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Fragments d’un dictionnaire amoureux : Alberto Lattuada

 

Annonce de la mort d’Alberto Lattuada, grand metteur en scène du cinéma italien, marquant par son ironie grinçante. Il débute dans le sillon du néoréalisme, adapte plusieurs romans dont “le Manteau” d’après Gogol avec Renato Rascel, Machiavel, Pouchkine, etc… A l’image du film “I dolci inganni / Les adolescentes” en 1960, avait Catherine Spaak, il aimait à explorer les amours adolescentes, dévoilant ensuite Nastassja Kinski dans “Cosi come sei / La fille” en 1978, avec Marcello Mastroianni. Il avait fait un film assez désastreux en 1985 “Une épine dans le coeur” malgré la beauté mise à nue de Sophie Duez, qui avait gardé de ce film un mauvais souvenir. Cinémed nous informe qu’il était aussi président et co-fondateur de la Cinemathèque italienne.

 

On lui préfère le mordant “Venga a prendere il caffè da noi / Venez donc prendre le café chez nous” en 1970, farce inouïe où Ugo Tognazzi voulant profiter de l’argent d’un trio de “vieilles filles” (les formidables Angela Goodwin, Francesca Romana Coluzzi et Milena Vukotic), se retrouve impotent épuisé pour avoir voulu satisfaire sexuellement ce trio inédit. Un grand classique de la comédie italienne !

Fragments d’un dictionnaire amoureux : Robert Rollis

 

Si on devait distribuer le prix du comédien le plus sympathique du cinéma français, Robert Rollis pourrait aisément y prétendre. Il était un des enfants des “disparus de Saint-Agil”, l’un des plus aisément repérable. Il avait une gouaille dans sa voix. Il la prête régulièrement pour des dessins animés, comme celle de “Pouce-moussu” dans l’émission enfantine “Les quat’zamis”, animé par Fabrice, sur Antenne 2 à la fin des années 70. Dans “Les Tortillards” (Jean Bastia, 1960), il est un des membres la famille d’artistes dirigée par “L’illustre Beauminet” campé par un truculent Jean Richard. Il se présente à Roger Pierre, comme acteur de seconds rôles “spécialisé dans les têtes de turc”. Il est vrai qu’il est souvent le bon copain, à l’image de son personnage de Léon dans les deux opus de “Papa, maman…” de Jean-Paul Le Chanois, surnommé par Fernand Ledoux “Alibi”, il couvre les frasques de Robert Lamoureux, sorte de “Tanguy” avant l’heure, vivant encore chez ses parents. Robert Rollis et souvent goguenard, comme dans “Nous autres à Champignol” et “Le gendarme à Champignol”, il est irrésistible en farceur, toujours le sourire aux lèvres, et prompt à préparer une mauvaise blague contre Jean Richard. Il est également l’un des piliers des Branquignols, aux côtés de Robert Dhéry et Colette Brosset. Il est coiffeur dans “La belle américaine”, un supporter goguenard d'”Allez France !”, un marin fidèle au poste de l'”Increvable”, navire qui se dégrade à chaque inauguration au champagne par Louis de Funès dans “Le petit baigneur”, un breton cul-de-jatte dans “Vos gueules les mouettes !”…. Il devient très populaire grâce à son personnage de Jehan dans “Thierry La Fronde” dont l’intégrale est disponible en DVD. Il sauve bien des comédies franchouillardes par sa présence, souvent en vélo d’ailleurs, C’est un voleur de scènes. Le voir par exemple en pensionnaire d’une maison de retraite dans “Monique”, nous fait regretter sa sous-utilisation ces derniers temps. Il reste presque inchangé également dans “Les amateurs” sorti en janvier 2004, en père de l’atypique Jean-Jacques Vannier, vieux paysan devenu “bredin” suite à une farce de gamins escamoteurs d’échelle, et qui ne s’exprime que par cris. Martin Valente avait hésité de confier ce rôle à ce formidable acteur, ne le trouvant pas à la hauteur de son talent. Dans le même sillon,  il est “72 moissons” dans “Camping à la ferme”, de Jean-Pierre Sinapi. Il est l’ancêtre râleur du village, cultivant son champ, sans rien planter histoire de recevoir des subventions, revendique une sécheresse de cœur et meurt en laissant un gros magot dans une boîte à sucre. Le site des Gens du cinéma, pour lequel j’avais fait sa filmographie, nous donne la triste nouvelle de sa mort le 12 novembre 2007, à Paris, des suites d’un cancer foudroyant, à l’âge de 83 ans.

Robert Rollis & Aghmane Ibersiene dans “Camping à la ferme”

