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Fragments d’un dictionnaire amoureux : Armand Meffre

Capture d’écran d’Armand Meffe dans “Quentin Durward”

Annonce de la mort d’Armand Meffre par le site des Gens du cinéma, le 22 janvier dernier à l’âge de 79 ans. Jacques Marquis dans le numéro 1253 de Télérama, du 19/01/1974, faisait de lui un portrait très juste : “J’ai déjà vu cette tête-là quelque part. C’était à la télé ; il y en avait plein le petit écran de ce colosse barbu et de son quintal d’intarissable bonhomie. C’était dans un de ces seconds rôles dont on se souvient longtemps. Parce qu’”il”, avait si bien la tête de l’emploi. Mais, voyez comme on est ingrat, je n’ai pas la mémoire des noms. Renseignement pris, il s’appelle Armand Meffre, il a quarante-cinq ans, le cheveu court et frisé, la barbe épaisse et la silhouette prospère. Compagnon admiratif de “L’illustre Maurin”, c’est un familier de la télévision (…). Méconnu malgré tout. Au théâtre, il a joué tous les grands auteurs classiques et contemporains. Il a adapté pour la radio des œuvrés italiennes. Il écrit. Il joue du violon. Et il parle…. Pas très bavard sur sa jeunesse, craignant le mauvais folklore. Mais naturellement loquace dès qu’il évoque ses rôles, les comédiens, le théâtre, et son Midi. Car ce comédien singulier, paysan d’origine et de constitution, prétend que si dans son métier on ne se préoccupe que de soi-même, on en arrive vite à ne plus faire que des grimaces.”. On apprend dans ce même numéro, son parcours atypique: il a débuté à l’âge de 27 ans, alors qu’il était agriculteur dans le Vaucluse. Il se confie ainsi : “On faisait le vin, les cerises et les asperges. Ça me plaisait. Mais j’ai toujours refusé toute fatalité. Je faisais du théâtre amateur, dans mon village, avec l’instituteur. Pendant que les autres troupes d’amateurs jouaient du Max Régnier ou du théâtre de boulevard, nous montions Marivaux, Jules Romains. C’était tout de même autre chose. Et puis je disais des poèmes. Je me souviens être allé à Cavaillon pour un radio-crochet avec des poèmes de Jehan Rictus ! Le gars, pas dupe du travail qu’il faisait m’a dit : “Tu vas te faire étendre mais, par contre, tu devrais faire du théâtre”. Un jour, des gens qui campaient dans mon village m’ont entendu dire des poèmes et m’ont conseillé d’aller voir [Roger]  Planchon à Lyon (…) Il m’a engagé à la première audition et il m’a confié tout de suite des rôles importants : Paolo Paolini, d’Adamov, Georges Dandin (de Molière). J’ai joué Ionesco, Brecht, Beckett”. Le cinéma l’engage parfois, mais c’est surtout à la télévision qu’il connaît une formidable popularité, notamment dans la série “Le théâtre de la jeunesse”. On le retrouve ainsi dans le rôle du truculent marin Pencroft dans “L’île mystérieuse” (1963) aux côtés de Georges Géret et Michel Etcheverry – le DVD est disponible chez Koba Vidéo -. Il est aussi un père qui garde sa dignité malgré la mort de sa fille face à Guy Tréjan  dans “Tribunal de l’impossible : La bête du Gévaudan” (1967), et un ecclésiastique goguenard dans “Quentin Durward” (1971). Mais il restera soucieux de ne pas se laisser enfermer dans des rôles de provençaux, même si son talent lui permettait d’illustrer la Provence de Marcel Pagnol comme celle de Jean Giono dans des adaptations. Il répond ainsi à la question “Votre accent méridional ne vous a pas gêné pour obtenir certains rôles ?” : “Non, dans la vie je m’exprime avec mon accent et j’y tiens. Mais j’ai horreur de la spécialisation. J’aurais très bien pu jouer la carte du Méridional. Or, ce qui est étonnant, c’est que pendant dix ans, n’ayant joué que des auteurs classiques ou contemporains, chaque fois que je me présentais pour un rôle de Méridional, on ne voulait pas de moi. Il a fallut que je joue un Marseillais dans “La clé des cœurs” à la télévision pour qu’on me confie des rôles de Méridionaux”. Il aimait aussi à se diversifier, comme écrivain, auteur de pièces de théâtre, scénariste pour la télévision et peintre : “Je n’ai jamais voulu courir le cacheton. Mais la liberté coûte cher. Je préfère la payer le prix. Et puis ma peinture après tout je la vends”. Il conclue ainsi l’entretien : “L’important c’est de rentrer sur une scène ou sur un plateau avec l’idée qu’au moment où l’on joue, on doit vous regarder. Sinon, ce n’est pas la peine d’entrer. Moi quand j’entre en scène je me dis que je suis le plus fort”. A lire un portrait très complet à son sujet sur le site Le répertoire des auteurs de théâtre. Sur le site des Gens du cinéma, on peut retrouver deux hommages par Yvan Foucart au sujet de Magali de Vendeuil et de Marie Glory décédées également en janvier.

Capture d’écran d’Armand Meffre et Guy Tréjan dans “La bête du Gévaudan”

Filmographie : 1959  Par-dessus le mur (Jean-Paul Le Chanois) – 1961  Le combat dans l’île (Alain Cavalier) – 1964  Monsieur (Jean-Paul Le Chanois) – La vieille dame indigne (René Allio) – 1968  Sous le signe du taureau (Gilles Grangier) – 1969  Heureux qui comme Ulysse… (Henri Colpi) – Trop petit, mon ami (Eddy Matalon) – Soleil O (Med Hondo) – 1972  Le moine (Ado Kyrou) – 1973  Le boucher, la star et l’orpheline (Jérôme Savary) – 1974  Verdict (André Cayatte) – 1976  Le pays bleu (Jean-Charles Tacchella) – 1979  Retour à Marseille (René Allio) – 1982  Le braconnier de Dieu (Jean-Pierre Darras) – Le grain de sable (Pomme Meffre) – 1984  J’ai rencontré le Père Noël (Christian Gion) – 1985  Jean de Florette (Claude Berri) – Manon des sources (Claude Berri) – 1987  Charlie Dingo (Gilles Béhat) – 1995  Le paradis des infidèles (Azize Kabouche, CM) – 1997  Charité Biz’ness (Thierry Barthes & Pierre Jamin). Télévision (notamment) : 1961  Le dernier petit ramoneur (Gérard Pignol, série TV) – Flore et Blancheflore (Jean Prat) – Le théâtre de la jeunesse : Un bon petit diable (Jean-Paul Carrère) – Les mystères de Paris (Marcel Cravenne) – 1962  Le théâtre de la jeunesse : Un pari de milliardaire (Marcel Cravenne) – 1963  Le théâtre de la jeunesse : L’île mystérieuse (Pierre Badel) – Le théâtre de la jeunesse : L’enfance de Thomas Edison (Jean-Christophe Averty) – 1964   Le théâtre de la jeunesse : Un matelot de nulle part (Marcel Cravenne) – 1965  Ubu roi (Jean-Christophe Averty) – Le théâtre de la jeunesse : Marie Curie : Le radium (Pierre Badel) –  Sylvérie ou les fonds hollandais (Michel Ayats) – 1966  Le théâtre de la jeunesse : La clef-des-cœurs (Yves-André Hubert) – Le théâtre de la jeunesse : L’homme qui a perdu son ombre (Marcel Cravenne) – Le théâtre de la jeunesse : La belle Nivernaise (Yves-André Hubert) – L’Arlésienne (Pierre Badel) – 1967  Le tribunal de l’impossible : Le bête de Gévaudan (Yves-André Hubert) – L’affaire Lourdes (Marcel Bluwal) – Le voleur d’enfants (Bernard Hecht) – Une aventure de Sherlock Holmes (Jean-Paul Carrère) – 1968  Les contes du chat perché (Arlen Papazian) – Sarn (Claude Santelli) – Le théâtre de la jeunesse : Ambroise Paré : Les victoires (Jacques Trébouta) – Cinq jours en automne (Pierre Badel) – 1969  Fortune (Henri Colpi) – En votre âme et conscience : L’affaire Fieschi (Claude Dagues) – La librairie du soleil (Edmond Tyborowski) – Mesure pour mesure (Marcel Bluwal) – 1970  Maurin des Maures (Claude Dagues) – Le tribunal de l’impossible : Un mystère contemporain (Alain Boudet) – Le chien qui a vu Dieu (Paul Paviot) – Les lettres de mon moulin (Pierre Badel) – 1971  Les nouvelles aventures de Vidocq : Échec à Vidocq (Marcel Bluwal) – & Les trois crimes de Vidocq (Marcel Bluwal) – Quentin Durward (Gilles Grangier) – Tang (André Michel) – Le voyageur des siècles : Le bonnetier de la rue Tripette (Jean Dréville) – 1972  Dimanche volé (Gérard Chouchan) – Paix à ses cendres (Guy Lessertisseur) – Alberte (Sverre Udnaes) – 1973  L’éducation sentimentale (Marcel Cravenne) – L’hiver d’un gentilhomme (Yannick Andréi) – L’illustre Maurin (Claude Dagues) – 1974  Les faucheurs de marguerites (Marcel Camus) – 1975  Azev : Le tsar de la nuit (Guy Lessertisseur) – 1976  Les lavandes et le réseda (Jean Prat) – Le sanglier de Cassis (Carlo Rim) – 1980  Un jour de presqu’hiver (Christian Marc) – La fin du Marquisat d’Aurel (Guy Lessertisseur) – Colline (Lazare Iglésis) – 1981  Le chèvre d’or (Jean Dasque) – Ursule Mirouët (Marcel Cravenne) – 1982  Vivre ma vie (Georges Ferraro) – Bonbons en gros (François Dupont-Midy) – 1984  Série noire : Cœur de hareng (Paul Vecchiali) – Cinéma 16 : Un village sous influence (Alain Boudet) – 1989  Il professore : Diva (La diva et le professeur) (Steno) – Il professore : Polizza droga (Steno) – 1990  L’ami Giono : La solitude de la pitié (Marcel Bluwal) – L’ami Giono : Joffroy de la Maussan (Marcel Bluwal) – La mort de Danton (Guy Seligmann) – 1993  Young Indiana Jones chronicles (Les aventures du jeune Indiana Jones) : Paris 1908 (René Manzor & Carl Schultz) – 1994  La grande collection : Goupil-mains rouges (Claude Goretta) – 1996  Dans un grand vent de fleurs (Gérard Vergez) – La comète (Claude Santelli) – 1997  Des mouettes dans la tête (Bernard Malaterre) – 1998  La clé des champs (Charles Nemes) – Divers : 1997  Marciel monte à Paris (Marc Hollogne, pièce de cinéma-théâtre). Scénariste TV : 1976  Les lavandes et la liberté (Jean Prat) – Batailles pour les lavandes (Jean Prat) – 1979  La fin du Marquisat d’Aurel (Guy Lessertisseur) – 1985  Le soleil des autres (Guy Jorré). Remerciements à Armel de Lorme.

