Skip to main content

Fragments d’un dictionnaire amoureux : Alberto Lattuada

 

Annonce de la mort d’Alberto Lattuada, grand metteur en scène du cinéma italien, marquant par son ironie grinçante. Il débute dans le sillon du néoréalisme, adapte plusieurs romans dont “le Manteau” d’après Gogol avec Renato Rascel, Machiavel, Pouchkine, etc… A l’image du film “I dolci inganni / Les adolescentes” en 1960, avait Catherine Spaak, il aimait à explorer les amours adolescentes, dévoilant ensuite Nastassja Kinski dans “Cosi come sei / La fille” en 1978, avec Marcello Mastroianni. Il avait fait un film assez désastreux en 1985 “Une épine dans le coeur” malgré la beauté mise à nue de Sophie Duez, qui avait gardé de ce film un mauvais souvenir. Cinémed nous informe qu’il était aussi président et co-fondateur de la Cinemathèque italienne.

 

On lui préfère le mordant “Venga a prendere il caffè da noi / Venez donc prendre le café chez nous” en 1970, farce inouïe où Ugo Tognazzi voulant profiter de l’argent d’un trio de “vieilles filles” (les formidables Angela Goodwin, Francesca Romana Coluzzi et Milena Vukotic), se retrouve impotent épuisé pour avoir voulu satisfaire sexuellement ce trio inédit. Un grand classique de la comédie italienne !

Fragments d’un dictionnaire amourex : Evelyne Ker

Dominique Besnehard et Evelyne Ker dans “A nos amours”

en 1955. Elle a participé à peu de films, mais elle avait le rôle mémorable de la mère de Sandrine Bonnaire dans le superbe “A nos amours de Maurice Pialat, en 1982. A lire également Maurice-pialat.net.

1953  Les fruits sauvages (Hervé Bromberger) – 1954  La cage aux souris (Jean Gourguet) – La dot de Sylvie (CM) – 1955  Quand vient l’amour (Maurice Cloche) – Tant qu’il y aura des femmes (Edmond T. Gréville) – 1956  Les copains du dimanche (Henri Aisner) – 1958  Péché de jeunesse (Louis Duchesne) – Ramuntcho (Pierre Schoendoerffer) – 1959  Classe tous risques (Claude Sautet) – 1960  La récréation (François Moreuil) – 1961  La gamberge (Norbert Carbonnaux) – Janine (Maurice Pialat & Maurice Pialat) – 1962  Jeanne et Jacques (Alain Cuniot, CM) – 1970 Les amours particulères / Malaise (Gérard Trembasiewicz) – 1973  … Comme un pot de fraises (Jean Aurel) – 1977  Et vive la liberté (Serge Korber) – 1979  À nous deux (Claude Lelouch) – 1980  Les uns et les autres (Claude Lelouch) – 1982  À nos amours (Maurice Pialat) – 1991  Mensonge (François Margolin) – 1995  Faute de soleil (Christophe Blanc, CM) – 1996  Rien que des grandes personnes (Jean-Marc Brondolo, CM) – Scène de lit : Madame (François Ozon, CM). Télévision (notamment) : 1957  C’était un gentleman (François Gir) – 1971  Au théâtre ce soir : Joyeuse pomme (Pierre Sabbagh) – 1972  Au théâtre ce soir : L’école des contribuables (Pierre Sabbagh) – Double assassinat dans la rue Morgue (Jacques Nahum) – 1975  Cher Alec, chère Janet (Youri) –

Remerciements à Yvan Foucart

Fragments d’un dictionnaire amoureux : Suzanne Flon

   

Suzanne Flon

“- Écoute ma bonne Suzanne. Tu es une épouse modèle.
– Oh…
– Mais si, t’as que des qualités et physiquement, t’es restée comme je pouvais l’espérer. C’est le bonheur rangé dans une armoire. Et tu vois, même si c’était à refaire, je crois que je t’épouserai de nouveau. Mais tu m’emmerdes.
– Albert!
– Tu m’emmerdes gentiment, affectueusement, avec amour mais tu m’emmerdes”.
Dialogue de Michel Audiard entre Jean Gabin et Suzanne Flon pour “Un singe en hiver”.

Le qualificatif qui va revenir le plus souvent est “attachante”, avec près de 60 ans de carrière Suzanne Flon, vient de nous quitter à l’âge de 87 ans. Les médias racontent qu’elle était la secrétaire d’Édith Piaf en 1938, qui la saluait dans sa chanson les “flonflons du bal”. Elle devait faire sa rentrée théâtrale à “L’atelier”, la saison prochaine à Paris.

(Photo S. Soriano/Le Figaro)

Au cinéma, son parcours est sans fautes, le modèle de Toulouse Lautrec “Moulin rouge” (John Huston, 1952), la logeuse suspicieuse “Le procès” (Orson Welles, 1962), l’épouse dévouée de Jean Gabin “Un singe en hiver” (Henri Verneuil, 1962) – elle jouera son épouse également dans “Le soleil des voyous” (1966) et “Sous le signe du taureau”, une malade atteinte d’un cancer “Docteur Françoise Gailland” (Jean-Louis Bertuccelli, 1975), la vieille sourde surnommée “Sono cassée”, “L’été meutrier” (Jean Becker, 1982), la servante que l’on devine secrètement amoureuse de Michel Serrault dans “En toute innocence” (Alain Jessua, 1987), la grand-mère abandonnée, “Gaspard et Robinson” (Tony Gatilf, 1990), la locataire dont la gazinière explose dans “Mille millièmes, fantaisie immobilière” (Rémi Watherhouse, 2002), la tante Line, dissimulant un lourd secret : “La fleur du mal” (Claude Chabrol, 2003), etc…

Mais l’actrice accorte, peut donner également des rôles de femmes revêches ou aigries, une mystérieuse baronne “Mr. Arkadin (Orson Welles, 1954), la concierge inquiétante dans “Monsieur Klein” (Joseph Losey, 1975), l’hôtelière dans “Quartet” (1980), ou la cliente exigeante de Benoît Magimel dans “La demoiselle d’honneur” (Claude Chabrol, 2004). Elle était l’héroïne de “La porteuse de pain”, incroyable mélo réalisé par Maurice Cloche en 1963, où elle donnait la réplique aux formidables Jean Rochefort et Philippe Noiret.

Yvan Foucart, venait de lui rendre un hommage pour Les gens du cinéma. Sa mort est pour nous un grand pincement au coeur, son sourire nous manque déjà.