Filmographie : établie avec Armel de Lorme : 1937  La marseillaise (Jean Renoir)1938  Les disparus de Saint-Agil (Christian-Jaque) – Le roman de Werther (Max Ophuls) –  Carrefour (Kurt Bernhardt) – La fin du jour (Julien Duvivier) – 1939  L’enfer des anges (Christian-Jaque) – Notre-Dame de la Mouise (Robert Péguy) – 1941  Premier rendez-vous (Henri Decoin) – Péchés de jeunesse (Maurice Tourneur) – Caprices (Léo Joannon) – Annette et la dame blonde (Jean Dréville) – 1942  Les cadets de l’océan (Jean Dréville) – 1943  Le carrefour des enfants perdus (Léo Joannon) – Lucrèce (Léo Joannon) – 1945  Les démons de l’aube (Yves Allégret) – 1946  Amours, délices et orgues (André Berthomieu) – 1947  Blanc comme neige (André Berthomieu) – 1948  Les amants de Vérone (André Cayatte) – Le bal des pompiers (André Berthomieu) – Tous les deux (Louis Cuny) – 1949  On ne triche pas avec la vie (René Delacroix & Paul Vandenberghe) – La femme nue (André Berthomieu) – La petite chocolatière (André Berthomieu) – 1950  Justice est faite (André Cayatte) – Le roi des camelots (André Berthomieu) – Une fille à croquer / Le petit chaperon rouge (Raoul André ) – 1951  La maison dans la dune (Georges Lampin) – Jamais deux sans trois (André Berthomieu) – Chacun son tour (André Berthomieu) – La maison Bonnadieu (Carlo Rim) – Drôle de noce (Léo Joannon) – 1952    Belle mentalité (André Berthomieu) – Allô… je t’aime (André Berthomieu) – Adorables créatures (Christian-Jaque) – Les dents longues (Daniel Gélin) – 1953  Le portrait de son père (André Berthomieu) – Virgile (Carlo Rim) – L’oeil en coulisses (André Berthomieu) – L’incentevole nemica (Pattes de velours) (Claudio Gora) – Une vie de garçon (Jean Boyer) – Faites-moi confiance (Gilles Grangier) – Le village magique (Jean-Paul Le Chanois) – 1954  Les évadés (Jean-Paul Le Chanois) – Les deux font la paire (André Berthomieu)  – Papa, maman, la bonne et moi (Jean-Paul Le Chanois) – 1955  Le dossier noir (André Cayatte) –  La madelon (Jean Boyer) – Papa, maman, ma femme et moi (Jean-Paul Le Chanois) – Cette sacrée gamine (Michel Boisrond) – 1956    La vie est belle (Roger Pierre & Jean-Marc Thibault) – Nous autres à Champignol (Jean Bastia) – 1957  Trois jours à vivre (Gilles Grangier) – La garçonne (Jacqueline Audry) – L’étrange Monsieur Stève (Raymond Bailly) – L’amour est en jeu (Marc Allégret) – Le grand bluff (Patrice Dally) – 1958  En légitime défense (André Berthomieu) – Le miroir à deux faces (André Cayatte) – Suivez-moi jeune homme (Guy Lefranc) – Le grand chef (Henri Verneuil) – Le gendarme de Champignol (Jean Bastia) – L’increvable (Jean Boyer) – 1959  Die Gans von Sedan (Sans tambour ni trompette) (Helmut Kaütner) – 1960  Ravissante (Robert Lamoureux) – Les moutons de Panurge (Jean Girault) – La brune que voilà (Robert Lamoureux) – Les amours de Paris (Jacques Poitrenaud) – L’homme à femmes (Jacques-Gérard Cornu) – Ma femme est une panthère (Raymond Bailly) – La française et l’amour [épisode : La femme seule] (Jean-Paul Le Chanois) – Les tortillards (Jean Bastia) – La famille Fenouillard (Yves Robert) – Quai Notre-Dame (Jacques Berthier) – 1961  La belle Américaine (Robert Dhéry & Pierre Tchernia) – Tout l’or du monde (René Clair) – Le petit garçon de l’ascenseur (Pierre Granier-Deferre) – La guerre des boutons (Yves Robert) – 1962    Les veinards [épisode : Le gros lot] (Jack Pinoteau) – Les culottes rouges (Alex Joffé) – C’est pas moi, c’est l’autre (Jean Boyer) – Mélodie en sous-sol (Henri Verneuil) – Paris champagne (Pierre Armand) – Le glaive et la balance (André Cayatte) – Strip-tease (Jacques Poitrenaud) – 1963  L’honorable Stanislas, agent secret (Jean-Charles Dudrumet) – Laissez-tirer les tireurs (Guy Lefranc) 1964  Allez France ! (Robert Dhéry) – Week-end à Zuydcoote (Henri Verneuil) – What’s new Pussycat ? (Quoi de neuf, Pussycat ?) (Clive Donner) – 1965  La tête du client (Jacques Poitrenaud) – Le caïd de Champignol (Jean Bastia) – Les baratineurs (Francis Rigaud) – 1966  Le jardinier d’Argenteuil (Jean-Paul Le Chanois) – Trois enfants dans le désordre (Léo Joannon) – Monsieur le président directeur général (Jean Girault) – 1967  Le petit baigneur (Robert Dhéry) – 1968  Un drôle de colonel (Jean Girault) – Faites donc plaisir aux amis (Francis Rigaud) – La femme écarlate (Jean Valère) – 1969  La maison de campagne (Jean Girault) – Trois hommes sur un cheval (Marcel Moussy) – 1972  La raison du plus fou (François Reichenbach) – 1973  Les gaspards (Pierre Tchernia) – L’événement le plus important depuis que l’homme a marché sur la Lune (Jacques Demy) – Le concierge (Jean Girault) – 1974  Vos gueules les mouettes ! (Robert Dhéry) – Impossible… pas français ! (Robert Lamoureux) – 1975  On a retrouvé la 7ème compagnie (Robert Lamoureux) – Opération Lady Marlène (Robert Lamoureux) – 1976  Le jour de gloire (Jacques Besnard) – Dis bonjour à la dame (Michel Gérard) – 1977  Moi, fleur bleue ! (Eric Le Hung) – 1978  Général… nous voilà ! (Jacques Besnard) – Les fabuleuses aventures du baron de Münchhausen (Jean Image, dessin-animé, voix) – 1979  La gueule de l’autre (Pierre Tchernia) – 1980  Touch’ pas à mon biniou (Bernard Launois) – 1981  Le jour se lève… et les conneries commencent (Claude Mulot) – Te marre pas… c’est pour rire ! (Jacques Besnard) – 1982  Le braconnier de Dieu (Jean-Pierre Darras) – Le secret des Sélénistes (Jean Image, dessin animé, voix) – 1986  Nuit docile (Guy Gilles) – 1987  A notre regrettable époux (Serge Korber) – Bonjour l’angoisse (Pierre Tchernia) – 1999  Tout tout près (Fabrice Maruca, CM) – 2001  Monique (Valérie Guignabodet) – 2002  Les amateurs (Martin Valente) – 2004  Camping à la ferme (Jean-Pierre Sinapi).  Nota : Il ne semble pas participer aux films suivants, bien que parfois crédité : “Les Duraton” (André Bethomieu, 1955), “Signé Arsène Lupin” (Yves Robert, 1959).

 

 

 

 

 

Dans “Papa, maman, ma femme et moi”

Télévision : notamment : 1962  L’inspecteur Leclerc enquête : Face à face (Marcel Bluwal) – L’oiseau de bonheur (Georges Folgoas) –  1963/1966  Thierry La Fronde (Pierre Goutas & Robert Guez) – 1964  Médard et Barnabée (Raymond Bailly) – 1965  Le troisième témoin (Georges Folgoas, captation en direct) – Bob Morane (1 épisode) – La bonne planque (Louis Verlant) – Les saintes chéries : Ève de la maison de Compiègne (Jean Becker & Maurice Delbez) – 1967  Saturnin Belloir (Jacques-Gérard Cornu) – 1970  Au théâtre ce soir : Frédéric (Pierre Sabbagh) – Au théâtre ce soir : La brune que voilà (Pierre Sabbagh) -1971  Madame êtes-vous libre ? (Jean-Paul Le Chanois) – 1973  Au théâtre ce soir : La poulette aux oeufs d’or (Georges Folgoas) – Arsène Lupin : Le secret de l’aiguille (Jean-Pierre Desagnat) – Le vagabond (Claude-Jean Bonnardot) – Un curé de choc : Hold-up campagnard (Philippe Arnal) – 1975  Pilotes de courses (Robert Guez) – La vie de plaisance (Pierre Gautherin) – Les Zingari (Robert Guez) – 1976  Le milliardaire (Robert Guez) – 1977  Les folies d’Offenbach (Michel Boisrond) – Commissaire Moulin : Cent mille soleils (Claude-Jean Bonnardot) – Le passe-muraille (Pierre Tchernia) – 1980  Tout le monde m’appelle Pat (Robert Guez) – La vie des autres : L’intruse (Robert Guez) – Arsène Lupin joue et perd (Alexandre Astruc) – 1982  Des yeux pour pleurer (André Cayatte) – Toutes griffes dehors (Michel Boisrond) – 1983  Père Noël et fils (André Flédérick) – 1984  Péchés originaux : J’ai comme une musique dans la tête (Philippe Monnier) – 1986  Le tiroir secret (Édouard Molinaro, Nadine Trintignant, Michel Boisrond & Roger Guillioz) – 1991  Intrigues : Scoop (Emmanuel Fonlladosa) – Intrigues : Trou de mémoire (Dominique Giuliani) – 1992  Un beau petit miliard (Pierre Tchernia) – 1998  Dossiers disparus : Serge et Patrick – 2000  Avocats et associés : La preuve par le vide (Denis Amar) – 2005  Faites comme chez vous (Plusieurs réalisateurs).

Mise à jour du 16/11/2007

Fragments d’un dictionnaire amourex : Evelyne Ker

Dominique Besnehard et Evelyne Ker dans “A nos amours”

en 1955. Elle a participé à peu de films, mais elle avait le rôle mémorable de la mère de Sandrine Bonnaire dans le superbe “A nos amours de Maurice Pialat, en 1982. A lire également Maurice-pialat.net.