MORT DE CLAUDE BERRI

Claude Berri, acteur dans “Réactions en chaîne”, un épisode des “Cinq dernières minutes” de 1958

Annonce de la mort de Claude Berri, le 12 janvier dernier de Claude Berri, des suites d’un accident vasculaire cérébral, il débutait le tournage, en collaboration avec François Dupeyron, du film “Trésors”» avec Mathilde Seigner et Alain Chabat. En attendant de finaliser un petit hommage, signalons quelques diffusions TV, ce soir sur France 3, “Lucie Aubrac”, à 20h35, sur “France 2”, “Le cinéma de papa” – à voir absolument – à 20h45 et dimanche 19 prochain “Uranus” sur Arte à 20h45 et “Tchao pantin” sur TF1 0 23H15. Annonce également de la mort de Patrick McGoohan et de Ricardo Montalban.

Filmographie : comme acteur : 1952  Rue de l’Estrapade (Jacques Becker) – 1953  Le bon Dieu sans confession (Claude Autant-Lara) – Le blé en herbe (Claude Autant-Lara) – 1954  French Cancan (Jean Renoir) – 1958  Jeux dangereux (Pierre Chenal) – Asphalte (Hervé Bromberger) – 1959  J’irai cracher sur vos tombes (Michel Gast) – Les bonnes femmes (Claude Chabrol) – 1960  La vérité (Henri-Georges Clouzot) – Les lâches vivent d’espoir (Claude Bernard-Aubert) – La bride sur le cou (Jean Aurel & Roger Vadim) – 1961  Les sept péchés capitaux [Sketch : « L’avarice »] (Claude Chabrol) – 1963  Behold a pale horse (Et vint le jour de la vengeance) (Fred Zinnemann) – 1964  Compartiment tueurs (Costa-Gavras) – 1965  Le temps d’apprendre à vivre (Henri Graziani, CM) – 1966  La ligne de démarcation (Claude Chabrol) – 1968  Mazel Tov ou le mariage (+ réalisation) – 1970  Le cinéma de Papa (+ réalisation) – 1972  Sex-Shop (+ réalisation) – 1974  Le mâle du siècle (+ réalisation) – 1976  Barocco (André Téchiné) – 1980  Le roi des cons (Claude Confortès) – 1982  L’homme blessé (Patrice Chéreau) – 1986  Cinématon N°798 (Gérard Courant, CM) – Sous le soleil de Satan (Maurice Pialat, remplacé en cours de réalisation) – 1989  Stan the flasher (Serge Gainsbourg) – 1994  La machine (François Dupeyron) – 1995  Les trois frères (Didier Bourdon & Bernard Campan) – L’univers de Jacques Demy (Agnès Varda, documentaire) – 1996  Didier (Alain Chabat) – 1997  Un grand cri d’amour (Josiane Balasko) – 1999  La débandade (+ réalisation) – 2000  Va savoir (Jacques Rivette) – Astérix et Obélix : Mission Cléopâtre (Alain Chabat) – 2001  Les rois mages (Didier Bourdon & Bernard Campan, cameo) – 2003  Les clefs de bagnole (Laurent Baffie) – 2003  Ils se marièrent et eurent beaucoup d’enfants (Yvan Attal) – 2004  Le fantôme d’Henri Langlois (Jacques Richard). Télévision (notamment) : 1958  Les cinq dernières minutes : Réactions en chaîne (Claude Loursais) – 1959  Cristobal de Lugo (Jean-Paul Carrère) – 1960  Un beau dimanche de septembre (Marcel Cravenne) – 1964  Les cinq dernières minutes : 45 tours… et puis s’en vont (Bernard Hecht) – 1965  La fabrique du roi (Georges Lacombe). Nota : Certaines sources le créditent comme acteur dans “Barocco” (André Téchiné, 1976), à vérifier…

Comme réalisateur-scénariste-producteur : 1962  Janine (co-réalisé par Maurice Pialat, + scénario et dialogues) – 1963  Les baisers [Sketch : “Baiser de 16 ans”] (+ production) – Le poulet (CM) – 1964  La chance et l’amour [Sketch : “La chance du guerrier”) – 1966  Le vieil homme et l’enfant + production) – 1968  Mazel Tov ou le mariage) (+ producteur délégué) – 1969  Le pistonné (+production) –  1970  Le cinéma de Papa (+ production) – 1972  Sex-Shop (+ production) – 1974  Le mâle du siècle – 1976  La première fois – 1977  Un moment d’égarement – 1980  Je vous aime – 1981  Le maître d’école – 1983  Tchao pantin – 1985  Jean de Florette – Manon des Sources – 1990  Uranus – 1992  Germinal – 1996  Lucie Aubrac – 1999  La débandade – 2002  Une femme de ménage – 2004  L’un reste, l’autre part – 2006  Ensemble c’est tout (co-réalisé par François Dupeyron) – 2009  Trésor (co-réalisé par François Dupeyron).

Production seulement : 1967  L’enfance nue (Maurice Pialat) – Marie pour mémoire (Philippe Garrel) – 1968  Oratorio for Prague (Jan Nemec, CM) – Le corps de Diane (Jean-Louis Richard) – Tech nekolik dnu (À quelques jours près) (Yves Ciampi) – 1969  Ma nuit chez Maud (Éric Rohmer) –  1970  La maison (Gérard Brach) – 1971  Le poème de l’élève Mikowski (Pascal Thomas, CM) – 1972  Les fous du stade (Claude Zidi) – Les Charlots font l’Espagne (Jean Girault) – Les gants blancs du diable (Laszlo Szabo) – La maman et la putain (Jean Eustache) – 1973  Le grand bazar (Claude Zidi) – Pleure pas la bouche pleine (Pascal Thomas) – Je sais rien mais je dirai tout (Pierre Richard) – Les quatre Charlots mousquetaires (André Hunebelle) – À nous quatre Cardinal ! (André Hunebelle) – 1974  La grande trouille (Pierre Grunstein) – Céline et Julie vont en bateau (Jacques Rivette) – La moutarde me monte au nez (Claude Zidi) – Le chaud lapin (Pascal Thomas) – Les Bidasses s’en vont-en-guerre (Claude Zidi) – Souvenirs d’en France (André Téchiné) – Zig-Zig (Laszlo Szabo) – 1975  La course à l’échalote (Claude Zidi) – Un sac de billes (Jacques Doillon) – Bons baisers de Hong Kong (Yvan Chiffre) – Ce gamin, là (Renaud Victor, documentaire) – Un genio, due compari, un pollo (Un génie, deux associés, une cloche) (Damiano Damiani) – Calmos (Bertrand Blier) – Je t’aime, moi non plus (Serge Gainsbourg) – Un enfant dans la foule (Gérard Blain) – 1976  Marcia trionfale (La marche triomphale) (Marco Bellochio) – Le jouet (Francis Veber) – Le crabe tambour (Pierre Schoendoerffer) – 1977  Un oursin dans la poche (Pascal Thomas) – 1978  Vas-y maman (Nicole de Buron) – Une histoire simple (Claude Sautet) – La femme qui pleure (Jacques Doillon) – Passe ton bac d’abord (Maurice Pialat) – Tess (Id) (Roman Polanski) – 1979  Rien ne va plus (Jean-Michel Ribes) – 1980  Inspecteur La Bavure (Claude Zidi) – Une journée en taxi (Robert Ménard, producteur délégué) – Fantasma d’amore (Fantôme d’amour) (Dino Risi) – 1982  L’Africain (Philippe de Broca) – Banzaï (Claude Zidi) – Deux heures moins le quart avant Jésus-Christ (Jean Yanne) – L’homme blessé (Patrice Chéreau, producteur délégué) – 1983  La femme de mon pote (Bertrand Blier) – Garçon ! (Claude Berri) – 1984  La vengeance du serpent à plumes (Gérard Oury) – Les enragés (Pierre-William Glenn) – Adieu Bonaparte (Youssef Chahine) – Hurlevent (Jacques Rivette) – Scemo di guerra (Le fou de guerre) (Dino Risi) – 1985  Paulette, la pauvre petite milliardaire (Claude Confortès) – 1986  Hôtel de France (Patrice Chéreau) – Twist again à Moscou (Jean-Marie Poiré) – 1988  L’ours (Jean-Jacques Annaud) – À gauche en sort de l’ascenseur (Édouard Molinaro) – Bille en tête (Carlo Cotti) – La petite voleuse (Claude Miller) – Trois places pour le 26 (Jacques Deray) – 1989  Tumultes (Bertrand Van Effenterre) – Valmont (Id) (Milos Forman) – 1990  On peut toujours rêver (Pierre Richard) – 1991  L’amant (Jean-Jacques Annaud) – Kafka (Id) (Steven Soderbergh) – Nous deux (Henri Graziani, producteur délégué) – Albert souffre (Bruno Nuytten) – 1992  Une journée chez ma mère (Dominique Cheminal) – La corsa dell’innocente (Carlo Carlei) – 1993  La reine Margot (Patrice Chéreau, producteur délégué) – 1994  L’auteur, le poète et le philosophe (Alain Pavel, CM) – La machine (François Dupeyron) – Gazon maudit (Josiane Balasko) – Le repos du guerrier (Jean-Marc Descamps, CM) – La séparation (Christian Vincent, producteur délégué) – 1995  Les rois mages (Didier Bourdon & Bernard Campan) – Nadie hablará de nosotras cuando hayamos muertos (personne ne parlera de nous quand nous serons mortes) (Agustin Diaz Yanes) – Waati (Souleymane Cissé) – 1996  Arlette (Claude Zidi) – Didier (Alain Chabat) – Der unhold (Le roi des Aulnes) (Volker Schlöndorff) – 1997  Mea culpa (François Boucq, CM) – Le pari (Dider Bourdon & Bernard Campan) – Un grand cri d’amour (Josiane Balasko) – 1998  Astérix et Obélix contre César (Claude Zidi, producteur délégué) – Mauvaise passe (Michel Blanc) – Mookie (Hervé Palud) – 1999  Le chant des sirènes (Arnaud Debrée, CM) – Inséparables (Michel Couvelard) – La maladie de Sachs (Michel Deville) – Todo sobre mi madre (Tout sur ma mère) (Pedro Almodovar) – 2001  Amen. (Costa-Gavras) – Astérix et Obélix : Mission Cléopâtre (Alain Chabat) – La boîte (Claude Zidi) – Le cas Pinochet (Patricio Guzman, documentaire) – Les rois mages (Didier Bourdon & Bernard Campan, producteur délégué) – 2002  La beuze (François Desagnat & Thomas Sorriaux) – Le Bison (et sa voisine Dorine) (Isabelle Nanty) – Brocéliande (Doug Headline) – Le coût de la vie (Doug Headline) – 2003 Ils se marièrent et eurent beaucoup d’enfants (Yvan Attal) – San-Antonio (Frédéric Auburtin) – Les sentiments (Noémie Lvosky) – 2004  Deux frères (Jean-Jacques Annaud) – Les enfants (Christian Vincent) – Le démon de midi (Marie-Pascale Osterrieth) – 2006  La maison du bonheur (Dany Boon) – Le scaphandre et le papillon (Julian Schnabel) – La graine et le mulet (Abdel Kechiche) – 2007  Bienvenue chez les Ch’tis (Dany Boon). Divers : Scénariste seulement : 1971  L’œuf (Jean Herman, adaptation) – 1984  Scemo di guerra (Le fou de guerre) (Dino Risi, adaptation française).