Filmographie : 1942  L’ange de la nuit (André Berthomieu) – 1947  Capitaine Blomet (Andrée Feix) – 1948  Suzanne et ses brigands (Yves Ciampi) – 1949  Dernier amour (Jean Stelli) – Rendez-vous avec la chance (Emil-Edwin Reinert) – La cage aux filles (Maurice Cloche) – 1950  La belle image (Claude Heynemann) – 1951  Procès au Vatican (André Haguet) – 1952  Moulin-Rouge (Id) (John Huston) – 1954  Confidential Report / Mr. Arkadin (Mr. Arkadin) (Orson Welles) – 1960  Tu ne tueras point (Claude Autant-Lara) – 1961  Les amours célèbres [épisode “Agnès Bernauer”] (Michel Boisrond) – 1962  Un singe en hiver (Michel Audiard) – Le procès / The trial (Orson Welles) – 1963  La porteuse de pain (Maurice Cloche) – Château en Suède (Roger Vadim) – The train (Le train) (John Frankenheimer & Bernard Farrel) – 1966  Si j’étais un espion (Bertrand Blier) – Le soleil des voyous (Jean Delannoy) – 1967  Tante Zita (Robert Enrico) – Le franciscain de Bourges (Claude Autant-Lara) – 1968  La chasse royale (François Leterrier) – Jeff (Jean Herman) – Sous le signe du taureau (Gilles Grangier) – 1970  Aussi loin que l’amour (Frédéric Rossif) – Térésa (Gérard Vergez) – 1972  Les volets clos (Jean-Claude Brialy) – Le silencieux (Claude Pinoteau) – 1973  Un amour de pluie (Jean-Claude Brialy) – 1975  Docteur Françoise Gailland (Jean-Louis Bertuccelli) – Monsieur Albert (Jacques Renard) – Black-out (Philippe Mordacq, inédit) – M. Klein (Joseph Losey) – 1976  Comme un boomerang (José Giovanni) – 1980  Quartet (Id) (James Ivory) – Une voix (Dominique Crévecoeur, CM) – 1982  L’été meutrier (Jean Becker) – 1986  Triple sec (Yves Thomas, CM) – Diary of a mad old man (Journal d’un vieux fou) (Lili Rademakers) – 1987  Noyade interdite (Pierre Granier-Deferre) – En toute innocence (Alain Jessua) – 1988  La vouivre (Georges Wilson) – 1990  Gaspard et Robinson (Tony Gatlif) – 1992  Voyage à Rome (Michel Lengliney) – 1998  Les enfants du marais (Jean Becker) – Je suis né d’une cigogne (Tony Gatlif) – 2000  Un crime au paradis (Jean Becker) – 2001  Mille millièmes (Rémi Waterhouse) – 2002  La fleur du mal (Claude Chabrol) – Effroyables jardins (Jean Becker) – 2003  La demoiselle d’honneur (Claude Chabrol) – 2004  Joyeux Noël (Christian Carion) – 2005  Fauteuils d’orchestre (Danièle Thompson). Voxographie (Récitante de documentaires) : 1961 Madame se meurt (Jean Cayrol & Claude Durand, CM) – 1962  Mourir à Madrid (Frédéric Rossif) – 1967  La révolution d’Octobre (Frédéric Rossif) – 1970  La route romane (Yvan Butler & Frédéric Rossif, CM) – 1974  Georges Braque ou le temps différent (Frédéric Rossif) – 1979  Pablo Picasso (Frédéric Rossif).

Télévision (notamment) : 1954  Your favorite story : Face of Paris – 1960  Un beau dimanche de septembre (Marcel Cravenne) – 1962  Le mal court (Alain Boudet) – 1967  Le complexe de Philémon (Jacques Pierre) – 1698  Délire à deux (Michel Mitrani) – 1973  Au théâtre se soir : Le complexe de Philémon (Georges Folgoas) – 1974  Le tour de l’écrou (Raymond Rouleau) – 1975  Le voyage en province (Jacques Tréfouel) – Le renard dans l’île (Leila Senati) – 1976  Hôtel Baltimore (Arcady) – 1977  La vérité sur Madame Langlois (Claude Santelli) – 1979  Les héritiers : Silencio (Jacques Trébouta) – 1980  Le noeud de vipères (Jacques Trébouta) – Le curé de Tours (Gabriel Axel) – 1981  Mon meilleur Noël : L’oiseau bleu (Gabriel Axel) – 1983  Le dernier civil (Laurent Heynemann) – 1984  Le dialogue des Carmélites (Pierre Cardinal) – Emmenez-moi au théâtre : Le coeur sur la main (Hervé Baslé) – Mademoiselle Clarisse (Ange Casta) – 1985  Emmenez-moi au théâtre : La robe mauve de Valentine (Patrick Bureau) – 1986  Le cadeau de Sébastien (Franck Apprederis) – 1987  Série noire : 1996 (Marcel Bluwal) – Gigi (Jeannette Hubert, captation) – Chacun sa vérité (Jean-Daniel Verhaeghe, captation) – 2002  Le miroir d’Alice (Marc Rivière).

Bibliographie : Jacques Valot & Gilles Grandmaire “Stars deuxième” (Edilig, 1989).

Mise à jour du 1/06/2009

Fragments d’un dictionnaire amoureux : Mike Marshall

Mike Marshall dans “L’alphomega”

Annonce la mort de Mike Marshall, fils unique de Michèle Morgan, qui n’a pas beaucoup marqué, il faut bien le dire, par ses interprétations, sinon le pilote anglais de “La grande vadrouille” de Gérard Oury (1966), Le falot Roger de Vaudray dans “Les deux orphelines” (Riccardo Freda, 1964) ou le mystérieux commanditaire d’Henri Virlojeux et André Weber dans la série TV “L’alphomega, 1973). Il est la vedette du méconnu “La fille de la mer morte” (1966), où il est un ingénieur catholique, qui ne parvenant pas à épouser une jeune fille juive, fille de Pierre Brasseur, parce qu’ils n’ont pas la même religion. On le vit aussi régulièrement dans les années 90, dans les séries produites par A.B. Productions. Son dernier rôle au cinéma, est celui d’un policier américain à la frontière dans “L’américain” de Patrick Timsit, questionnant Lorànt Deutsch. Il est le fils du metteur en scène William Marshall et le demi-frère de Tonie Marshall. Bibiographie : Yvan Foucart : « Dictionnaire des comédiens français disparus » (Mormoiron : Éditions cinéma, 2008).