1953  Les fruits sauvages (Hervé Bromberger) – 1954  La cage aux souris (Jean Gourguet) – La dot de Sylvie (CM) – 1955  Quand vient l’amour (Maurice Cloche) – Tant qu’il y aura des femmes (Edmond T. Gréville) – 1956  Les copains du dimanche (Henri Aisner) – 1958  Péché de jeunesse (Louis Duchesne) – Ramuntcho (Pierre Schoendoerffer) – 1959  Classe tous risques (Claude Sautet) – 1960  La récréation (François Moreuil) – 1961  La gamberge (Norbert Carbonnaux) – Janine (Maurice Pialat & Maurice Pialat) – 1962  Jeanne et Jacques (Alain Cuniot, CM) – 1970 Les amours particulères / Malaise (Gérard Trembasiewicz) – 1973  … Comme un pot de fraises (Jean Aurel) – 1977  Et vive la liberté (Serge Korber) – 1979  À nous deux (Claude Lelouch) – 1980  Les uns et les autres (Claude Lelouch) – 1982  À nos amours (Maurice Pialat) – 1991  Mensonge (François Margolin) – 1995  Faute de soleil (Christophe Blanc, CM) – 1996  Rien que des grandes personnes (Jean-Marc Brondolo, CM) – Scène de lit : Madame (François Ozon, CM). Télévision (notamment) : 1957  C’était un gentleman (François Gir) – 1971  Au théâtre ce soir : Joyeuse pomme (Pierre Sabbagh) – 1972  Au théâtre ce soir : L’école des contribuables (Pierre Sabbagh) – Double assassinat dans la rue Morgue (Jacques Nahum) – 1975  Cher Alec, chère Janet (Youri) –

Remerciements à Yvan Foucart

Fragments d’un dictionnaire amoureux : Suzanne Flon

   

Suzanne Flon

“- Écoute ma bonne Suzanne. Tu es une épouse modèle.
– Oh…
– Mais si, t’as que des qualités et physiquement, t’es restée comme je pouvais l’espérer. C’est le bonheur rangé dans une armoire. Et tu vois, même si c’était à refaire, je crois que je t’épouserai de nouveau. Mais tu m’emmerdes.
– Albert!
– Tu m’emmerdes gentiment, affectueusement, avec amour mais tu m’emmerdes”.
Dialogue de Michel Audiard entre Jean Gabin et Suzanne Flon pour “Un singe en hiver”.

Le qualificatif qui va revenir le plus souvent est “attachante”, avec près de 60 ans de carrière Suzanne Flon, vient de nous quitter à l’âge de 87 ans. Les médias racontent qu’elle était la secrétaire d’Édith Piaf en 1938, qui la saluait dans sa chanson les “flonflons du bal”. Elle devait faire sa rentrée théâtrale à “L’atelier”, la saison prochaine à Paris.

(Photo S. Soriano/Le Figaro)

Au cinéma, son parcours est sans fautes, le modèle de Toulouse Lautrec “Moulin rouge” (John Huston, 1952), la logeuse suspicieuse “Le procès” (Orson Welles, 1962), l’épouse dévouée de Jean Gabin “Un singe en hiver” (Henri Verneuil, 1962) – elle jouera son épouse également dans “Le soleil des voyous” (1966) et “Sous le signe du taureau”, une malade atteinte d’un cancer “Docteur Françoise Gailland” (Jean-Louis Bertuccelli, 1975), la vieille sourde surnommée “Sono cassée”, “L’été meutrier” (Jean Becker, 1982), la servante que l’on devine secrètement amoureuse de Michel Serrault dans “En toute innocence” (Alain Jessua, 1987), la grand-mère abandonnée, “Gaspard et Robinson” (Tony Gatilf, 1990), la locataire dont la gazinière explose dans “Mille millièmes, fantaisie immobilière” (Rémi Watherhouse, 2002), la tante Line, dissimulant un lourd secret : “La fleur du mal” (Claude Chabrol, 2003), etc…

Mais l’actrice accorte, peut donner également des rôles de femmes revêches ou aigries, une mystérieuse baronne “Mr. Arkadin (Orson Welles, 1954), la concierge inquiétante dans “Monsieur Klein” (Joseph Losey, 1975), l’hôtelière dans “Quartet” (1980), ou la cliente exigeante de Benoît Magimel dans “La demoiselle d’honneur” (Claude Chabrol, 2004). Elle était l’héroïne de “La porteuse de pain”, incroyable mélo réalisé par Maurice Cloche en 1963, où elle donnait la réplique aux formidables Jean Rochefort et Philippe Noiret.

Yvan Foucart, venait de lui rendre un hommage pour Les gens du cinéma. Sa mort est pour nous un grand pincement au coeur, son sourire nous manque déjà.

Filmographie : 1942  L’ange de la nuit (André Berthomieu) – 1947  Capitaine Blomet (Andrée Feix) – 1948  Suzanne et ses brigands (Yves Ciampi) – 1949  Dernier amour (Jean Stelli) – Rendez-vous avec la chance (Emil-Edwin Reinert) – La cage aux filles (Maurice Cloche) – 1950  La belle image (Claude Heynemann) – 1951  Procès au Vatican (André Haguet) – 1952  Moulin-Rouge (Id) (John Huston) – 1954  Confidential Report / Mr. Arkadin (Mr. Arkadin) (Orson Welles) – 1960  Tu ne tueras point (Claude Autant-Lara) – 1961  Les amours célèbres [épisode “Agnès Bernauer”] (Michel Boisrond) – 1962  Un singe en hiver (Michel Audiard) – Le procès / The trial (Orson Welles) – 1963  La porteuse de pain (Maurice Cloche) – Château en Suède (Roger Vadim) – The train (Le train) (John Frankenheimer & Bernard Farrel) – 1966  Si j’étais un espion (Bertrand Blier) – Le soleil des voyous (Jean Delannoy) – 1967  Tante Zita (Robert Enrico) – Le franciscain de Bourges (Claude Autant-Lara) – 1968  La chasse royale (François Leterrier) – Jeff (Jean Herman) – Sous le signe du taureau (Gilles Grangier) – 1970  Aussi loin que l’amour (Frédéric Rossif) – Térésa (Gérard Vergez) – 1972  Les volets clos (Jean-Claude Brialy) – Le silencieux (Claude Pinoteau) – 1973  Un amour de pluie (Jean-Claude Brialy) – 1975  Docteur Françoise Gailland (Jean-Louis Bertuccelli) – Monsieur Albert (Jacques Renard) – Black-out (Philippe Mordacq, inédit) – M. Klein (Joseph Losey) – 1976  Comme un boomerang (José Giovanni) – 1980  Quartet (Id) (James Ivory) – Une voix (Dominique Crévecoeur, CM) – 1982  L’été meutrier (Jean Becker) – 1986  Triple sec (Yves Thomas, CM) – Diary of a mad old man (Journal d’un vieux fou) (Lili Rademakers) – 1987  Noyade interdite (Pierre Granier-Deferre) – En toute innocence (Alain Jessua) – 1988  La vouivre (Georges Wilson) – 1990  Gaspard et Robinson (Tony Gatlif) – 1992  Voyage à Rome (Michel Lengliney) – 1998  Les enfants du marais (Jean Becker) – Je suis né d’une cigogne (Tony Gatlif) – 2000  Un crime au paradis (Jean Becker) – 2001  Mille millièmes (Rémi Waterhouse) – 2002  La fleur du mal (Claude Chabrol) – Effroyables jardins (Jean Becker) – 2003  La demoiselle d’honneur (Claude Chabrol) – 2004  Joyeux Noël (Christian Carion) – 2005  Fauteuils d’orchestre (Danièle Thompson). Voxographie (Récitante de documentaires) : 1961 Madame se meurt (Jean Cayrol & Claude Durand, CM) – 1962  Mourir à Madrid (Frédéric Rossif) – 1967  La révolution d’Octobre (Frédéric Rossif) – 1970  La route romane (Yvan Butler & Frédéric Rossif, CM) – 1974  Georges Braque ou le temps différent (Frédéric Rossif) – 1979  Pablo Picasso (Frédéric Rossif).