Fragments d’un dictionnaire amoureux : Pat Hingle

Annonce de la mort de Pat Hingle, le 3 janvier dernier, des suites d’un cancer du sang à l’âge de 84 ans, dans la ville côtière Caroline Beach. Il y vivait depuis le tournage de l’unique film comme réalisateur de Stephen King, “Maximum overbride” (1986). Ce comédien né en 1924 à Denver au Colorado, campait souvent des personnages à la force tranquille. On l’imagine immédiatement représentant l’ordre et la raison, dans des rôles de routiers, juges ou policiers. Issu de l’Actor’s Studio, s’il fut très attaché au théâtre, on le vit aussi très souvent sur le petit écran. Il fait une rencontre déterminante au théâtre avec Elia Kazan, qui le met en scène dans une pièce de William Inge “The dark at the top of the stairs”, qui lui valut une nomination aux Tony Awards, en 1958. Il retrouvera Kazan, qui l’appréciait beaucoup, et lui confie le rôle du père de Warren Beatty, dans “La fièvre dans le sang” (1961) contrariant ses amours avec Natalie Wood, pour le pousser à poursuivre ses études à l’université. Il sera au final victime du grand krach de 1929. Il dut surmonter un grave accident en 1960 – voir l’hommage ci-dessous de Philippe Garnier dans “Libération” -. Il trouve l’un de ses meilleurs rôles dans “Norma Rae” (1979) en ouvrier, père de Sally Field, la recueillant chez lui ainsi que ses deux enfants, pour qu’ils puissent subvenir à une dure existence dans une petite bourgade américaine conservatrice. Tim Burton l’appelle pour camper le commissaire Gordon, pour deux nouvelles et brillantes adaptations du personnage de “Batman”. Il rempilera tout comme Michael Gough qui joue le valet Alfred, dans deux autres opus – au-delà du navrant – signés Joel Schumacher. Son rôle le plus surprenant reste celui de Bobo Justus, dans une excellente adaptation du roman de Jim Thompson “Les arnaqueurs” (1990), signée Stephen Frears. Celui-ci détourne avec habilité son personnage habituel de père tranquille, pour en faire un bookmaker violent arnaqué par Angelica Huston. On se souviendra avec effroi, de sa manière de se venger violemment quand il la bat avec des oranges entourées d’une serviette, manière de tuméfier encore plus son visage, tant il est revanchard. Annonce également de la mort de Claude Berri et Michel Vianey. Bibliographie : “Quinlan’s character stars”, par David Quinlan (Reynolds & Hearn Ltd, 2004); “Pat Hingle, fin de bobine, par Philippe Garnier” (Libération du 8/01/2009).

Filmographie : 1954  On the waterfront (Sur les quais) (Elia Kazan) – The long gray line (Ce n’est qu’un au revoir) (John Ford) – 1957  The strange one (Demain ce seront des hommes) (Jack Garfein) – No down payment (Les sensuels) (Martin Ritt) – 1961  Splendor in the grass (La fièvre dans le sang) (Elia Kazan) – 1963  The ugly american (George Englund) – All the way home (Alex Segal) – 1964  Invitation to a gunfighter (Le mercenaire de minuit) (Richard Wilson) – 1966  Nevada Smith (Id) (Henry Hathaway) – 1967  Hang ‘em high (Pendez-les haut et court) (Ted Post) – Sol Madrid (Les corrupteurs) (Brian G. Hutton) – 1968  Jigsaw (James Goldstone, téléfilm diffuse en salles) – 1969  Bloody Mama (Id) (Roger Corman) – Norwoood (Jack Haley Jr.) – 1970  WUSA (W.U.S.A.) (Stuart Rosenberg) – 1972  The Carey treatment (Opération clandestine) (Blake Edwards) – 1973  Nightmare honeymoon (Elliot Silverstein) – Happy as the Grass was Green ( Charles Davis) – One little indian (Un petit indien) (Bernard McEveety) – The super cops (Super flics) (Gordon Parks) – Running wild (Robert McCahon, + producteur associé) – 1976  Independence (John Huston, CM) – 1977  The Gauntlet (L’épreuve de force) (Clint Eastwood) – 1979  Elvis (Le roman d’Elvis) (John Carpenter, initialement diffusé comme téléfilm) – Norma Rae (Id) (Martin Ritt) – Running scared (Paul Glicker) – When you comin’ back, Red Ryder (Milton Katselas) – 1980  Running Brave (D.S. Everett & Donald Shebib) – 1982  The act (Sig Shore) – 1983  Going Berseck (David Steinberg) – Sudden impact (Le retour de l’inspecteur Harry) (Clint Eastwood) – 1984  The falcon and the snowman (Le jeu du faucon) (John Schlesinger) – 1985  Brewster’s millions (Comment claquer un million de dollars par jour) (Walter Hill) – 1986  Maximum Overdrive (Id) (Stephen King) – Gringo mojado (Ricardo Franco) – 1987  Baby Boom (Id) (Charles Syer) – 1989  Batman (Id) (Tim Burton) – The grifters (Les arnaqueurs) (Stephen Frears) – 1992  Batman returns (Batman, le défi) (Tim Burton) – 1993  Lightning Jack (Jack l’éclair) (Simon Wincer) – 1994  Batman forever (Id) (Tim Burton) – 1995  The quick and the death (Mort ou vif) (Joel Schumacher) –  1996  Larger than life (Un éléphant sur les bras) (Howard Franklin) – Bastard out of Carolina (Anjelica Huston, téléfilm diffuse en salles) -1997  Horror story (Alexander Johnston) – Batman and Robin (Batman et Robin) (Joel Schumacher) – A thousand acres (Secrets) (Jocelyn Moorhouse) – 1998  The hunter’s moon (Richard Weinman) – 1999  Muppets from space (Les Muppets dans l’espace) (Tim Hill) – 2000  Morning (Ami Canaan mann) – Shaft (Id) (John Singelton) – The angel doll (Titre TV : L’ange de Noël) (Alexander Johnson, + producteur executif) – 2001  Road to redemption (Robert Vernon) – The greatest adventure of my life (Dorian Walker) – 2006  Two tickets to paradise (D.B. Sweeney) – Talladega (Rick Bobby : roi du circuit) (Adam McKay) – Waltzing Anna (Doug Bollinger & Bx Giongrete) – 2007  The list (Gary Wheeler) – Undowing time (Sheila Brothers & R.R. Gee). Voxographie : 1960  Wild river (Le fleuve sauvage) (Elia Kazan, voix du récitant) – 1978  American lost and found (Lance Bird, voix du récitant) – 1988  The land before time (Le petit dinosaure et la vallée des merveilles) (Don Bluth, animation) –  Télévision (notamment) : 1954  Suspense : Smoke (Robert Mulligan) – 1964  Carol from another Christmas ( Joseph L. Mankiewicz) – 1966  The glass menagerie ( Michael Elliott) – 1969  The ballad of Andy Crocker (George McGowan) – 1970  A  clear and present danger (James Goldstone) – 1971  The city ( Daniel Petrie) – Sweet, sweet Rachel (Sutton Roley) – All the way home (Fred Coe) – If tomorrow comes (George McGowan) – 1973  Trouble comes to town ( Daniel Petrie)  – 1974  The Last Angry Man (Jerrold Freedman) – 1975  Twist (Alan Arkin & Clark Jones) – 1976  The secret life of John Chapman (David Lowell Rich) – 1977  Escape from bogen country (Steven Hilliard Stern) – Sunshine Christmas (Glenn Jordan) – Tarantulas : The deadly cargo (Vidéo : Tarentules : Le cargo de la mort) (Stuart Hagmann) – 1979   Stone (Corey Allen) – When hell was in session (Paul Krasny) – Disaster on the coastliner (Richard C. Sarafian) – 1980  Wild times (Richard Compton) – Off the Minnesota strip (Lamont Johnson) – 1981  Of mice and men (Reza Badiyi) – The private story of a campaign that failed (Peter H. Hunt) – 1982  Washington mistress (Peter Levin) – Bus stop (Peter H. Hunt) – 1983  The fighter (David Lowell Rich) – 1985  Noon wine (Michael Fields) – The lady from yesterday (Robert Day) – The lady from yesterday (Robert Day) – The rape of Richard Beck (Karen Arthur) – 1986  Casebuster (Wes Craven) – Manhunt for Claude Dallas  (À la poursuite de Claude Dallas) (Jerry London) – 1987  LBJ : The early years (Peter Werner) – 1988  Stranger on my land (Larry Elikann) – The town Bully (Noel Black) – 1989  Everybody’s baby : The rescue of Jessica McClure (Mel Damski) – 1990  Beanpole (Linday Day) – Not of this world (Shock invader) (Jon Hess) – 1992  Citizen Cohn (Frank Pierson) – The habitation of dragons (Michael Lindsay-Hogg) – 1994  One Christmas (Tony Bill) – Against her will : The Carrie Buck Story (John David Coles) – 1995  Truman (Frank Pierson) – 1997  The member of the wedding (Fielder Cook) – The Shinning (Shinning) (Mick Garris) – 2000  The runaway (Le prix du courage) (Arthur Allan Seidelman).