Filmographie : 1961  The Phantom Planet (William Marshall) – 1963  The courtship of Eddie’s father (Il faut marier papa) (Vincente Minnelli) – 1964  Patate (Robert Thomas) – Déclic et… des claques (Philippe Clair) – 1965  Le due orfanelle (Les deux orphelines) (Riccardo Freda) – Paris brûle-t-il ? (René Clément) – 1966  La grande vadrouille (Gérard Oury) – Fortuna (La fille de la mer morte) (Menahem Golan) – 1967  Suzanne, die wirtin von der lahn / Mieux vaut faire l’amour (François Legrand [Franz Antel]) – 1968  Con lui cavalca la morte (Joseph Warren [Giuseppe Vari]) – Vendo cara la pelle (Je vends cher ma peau) (Ettore Maria Fizzarotti) – 1969  Les chemins de Katmandou (André Cayatte) – Hello goodbye (Id) (Jean Negulesco) – 1972  Quelques messieurs trop tranquilles (Georges Lautner) – Le serpent (Henri Verneuil) – 1973  L’histoire très bonne et très joyeuse de Colinot Trousse-Chemise (Nina Companeez) – 1978  A little romance (I love you, je t’aime) (George Roy Hill) – Lady Oscar (Jacques Demy) – 1979  Moonraker (Id) (Lewis Gilbert) – The hostage tower (La Tour Eiffel en otage) (Claudio Guzman, téléfilm distribué en salles en Europe) – 1980  Le coup du parapluie (Gérard Oury) – Téhéran 43 nid d’espions (Alexandre Alov & Vladimir Naoumov) – 1981  Sezona mira u Parizu / Une saison de paix à Paris (Predrag Golubovic) – 1982  La morte vivante (Jean Rollin) – Ça va pas être triste (Pierre Sisser) – 1983  Until September (French lover) (Richard Marquand) – 1985  Maine Océan (Jacques Rozier) – 1986  Club de rencontres (Michel Lang) – Je hais les acteurs (Gérard Krawczyk) – Johann Strauss, der König ohne Krone / Johann Strauss, le roi sans couronne (Franz Antel) – 1989  Mister Frost (Id) (Philippe Setbon) – Eye of the widow (S.A.S., l’oeil de la veuve) (Andrew V. McLaglen) – La Révolution française : Les années terribles (Richard T. Heffron) – 1993  Neuf mois (Patrick Braoudé) – 2000  Fifi Martingale (Jacques Rozier, inédit en salles) – 2003  L’Américain (Patrick Timsit). Voxographie succincte : 1992  Sur les traces de gengis khan (Gilles Combet, documentaire TV, récitant) – 2003  Les aventures extraordinaires de Michel Strogoff (Bruno-René Huchez & Alexandre Huchez, animation). Télévision (notamment) : 1967  La parisienne (Jean Kerchbron) – 1972  Frédéric II (Olivier Ricard) – Les cinq dernières minutes : Meurtre par la bande (Claude Loursais) – 1973  L’Alphoméga (Lazare Iglèsis, série TV) – Vie et mort du roi Jean (Daniel Georgeot, captation) – 1974  À trois temps (Jean Kerchbron) -1976  Le cheval évanoui (Alain Dhénaut) – 1979  La lumière des justes (Yannick Andréi, série TV) – Les dames de la cote (Nina Companeez) – 1980  Petit déjeuner compris (Michel Berny, série TV) – 1983  Les enquêtes du commissaire Maigret : La tête d’un homme (Louis Grospierre) – 1984  Image interdite (Jean-Daniel Simon) – 1986  Lili, petit à petit (Philippe Galardi, séreie TV) – Le tiroir secret (Édouard Molinaro, Roger Gillioz, Michel Boisrond & Nadine Trintignant, série TV) – Un métier de seigneur (Édouard Molinaro) – 1987  Les enquêtes du commissaire Maigret : Les caves du Majestic (Maurice Frydland) – 1988  Hemingway (Bernhard Sinkel, série TV) – 1991  La grande dune (Bernard Stora) – 1993  Les noces de Lolita (Philippe Stebon) – Commissaire Dumas D’Orgheuil : John (Philippe Stebon) – 1995/1996  Les nouvelles filles d’à côté (série TV) – 1996  Jamais 2 sans toi (série TV) – 1997  Mission : protection rapprochée (Nicolas Ribowski) – 1997/1999  Les vacances de l’amour (série TV) – 2000  Relic Hunter (Sydney Fox l’aventurière) : Nothing But the Truth (John Bell) – Avocats & associés : Le bébé de la finale (Denis Amar) – Commissaire Moulin : Protection rapprochée (Gilles Béhat) – 2003  Navarro : Police racket (Patrick Jamain) – 2005  Sometimes in April (Quelques jours en Avril) (Raoul Peck). P.S. : Annonce aussi de la mort du réalisateur cubain Pastor Vega.

Fragments d’un dictionnaire amoureux : Anne Bancroft

 

Mort des suites d’un cancer de l’admirable Anne Bancroft, inoubliable Annie Sullivan, éducatrice d’une jeune handicapée dans “Le miracle en Alabama” d’Arthur Penn en 1962, et la mythique Mrs. Robinson du “Lauréat” de Mike Nichols, en femme désoeuvrée qui déniaisait Dustin Hoffman. Avec Mel Brooks, elle formait l’un des couples les plus long d’Hollywood (41 années). Femme de caractère, elle marquait durablement ses rôles, même les plus courts de ces dernières années. En 1980, elle avait réalisé “Fatso” avec Dom de Luise, où elle “…réussit moins dans le comique que dans la description des personnages et de leurs rapports, en des scènes parfois de grande tendresse…” (Guy Gauthier, La saison cinématographique 1981).