Télévision (notamment) : 1954  Your favorite story : Face of Paris – 1960  Un beau dimanche de septembre (Marcel Cravenne) – 1962  Le mal court (Alain Boudet) – 1967  Le complexe de Philémon (Jacques Pierre) – 1698  Délire à deux (Michel Mitrani) – 1973  Au théâtre se soir : Le complexe de Philémon (Georges Folgoas) – 1974  Le tour de l’écrou (Raymond Rouleau) – 1975  Le voyage en province (Jacques Tréfouel) – Le renard dans l’île (Leila Senati) – 1976  Hôtel Baltimore (Arcady) – 1977  La vérité sur Madame Langlois (Claude Santelli) – 1979  Les héritiers : Silencio (Jacques Trébouta) – 1980  Le noeud de vipères (Jacques Trébouta) – Le curé de Tours (Gabriel Axel) – 1981  Mon meilleur Noël : L’oiseau bleu (Gabriel Axel) – 1983  Le dernier civil (Laurent Heynemann) – 1984  Le dialogue des Carmélites (Pierre Cardinal) – Emmenez-moi au théâtre : Le coeur sur la main (Hervé Baslé) – Mademoiselle Clarisse (Ange Casta) – 1985  Emmenez-moi au théâtre : La robe mauve de Valentine (Patrick Bureau) – 1986  Le cadeau de Sébastien (Franck Apprederis) – 1987  Série noire : 1996 (Marcel Bluwal) – Gigi (Jeannette Hubert, captation) – Chacun sa vérité (Jean-Daniel Verhaeghe, captation) – 2002  Le miroir d’Alice (Marc Rivière).

Bibliographie : Jacques Valot & Gilles Grandmaire “Stars deuxième” (Edilig, 1989).

Mise à jour du 1/06/2009

Fragments d’un dictionnaire amoureux : Mike Marshall

Mike Marshall dans “L’alphomega”

Annonce la mort de Mike Marshall, fils unique de Michèle Morgan, qui n’a pas beaucoup marqué, il faut bien le dire, par ses interprétations, sinon le pilote anglais de “La grande vadrouille” de Gérard Oury (1966), Le falot Roger de Vaudray dans “Les deux orphelines” (Riccardo Freda, 1964) ou le mystérieux commanditaire d’Henri Virlojeux et André Weber dans la série TV “L’alphomega, 1973). Il est la vedette du méconnu “La fille de la mer morte” (1966), où il est un ingénieur catholique, qui ne parvenant pas à épouser une jeune fille juive, fille de Pierre Brasseur, parce qu’ils n’ont pas la même religion. On le vit aussi régulièrement dans les années 90, dans les séries produites par A.B. Productions. Son dernier rôle au cinéma, est celui d’un policier américain à la frontière dans “L’américain” de Patrick Timsit, questionnant Lorànt Deutsch. Il est le fils du metteur en scène William Marshall et le demi-frère de Tonie Marshall. Bibiographie : Yvan Foucart : « Dictionnaire des comédiens français disparus » (Mormoiron : Éditions cinéma, 2008).

Filmographie : 1961  The Phantom Planet (William Marshall) – 1963  The courtship of Eddie’s father (Il faut marier papa) (Vincente Minnelli) – 1964  Patate (Robert Thomas) – Déclic et… des claques (Philippe Clair) – 1965  Le due orfanelle (Les deux orphelines) (Riccardo Freda) – Paris brûle-t-il ? (René Clément) – 1966  La grande vadrouille (Gérard Oury) – Fortuna (La fille de la mer morte) (Menahem Golan) – 1967  Suzanne, die wirtin von der lahn / Mieux vaut faire l’amour (François Legrand [Franz Antel]) – 1968  Con lui cavalca la morte (Joseph Warren [Giuseppe Vari]) – Vendo cara la pelle (Je vends cher ma peau) (Ettore Maria Fizzarotti) – 1969  Les chemins de Katmandou (André Cayatte) – Hello goodbye (Id) (Jean Negulesco) – 1972  Quelques messieurs trop tranquilles (Georges Lautner) – Le serpent (Henri Verneuil) – 1973  L’histoire très bonne et très joyeuse de Colinot Trousse-Chemise (Nina Companeez) – 1978  A little romance (I love you, je t’aime) (George Roy Hill) – Lady Oscar (Jacques Demy) – 1979  Moonraker (Id) (Lewis Gilbert) – The hostage tower (La Tour Eiffel en otage) (Claudio Guzman, téléfilm distribué en salles en Europe) – 1980  Le coup du parapluie (Gérard Oury) – Téhéran 43 nid d’espions (Alexandre Alov & Vladimir Naoumov) – 1981  Sezona mira u Parizu / Une saison de paix à Paris (Predrag Golubovic) – 1982  La morte vivante (Jean Rollin) – Ça va pas être triste (Pierre Sisser) – 1983  Until September (French lover) (Richard Marquand) – 1985  Maine Océan (Jacques Rozier) – 1986  Club de rencontres (Michel Lang) – Je hais les acteurs (Gérard Krawczyk) – Johann Strauss, der König ohne Krone / Johann Strauss, le roi sans couronne (Franz Antel) – 1989  Mister Frost (Id) (Philippe Setbon) – Eye of the widow (S.A.S., l’oeil de la veuve) (Andrew V. McLaglen) – La Révolution française : Les années terribles (Richard T. Heffron) – 1993  Neuf mois (Patrick Braoudé) – 2000  Fifi Martingale (Jacques Rozier, inédit en salles) – 2003  L’Américain (Patrick Timsit). Voxographie succincte : 1992  Sur les traces de gengis khan (Gilles Combet, documentaire TV, récitant) – 2003  Les aventures extraordinaires de Michel Strogoff (Bruno-René Huchez & Alexandre Huchez, animation). Télévision (notamment) : 1967  La parisienne (Jean Kerchbron) – 1972  Frédéric II (Olivier Ricard) – Les cinq dernières minutes : Meurtre par la bande (Claude Loursais) – 1973  L’Alphoméga (Lazare Iglèsis, série TV) – Vie et mort du roi Jean (Daniel Georgeot, captation) – 1974  À trois temps (Jean Kerchbron) -1976  Le cheval évanoui (Alain Dhénaut) – 1979  La lumière des justes (Yannick Andréi, série TV) – Les dames de la cote (Nina Companeez) – 1980  Petit déjeuner compris (Michel Berny, série TV) – 1983  Les enquêtes du commissaire Maigret : La tête d’un homme (Louis Grospierre) – 1984  Image interdite (Jean-Daniel Simon) – 1986  Lili, petit à petit (Philippe Galardi, séreie TV) – Le tiroir secret (Édouard Molinaro, Roger Gillioz, Michel Boisrond & Nadine Trintignant, série TV) – Un métier de seigneur (Édouard Molinaro) – 1987  Les enquêtes du commissaire Maigret : Les caves du Majestic (Maurice Frydland) – 1988  Hemingway (Bernhard Sinkel, série TV) – 1991  La grande dune (Bernard Stora) – 1993  Les noces de Lolita (Philippe Stebon) – Commissaire Dumas D’Orgheuil : John (Philippe Stebon) – 1995/1996  Les nouvelles filles d’à côté (série TV) – 1996  Jamais 2 sans toi (série TV) – 1997  Mission : protection rapprochée (Nicolas Ribowski) – 1997/1999  Les vacances de l’amour (série TV) – 2000  Relic Hunter (Sydney Fox l’aventurière) : Nothing But the Truth (John Bell) – Avocats & associés : Le bébé de la finale (Denis Amar) – Commissaire Moulin : Protection rapprochée (Gilles Béhat) – 2003  Navarro : Police racket (Patrick Jamain) – 2005  Sometimes in April (Quelques jours en Avril) (Raoul Peck). P.S. : Annonce aussi de la mort du réalisateur cubain Pastor Vega.