FERMETURE DÉFINITIVE

Jean-Roger Caussimon devant le Trianon-Théâtre, futur “Jean Vigo”, en 1978

Petite promenade dans “la belle endormie” – désormais plus ripolinisée que Catherine Nay -, j’appréhende de traîner rue Franklin. J’y passe finalement, un écriteau fuse au cinéma Jean Vigo “fermeture définitive”, une femme distinguée téléphone sur son portable sans s’en préoccuper, quelques papiers volants, aperçus dans au travers de la baie vitrée, jonchent le sol. Je m’attends presque à rejoindre le fantôme de Jean-Roger Caussimon. En effet, ce prodigieux comédien, chanteur et créateur de chansons – je le place dans mon petit panthéon personnel aux côtés des Brel/Barbara/Ferré/Brassens -, est à l’honneur d’un livre DVD “Jean-Roger Caussimon en images”.  On y retrouve un joli documentaire de 1984 signé Élisabeth-Charlotte Pelletier “Moi je suis du temps du tango”. Il parle de son enfance bordelaise, tout en marchant dans Bordeaux. En commentaire, il signale “Il y avait dans une courte rue perpendiculaire au cours de l’Intendance, lieu de promenade, de rendez-vous de rencontres, des étudiants et des étudiantes, lorsque les 6 heures du soir avaient gravement sonnées, à la cathédrale Saint-André, il y avait dis-je rue Franklin, un lieu qui m’attirait, qui me fascinait. C’était le Trianon-Théâtre. C’était un très joli théâtre à l’italienne. C’est aujourd’hui un cinéma, spécialisé peut-être dans les films de catégories X, je ne sais pas, nous verrons bien…”. Et l’on voit Jean-Roger Caussimon hausser les bras, devant ce lieu, en l’an 1978 – voir photo -. Caussimon reprend sa quête nostalgique, en évoquant ses souvenirs. A l’âge de 16 ans, il y avait une pièce toutes les semaines. Le directeur en était Kléber Harpain qui fut son professeur au conservatoire, et l’engagea finalement à l’année. Il cite alors “ses amours de fantômes de comédiens”, Jean Marchat, Jacques Baumer, Marguerite Moreno, Marcelle Géniat, Henri Bosc…. Ce lieu chargé d’histoire, est désormais porte close. Quels qu’en soient les responsables ou les fautifs, on ne peut que s’en navrer….

Jean-Roger Caussimon visitant le “Trianon-Théâtre”

J’espère que le titre de cette notule ne fut pas pour vous une source de fausse joie, car il concernait bien la fermeture du “Vigo”, et non de ce blog, c’est en fait pour moi l’occasion d’un re-départ. Je reprends ce blog, après voir annoncé mon retour il y a peu. Mais une mauvaise convergence entre un nouveau “tripalium” dans une société qui cadrerait parfaitement au film “J’ai mal au travail” et un ordinateur moribond, n’a pas arrangé grands choses. Pour plus de “lisibilité”, je cite le très remarquable “Le petit livre du français correct” de Jean-Joseph Julaud, “travail” vient du latin “tripalium” qui désigne un instrument formé de trois pieux (tri-pal). Cet instrument était destiné à immobiliser un animal (….) l’imagination des hommes étant sans limites lorsqu’il s’agit de faire souffrir leurs semblables, le travail fut aussi utilisé pour la torture. Il prit alors le sens de “souffrance”. Mais se plaindre alors que l’on a du travail, c’est un tantinet indécent en ce moment, non ? J’ai aussi changé de PC et je suis donc passé d’une charrette à bras à un TGV, je reprends du service, quelques hommages végétant dans les brouillons, et un logiciel de capture me permettra de nouvelles rubriques. P.S. : Bonne année quand même !

ENCYCLOPÉDIE CINÉROTICA

Michel Ciment se plaignait dans l’éditorial de Positif d’octobre dernier, de l’hommage de la Cinémathèque fait à Jésus Franco, démontrant qu’il fallait installer une échelle de valeurs. Il ironise sur Max Pécas ne pouvant prétendre à être reconnu sérieusement dans l’avenir, selon lui on n’y devrait ne saluer que des grands maîtres. Une réponse involontaire est faite par Christophe Bier, avec la sortie au début de ce mois du second numéro de la revue pour lequel il est rédacteur en chef “Cinérotica”. On connaît l’amour pour les cinémas de la marge de ce chroniqueur sur France Culture dans l’émission “Mauvais genre” – des “nains au cinéma” aux films de la firme d’Eurociné -.  Comme disait Jean-Luc Godard, c’est “La marge qui tient le cahier”. Ce mensuel fait donc suite à son livre paru en 2000 “Censure-moi – Histoire du classement X en France – “Collection “L’esprit frappeur”, 2000 -. Il nous rappelait les agissements du comité de censure – et ses commentaires ! -, et qu’entre “La religieuse” (Jacques Rivette, 1966) à “Baise-moi”  (2000), “depuis 25 ans, la loi X ne se contente pas de “protéger” les mineurs : elle pénalise très lourdement ceux qui fabriquent, produisent et émettent des images interdites. Du coup, tout un genre cinématographique a disparu”. Un évènement, car avec une équipe de rédacteurs érudits – Jacques Zimmer, Richaud d’Ombasle, Edgard Baltzer, François Cognard, etc… -, il nous livre une somme consacrée, sous la forme de 24 fascicules – 1 par mois –  à un panorama de l’érotisme à la pornographie dans le cinéma français. Chaque numéro comporte un dossier, par exemple le premier sur le cinéma des années 30 – on découvre au final qu’il est assez déluré, sans l’équivalant du Code Hays américain – et “Les pornos primitifs 1900-1950”, et le deuxième sur le cinéma des années 50 – Dany Carrel, Françoise Arnoul dont le parcours est encadré par deux nudités de “L’épave” (1950) à “Post-coïtum, animal triste” (1996), Martine Carol et bien sûr Brigitte Bardot. On s’amusera à l’évoquation de l’ineffable Nadine Tallier fouettée par Juliette Gréco dans “L’homme et l’enfant” (Raoul André, 1958) . L’iconographie est remarquable, et aguicheuse. Il convient de saluer son grand oeuvre “Le dictionnaire du cinéma érotique et pornographique français des longs métrages en 16 et 35 mm” – dix ans de travail ! – proposé en 24 fois dans un cahier central. Soit plus de 1000 pages recensant plus de 1700 titres – les films référencés sont ceux uniquement présentés en salle, on ne retrouvera donc pas ceux diffusés en vidéo et à la télévision -, d'”A bout de sexe” à…  “Zob, zob, zob” ! – il conviendra d’attendre presque deux ans pour lire cette dernière note. Des “auteurs” y sont salués de José Benazeraf, Jean-Pierre Bouyxou, Alain Payet, Jean-Daniel Cadinot pour le porno gay, etc… On se régale déjà aux deux premiers morceaux de cette encyclopédie. C’est une mine d’informations avec des génériques les plus complets possibles – ce qui est remarquable pour le cinéma pornographique dans la jungle des pseudos -, des résumés, des avis critiques, des notes informatives, des dates de sorties avec les salles d’exclusivité, des titres alternatifs – étrangers, vidéos,et même ceux refusés par la censure -… Le tout est très riche en anecdotes, citons Georges Séguy, en meeting pour la “vie ouvrière” qui se retrouve involontairement dans “Adolescente pervertie” (José Benazeraf, 1978)…. On retrouve aussi bien quelques réjouissances du genre aux titres incroyables – comme “L’aubergine est bien farcie” (sic) -; mais aussi des grands classiques – L’âge d’or” de Luis Buñuel, “Les amants” de Louis Malle -. Mais on retrouve aussi quelques films mineurs comportant quelques polissonneries – “Ah ! les belles bacchantes” (Jean Loubignac, 1954), qui vient d’être rediffusé sur France 3 – “Adam est… Ève” (René Gaveau, 1953) avec Jean Carmet, et également des films bien oubliés des dictionnaires comme le franco-luxembourgeois “L’amour, oui ! mais…” (Philippe Schneider, 1969), avec Roland Lesaffre et Sabine Sun. On retrouve aussi des commentaires complets, qui vont faire le regal de ceux qui s’amusaient à lire les comptes rendus des films pornographiques dans “La saison cinématographique” de films pornos aux traditionnels, sans hiérarchie, n’en déplaise à Michel Ciment. Le projet est déjà salué avec ferveur par Charles Tatum, et son excellent blog Le vieux monde qui bouge, Christophe Lemaire dans le numéro 11 de Brazil nouvelle formule, par Bernard Joubert dans “Sinéhebdo” qui s’amuse de ces “censeurs qui se sont tapés 1700 films de cul !”. Souhaitons bon vent à cette entreprise salutaire, passionnée et émoustillante ! On peut signaler aussi des petits spots de pub désopilants sur Youtube 1, Youtube 2 – avec Christian Chauvaud, acteur fétiche de l’univers de Jean-Pierre Mocky – et Youtube3 notamment. Christophe nous signale que sa revue est disponible dans certaines librairies comme celle de la “Cinémathèque de Paris”, “Le Regard Moderne”, rue Gît le Coeur et la librairie de cinéma rue Monsieur le Prince (Paris).Vous pouvez également visiter le site officiel Cinérotica.fr. qui propose de larges extraits de la revue en format PDF et même des VOD – des codes sont disponibles pour les lecteurs pour les retrouver -. Indispensable ! Dans cet ordre d’idée signalons aussi l’excellent livre d’Herbert P. Mathese – aussi collaborateur de la revue – consacré à José Benazeraf “La caméra irréductible” (Éditions Clairac, 2007).