Filmographie : 1951  Don’t bother to knock (Troublez-moi ce soir) (Roy Baker) – 1952  Treasure of the golden condor (Le trésor du Guatemala) (Delmer Daves) – Tonight we swing (Belgique : Les plus grandes vedettes du monde) (Mitchell Leisen) – 1953  The kid from left field (Harmon Jones) – Demetrius and the gladiators (Les gladiateurs) (Delmer Daves) – 1954  Gorilla at lage (Belgique : Panique sur la ville) – 1954  The raid (Hugo Fregonese) – New York confidential (New York confidentiel) (Russell Rousse) – A life in balance (Belgique : La sixième victime) (Harry Horner) – 1955  The naked street (Le roi du racket) (Maxwell Shane) – The last frontier (La charge des tuniques bleues) (Anthony Mann) – 1956  The last hunt (La dernière chasse) (Richard Brooks, apparition non créditée) – Nightfall (Jacques Tourneur) – Walk the proud land (L’homme de San Carlos) (Jesse Hibbs) – The restless breed (La ville de la vengeance) (Alan Dwan) – 1962  The miracle worker (Miracle en Alabama) (Arthur Penn) – 1964  The pumpkin eater (Le mangeur de citrouilles) (Jack Clayton) – 1965  The slender thread (30 minutes de surcis) (Sydney Pollack) – Seven women (Frontière chinoise) (John Ford) – 1967  The graduate (Le lauréat) (Mike Nichols) – 1971  Young Winston (Les griffes du lion) (Richard Attenborough= – 1974  The prisoner of Second Avenue (Le prisonnier de la 2e avenue) (Melvin Frank) – 1975  The Hindenburg (L’odyssée du Hindenburg) (Robert Wise) – 1976  Lipstick (Viol et châtiment) (Lamont Johnson) – Jesus of Nazareth (Jésus de Nazareth) (Franco Zeffirelli) – Silent movie (La dernière folie de Mel Brooks) (Mel Brooks) – 1977  The turning point (Le tournant de la vie) (Herbert Ross) – 1979  Fatso (+ réalisation) – 1980  The elephant man (Elephant man) (David Lynch) – 1983  To be or not to be (Id) (Alan Johson) – 1984  Garbo talks (À la recherche de Garbo) (Sidney Lumet) – 1985  Agnes of God (Agnès de Dieu) (Norman Jewison) – 1986  ‘Night mother (Goodnight, mother) (Tom Moore) – 84 Charing Cross Road (Tom Moore) – 1988  Bert Rigby, you’re a fool (Carl Reiner) – Torch song trilogy (Id) (Paul Bogart) – 1991  Honeymoon in Vegas (Lune de miel à Las Vegas) (Andrew Bergman) – Mr. Jones (Id) (Mike Figgis) – Neil Simon’s Broadway bound (En route pour Manhathan) (Paul Bogart, téléfilm diffusé en salles en France) – 1992  Love position n°9 (Dale Launer) – Point of no return (Non de code : Nina) (John Badham) – 1993  Malice (Id) (Harold Becker) – 1995  How to make an American quilt (Le patchwork de la vie) (Jocelyn Moorhouse) – Home for the Holidays (Week-end en famille) (Jodie Foster) – 1996  The sunchaser (Sunchaser) (Michael Cimino) – 1997  G.I. Jane (À armes égales (Ridley Scott) – The great expectations (De grandes espérances) (Alfonso Cuarón) – Critical care (Sidney Pollack) –  1999  Up the villa (Il suffit d’une nuit) (Philip Haas) – 2000  Keeping the faith (Au nom d’Anna) (Edward Norton) –  Heartbreakers (Beautés empoisonnées) (David Meerkin). Voxographie : 1998  Mark Twain’s America in 3D (Stephen Low, voix de la récitante) – Antz (Fourmiz) (Eric Darnell & Tim Johnson, voix seulement) – 2001 In search of peace (Richard Trank, voix de la récitante) – 2004 Delgo (Marc F. Adler & Jason Maurer, voix de la récitante).  Télévision (notamment) : 1994  Oldest living confederate widow tells all (Ken Cameron) – 1996  Homecoming (Les enfants perdus) (Mark Jean) – 1999  Deep in my heart (Anita W. Addison) -2001  Haven (John Gray) – 2003  The Roman Spring of Mrs. Stone (Robert Allan Ackerman).

Fragments d’un dictionnaire amoureux : Jean Négroni

Jean Négroni dans “La colère de Maigret”

Annonce de la mort de Jean Négroni, grand comédien au théâtre, le cinéma l’a boudé, mais il était souvent récitant de courts et longs métrages, on se souvient de son timbre de voix particulier pour “La jetée” de Chris Marker, et ses rôles dans la série “La caméra explore le temps” pour la TV, disponibles chez L.C.J. éditions en DVD. On pouvait le revoir hier dans “Le deuxième souffle” de Jean-Pierre Melville, 1966. Voir également la La gazette du doublage et le portrait d’Yvan Foucart pour Les gens du cinéma.

Filmographie : 1941  Les inconnus dans la maison (Henri Decoin) – Premier rendez-vous (Henri Decoin) – 1942  Les cadets de l’Océan (Jean Dréville) – 1945  Patrie (Louis Daquin) – 1957  Un certain Monsieur Jo (René Jolivet) – 1960  L’enclos (Armand Gatti) – Le sourire (Serge Bourguignon, CM) – 1963  La demoiselle de cœur (Philippe Arthuys, CM) – 1964  La cage de verre (Jean-Louis Lévi Alvares &t Philippe Arthuy) – La journée de Pernette (Alain Saury, CM) –  1965  La dame de pique (Léonard Keigel) – Paris brûle-t-il ? (René Clément) – Delphes (Colette Mary, CM) –  Le dernier matin de Alexandre Pouchkine (Maurice Fasquel, CM) – Evariste Galois ou l’éloge des mathématiques (Alexandre Astruc, CM) – 1966  …Jusqu’au soir ou la ligne des jours… (Tewfik Farès, CM) – Le deuxième souffle (Jean-Pierre Melville) – 1968  Mario Prassinos (Lucien Clergue, CM) – 1970  Un temps pour la mémoire (Georges Pessis, CM) – 1972  Jean Vilar, une belle vie (Jacques Rutman, documentaire) – 1975  L’alpagueur (Philippe Labro) – 1976  Pourquoi ? (Anouk Bernard) – 1979  I… comme Icare  (Henri Verneuil) – Noces de sève (Philippe Arthuys, inédit en salles) 1991  Céleste, court métrage de Laurent Tuel, CM). Voxographie (comme récitant) : 1953  Les statues meurent aussi (Alain Resnais & Chris Marker, CM) – 1956  La passe du diable (Jacques Dupont & Pierre Schoendoerffer, documentaire) – 1960  L’eau et la pierre (Carlos Vilardebo, CM) – La petite cuillère (Carlos Vilardebo, CM) – 1962  La mémoire courte (Henri Torrent & Francine, documentaire) – À la rencontre de Wolfgang Amadeus Mozart (Pierre Viallet, documentaire) – L’image retrouvée (Henri Pialat, documentaire) – Dix Juin 1944 (Maurice Cohen, documentaire) – La jetée (Chris Marker, CM) – 1963  La montagne de fer (André Bureau, CM documentaire) – Illuminations (François Reichenbach & Jonathan Bates, documentaire) – Le pèlerin perdu (Guy Jorré, CM) – Tel un fleuve (Pierre Lary, CM) – 1964  Bassae (Jean-Daniel Pollet, CM) – L’escalier (Édouard Luntz, CM) – 1965  Ohrid Express (Jean Dasque & Robert Legrand, CM) –  Peintres français d’aujourd’hui : Jean Lurçat (Jacques Simonnet, documentaire) – East African Safari (François Reichenbach, Olivier Gendebien & Tresgot, CM documentaire) – Au temps des châtaignes (Jean-Michel Barjol, CM documentaire) – Le rose et le sel (Marc Champion, CM documentaire) – 1966  À Saint-Paul de Vence, la fondation Maeght (Carlos Vilardebo, CM) – 1968  Le pays d’Arles (Jean Leherissey, documentaire) – Les enfants de Néant (Michel Brault, MM documentaire) –  Les roses de Tourlaville (Jean-Paul Bourdeaudicq, CM) – 1969  Dieu a choisi Paris (Philippe Arthuys & Gilbert Prouteau, documentaire) – Charles le Brun (Frédéric Mégret, documentaire) – Claude Lorrain (Frédéric Mégret, documentaire) – Nicolas Poussin (Frédéric Mégret, documentaire) –  La 231 D 735 (Y. Clara, documentaire) – 1970  Voyage chez les vivants (Henry Brandt) – Printemps en cet avril (Louis Soulanes, CM documentaire) – 1978  La nuit transfigurée (Roland Melville, CM) – Papy fait de la résistance (Jean-Marie Poiré) – 1987  Cérémonie d’amour (Walerian Borowczyk). Télévision (notamment) : 1963  La première légion (Gilbert Pineau) – La machine infernale (Claude Loursais) – 1964  Rocambole : Rocambole chez les Thugs (Jean-Pierre Decourt) – La caméra explore le temps : La terreur et la vertu : Danton (Stellio Lorenzi) – La caméra explore le temps : La terreur et la vertu : Robespierre (Stellio Lorenzi) – 1965  Points de mire (Alain Boudet) – 1966  Illusions perdues (Maurice Cazeneuve, série TV) – La caméra explore le temps : Les Cathares – La croisade (Stellio Lorenzi) – En votre âme et conscience : Le secret de la mort de monsieur Rémy (Jean Bertho) – Voxographie TV : 1961  Le petit garçon d’Hiroshima, CM, TV) – 1967  L’Arlésienne (Pierre Badel, récitant).