Fragments d’un dictionnaire amoureux : Anne Bancroft

 

Mort des suites d’un cancer de l’admirable Anne Bancroft, inoubliable Annie Sullivan, éducatrice d’une jeune handicapée dans “Le miracle en Alabama” d’Arthur Penn en 1962, et la mythique Mrs. Robinson du “Lauréat” de Mike Nichols, en femme désoeuvrée qui déniaisait Dustin Hoffman. Avec Mel Brooks, elle formait l’un des couples les plus long d’Hollywood (41 années). Femme de caractère, elle marquait durablement ses rôles, même les plus courts de ces dernières années. En 1980, elle avait réalisé “Fatso” avec Dom de Luise, où elle “…réussit moins dans le comique que dans la description des personnages et de leurs rapports, en des scènes parfois de grande tendresse…” (Guy Gauthier, La saison cinématographique 1981).

Filmographie : 1951  Don’t bother to knock (Troublez-moi ce soir) (Roy Baker) – 1952  Treasure of the golden condor (Le trésor du Guatemala) (Delmer Daves) – Tonight we swing (Belgique : Les plus grandes vedettes du monde) (Mitchell Leisen) – 1953  The kid from left field (Harmon Jones) – Demetrius and the gladiators (Les gladiateurs) (Delmer Daves) – 1954  Gorilla at lage (Belgique : Panique sur la ville) – 1954  The raid (Hugo Fregonese) – New York confidential (New York confidentiel) (Russell Rousse) – A life in balance (Belgique : La sixième victime) (Harry Horner) – 1955  The naked street (Le roi du racket) (Maxwell Shane) – The last frontier (La charge des tuniques bleues) (Anthony Mann) – 1956  The last hunt (La dernière chasse) (Richard Brooks, apparition non créditée) – Nightfall (Jacques Tourneur) – Walk the proud land (L’homme de San Carlos) (Jesse Hibbs) – The restless breed (La ville de la vengeance) (Alan Dwan) – 1962  The miracle worker (Miracle en Alabama) (Arthur Penn) – 1964  The pumpkin eater (Le mangeur de citrouilles) (Jack Clayton) – 1965  The slender thread (30 minutes de surcis) (Sydney Pollack) – Seven women (Frontière chinoise) (John Ford) – 1967  The graduate (Le lauréat) (Mike Nichols) – 1971  Young Winston (Les griffes du lion) (Richard Attenborough= – 1974  The prisoner of Second Avenue (Le prisonnier de la 2e avenue) (Melvin Frank) – 1975  The Hindenburg (L’odyssée du Hindenburg) (Robert Wise) – 1976  Lipstick (Viol et châtiment) (Lamont Johnson) – Jesus of Nazareth (Jésus de Nazareth) (Franco Zeffirelli) – Silent movie (La dernière folie de Mel Brooks) (Mel Brooks) – 1977  The turning point (Le tournant de la vie) (Herbert Ross) – 1979  Fatso (+ réalisation) – 1980  The elephant man (Elephant man) (David Lynch) – 1983  To be or not to be (Id) (Alan Johson) – 1984  Garbo talks (À la recherche de Garbo) (Sidney Lumet) – 1985  Agnes of God (Agnès de Dieu) (Norman Jewison) – 1986  ‘Night mother (Goodnight, mother) (Tom Moore) – 84 Charing Cross Road (Tom Moore) – 1988  Bert Rigby, you’re a fool (Carl Reiner) – Torch song trilogy (Id) (Paul Bogart) – 1991  Honeymoon in Vegas (Lune de miel à Las Vegas) (Andrew Bergman) – Mr. Jones (Id) (Mike Figgis) – Neil Simon’s Broadway bound (En route pour Manhathan) (Paul Bogart, téléfilm diffusé en salles en France) – 1992  Love position n°9 (Dale Launer) – Point of no return (Non de code : Nina) (John Badham) – 1993  Malice (Id) (Harold Becker) – 1995  How to make an American quilt (Le patchwork de la vie) (Jocelyn Moorhouse) – Home for the Holidays (Week-end en famille) (Jodie Foster) – 1996  The sunchaser (Sunchaser) (Michael Cimino) – 1997  G.I. Jane (À armes égales (Ridley Scott) – The great expectations (De grandes espérances) (Alfonso Cuarón) – Critical care (Sidney Pollack) –  1999  Up the villa (Il suffit d’une nuit) (Philip Haas) – 2000  Keeping the faith (Au nom d’Anna) (Edward Norton) –  Heartbreakers (Beautés empoisonnées) (David Meerkin). Voxographie : 1998  Mark Twain’s America in 3D (Stephen Low, voix de la récitante) – Antz (Fourmiz) (Eric Darnell & Tim Johnson, voix seulement) – 2001 In search of peace (Richard Trank, voix de la récitante) – 2004 Delgo (Marc F. Adler & Jason Maurer, voix de la récitante).  Télévision (notamment) : 1994  Oldest living confederate widow tells all (Ken Cameron) – 1996  Homecoming (Les enfants perdus) (Mark Jean) – 1999  Deep in my heart (Anita W. Addison) -2001  Haven (John Gray) – 2003  The Roman Spring of Mrs. Stone (Robert Allan Ackerman).

Fragments d’un dictionnaire amoureux : Henri Attal

Henri Attal et Jean-Pierre Mocky dans « Le glandeur »

Cet éternel abonné aux rôles de tueurs et de bagnards – à l’image de “L’affreux” dans “Elle cause plus… elle flingue” de Michel Audiard en 1972, sorte de rôle étalon de sa carrière – est un grand oublié des dictionnaires. Second couteau par excellence et figure singulière du cinéma français, il semble impossible de dresser sa filmographie exhaustive. Brun, ténébreux, le sourcil épais, trucider son prochain semble pour lui une seconde nature. Il est souvent en tandem avec Dominique Zardi : “…Attal, je l’ai rencontré par hasard dans un studio. Je le connaissais vaguement de vue, et je me suis aperçu très vite que tout le monde disait Attal et Zardi, Attal et Zardi! Alors que je n’ai rien en commun avec lui. J’étais petit, blond, timide, réservé, avec une nature assez profonde et entière, et lui c’est un personnage très flou, très pittoresque, c’est un elfe, un mec qui n’existe pas. A 60 ans, il n’a toujours pas de domicile, c’est un homme très étrange! On a constitué sans s’en rendre compte un couple atypique. On était tellement différents, opposés, “in conflitto” comme disent les Italiens, en conflit, parce que Attal, dans les films est bohème, “voleur”, fou et faux… exactement ce que je ne suis pas ! En France on ne sait pas travailler avec des gens atypiques ! Enfin pas encore ! Peut-être que de nouveaux cinéastes le verront avec des visions plus grandes !” Travelling avant N°10–1997). On les retrouve souvent à la limite de la figuration : dans une bagarre face à Fernandel dans “L’assassin est dans l’annuaire” (1961), spectateurs à la boxe dans “Les petits matins” (1961) et même en smoking (un contre-emploi!), allant au concert et croisant Ingrid Bergman et Yves Montand dans “Goodbye again (Aimez-vous Brahms)” (1961). Quand on les voit en apaches, roder autour de petites filles dans “Paradiso, hôtel du libre échange” (1965), on en frémit d’avance. Dans des rôles plus conséquents, Attal et Zardi sont hommes de main de Fantômas dans la trilogie d’André Hunebelle. Tué dans le premier épisode, Attal “ressuscite” dans le suivant !, pour devenir un Écossais édenté et idiot dans “Fantômas contre Scotland Yard” (André Hubelle, 1966). Ils sont tueurs à la solde de Robert Hossein dans “Le vice et la vertu” (Roger Vadim, 1962), tueurs – again !- dans “Mort d’un tueur” (Robert Hossein, 1963), truands terrorisants un troupeau de vaches dans “La horse” (Pierre Granier-Deferre, 1969) ou habitués des castings à la recherche d’un rôle dans “Le cinéma de Papa” (Claude Berri, 1970). Mais ils sont souvent amusants, même en sbires anglais (!) d’Edward Meeks dans “Pleins feux sur Stanislas” (Jean-Charles Dudrumet, 1965). Il faut les voir dans cette parodie de films d’espionnages, batailler avec Billy Kearns et Clément Harari, ils ont pour seule réplique un “Yes sir !”, clin d’oeil sans doute à la réplique de Robert Dalban dans “Les tontons flingueurs”.