Fragments d’un dictionnaire amoureux : Roger Rudel

Roger Rudel dans “Le boucher”

Annonce de la mort de Roger Rudel en juillet dans l’excellent “Blog sur le doublage” qui lui rende un hommage et relate son parcours. C’est l’une des meilleures voix, immédiatement identifiable. De Kirk Douglas, Vittorio Gassman, Richard Widmark, Ross Martin (“Les mystères de l’Ouest”), etc… Avec humour, il participa en 1993 à “La classe américaine”, un “grand détournement”, réalisé par Michel Hazanavicius et Dominique Mézerette, où il met plusieurs vedettes d’Hollywood dans des situations incongrues. On l’a peu vu comme comédien ce qui est assez dommage. On retiendra son rôle de commissaire dans “Le boucher” de Claude Chabrol qui l’appréciait beaucoup. Il confia à François Guérif dans le livre “Conversations avec Claude Chabrol – Un jardin bien à moi” : “…Je l’avais déjà utilisé dans le premier Tigre, et il m’avait fait savoir qu’il aimerait bien tourner à nouveau avec moi. J’avais un peu l’impression d’avoir Kirk Douglas sur le plateau, ou Henri Fonda. Ce n’était pas désagréable”. On retiendra aussi pour le petit écran, son interprétation de l’inspecteur obstiné dans “L’abonné de la ligne U” – excellent feuilleton sorti en DVD chez “Koba films”, adapté de l’œuvre de Claude Aveline -. On le vit aussi en représentant de la « police de papa », agacé par les méthodes de Pierre Vaneck adepte de la police scientifique dans la série « Aux frontières du possible ». A partir de 1973, il devait surtout se consacrer à son activité de directeur artistique de la “Société Parisienne de Sonorisation” – SPS – qui participa à de nombreux doublages de films.

 

Roger Rudel dans “L’abonné de la ligne U”

 

Filmographie : 1945  Étrange destin (Louis Cuny) – 1947  Le silence de la mer (Jean-Pierre Melville) – 1953  Les révoltés du Lomanach (Richard Pottier) – 1959 Le pain des Jules(Jacques Séverac) -1960  À toute heure en toute saison (Roger Fellous&Charley Manson, CM) – La dragée haute (Jean Kerchner) – Fortunat (Alex Joffé) – 1962  Douce violence (Max Pécas) – Les bonnes causes (Christian -Jaque) – 1963  La corde au cou (Joseph Lisbona) – 1964  Le tigre aime la chair fraîche (Claude Chabrol) – 1965  Nick Carter et le trèfle rouge (Jean-Paul Savignac) – Du rififi à Paname (Denis de La Patellière) – 1966 Nathalie (AnneDastrée, CM) – …Jusqu’au soir ou la ligne du jour… (Tewfik Farès, CM) – Martin soldat (Michel Deville) – 1969  Le boucher (Claude Chabrol). Télévision (notamment) : 1962 Denis Asclépiade (Jean Pignol) – Le théâtre de la jeunesse : L’auberge de l’ange gardien (Marcel Cravenne) – 1963  Le sel de la mer (Jean Vernier) – Le théâtre de la jeunesse : Le général Dourakine (Yves-André Hubert) – 1964 L’abonné de la ligne U (Yannick Andréi, Série TV) -1965  Le théâtre de la jeunesse : Tarass Boulba (Alain Boudet) – Promenade en landau (Abder Isker) – 1966  Hommes de caractère : L’échantillon (Jean Kerchbron) -L’écharpe (Abder Isker) – 1967  En votre âme et conscience : L’affaire Francey (Claude Dagues) – Les enquêtes du commissaire Maigret : Cécile est morte (ClaudeBarma) – 1968  Le Regret de Pierre Guilhem (Jean de Nesle) – L’homme de l’ombre : Le condamné à mort (Guy Jorré) – 1970  Maurin des Maures (Claude Dagues, série TV) – Adieu Mauzac (Jean Kerchbron) – Le mouchard (Yvon Jouannet) – 1971 Arsène Lupin : L’arrestation d’ArsèneLupin (Jean-Pierre Decourt) –  Mon seul amour (Robert Guez, série TV) – Aux frontières du possible (Victor Vicas & Claude Boissol, saison 1) – Aubrac city (Jean Pignol, série TV) – 1973  Graine d’ortie (Yves Allégret, série TV). Voxographie (succincte): 1954  Du rififi chez les hommes (Jules Dassin, voix française de Carl Möhner) – 1960Le capitaine Fracasse (Pierre Gaspard-Huit, voix française de Riccardo Garrone)- 1961 Auguste (Pierre Chevalier) – 1964  Merveilleuse Angélique (BernardBorderie, voix française de Gino Marturano) – 1965  Le théâtre de la jeunesse :Tarras Boulba (Alain Boudet, récitant, TV) – 1967  L’homme à la Buick (GillesGrangier Grangier) – 1971  L’aventure, c’est l’aventure (Claude Lelouch) – 1977  Cinémania (Gérard Devillers, CM, voix du récitant) – 2003  La classe américaine – Le grand détournement (Michel Hazanavicius & Dominique Mezerette, TV).

Fragments d’un dictionnaire amoureux : Michel Modo

Michel Modo dans le documentaire “La saga des gendarmes” (2005)