MORT D’EDDIE ALBERT

Eddie Albert

Annonce aussi le 29 mai de la mort également du sympathique Eddie Albert, dont on se souvient de son personnage de paysan ex-citadin dans la série TV, “Les arpents verts” avec l’improbable Eva Gabor. Il était l’acteur fétiche de Robert Aldrich.

Article de Libération : Mort d’Eddie Albert, homme à tout faire d’Hollywood
Tour à tour militaire, fermier, gangster, directeur de prison…, il disparaît à 97 ans.

Par Philippe GARNIER
lundi 30 mai 2005
Los Angeles de notre correspondant

Eddie Albert, figurant d’une centaine de films et émissions de télé, est mort vendredi à 97 ans, chez lui en Californie. Surtout connu comme fermier néophyte du feuilleton Green Acres (les Arpents verts) et pour General Hospital, Albert était né, à Minneapolis, Edward Albert Heimberger ­ nom de ses débuts théâtraux avant de se lasser d’être appelé «Eddie Hamburger». Il fut aussi le premier acteur de télé tout court, pour RCA-NBC en juin 1936. Le système se bornait alors à quelques abonnés à New York. Les caméras «iconoscope» demandaient un maquillage infernal. Juste avant-guerre, Albert, acrobate de cirque, espionna au Mexique les activités nazies. Recruté dans les marines, il a participé à la plus sanglante bataille du Pacifique, Tarawa, en novembre 1943, et a été fait Bronze Star pour avoir sauvé des dizaines de marines sur 26 missions.

Albert jouera d’ailleurs force militaires, mais moins glorieux, tel le capitaine avide de gloire qu’affrontent Jack Palance et Lee Marvin dans Attack !. Eddie Albert était si crédible en ordure qu’Aldrich le reprendra notamment dans son film de prison Plein la gueule, en 1974. Il y joue Warden Hazen, directeur prêt à tout pour un match de foot dans sa cour de prison. Cheveux gris et sourire mielleux, Eddie Albert pouvait tout jouer, des gradés aux missionnaires, comme dans le dernier Ford, Sept femmes, en 1966. Huston l’a emmené, avec Erroll Flynn et Juliette Greco, en Afrique pour le désastreux les Racines du ciel. Don Siegel en a fait le gangster chafouin forçant Audie Murphy à transporter des réfugiés cubains dans l’énième remake de To Have and Have Not (The Gun Runners, 1958), et Aldrich l’a repris sur le tard pour son déprimant la Cité des dangers, avec Burt Reynolds et Deneuve.

NB. : Précision de “Gashade” du 1.06.2005 :  Juste un mot de précision, le film de Ford s’appele “Frontière Chinoise” et non “7 Femmes” en français, c’est “7 Women” qui est le titre original.

R.I.P.

Le côté obscur de la force a encore frappé ! Évitant soigneusement les énormes files d’attentes pour l’épisode 3 – à l’UGC Bordeaux, enfin une VO est proposée cette année – on se dit que l’on peut attendre un peu. Mais on n’échappe pas a ce phénomène même en allant voir un autre film. Le film est précédé d’un long tunnel de publicité, pire que d’habitude et son lot de “débilisation” habituel est assorti d’autres, de revenantes consternantes et de 3 pubs de voitures –  avec une des grandes question existentielle de ma morne existence, pourquoi les pubs de bagnoles sont-elles aussi con, pour s’adapter à la cible visée ? -. Un spectateur sortant de l’habituelle réserve bordelaise – euphémisme ? -, annonce que c’est une demande des annonceurs, histoire d’exploiter le filon “Stars Wars” !

Le premier reflexe du matin pour moi, est d’aller visiter les News des gens du cinéma, via : News. Il faut saluer la réactivité de l’équipe d’André Siscot, déjà auteur du livre – Les gens du cinéma -. On y annonce la mort de Frank Gorshin à 72 ans avant même le site d’IMDB.

La carrière de Frank Gorshin, est hélas trop souvent cachée derrière son rôle de “The Riddler” dans la série TV “Batman” de 1966 à 1969, rôle phagocitant le reste des ses interprétations. Il venait de faire une tournée théâtrale sur la vie de George Burns : “Said Goodnight, Gracie”.

Pour revenir sur “Les gens…”, il y a aussi l’hommage d’Yvan Foucart sur Jacqueline Pierreux. A ma connaissance, se sont les seuls à avoir signaler la mort de cette comédienne, mère de Jean-Pierre Léaud. Elle était inoubliable, par exemple dans le sketches : “La goutte” des “Trois visages de la peur” de Mario Bava. A l’annonce de la mort de cette comédienne, je me suis hâté de faire le distinguo, sur IMDB en créant la fiche de son homonyme productrice belge, source : Cinerbie.be, avant que l’erreur ne se propage à la connaissance de sa mort.