Avec Dominique Zardi dans « Les plus grandes escroqueries du monde »

Ils étaient assez violents au début de leur carrière à l’image d’un mémorable témoignage dans “Cinéma Cinémas” en 1990 où ils racontent avoir jeté à l’eau la caméra de l’équipe de tournage du film “Saint-Tropez Blues” (1960) suite à une promesse non tenue d’y participer. Les témoignages par téléphone de Jean Becker, Claude de Givray, Claude Chabrol et Jean-Pierre Mocky, y sont riches d’anecdotes. Résultat : ils sont dans le film dans des rôles de marins bagarreurs ! Claude Chabrol les prend en sympathie en 1959, pour “Les bonnes femmes”. : “Ils cassaient la gueule à ceux qui ne voulaient pas les engager. Je les avais prévenus dès le départ. Je voulais bien les engager, et le fait que leurs noms commencent par A et Z m’amusait. Mais je leur avais dit “Il ne faut pas me menacer, parce que le jour où vous me faites chier, je vous envoie foutre. Si vous voulez qu’on se bagarre, on le fera, mais je ne suis pas du tout sûr que vous allez y gagner, parce que je suis vicieux comme le diable, vous aussi, et ça risque de mal se terminer”. Avec moi, ils ont toujours été très convenables. Je les aime bien.” – Conversation avec Claude Chabrol, un jardin bien à moi (François Guérif, Editions Denoël, 1999). Il leur offre leurs meilleurs rôles comme celui de Robègue pour Attal et de Riais pour Zardi (jeu de mot avec Alain Robbe-Grillet) dans “Les Biches” (1967), un tandem pédant (“Je montre deux emmerdeurs…, deux faux artistes qui font de la peinture bidon et de la musique à l’aide de trois tam-tams, d’un piston à coulisse et d’une machine à écrire. En un mot l’art qui emmerde tout le monde…” – Claude Chabrol dans “Claude Chabrol par Guy Braucourt” (Editions Seghers, 1971). Toujours chez Chabrol, ils sont gardes : “Ophélia” (1961), gendarmes :  “Landru” (1962), vigiles de la Tour Eiffel aux prises avec Francis Blanche qui se croit propriétaire des lieux suite à une escroquerie : “Les plus grandes escroqueries du monde : L’homme qui vendit la Tour Eiffel” (1963), tueurs dans un aéroport : “Le tigre se parfume à la dynamite” (1964), agresseurs de Maurice Ronet : “Le scandale” (1966), etc…. Il est à noter qu’Attal trouve souvent chez Chabrol – qui m’avait témoigné son estime envers lui – l’occasion d’essayer d’autres emplois, tel un “pilier de comptoir” halluciné, dans “Une femme infidèle” (1968), amusant Michel Bouquet par son comportement, l’officier de police précautionneux face à François Périer dans “Juste avant la nuit” (1970), la vieille sourde (sic) dans “Docteur Popaul” (1972), personnification inattendue du “destin”, le policier qui essaie en vain de raisonner Michel Aumont dans ses pulsions sadiques dans “Nada” (1973), spectateur passionné du procès de “Violette Nozière” (1977), ou encore l’huissier courtois (nommé Me Hareng !” dans “Madame Bovary” (1991). 

Ils intègrent le “Mocky Circus” (selon la formule d’Éric Le Roy), Attal est un policier blâmant Zardi, voyeur espionnant un couple d’amoureux caché sous une voiture dans “Les vierges” (1962). Jean-Pierre Mocky les utilise souvent depuis, ensemble ou séparés, tel pour Henri Attal, le passager d’un train, manquant de se faire voler son panier à chat par Jean Poiret dans “La bourse et la vie” (1965).

Henri Attal & Dominique Zardi – en arrière plan – dans “Topaz – L’étau”

Ils tournent un temps avec Jean-Luc Godard, en faux aveugles dans “Une femme est une femme” (1960), ne reconnaissant pas Jean-Paul Belmondo, pourtant ancien ami indicateur puis déclarant “avec ses lunettes noires, on n’y voit rien du tout!”, pompistes agressés violemment (pour une fois !) par le tandem Anna Karina-Belmondo dans “Pierrot le fou” (1965) et en consommateurs de café égrillards dans “Masculin Féminin” (1965), lisant un texte érotique à haute voix (effet décalé obligatoire). Attal et Zardi manquent même d’obtenir le rôle titre des Carabiniers, projet annulé suite à une brouille avec le producteur Georges de Beauregard. Ils participent même au film d’Alfred Hitchcock, “Topaz (L’étau)” en 1969, en tueurs au stade “Charlety”, mais la scène est coupée au montage final. On retrouve Attal, cavalier seul, en apache, montrant à d’autres truands comment se comporter dans le grand monde, lors de l’enterrement d’Arsène Lupin (mais en tenant le goupillon à l’envers, il perturbe avec drôlerie la cérémonie), dans “Arsène Lupin contre Arsène Lupin”  (1962), en ouvrier harangué par les nazis dans “Le vampire de Düsseldorf” (1964), inspecteur à la morgue dans “Galia” (1965)… Dans les années 70-80, il est un onaniste dans “Sex-Shop” (1972), un truand priant à genoux (avec ses codétenus Henri Virlojeux et Carlo Nell) … pour la réussite d’un cambriolage dans “Trop jolies pour être honnêtes” (1972), un concierge suspicieux dans “Gross Paris” (1973), un gardien de prison qui joue nerveusement aux cartes dans “Bartleby” (1976), un huissier au tribunal dans “L’autrichienne” (1989) ou encore un quidam se désolant, dans un hôpital, que l’on vienne agoniser sur son paillasson dans “Trois hommes à abattre” (1980). Enfin, il figure souvent dans les films de Claude Zidi tel le terroriste à la couscoussière, dans “Les sous-doués” (1979) ou le personnage à la gâchette facile de “Dédé La Mitraille” que provoque délibérément Philippe Noiret,  pour créer un carnage dans “Les Ripoux” (1984).