Annonce de la mort de Michel Modo, le 24 septembre dernier, date exacte confirmée par le site “Les gens du cinéma”, à l’âge de 71 ans.  Souvent en tandem avec Guy Grosso – voir l’hommage d’Yvan Foucart dans “Les gens du cinéma”. – Leur rencontre est évoquée par Grégory Alexandre dans “”Ciné Live” N°24 de mai 1999 : “…Il était une fois deux garçons, Guy Sarrazin, grand type originaire de Beauvais, et Michel Goi, petit bonhomme fraîchement débarqué de Carpentras. Fascinés depuis tout gosses par les planches, ils se rencontrèrent au Cours Simon et devinrent inséparables (…) Surnommés, hem… “Les deux connards” par le directeur du cours Simon, c’est à l’occasion de la revue de fin d’année, écrite par leurs soins, que Sarrazin et Goi trouvent, après avoir renoncé à Roux et Combaluzier, un nouveau nom de scène déjà plus agréable à l’oreille. Le show, présenté devant le Tout-Paris, est un triomphe, et nos deux compères se retrouvent bientôt embarqués par Robert Dhéry et sa troupe des Branquignols pour un spectacle intitulé “Pomme à l’anglaise”. Mais, condition sine qua non à leur entrée au sein des fous furieux de la scène théâtrale de l’époque ; conserver leurs pseudos grotesques. La coalition Grosso-Modo portera ses fruits immédiatement…” il était, avec Guy Grosso donc, l’un des partenaires préférés de Louis de Funès, qui le choisit pour jouer le Maréchal des Logis Berlicot, dans la “saga” des gendarmes. Il retrouvera de Funès avec son compère Grosso, pour “Le grand restaurant” (1966) en serveur délateur, “fayot” et obséquieux, et dans “L’avare” où il joue “La Merluche”. Ces dernières années, il témoignera longuement sur cette collaboration dans des documentaires TV et des bonus DVD. Dans “La grande vadrouille” il est un halluciné soldat allemand qui louche et de ce fait tire à la mitraillette absolument à côté. Ce rôle fut tellement mémorable, qu’il récidivera dans un ahurissant nanar franco-italien,  “La grosse pagaille” aux côtés de Francis Blanche et dans “On a retrouvé la septième compagnie” (1975), où il aura cette réplique culte qui restera dans la cour des écoles, “Restez groupir”. Il fait souvent cavalier seul, citons le facteur circonspect devant les questions de Jean-Claude Brialy dans “Carambolages” (1963). On le retrouve également souvent à la télévision, notamment dans des fictions américaines tournées en France – il semble avoir participé à un épisode de “Dallas”. Il est aussi Zanzi, le propriétaire du bar Zanzibar, lieu où Jacques Frantz, qui campe un policier, installe son bureau dans un village de la Drôme dans l’éphémère serie TV “Mélissol” (1999). On le revit dernièrement au cinéma en homme à tout faire dans “Bimboland” (1997) et en cafetier homosexuel, amour de jeunesse d’un fantôme dans “Poltergay” (2005). Il est aussi l’un des acteurs fétiches de Jean-Christophe Averty (“Les raisins verts”, “Si le coeur vous en dit”, “Au risque de vous plaire”, “Comix club”, “Grand Public”, “Passing show”, “La vie rêve de Vincent Scotto”, “Le péril bleu”,”Al Jolson”, etc…). Il avait également une importante activité dans le doublage – “Les Simpson” notamment. Auteur de sketches – plus d’une centaine avec Guy Grosso, mais aussi pour Jean-Pierre Foucault à la radio -de pièces, de scénarios et de chansons – “J’ai vu” pour Henri Salvador, dernièrement -, il avait un réel talent d’écriture. Il fut même gagman sur “Le corniaud” et “La grande vadrouille”. Vous pouvez retrouver plus d’informations sur lui sur le site “autour de Louis de Funès”

Filmographie : 1958  Le petit prof’ (Carlo Rim) – 1961  Tout l’or du monde (René Clair) – La belle américaine (Robert Dhéry & Pierre Tchernia) – 1962  Kriss Romani (Jean Schmidt) – 1963  Bébert et l’omnibus (Yves Robert) – Carambolages (Marcel Bluwal) – Bébert et l’omnibus (Yves Robert) – 1964  Et si c’était une sirène (Jean Schmidt, CM) – La cloche (Jean L’Hôte, CM) – 1964  Le gendarme de Saint-Tropez (Jean Girault) – Les gorilles (Jean Girault) –  Le corniaud (Gérard Oury) – 1965  La tête du client (Jacques Poitrenaud) – Pleins feux sur Stanislas (Jean-Charles Dudrumet) – Le gendarme à New York (Jean Girault) – 1966  Le grand restaurant (Jacques Besnard) – La grande vadrouille (Gérard Oury) – Un homme de trop (Costa-Gavras) – 1967  La feldmarescialla (La grosse pagaille) (Steno) – 1968  Le gendarme se marie (Jean Girault) – 1970  Le gendarme en balade (Jean Girault) – Le cri du cormoran le soir au-dessus des jonques (Michel Audiard) – 1973  L’histoire très bonne et très joyeuse de Colinot Trousse-Chemise (Nina Companeez) – 1974  Opération Lady Marlène (Robert Lamoureux) – 1975  On a retrouvé la 7ème compagnie (Robert Lamoureux) – 1977  Le mille-pattes fait des claquettes (Jean Girault) – Monsieur Marcel Marius / Arrête ton cinéma (Richard Guillon, inédit en salles) – 1978  Les bidasses au pensionnat (Michel Vocoret) – Liebesgrusse au der Lederhose 5. Teil : Die bruchpiloten vom königssee (Gunter Otto) – Le gendarme et les extra-terrestres (Jean Girault) – 1979  Nous maigrirons ensemble (Michel Vocoret) – L’avare (Jean Girault & Louis de Funès) – 1981  Pétrole ! Pétrole ! (Christian Gion) – Le jour se lève et les conneries commencent (Claude Mulot) – Les bidasses aux grandes manoeuvres (Raphaël Delpard) – Si ma gueule vous plaît (Michel Caputo) – 1982  Le gendarme et les gendarmettes (Jean Girault & Tony Aboyantz) – Le braconnier de Dieu (Jean-Pierre Darras) – 1983  Les planqués du régiment (Michel Caputo) – 1985  L’exécutrice (Michel Caputo) – 1989  La gloire de mon père (Yves Robert) – Le château de ma mère (Yves Robert) – 1992  Jour de fauche (Vincent Monnet, CM) – Pétain (Jean Marboeuf) – 1995  Quand je serai grand, mon père il sera policier (Vincent Monnet, CM) – 1996  Sa femme et moi (Olivier Pouteau, CM) – 1997  Bimboland (Ariel Zeïtoun) – 2004  Mauvais graine (Blanquet & Olive, CM) – 2005  Poltergay (Eric Lavaine). Voxographie succincte : 1975  La flûte à six Schtroumps (Peyo, Yvan Delporte & Eddy Lateste) – 1977  Les fabuleuses aventures du légendaire Baron de Münchausen (Jean Image) – 1993  Don Bluth’s thumbelina (Poucelina) (Don Bluth & Gary Goldman, animation, version française) – 2004  Mauvaise graine (Blanquet & Oliver, CM) – 2006  The Simpsons movie (Les Simpson – Le film) (David Silverman, animation, version française).

Télévision (notamment) : 1964  Le tapir amoureux (François Gir) – 1965  Ce fou de Platanov (François Gir) – 1966  La 99ème minute (François Gir) – Gerfaut (François Gir, série) – 1967  À Saint-Lazare (François Gir) – Le petit café (François Gir) – 1968  Des goûts et des couleurs (Jean-Christophe Averty, divertissement) – Hommage à Tristan Bernard (Odette Collet & Edmond Tyborowsky) -La tempête (François Gir) – Acerbes à Cannes (Jean-Christophe Averty, divertissement) – 1969  L’atelier Prévert-Derlon : Les menottes (Robert Bober, CM) – Poisons d’Avril (Jean-Christophe Averty) – Show Effroi (Jean-Christophe Averty, CM) – Fragson un roi du caf’conc (Jean-Christophe Averty) – Songe d’une nuit d’été (Jean-Christophe Avery) – 1970  Les six jours (Arlen Papazian) – Le petit vieux des Batignolle (Jean-Pierre Marchand) – Alice au pays des merveilles (Jean-Christophe Averty) – 1971  Au théâtre ce soir : Herminie (Pierre Sabbagh) – Ubu enchaîné (Jean-Christophe Averty) – Réveillon chez Maxim’s (Georges Folgoas) – 1972   JC’s Follies 1930 (Jean-Christophe Averty, divertissement) – 1973  Le vie rêvée de Vincent Scotto / Rien que des tubes ou la vie chantée de Vincent Scotto (Jean-Christophe Averty) – Les cinq dernières minutes : Un gros pépin dans le Chasselas (Claude-Jean Bonnardot) – Musidora (Jean-Christophe Averty) – 1974  Averty follies (Jean-Christophe Averty, divertissement) – Le vagabond (Claude-Jean Bonnardot, série) – 1975  Le péril bleu (Jean-Christophe Averty) – 1976  Les samedis de l’Histoire : La banqueroute de Law (Jean-François Delassus) – 1977  L’inspecteur mène l’enquête : Les adorateurs du cosmos (Jean-Pierre Barizien) – Commissaire Moulin : Cent mille soleils (Claude-Jean Bonnardot) – Impressions d’Afrique (Jean-Christophe Averty) – Lazare Carnot ou les jupons de la Révolution (Jean-François Delassus) – 1978  Au théâtre ce soir : Nuit folle (Pierre Sabbagh) – Pourquoi tuer pépé (Edmond Tiborowsky) – Au théâtre ce soir : Les coucous (Pierre Sabbagh, + pièce) – Smoking et carré blanc (Georges Folgoas, divertissement) – 1980  C’est pas Dieu possible (Edmond Tyborowsky) – 1982  L’honneur de Barberine (Edmond Tiborowsky) – 1986  Monte-Carlo (Id) (Anthony Page) – 1987  French in action : Leçon 2 (Pierre J. Capretz) – Les cinq dernières minutes : Claire obscure (Franck Apprederis) – 1988  Hemingway (Bernhard Sinkel) – 1989  A tale of two cities (Un comte de deux villes) (Philippe Monnier) – 1992  Bienvenue à Bellefontaine (Gérard Louvin) – Taxi girl (Jean-Dominique de la Rochefoucauld) – 1994/1997  Highlander (13 épisodes) – 1997  Le juste : Sonate pour Juliette (Franck Apprédéris) – 1998  Mélissol : Lynchage (Jean-Pierre Igoux) – Mélissol : Un braquage de trop (Jean-Pierre Igoux) – Mélissol : Le nettoyeur (Jean-Pierre Igoux) – 1999   Mélissol : Paranoïa (Jean-Pierre Igoux) – 2000  Relic hunter (Sydney Fox l’aventurière) : Love letter (Jean-Pierre Prévost) – 2001  L’impasse du cachalot (Élisabeth Rappeneau) – 2003  Lagardère (Henri Hellman) – 2004  Maigret et le clochard (Laurent Heynemann) – 2005  Plus belle la vie (plusieurs épisodes) – S.O.S. 18 : Chienne de vie (Bruno Garcia) –  2006  Beau masque (Peter Kassovitz) – 2007  Central nuit : Une affaire d’honneur (Olivier Barma) – Rendez-moi justice (Denys Granier-Deferre) – 2008  Ah ! C’était ça la vie (Franck Apprederis). Variétés : 1966/1971  Au risque de vous plaire (Jean-Christophe Averty) – 1967/1968  Passing show (Jean-Christophe Averty) – 1970/1971  Jazz Land (Jean-Christophe Averty) –  1971  Si le coeur vous en dit (Jean-Christophe Averty) – 1973  Comics club (Jean-Christophe Averty) – 1974  Toutankhamont (Jacques Pierre) – 1975  Ticket de rétro (Jean-Christophe Averty). Scénariste : 1967  Le petit baigneur (Robert Dhéry, dialogues) – 1972  Allô ! Juliette (Jacques Pierre, TV) – Trop jolies pour être honnêtes (Richard Balducci, dialogues) – 1973  La grande nouba (Christian Caza) – 1992  Taxi girl (Jean-Dominique de la Rochefoucauld) – 1999  Mélissol : La maison sans toit (Jean-Pierre Igoux, TV).