Mais hélas, il ya trop de duplicateurs de filmographies qui recopie sans discernement les infos d’IMDB – beaucoup d’infos inédites viennent d’Internautes -, ou toute autre source écrite, propageant les erreurs habituelles, souvent sans voir les films. Il y a même une belle perle concernant Jacqueline Pierreux sur le web, “actrice devenue productrice sous le nom de Jacqueline Sassard ! – cette dernière étant la comédienne du film “Les biches” de Claude Chabrol, notamment…

On a pas fini de rire, concernant les récopieurs d’IMDB, tel l’auteur du court hommage signalant la mort de Jacques Marin dans “L’annuel du cinéma” 2002, s’amusant à signaler qui jouait un “biker”, dans “Une parisienne” de Michel Boisrond, il s’agissait de la traduction anglaise de son rôle de motard de la police.

Mais IMDB permet de signaler enfin la mort d’Henri Attal dans l’édition 2004 de ce même annuel – “signalée par un fidèle lecteur (sic)” – alors que j’avais fait un portrait pour “secondscouteaux.com” voir fiche : Henri Attal, depuis l’été 2003, suite à une info de l’ami Christophe Bier.

Autres décès à signaler celui de Marc Eyraud, hormis une annonce durant la cérémonie des Molières, il n’y a eu aucun écho sur la mort de l’un de nos plus populaires comédiens. Le “Ménardeau” des “Cinq dernières minutes” est resté l’une des grandes figures de la télé. Il fit équipe avec Christian Barbier  – épisode “Rouges sont les vendeanges” et Henri Lambert – épisode “Les griffes de la colombe”, le temps d’une période transitoire, et puis bien sûr avec Jacques Debary, inoubliable commissaire Cabrol. On le retrouvait une dernière fois dans le beau téléfilm “Victoire ou la douleur des femmes” de Nadine Trintignant, où il jouait un vieux passager de bus, lucide sur la guerre.

Yvan Foucart prépare un portrait sur lui – ainsi que sur Philippe Volter -, mais déplorons le silence sur sa mort, refrain archi-archi connu, signaler l’ingratitude des médias, même pour un comédien si populaire -. Il ne fait pas que continuer son “dictionnaire des comédiens disparus”, puisqu’il a fait, récemment de superbes portraits sur Giselle Pascal & Jany Holt. Chapeau bas Yvan !

Site du jour : Cinergie.Be foisonnant site sur le cinéma belge, et une base de données. On attend en vain, l’équivalent pour le cinéma français.

Marc Eyraud & Jacques Debary, dans “Les cinq dernières minutes”

Fragments d’un dictionnaire amoureux : Renée Faure

Triste nouvelle que l’annonce hier d’Yvan Foucart à l’équipe des “gensducinema.com” de la mort de Renée Faure… Elle était sociétaire de la Comédie Française, voir FICHE et héroïne de plusieurs films de son mari Christian-Jacque (“L’assassinat du père Noël”, “Sortilèges”, “La Chartreuse de Parme”. Au cinéma, elle était également une bourgeoise se réfugiant dans un couvent “Les anges du péchés” (Robert Bresson, 1943), la fidèle secrétaire de Jean Gabin dans “Le président” (Henri Verneuil, 1960), la mère surprotectrice du juge (Philippe Noiret) dans “Le juge et l’assassin” (Bertrand Tavernier, 1975) ou l’effroyable “faiseuse d’anges” dans “La petite voleuse” (Claude Miller, 1988). Vous pouvez lire l’indispensable hommage d’Yvan Foucart, pour les Les gens du cinéma.

Capture d’écran de Renée Faure dans “Le président”

Filmographie : 1941  L’assassinat du Père Noël (Christian-Jaque) – Le prince charmant (Jean Boyer) – 1942  Des jeunes filles dans la nuit (Jean Boyer) – 1943 Béatrice devant le désir (Jean de Marguenat) – Les anges du péché (Robert Bresson) – 1944 Sortilèges (Christian Jaque) – 1945 François Villon (André Zwobada) – 1946  Torrents (Serge de Poligny) – La grande aurora (La grande aurore) (Giuseppe Maria Scotese) – 1947  L’ombre (André Berthomieu) – 1952 Adorables créatures (Christian-Jaque) – Koenigsmark (Solange Térac) – 1953  Raspoutine (Georges Combret) – 1954 Bel ami (Louis Daquin) – 1956 Le sang à la tête (Gilles Grangier) – 1957  Cargaison blanche (Georges Lacombe) – 1959  Rue des prairies (Denys de La Patellière) – 1960 Le président (Henri Verneuil) – 1965 Les sultans (Jean Delannoy) – 1975 Le juge et l’assassin (Bertrand Tavernier) – 1976 Un neveu silencieux (Robert Enrico) – 1982 Ombre et secrets (Philippe Delabre, CM) – 1984 L’amour en douce (Édouard Molinaro) – 1988 La petite voleuse (Claude Miller) – 1989 Dédé (Jean-Louis Benoît) – 1990 À la vitesse d’un cheval au galop (Fabien Onteniente) – 1992 L’inconnu dans la maison (Georges Lautner) – 1996 Nel profondo paese straniero (Homère, la dernière odyssée) (Fabio Carpi). Télévision (notamment) : 1955  Message pour Margaret (Claude Barma) – La troisième Chambre (Jean Vernier) – 1961  Le procès de Sainte-Thérèse-de-l’enfant-Jésus (Guy Lessertisseur) – 1964  La misère et la gloire (Henri Spade) – Le théâtre de la jeunesse : David Copperfield (Marcel Cravenne) – 1967  La guerre de Troie n’aura pas lieu (Marcel Cravenne) – 1970  Lancelot du lac (Claude Santelli) – Les gens de Mogador (Robert Mazoyer) – 1972  Les évasions célèbres : L’évasion du duc de Beaufort (Christian-Jaque) – Pot-Bouille (Yves-André Hubert) – Trois diamants plus une femme (Aldo Altit) – Le temps de vivre, le temps d’aimer (Louis Grospierre) – 1973  Le grand amour de Balzac (Wojtez Solarz & Jacqueline Audry) – Témoignages : Le dernier mot (Hubert Cornfield) – La forêt (Pierre Bureau, captation) – 1974  Un jeune homme seul (Jean Mailland) – Madame Bovary (Pierre Cardinal) – 1975  La chasse aux hommes (Lazare Iglésis) – Au théâtre ce soir : Il était une gare (Pierre Sabbagh) – 1976  Don juan ou l’homme de cendres (Guy Lessertisseur, captation) – Recherche dans l’intérêt des familles : Le coupable (Philippe Arnal) – 1977  Le naufrage de Monte-Christo (Josée Dayan) – 1979  Les dossiers éclatés : Mort non naturelle d’un enfant naturel (Roger Kahane) – Une femme dans la ville (Joannick Desclercs) – Une fugue à Venise (Josée Dayan) – 1980  L’enterrement de Monsieur Bouvet (Guy-André Bouvet) – Les mystères de Paris (André Michel) – L’aéropostale, courrier du ciel (Gilles Grangier) – Les amours des années folles : La messagère (François Gir) – 1981  Le roman du samedi : Mémoire de deux jeunes mariées (Marcel Cravenne) – L’ange noir (Bernard-Roland) – Le sang des Atrides (Sam Itzkovitch) – Antoine et Julie (Gabriel Axel) – Mon meilleur Noël : L’oiseau bleu (Gabriel Axel) – 1982  Paris-Saint-Lazare (Marco Pico) – Sans un mot (Gérard Poitou-Weber) – Au théâtre ce soir : Les pas perdus (Pierre Sabbagh) – Au théâtre ce soir : La maison de l’estuaire (Pierre Sabbagh) – 1983  Tante Blandine (Guy Jorré) – Le général a disparu (Yves-André Hubert) – La vie de Berlioz (Jacques Trébouta) – 1984  L’âge vermeil (Roger Kahane) – Péchés originaux : On ne se quittera jamais (Patrick Bureau) – 1985  Le seul témoin (Jean-Pierre Desagnat) – Les amours des années 50 : Passez muscade (Agnès Delarive) – Madame et ses flics : Télé-crime (Roland-Bernard) – Brigade verte : L’estampille (Gilles Grangier) – 1987  La ruelle au clair de lune (Édouard Molinaro) – 1988  Les grandes familles (Édouard Molinaro) – 1989  Les cinq dernières minutes : Le miroir aux alouettes (Guy Jorré) – Le masque : La radio (Yves Barbara) – La grande cabriole (Nina Companeez) – 1991  Maigret : Maigret et la grande perche (Claude Goretta) – 1992  La femme abandonnée (Édouard Molinaro) – Miss Moscou (Gilles Carle) – La grande collection : Senso (Gérard Vergez) – 1993  Les mercredis de la vie : La dame de Lieudit (Philippe Monnier) – 1994  Un ange passe (Guy Jorré) – 1998  Une femme d’honneur : Mort en eaux troubles (Philippe Monnier).