Avec Stéphane Audran & Dominique Zardi dans “Les biches”

Plus récemment, on le retrouve en figurant dans le film de Bertrand Tavernier “Laissez-passer” (2001), et chez Claude Chabrol, en vendeur de rue insistant pour offrir un sandwich grec à Michel Serrault dans “Rien ne va plus” (1997) et en beau-père impotent que visite Nathalie Baye dansLa fleur du mal” (2002). Chez Jean-Pierre Mocky, il est un ouvrier algérien dévoué dans “Le roi des bricoleurs” (1976), chômeur proposant un verre à Jacqueline Maillan – qu’elle refuse en lui déclarant un ironique “Il est charmant !” – dans “Ville à vendre” (1991), un amateur du vin Iroulégui dans “Alliance cherche doit” (1997), un mystérieux “pestiféré”, comparse de Noël Godin dans “Tout est calme” (1999), ou un badaud complètement fou, coiffé d’un journal, qui surveille des ouvriers – il pense qu’en les regardant, il les motive ! – dans “Le glandeur” (1999). Le sbire de Don Salvatore – campé savoureusement par un Michael Lonsdale “Wellesien” – dans “Le Furet” (2003) est sa dernière composition. Visiblement fatigué, le bras gauche dans le plâtre, il fait preuve d’une belle énergie face aux facéties téléphoniques de Jacques Villeret. Ces dernières années il vivait à Berck-sur-Mer (Pas-de-Calais), grâce à la comédienne Marie-France Boyer, qui lui avait trouvé un logement. Il meurt dans le dénuement et une grande discrétion, dans des conditions dramatiques, laissant son grand ami Dominique Zardi triste devant le silence sur ce fidèle serviteur du cinéma français. Pour avoir rentré souvent son nom sur le site IMDB afin de compléter sa filmographie, gageons que nous retrouverons encore d’autres rôles non répertoriés de Henri Attal, petite manière pour nous de continuer de rendre hommage à ce fidèle serviteur du cinéma français mort le 24 juillet 2003 des suites d’une violente crise d’asthme.

Avec Perrette Pradier & Dominique Zardi dans “Furia à Bahia pour OSS 117”

Filmographie : 1958  Asphalte (Hervé Bromberger) – 1959  Les bonnes femmes (Claude Chabrol) – 1960  Les godelureaux (Claude Chabrol) – Goodbye Again (Aimez-vous Brahms ?) (Anatole Litvak) – Une femme est une femme (Jean-Luc Godard) – Saint Tropez Blues (Marcel Moussy) – 1961  L’assassin est dans l’annuaire (Léo Joannon) – Les parisiennes [épisode «Sophie »] (Marc Allégret) – Les petits matins (Jacqueline Audry) – Auguste (Pierre Chevalier) – Le monte-charge (Marcel Bluwal)Ophélia (Claude Chabrol) -1962  Vivre sa vie (Jean-Luc Godard) – Le vice et la vertu (Roger Vadim) – Mélodie en sous-sol (Henri Verneuil) – Landru (Claude Chabrol) – Arsène Lupin contre Arsène Lupin (Édouard Molinaro) – Les vierges (Jean-Pierre Mocky) – 1963  O.S.S. 117 se déchaîne (André Hunebelle) – Méfiez-vous Mesdames ! (André Hunebelle) – Faites sauter la banque (Jean Girault) – Les plus belles escroqueries du monde [épisode « L’homme qui vendit La Tour Eiffel »] (Claude Chabrol) – L’assassin connaît la musique… (Pierre Chenal) – La mort d’un tueur (Robert Hossein) – Hardi Pardaillan (Bernard Borderie) – Du grabuge chez les veuves (Jacques Poitrenaud) – Château en Suède (Roger Vadim) – 1964  Échappement libre (Jean Becker) – Fantômas (André Hunebelle) – Le tigre aime la chair fraîche (Claude Chabrol) – Les gorilles (Jean Girault) – Le vampire de Düsseldorf (Robert Hossein) – La chasse à l’homme (Jean Girault) – 1965  Furia à Bahia pour OSS 117 (André Hunebelle) – Paris au mois d’Août (Pierre Granier-Deferre) – Galia (Georges Lautner) – Marie-Chantal contre le docteur Kha (Claude Chabrol) – Pleins feux sur Stanislas (Jean-Charles Dudrumet) – Fantômas se déchaîne (André Hunebelle) – Masculin Féminin (Claude Chabrol) – La bourse et la vie (Jean-Pierre Mocky) – Hotel Paradiso (Paradiso, hôtel du libre-échange) (Peter Glenville) – 1966  La ligne de démarcation (Claude Chabrol) – Roger la Honte (Riccardo Freda) – Le scandale (Claude Chabrol) – Fantômas contre Scotland Yard (André Hunebelle) – Brigade anti-gangs (Bernard Borderie) – 1967  Mise à sac (Alain Cavalier) – Les biches (Claude Chabrol) – Les grandes vacances (Jean Girault) – Le pacha (Georges Lautner) – 1968  La femme infidèle (Claude Chabrol) – Le cerveau (Gérard Oury) – 1969  Une veuve en or (Michel Audiard) – Horse, La (Pierre Granier-Deferre) – Borsalino (Édouard Molinaro) – Topaz (L’étau)  (Alfred Hitchcock, rôle coupé au montage) – 1970  Le cinéma de papa (Claude Berri) – Le gendarme en balade (Jean Girault) – Juste avant la nuit (Claude Chabrol) – 1971  Jo (Jean Girault) – La grande maffia… (Philippe Clair) – 1972  Sex-Shop (Claude Berri) – Docteur Popaul (Claude Chabrol) – Elle cause plus…, elle flingue (Michel Audiard) – Don Juan ou si Don Juan était une femme (Roger Vadim) – Trop jolies pour être honnêtes (Richard Balducci) – Moi y’en a vouloir des sous (Jean Yanne) – 1973  Ursule et Grelu (Serge Korber) – Le train (Pierre Granier-Deferre) – Nada (Claude Chabrol) – Gross Paris (Gilles Grangier) – Les quatre Charlots mousquetaires (André Hunebelle) – 1974  Borsalino & Co (Jacques Deray) – Une partie de plaisir (Claude Chabrol) – Les innocents aux mains sales (Claude Chabrol) – 1975  La course à l’échalote (Claude Zidi) – Adieu, poulet (Pierre Granier-Deferre) – Folies bourgeoises (Claude Chabrol) – 1976  Le corps de mon ennemi (Henri Verneuil) – Bartleby (Maurice Ronet, téléfilm diffusé en salles) – Le gang (Jacques Deray) – Le roi des bricoleurs (Jean-Pierre Mocky) – 1977  L’homme pressé (Édouard Molinaro) – Le point de mire (Jean-Claude Tramont) – L’animal (Claude Zidi) – Et vive la liberté! (Serge Korber) – Comment se faire réformer (Philippe Clair) – La zizanie (Claude Zidi) – Violette Nozière (Claude Chabrol) – 1978  Le témoin (Jean-Pierre Mocky) – Les réformés se portent bien (Philippe Clair) – Plein les poches pour pas un rond… (Daniel Daert) – Once in Paris (Frank D. Gilroy) – La carapate (Gérard Oury) – Je vous ferai aimer la vie (Serge Korber) – Flic ou voyou (Georges Lautner) – 1979  Le piège à cons (Jean-Pierre Mocky) – Le toubib (Pierre Granier-Deferre) – 1980  Trois hommes à abattre (Jacques Deray) – Le coup de parapluie (Gérard Oury) – Cherchez l’erreur (Serge Korber) – Les sous-doués (Claude Zidi) – Pour la peau d’un flic (Alain Delon) – 1981  Litan, la cité des spectres verts (Jean-Pierre Mocky) – 1982  Les misérables (Robert Hossein) – Pour 100 briques t’as plus rien… (Édouard Molinaro) – 1983  Le marginal (Jacques Deray) – À mort l’arbitre (Jean-Pierre Mocky, rôle coupé au montage final) – 1984  Les ripoux (Claude Zidi) – Le vengeance du serpent à plumes (Gérard Oury) – Par où t’es rentré ? on t’as pas vu sortir (Philippe Clair) – Poulet au vinaigre (Claude Chabrol) – 1986  Masques (Claude Chabrol) – Le solitaire (Jacques Deray) – 1987  Le cri du hibou (Claude Chabrol) – 1988  Une affaire de femmes (Claude Chabrol) – 1989  L’autrichienne (Pierre Granier-Deferre) – Jours tranquilles à Clichy (Claude Chabrol) – 1990  Madame Bovary (Claude Chabrol) – 1991  La totale! (Claude Chabrol) – Betty (Claude Chabrol) – Ville à vendre (Jean-Pierre Mocky)1992  L’inconnu dans la maison (Claude Chabrol) – Bonsoir (Jean-Pierre Mocky) – 1996  Alliance cherche doigt (Jean-Pierre Mocky) – 1997  Rien ne va plus (Claude Chabrol) –  Vidange (Jean-Pierre Mocky) – 1998  Tout est calme (Jean-Pierre Mocky) -1999  La candide Madame Duff (Jean-Pierre Mocky) – Le glandeur (Jean-Pierre Mocky) – 2000  Laissez-passer (Bertrand Tavernier) – 2002  La fleur du mal (Claude Chabrol) – Le furet (Jean-Pierre Mocky). Télévision : (notamment) : 1967  Lagardère (Jean-Pierre Decourt) – 1974  Histoires insolites : Une invitation à la chasse (Claude Chabrol) – 1975  Jo Gaillard : Cargaison dangereuse (Christian-Jaque) – 1977  Emmenez-moi au Ritz (Pierre Grimblat) – Les enquêtes du commissaire Maigret : Au rendez-vous des Terre-Neuvas (Jean-Paul Sassy) – 1978  Claudine à l’école (Édouard Molinaro) – 1979  Le roi qui vient du sud (Marcel Camus, série TV) – 1980  Les dossiers de l’écran : Le grand fossé (Yves Ciampi) – Arsène Lupin joue et perd (Alexandre Astruc) – Fantômas : l’échafaud magique (Claude Chabrol) – 1981  Le système du docteur Goudron et du professeur Plume (Claude Chabrol) – 1991  Le gang des tractions : Saint-Germain (Josée Dayan) – 1996  La nouvelle tribu (Roger Vadim).