Mise à jour du 16/09/2009

Un grand merci à Cécile, pour ses captures d’écran.

En aparté : “Le coin du cinéphage” n’est pas en berne, mais souffre d’une crise de “tripalium” délirant – en fait une nouvelle réorientation professionnelle chronophage tendance père Ubu -. Vous n’êtes pas encore débarrassés de lui et un hommage sur Paul Newman attend d’être finalisé dans les brouillons, ainsi que ceux de Guillaume Depardieu et Roger Rudel. Mais je ne pourrai pas en traiter d’autres tel Alain Levent, Ken Ogata, Françoise Seigner ou Anita Page… On est également prié de ne point se servir dans ces notules, même si ce lieu est autoproclamé foutraque, ce n’est pas un libre-service  – suivez mon regard vers les sites pilleurs habituels -… Je n’hésiterai donc pas à contacter les organismes concernés s’il y a des abus. Je répondrai dès que possible à ceux qui m’ont contacté dans les commentaires ou par mail…

LE JEAN-VIGO DE BORDEAUX EN SURSIS ?

 A l’heure où la ville de Bordeaux est candidate à grands bruits pour être désignée par un jury pour devenir la capitale européenne de la culture, on peut être chagriné de voir que le cinéma Jean Vigo n’a pas réouvert ses portes depuis fin juillet. Ce cinéma se trouvant dans une petite rue, en face d’un centre commercial des quinconces, fait pourtant le régal des cinéphiles, de par sa programmation, ses cycles, ses manifestations – “Cinésites”, des films en plein air sur la France entière -. La raison de l’absence de la rituelle réouverture est évoquée dans le journal “Sud-Ouest” du 29 septembre dernier par Christophe Loubes, qui précise qu’il ne devrait pas “rouvrir jusqu’à nouvel ordre” : “…Dans un communiqué publié hier, l’équipe du cinéma d’art et d’essai bordelais se dit « contrainte de prolonger (sa) fermeture estivale » dans l’attente d’une réponse de la mairie sur le montant d’une dotation qu’elle recevait chaque année. Cette aide, versée en plus d’une subvention annuelle de 250 000 euros, permet au Jean Vigo de payer le loger du Trianon, occupé depuis les années 70, les factures de gaz, l’électricité et les salaires des employés. Dominique Ducassou, adjoint à la culture, assure qu’elle sera versée en 2008. Or, au cinéma, on dit n’avoir reçu aucun courrier à ce sujet. « Ridiculement faible ». Dominique Ducassou est en revanche plus réservé sur le soutien municipal dans les années qui viennent : « Le Jean Vigo n’est plus seul à proposer des films d’art et essai. L’Utopia, le Mégarama ou des cinémas de communes périphériques ont provoqué une dispersion du public. Du coup sa fréquentation est devenue ridiculement faible. D’autre part, la donne a changé depuis qu’Alain Marty n’est plus directeur et nous voulons maintenant connaître le projet du centre Jean-Vigo pour l’avenir avant de nous engager. N’oublions pas qu’il s’agit d’une société de droit privée… ». À l’activité comparable, pourquoi soutenir un cinéma plus que les autres ? – à titre de comparaison, l’aide que perçoit l’Utopia avoisine les 3000 euros pour cinq ans -. C’est la question que soulève Dominique Ducassou. L’élu maintient toutefois le partenariat engagé pour le futur festival Cinéma-Science (…) ou les cinésites. Cette opération se poursuit d’ailleurs en septembre avec cinq dates décentralisées. Reste à savoir si, comme on commence à le chuchoter, Alain Marty cherche à passer en force à quatre jours de la venue de la délégation pour l’attribution du titre de capitale européenne de la culture. Celui qui est toujours président de l’association qui gère le Jean-Vigo était injoignable hier et n’a pas pu répondre notamment à cette question ». S’il est difficile au final de se faire une opinion, il est dommage que ce cinéma ne perdure pas dans le paysage culturel bordelais, sa programmation complétant des sites comme l’Utopia et l’UGC – à la programmation pointue -, il avait programmé par exemple le dernier film de Jacques Doillon -. Pour avoir un attachement sentimental dans ce cinéma pour des raisons personnelles – avec la vision de West Side Story avec celle qui occupe mes pensées -, et pour avoir vu quelques films souvent mal distribués ou quelques classiques, je ne peux que déplorer une situation inquiétante à surveiller donc, un cinéma de qualité qui ferme est toujours un drame. Ce cinéma a un site officiel à visiter ici.

Fragments d’un dictionnaire amoureux : Francis Lacassin

Photo : Olivier Dion

Le temps me manquant pour traiter des disparus récents – au grand dam d’un commentateur récent je présume, voir les commentaires sur Pierre Mirat – étant en train de répéter un remake de Kafka au bureau -, je choisis de rendre plus particulièrement hommage à Francis Lacassin. Gérard Lenne dans “La critique du cinéma en France” (Ramsay cinéma, 1997) disait à son sujet “…Combien de héros modernes qui ne nous seraient pas aussi familiers s’ils ne nous avaient été fraternellement et chaleureusement présentés par cet entremetteur infatigable et toujours sur la brèche”. Ce natif d’Alès, fit des études de droit, d’histoire du Moyen-âge, de psychopathologie, de psychologie de la vie sociale, et de médecine. S’il fit énormément pour le roman populaire – Fantômas, Maigret, Nestor Burma – et la bande dessinée, il a redonné ses lettres de noblesses aux films muets de divertissement. Il fit une rencontre déterminante avec le réalisateur Henri Fescourt. Dans l’un de ses ouvrages le formidable “Pour une contre-histoire du cinéma” (Institut Lumières, Actes Sud, 1994, première édition en 1972), il parlait de lui ainsi “…mais il continue d’inspirer l’étrange entreprise de réhabilitation que je me suis imposée : elle tient à la fois de l’enquête policière, de la fouille archéologique et du travail de fourmi“. Cet ouvrage nous permet de nous familiariser avec Louis Feuillade, Victorin Jasset, Musidora, Alice Guy, Joël Hamman – pionnier du western… français -, Gaston Modot – remarquable parcours dans le muet aussi pour ce grand acteur -, Robert Florey ou Yvette Andréyor. De la très riche liste de livres qu’il a signé on retiendra les récents “Louis Feuillade, maître des lions et des vampires” (Pierre Bordas et fils, 1995), “La légende de Tarzan” (2000) et “Alfred Machin de la jungle à l’écran” (2001) chez l’éditeur – hélas disparu – Dreamland, “A la recherche de Jean Daurand “(Association française de recherche sur l’histoire du cinéma, 2004) et ses “Mémoires” (Éditions du Rocher, 2006). Il avait participé à la célèbre Anthologie du cinéma français éditée par “L’avant scène”, Henri Fescourt – avec Claude Beylie, 1967, Alfred Machin, 1968, Musidora, 1970, et participa à de nombreuses revues voir sa page dans le site Calindex.  Pour le cinéma, il a réalisé des courts-métrages, “Prière pour Robinson” – coréalisé par Raymond Bellour – et “Mon ami Mandrin” (1960), “Satan, mon prochain” – coréalisé avec Raymond Bellour – (1961), “L’histoire de Jeanne” (1962), participer à la production de “Le cercle des passions” (Claude d’Anna, 1982) et “Partenaires” (Claude d’Anna, 1984) et fit une apparition dans le formidable “Je t’aime, je t’aime” (Alain Resnais, 1967). Il fut un scénariste inspiré pour “Judex” (1963), signé Georges Franju qui nous console que ce dernier ne pût jamais adapter “Fantômas”, pour la formidable série Tribunal de l’impossible – diffusée il y a quelques années sur CinéCinéma, qui mériterait une édition DVD – avec “Le voleur de cerveau” (Alain Boudet, 1968) et “Les rencontres du Trianon ou la dernière rose” (Roger Kane). Il adaptât également deux “Maigret” version Jean Richard “Maigret et le témoignage de l’enfant de chœur” (Michel Subiela, 1988) et “Tempêtes sur la Manche” (Édouard Logereau, 1989). Son éclectisme et sa fougue à défendre des œuvres souvent mésestimées vont nous faire cruellement défaut avec son départ. Bibliographie : “Le Monde” du 16.08.2008, article par Patrick Kéchichian.