Mise à jour du 26/01/2009

MORT DE MARIA SCHELL

Annonce hier de la mort de Maria Schell, son sourire – quoique souvent raillé – était inimitable. René Clément avait eu l’intelligence de ne pas la doubler dans “Gervaise”, où elle se battait avec Suzy Delair. Elle avait une tristesse dans son regard, mais avec de la malice, comme dans son rôle de mère de Marthe Keller, dans “Le diable par la queue” (Philippe de Broca, 1968). Elle avait obtenu le prix de la meilleure interprétation féminine à Cannes.

A lire le portrait de Philippe Pelletier dans Les gens du cinéma

Articles :

Nécrologie par Jean-Luc Douin

Maria Schell, actrice autrichienne, de Guitry à Visconti

LE MONDE | 27.04.05 | 14h20  •  Mis à jour le 27.04.05 | 14h49

Article paru dans l’édition du 28.04.05

L’actrice autrichienne Maria Schell est morte, mardi 26 avril, dans le sud de l’Autriche. Elle était âgée de 79 ans.

Née Margarete Schell-Noë le 15 janvier 1926 à Vienne, d’un père écrivain et d’une mère actrice, Maria Schell avait quitté son pays d’origine en 1938 pour venir s’installer en Suisse avec ses parents et son frère cadet Maximilian, qui, comme elle, fera carrière dans le cinéma, comme comédien puis réalisateur. Maria Schell débute dès son arrivée en Suisse, revient à Vienne en 1949, puis s’installe en Angleterre car elle a signé un contrat avec Alexandre Korda.

Sacha Guitry est le premier à la faire tourner en France : elle est l’archiduchesse dans Napoléon (1954). Cette même année, elle obtient le prix d’interprétation à Cannes pour son rôle dans Le Dernier Pont de son compatriote Helmut Kautner, où elle interprète une femme médecin de l’armée allemande kidnappée par des partisans yougoslaves.

Après Les Rats de Robert Siodmak (1955), Gervaise de René Clément (1955), Nuits blanches de Luchino Visconti (1957), Hollywood l’appelle. Elle y tourne Les Frères Karamazov de Richard Brooks (1958), La Colline des potences de Delmer Daves (1960), La Ruée vers l’Ouest d’Anthony Mann (1960). Alexandre Astruc lui offre son plus grand rôle : celui de l’héroïne d’Une vie (1958), d’après Guy de Maupassant.

Maria Schell est alors l’incarnation de la jeune fille blonde et pure au sourire désarmant, dotée d’une pointe d’accent. Mais c’est son regard, surtout, qui subjugue, et Jean-Luc Godard, dans les Cahiers du cinéma, évoque à propos de ce film “les yeux de Maria Schell bleu Ramuz” .

Sa carrière internationale continue par L’assassin connaît la musique de Pierre Chenal (1963), Le Diable par la queue de Philippe de Broca (1968), Dans la poussière du soleil de Richard Balducci (1971), Dossier Odessa de Ronald Neame (1974), Le Voyage des damnés de Stuart Rosenberg (1976), Folies bourgeoises de Claude Chabrol (1976), Gigolo de David Hemmings (1978), Superman de Richard Donner (1978), La Passante du Sans-Souci de Jacques Rouffio (1981).

Parallèlement, Maria Schell joue au théâtre, entre autres dans Le Retour de la vieille dame de Friedrich Dürrenmatt. On disait Maria Schell totalement démunie depuis des années, malade. Son frère Maximilian lui avait consacré une biographie télévisée avant de mourir lui-même en 2000.

 Maria Schell dans “Gervaise”

LE FIGARO par Dominique Borde 28/04/2005

Maria Schell, l’actrice de théâtre et de cinéma autrichienne, vient de disparaître à l’âge 79 ans. Née Margharete Schell-Noe en 1926 à Vienne d’un père écrivain et d’une mère actrice, elle quitte l’Autriche au moment de l’Anschluss pour s’installer en Suisse. C’est là, en 1942, qu’elle fait ses débuts au cinéma après être apparue au théâtre dans Faust et Romeo et Juliette. Six ans plus tard, elle commence une carrière internationale. Avec un physique de gretchen saine et naïve, elle respire la santé, l’enthousiasme mais inspire plus l’émotion, voire la compassion que le désir.

