (Jean Renoir, 1935) au scrutateur des éléctions dans “Dieu seul me voit” (Bruno Podalydès, 1997), il était le ludion, le personnage léger, filou (son Ribouldingue dans les deux versions des “Pieds Nickelés”, semble avoir marqué la fin des années 40), ou parfois graves (chez Costa-Gavras). Il a été finalement assez rare, voire modeste acceptant d’apparaître non crédité comme musicien avec son violoncelle (“Monsieur Klein”, “Bobby Deerfield”. Témoin du front populaire et du groupe octobre, il amenait un vent assez libertaire, d’où son compagnonnage dans les films tirés des BD de Reiser (“Vive les femmes”, Pichard (“Paulette, pauvre petite milliardaire) ou Wolinski (“Le roi des cons”). Comédien estimé par le profession, il reçoit un “molière” d’honneur en 1998. Je me souviens avoir vu un documentaire où avec humour il parlait de l’alpinisme, de Gaston Rebuffat, de sa musique, avec humour et humanité et j’ai comme l’impression d’avoir perdu, comme beaucoup de cinéphiles certainement,  un membre de ma famille. Il était le père de Grégory Baquet. 

Filmographie : 1932  Les bolides de la neige (A. Ledoux, CM) – 1933  Trois vies et une corde (Henri Stork, CM) – 1935  Taxi de nuit (Albert Valentin, CM) – Veille d’armes (Marcel L’Herbier) – Les beaux jours (Marc Allégret) – Le crime de monsieur Lange (Jean Renoir) – 1936  Les Bas-fonds (Jean Renoir) – Hélène (Jean Benoît-Lévy & Marie Epstein) – Jeunes filles (Claude Vermorel) – 1937  L’alibi (Pierre Chenal) – Gueule d’amour (Jean Grémillon) – Mollenard (Robert Siodmak) – La mort du cygne (Jean-Benoît Lévy & Marie Epstein) – 1938  Altitude (Jean-Benoît Lévy & Marie Epstein) – Accord final (Ignacy Rosenkranz & I.R. Bay) – Place de la Concorde (Carl Lamac) – 1939  Le grand élan (Christian-Jaque) – 1941  Départ à zéro (Maurice Cloche) – 1942  Le chant de l’exilé (André Hugon) – Dernier atout (Jacques Becker) – La fausse maîtresse (André Cayatte) – Frederica (Jean Boyer)- Opéra-Musette (René Lefèvre) – 1943  Adieu Léonard (Pierre Prévert) – Coup de tête (René Le Hénaff) – Premier de cordée (Louis Daquin) – 1945  Dernier métro (Maurice de Canonge) – Leçon de conduite (Gilles Grangier) – 1946  Pas un mot à reine-mère (Maurice Cloche) – Voyage-surprise (Pierre Prévert) – 1947  Les aventures des Pieds Nickelés (Marcel Aboulker) –  Kenzi (Kenzi, mon trésor) (Vicky Ivernel) – Une aventure de Polop (Walter Kapps, CM) –    La fleur de l’âge (Marcel Carné, inachevé ) – 1948  Les souvenirs ne sont pas à vendre (Robert Hennion) – Les drames du Bois de Boulogne (Jacques Loew, CM) – Trois garçons et un planeur (Jean Perdrix, CM) – 1949  Tire au flanc (Fernand Rivers) – Le trésor des Pieds Nickelés (Marcel Aboulker) – 1950  Rondo sur la piste (Maurice Henry, CM) – Bibi Fricotin (Marcel Blistène) – Andalousie (Robert Vernay) – 1952  Innocents in Paris (Week-end à Paris) (Gordon Parry) – 1955  L’impossible monsieur Pipelet (André Hunebelle) – 1956  Le voyage en ballon (Albert Lamorisse) – 1957  Une nuit au Moulin-Rouge (Jean-Claude Roy) – 1962  Mandrin, bandit gentilhomme (Jean-Paul Le Chanois) – 1966  Scarf of mist thigh of satin (Joseph W. Sarno, inédit, non confirmé) – 1968  Z (Costa-Gavras) – 1974  Section spéciale (Costa-Gavras) 1975  Attention les yeux ! (Gérard Pirès) – Monsieur Klein (Joseph Losey) – 1976  Bobby Deerfield (Id) (Sidney Pollack) –  1977  Jacques Prévert (Jean Desvilles, documentaire) – L’ange (Patrick Bokanowski) – 1978  L’adolescente (Jeanne Moreau) – Fedora (Id) (Billy Wilder) – 1979  Le divorcement (Pierre Barouh) – 1980  Le roi des cons (Claude Confortès) – 1981  Madame Claude 2 (François Mimet) – Tête à claques (Francis Perrin) – Salut j’arrive (Gérard Poteau, Pierre & Marc Jolivet) – 1983  Vive la sociale (Gérard Mordillat) – Vive les femmes ! (Claude Confortès) – 1984  Les rois du gag (Claude Zidi) – 1985  Paulette, la pauvre petite milliardaire (Claude Confortès) – Strictement personnel (Pierre Jolivet) –  1986  Le débutant (Daniel Janneau) – 1988  Le come back de Baquet (Nicolas Philibert, CM documentaire) – 1990  Cinématon N°1324 (Gérard Courant, CM) – 1992  Babilée ’91 (William Klein, MM) – Roulez jeunesse (Jacques Fansten) – 1993  Délit mineur (Francis Girod) – Doisneau des villes, Doisneau des champs (Patrick Cazals, CM) – La braconne (Serge Pénard, inédit en salles)  – 1994 Télémania (Arnaud Bel, CM) – Oui (Pascal Perennes, MM) – Les cent et une nuits (Agnès Varda, rôle coupé au montage) – 1997  Dieu seul me voit (Versailles-chantier) (Bruno Podalydès)1998  Pierre Verger : Mensageiro entre dois mundos (Pierre Verger, messager entre deux mondes) (Lula Buarque De Holanda, documentaire)Télévision (notamment) : 1957  Songe d’une nuit d’été (François Chatel) – 1964  Arlequin Hulla ou la femme répudiée (Maurice Beuchey) – Le petit Claus et le grand Claus (Pierre Prévert) – Le prince de Madrid (Janine Guyon) – 1966  Bonsoir Gilles Margaritis (Pierre Tchernia, divertissement) – 1970  Alice au pays des merveilles (Jean-Christophe Averty)1980  La plume (Robert Valey)Notre bien chère disparue (Alain Boudet)Docteur Teyrand (Jean Chapot)1981  Robert Doisneau, badaud de Paris, pêcheur d’images (François Porcile, MM)Le loup (Youri)1982  Paris Saint-Lazare (Marco Pico)1985  La sorcière de Couflens (Gérard Guillaume) – Jeu, set et match (Michel Wyn)1986  Noël au Congo (Patrick Gandery-Réty)1987  Tailleur pour dames (Yannick Andréi, captation) – Cinéma 16 : Un village sous influence (Alain Boudet) – 1988  Le ravissement de Scapin (Georges Folgoas)1990  Notre Juliette (François Luciani)1991  Crimes et jardins (Jean-Paul Salomé )- 1992  Mes coquins (Jean-Daniel Verhaeghe)La peur (Daniel Vigne)1996  J’ai rendez-vous avec vous (Laurent Heynemann)1998  Le goût des fraises (Frank Cassenti) – 2000  L’ami de Patagonie (Olivier Langlois). Nota : Petit mystère, IMDB, le créditait un temps dans “1966  Scarf of mist thigh of satin” (Joseph W. Sarno, 1966), hors désormais il n’y figure plus. Remerciements à Yvan Foucart