Fragments d’un dictionnaire amoureux : Pierre Mirat

Pierre Mirat dans “La ligne de démarcation”, épisode “Erre Toranea” diffusé en 1973

Annonce de la mort de Pierre Mirat, le 16 juillet dernier à l’âge de 84 ans par “Les gens du cinéma”. Evidemment on se souvient tous de la publicité pour les condiments de Gilbert Ducros – décédé l’an dernier – et son fameux “A quoi ça sert que Ducros y se décarcasse ?”, mais c’est un peu l’arbre qui cache la forêt pour le parcours de ce sympathique comédien. On retiendra le cafetier qui débouche une bonne bouteille de Bordeaux dans “Paris brûle-t-il ?” (1965) pour Anthony Perkins qui meurt sous une bombe devant lui. Il est un truculent épicier, marchand d’essence et de boissons au Sahara dans “Cent mille dollars au soleil” (1964). Mais on le retrouve surtout sur un mode comique. Malgré son infirmité, on le surnomme “Le sourdingue” il a toujours une oreille qui traîne. Ses fâcheuses habitudes vont permettre à Jean-Paul Belmondo de le manipuler afin de mettre des bâtons dans les roues à Lino Ventura. Il s’en suit une destruction homérique de son établissement, dépité il finira par conclure quand ces agresseurs disparaissent par le audiardesque “Vous n’êtes pas des amusants !”. Il est un prêtre résistant prêtant un vélo à Alain Doutey dans “Mais où est donc passée la septième compagnie” (1973). L’engin s’avérant sans frein, il lui conseille donc de prier dans les descentes ! On le retrouvait très souvent à la télévision, citons l’épisode de “La ligne de démarcation” (1973) – voir photo ci-dessus – où il compose un boulanger malin qui va berner les Allemands alors qu’il est passeur, habitant la ville d’Arnéguy se trouvant sur la fameuse ligne. On passera cependant gentiment sur son accent basque assez aproximatif. Cette rondeur, souvent dans des rôles d’habitants du Sud de la France ou de commerçants aimables était une des figures les plus plaisantes du cinéma français. De retour de vacances et devant disposer d’un nouvel emploi du temps, je ne pourrai pas évoquer les autres décès de cet été, mais je reviendrai sur la disparition de Francis Lacassin.  

Photo source bernard-luc.com

Filmographie établie initialement pour « Les gens du cinéma », étable avec Armel de Lorme : 1956  Comme un cheveu sur la soupe (Maurice Régamey) – 1957  Méfiez vous fillettes (Yves Allégret) – Miss Pigale (Maurice Cam) – À pied, à cheval et en voiture (Maurice Delbez) – Charmants garçons (Henri Decoin) – Ni vu, ni connu / L’affaire Blaireau (Yves Robert) – Le Gorille vous salue bien (Bernard Borderie) – Deuxième bureau contre inconnu (Jean Stelli) – 1958  La chatte (Henri Decoin) – La tête contre les murs (Georges Franju) – Les tripes au soleil (Claude Bernard-Aubert) – Messieurs les ronds de cuir (Henri Diamant-Berger) – 1959  125, rue Montmartre (Gilles Grangier) – Les canailles (Maurice Labro) – Heures chaudes (Louis Félix) – 1960  Le caïd (Bernard Borderie) – Les tortillards (Jean Bastia) – Fortunat (Alex Joffé) – Une aussi longue abscence (Henri Colpi) – Vacances en enfer (Jean kerchbron) – 1961  Cause toujours mon lapin (Guy Lefranc) – Un nommé La Rocca (Jean Becker) – Le Tracassin ou les plaisirs de la ville (Alex Joffé) – Cybèle ou les dimanches de Ville d’Avray (Serge Bourguignon) – Le triomphe de Michel Strogoff (Victor Tourjansky) – Les trois mousquetaires : Les ferrets de la reine (Bernard Borderie) – 1962  Du mouron pour les petits oiseaux (Marcel Carné) – Le temps des copains (Robert Guez) –  Le glaive et la balance (André Cayatte) – 1963  Peau de banane (Marcel Ophuls) –  Symphonie pour un massacre (Jacques Deray) – Cent mille dollars au soleil (Henri Verneuil) – La soupe aux poulets (Philippe Agostini) – La porteuse de pain (Maurice Cloche) – Behold a pale horse (Et vint le jour de la vengeance) (Fred Zinneman) – 1964  Thomas l’imposteur (Georges Franju) – Les combinards (Jean-Claude Roy) – 1965  Paris brûle-t’il ? (René Clément) – Un milliard dans un billard (Nicolas Gessner) –  1965  How to steal a million (Comment voler un million de dollars) (Wiliam Wyler) – L’homme à la Buick (Gilles Grangier) –  1968  Le tatoué (Denys de La Patellière) – 1969  Heureux qui comme Ulysse (Henri Colpi) – Et qu’ça saute ! (Guy Lefranc) –  Mektoub (Ali Ghalem) – La dame dans l’auto avec des lunettes et un fusil / The lady in the car with glasses and a gun (Anatole Litvak) – 1972  La femme en bleu (Michel Deville) – La belle affaire (Jacques Besnard) – 1973  Le amorose notti di Ali Baba (Rêves lubriques) (Luigi Lattini de Marchio) – Mais où est donc passée la septième compagnie (Robert Lamoureux) – Un amour de pluie (Jean-Claude Brialy) – 1974  Les suspects (Michel Wyn) – Impossible… pas Français (Robert Lamoureux) – 1977  Ne me touchez pas… (Vidéo : Arrête ton cinéma) de Richard Guillon (inédit en salles) – 1979  Le pull-over rouge (Michel Drach) – 1980  Une merveilleuse journée (Claude Vital) – Fais gaffe à Lagaffe (Paul Boujenah) –  Le village en folie / Un émir en Auvergne (Jean Lefait [Maxime Debest]) – Vacances déchaînées / Vacances insolites (Jean Lefait [Maxime Debest]) – 1981  Belles, blondes et bronzées (Max Pécas) – 1983  Les branchés de Saint-Tropez (Max Pécas) – 1988  Le dîner des bustes (Moïse Maatouk, CM) – 1996  Les petits pois (Bertrand Latouche, CM) – 1999  T’aime (Patrick Sébastien). Nota (Précisions d’Armel de Lorme) : Il ne figure pas dans Le guardian (Jean Marguenat, 1945), c’est une confusion avec l’acteur Pierre Murat, ni dans “Boulevard” (Julien Duvivier, 1960), erreur communément répandue, c’est un acteur qui lui ressemble qui joue le père de l’héroïne.

 

 

 

Voxographie succincte : 1981  Le secret des Sélénites (Jean Image, animation) – 1984  Astérix et la surprise (César de Gaëtan & Paul Brizzi, animation) – 1986  Astérix chez les Bretons (Pino Van Lamsweerde, animation).

 

 

 

 

 

 

Pierre Mirat dans “La ligne de démarcation”, épisode “Erre Toranea”

 

 

Télévision : (notamment) : 1960  Si le ciel s’en mêle (Jean-Christophe Averty) – Le garde-fou (Anré Leroux) – La grande Bretêche (Claude Barma) – Bastoche et Charles-Auguste (Bernard Hecht) – 1961  Marceau ou les enfants de la République (René Lucot) – Le temps des copains (Robert Guez) – 1962  L’inspecteur Leclerc enquête : Les gangsters (Yannick Andréi) & Preuve à L’appui (Pierre Badel) – 1963  La cage vide (Jacques Rutman) – 1964  L’abonné de la ligne U (Yannick Andréi) – 1965  La misère et la gloire (Henri Spade) – Foncouverte (Robert Guez) – Droit d’asile (René Lucot) – 1966  Cécilia, médecin de campagne (André Michel) – 1967  L’affaire Lourdes (Marcel Bluwal) – Marion Delorme (Jean Kerchbron) – Au théâtre ce soir : Auguste (Pierre Sabbagh) – 1969  Fortune (Henri Colpi) – Les oiseaux rares (Jean Dewever) – 1970  Némo (Jean Bacqué) – Maurin des Maures (Jean Canolles & Claude Dagues) – Original Dixieland Jazz Band (Jean-Christophe Averty) – 1971  Le voyageur des siècles : Le bonnetier de la rue Tripette (Jean Dréville) – Schulmeister, l’espion de l’Empereur : Les lys blancs (Jean-Pierre Decourt) – Au théâtre ce soir : Échec au meurtre (Pierre Sabbagh) – 1972  La tuile aux loups (Jacques Ertaud) – L’argent par les fenêtres (Philippe Joulia) – La vie et la passion de Dodin-Bouffant (Edmond Tyborowsky) – 1973  Les malheurs de la comtesse (Bernard Deflandre) – L’alphomega (Lazare Iglèsis) – La duchesse d’Avila (Philippe Ducrest) – La ligne de démarcation : Erre Torena (Jacques Ertaud) – Karatékas and Co : La nuit des parfaits (Edmond Tyborowky) – Drôle de graine (Henri Jouf) – 1974  Der klein docktor (Le petit docteur) : Die Notbremse (Wolfgang Becker) – Le charivari de Janjoie (Maurice Cloche) – Aufs Kreuz gelegt (Wolfgrand Petersen) – 1975  Le péril bleu (Jean-Christophe Averty) – Les Zingari (Robert Guez) – Au théâtre ce soir : Demandez Vicky (Pierre Sabbagh) – 1976  Les sangliers (Maurice Failevic) – 1977  Cinéma 16 : La Fortunette (Pierre Cavassilas) – Désiré Lafarge : Désiré Lafarge prend le train (Jean-Pierre Gallo) – Au théâtre ce soir : Monsieur Chasse (Pierre Sabbagh) – 1978  Pourquoi tuer le Pépé (Edmond Tyborowsky) – Les enquêtes du commissaire Maigret : Maigret et l’affaire Nahour (René Lucot) – 1980  Au théâtre ce soir : Peau de vache (Pierre Sabbagh) – La vie des autres : La part des ténèbres (Jean-Luc Moreau) – 1981  Novgorod (Armand Ridel) – Sans famille (Jacques Ertaud) – 1987  La calanque (Jean Canolle) – 1996  L’orange de Noël (Jean-Louis Lorenzi).