Est-ce ses grands yeux bleus limpides qui semblent toujours s’étonner ? Ou ce visage plein et carré à la bouche à peine trop grande, au nez légèrement épaté ? D’emblée, elle exprime moins la beauté bouleversante que la candeur, moins la séduction que l’ingénuité. C’est ce qui la vouera aux rôles dramatiques. Souffrante, éplorée, véhémente, victime désignée des destins torturés, elle est le contraire d’une femme fatale, mais plutôt une héroïne qui trébuche sur la fatalité. En 1954, elle obtient un prix au Festival de Cannes pour son rôle dans Le Dernier Pont de son compatriote Helmut Kaütner. En France, elle traverse au milieu d’autres vedettes, le Napoléon de Guitry pour incarner, bien sûr, l’Autrichienne Marie-Louise face à Raymond Pellegrin. Mais c’est surtout Gervaise de René Clément inspiré de L’Assommoir de Zola qui la fait connaître en France.

Pauvresse pathétique, épouse humiliée sacrifiant sa vie, son amant Lantier et son bonheur au couvreur alcoolique Coupeau, elle est le symbole féminin des malédictions et des inégalités sociales. Ce rôle, où elle refuse de faire doubler sa voix, lui vaut la célébrité et un prix d’interprétation à Venise en 1956. Devenue après Lil Dagover, Brigitte Helm, Marlene Dietrich, et avant Romy Schneider, l’actrice germanique la plus célèbre du cinéma, elle apparaît aussi dans Une vie d’Alexandre Astruc inspiré de Maupassant. Mais elle délaisse les égéries littéraires françaises quand elle est engagée par la MGM après joué dans Nuits blanches de Visconti. Elle rejoint alors Hollywood pour se jeter dans les bras de Yul Brynner dans Les Frères Karamazov, ou de Gary Cooper pour La Colline des potences. En 1959, elle accepte même de vieillir de soixante ans en deux heures pour accompagner Glenn Ford dans le western La Ruée vers l’Ouest.

Mais, à l’approche de la quarantaine, l’ingénue blessée doit se reconvertir. La gretchen émue est mûre pour jouer les walkyries. Une reconversion difficile au cinéma. Elle revient donc en Allemagne et il faudra attendre 1968 pour la revoir dans un film français. C’est la délicieuse comédie de Philippe de Broca, Le Diable par la queue. Quadragénaire pétulante et sensuelle, elle succombe au charme canaille du truand Yves Montand au fond d’un château en ruine entre Madeleine Renaud, Rochefort, Marielle et sa compatriote débutante Marthe Keller. Est-ce un signe ? La belle éplorée est devenu une femme plantureuse et coquine. L’oeil est moins larmoyant qu’allumeur, l’attitude enfin provocante. Mais il est trop tard pour que la métamorphose engendre une nouvelle carrière de vedette.

On la revoit encore dans des productions comme Le Dossier Odessa aux côtés de son frère cadet Maximilien, ou Le Voyage des damnés. Elle fait aussi une petite incursion dans le monde de Chabrol pour Les Folies bourgeoises avant de jouer les guest-stars dans Superman. La soixantaine venue, elle se fixe en Allemagne pour se partager entre le théâtre (La Visite de la vieille dame de Dürrenmatt), quelques participations au cinéma et surtout la télévision où elle tourne de nombreux téléfilms (Samson et Dalilah, Le Dernier Mot, Maria des eaux vives…). En France sa dernière apparition sera dans La Passante du sans-souci de Jacques Rouffio où elle rencontre très symboliquement l’actrice allemande qui lui a succédé, Romy Schneider.

«Schell qu’on aime», comme on la surnommait facilement, mais qu’on aimait surtout voir traverser drames et mélodrames pour porter tout le poids du malheur du monde, aura comme tant d’autres incarné un moment du cinéma et une image de la féminité. Une manière d’antivamp pour se rapprocher et refléter des femmes plus ordinaires comme magnifiées ou sacralisées par le destin. Et plus loin aussi une image déchirée de l’Allemagne où les jolies gretchens avaient plus envie de pleurer et d’apitoyer que de séduire.

Maria Schell

LIBÉRATION

Maria Schell, d’«Une vie» à trépas, par Didier Péron, jeudi 28 avril 2005
L’actrice autrichienne est morte mardi à 79 ans.

L’actrice Maria Schell est morte mardi à l’âge de 79 ans, dans le sud de l’Autriche. Elle était née à Vienne en 1926, dans une famille d’écrivains et d’acteurs qui fuiront le régime nazi en 1938 pour s’installer en Suisse. C’est là qu’elle débute au cinéma, en 1942, dans Steitbruch de Sigfrit Steiner. Mais elle ne connaît la reconnaissance qu’après-guerre, grâce au film le Dernier Pont (1954) de Helmut Kautner, où elle interprète une jeune infirmière allemande enlevée pendant l’été 1943 par des partisans yougoslaves, afin qu’elle soigne leurs blessés. Elle reçoit un prix à Cannes, qui lui ouvre les portes du cinéma international.

Pathos. Maria Schell est alors dirigée pendant une dizaine d’années par quelques-uns des cinéastes les plus en vue aussi bien en Europe qu’à Hollywood : Sacha Guitry (Napoléon), Luchino Visconti (Nuits blanches avec Marcello Mastroianni), René Clément (Gervaise, prix d’interprétation à Venise), Robert Siodmack (les Rats), Delmer Daves (la Colline des potences, au côté de Gary Cooper), Antony Mann (la Ruée vers l’Ouest), etc.

Blonde, les yeux clairs, elle excelle dans le registre de la femme vaillante mais laminée par le destin ou la brutalité des hommes : Mère Courage d’après Zola dans Gervaise, ou encore femme trompée dans Une vie d’Alexandre Astruc d’après Maupassant. Sa notoriété est alors à son comble avec un jeu volontiers paroxystique, ultrasensible, travaillant sur les états limites du mélo et du pathos.

A l’orée des années 60, avec le déclin du système des studios aux Etats-Unis et un renouvellement sauvage du personnel cinématographique français, sous les assauts de la nouvelle vague, sa carrière connaît un net ralentissement. Elle atterrit dans les productions espagnoles série Z de Jesus Franco (99 mujeres ou Il trono di fuoco), décroche un second rôle dans un mauvais Chabrol (Folies bourgeoises), cachetonne dans de nombreux téléfilms allemands et figure au générique de la superproduction Superman de Richard Donner où elle explose avec la planète Kripton dès la première demi-heure ­ en même temps que Marlon Brando. Elle donne la réplique à David Bowie dans Just a Gigolo de David Hemmings et croise son alter ego Romy Schneider dans la Passante du Sans-Souci de Jacques Rouffio.

Recluse. En 2002, son frère, Maximilian Schell, lui consacre un étrange documentaire, My Sister Maria, qui la montre recluse dans la propriété familiale nichée dans la campagne autrichienne. Maria Schell y apparaît diminuée, souffrant de troubles maniaco-dépressifs, passant ses journées au lit à regarder la télévision. La star semble enfermée dans ses souvenirs de gloire, à la manière de la Gloria Swanson de Boulevard du crépuscule.