Remerciements à Claude Chabrol, Dominique Zardi et à l’équipe de “secondscouteaux.com”. (Mise à jour du 11/02/2011). Nota (private joke) : attention aux “suceurs de roues”, pillant allègrement le travail des autres, ils sont priés de ne pas recopier bêtement cette note, surtout quand je me trompe de film ! On saluera donc la réactivité pour rectifier l’erreur suite à cette petite remarque !

Fragments d’un dictionnaire amoureux : Jean Négroni

Jean Négroni dans “La colère de Maigret”

Annonce de la mort de Jean Négroni, grand comédien au théâtre, le cinéma l’a boudé, mais il était souvent récitant de courts et longs métrages, on se souvient de son timbre de voix particulier pour “La jetée” de Chris Marker, et ses rôles dans la série “La caméra explore le temps” pour la TV, disponibles chez L.C.J. éditions en DVD. On pouvait le revoir hier dans “Le deuxième souffle” de Jean-Pierre Melville, 1966. Voir également la La gazette du doublage et le portrait d’Yvan Foucart pour Les gens du cinéma.

Filmographie : 1941  Les inconnus dans la maison (Henri Decoin) – Premier rendez-vous (Henri Decoin) – 1942  Les cadets de l’Océan (Jean Dréville) – 1945  Patrie (Louis Daquin) – 1957  Un certain Monsieur Jo (René Jolivet) – 1960  L’enclos (Armand Gatti) – Le sourire (Serge Bourguignon, CM) – 1963  La demoiselle de cœur (Philippe Arthuys, CM) – 1964  La cage de verre (Jean-Louis Lévi Alvares &t Philippe Arthuy) – La journée de Pernette (Alain Saury, CM) –  1965  La dame de pique (Léonard Keigel) – Paris brûle-t-il ? (René Clément) – Delphes (Colette Mary, CM) –  Le dernier matin de Alexandre Pouchkine (Maurice Fasquel, CM) – Evariste Galois ou l’éloge des mathématiques (Alexandre Astruc, CM) – 1966  …Jusqu’au soir ou la ligne des jours… (Tewfik Farès, CM) – Le deuxième souffle (Jean-Pierre Melville) – 1968  Mario Prassinos (Lucien Clergue, CM) – 1970  Un temps pour la mémoire (Georges Pessis, CM) – 1972  Jean Vilar, une belle vie (Jacques Rutman, documentaire) – 1975  L’alpagueur (Philippe Labro) – 1976  Pourquoi ? (Anouk Bernard) – 1979  I… comme Icare  (Henri Verneuil) – Noces de sève (Philippe Arthuys, inédit en salles) 1991  Céleste, court métrage de Laurent Tuel, CM). Voxographie (comme récitant) : 1953  Les statues meurent aussi (Alain Resnais & Chris Marker, CM) – 1956  La passe du diable (Jacques Dupont & Pierre Schoendoerffer, documentaire) – 1960  L’eau et la pierre (Carlos Vilardebo, CM) – La petite cuillère (Carlos Vilardebo, CM) – 1962  La mémoire courte (Henri Torrent & Francine, documentaire) – À la rencontre de Wolfgang Amadeus Mozart (Pierre Viallet, documentaire) – L’image retrouvée (Henri Pialat, documentaire) – Dix Juin 1944 (Maurice Cohen, documentaire) – La jetée (Chris Marker, CM) – 1963  La montagne de fer (André Bureau, CM documentaire) – Illuminations (François Reichenbach & Jonathan Bates, documentaire) – Le pèlerin perdu (Guy Jorré, CM) – Tel un fleuve (Pierre Lary, CM) – 1964  Bassae (Jean-Daniel Pollet, CM) – L’escalier (Édouard Luntz, CM) – 1965  Ohrid Express (Jean Dasque & Robert Legrand, CM) –  Peintres français d’aujourd’hui : Jean Lurçat (Jacques Simonnet, documentaire) – East African Safari (François Reichenbach, Olivier Gendebien & Tresgot, CM documentaire) – Au temps des châtaignes (Jean-Michel Barjol, CM documentaire) – Le rose et le sel (Marc Champion, CM documentaire) – 1966  À Saint-Paul de Vence, la fondation Maeght (Carlos Vilardebo, CM) – 1968  Le pays d’Arles (Jean Leherissey, documentaire) – Les enfants de Néant (Michel Brault, MM documentaire) –  Les roses de Tourlaville (Jean-Paul Bourdeaudicq, CM) – 1969  Dieu a choisi Paris (Philippe Arthuys & Gilbert Prouteau, documentaire) – Charles le Brun (Frédéric Mégret, documentaire) – Claude Lorrain (Frédéric Mégret, documentaire) – Nicolas Poussin (Frédéric Mégret, documentaire) –  La 231 D 735 (Y. Clara, documentaire) – 1970  Voyage chez les vivants (Henry Brandt) – Printemps en cet avril (Louis Soulanes, CM documentaire) – 1978  La nuit transfigurée (Roland Melville, CM) – Papy fait de la résistance (Jean-Marie Poiré) – 1987  Cérémonie d’amour (Walerian Borowczyk). Télévision (notamment) : 1963  La première légion (Gilbert Pineau) – La machine infernale (Claude Loursais) – 1964  Rocambole : Rocambole chez les Thugs (Jean-Pierre Decourt) – La caméra explore le temps : La terreur et la vertu : Danton (Stellio Lorenzi) – La caméra explore le temps : La terreur et la vertu : Robespierre (Stellio Lorenzi) – 1965  Points de mire (Alain Boudet) – 1966  Illusions perdues (Maurice Cazeneuve, série TV) – La caméra explore le temps : Les Cathares – La croisade (Stellio Lorenzi) – En votre âme et conscience : Le secret de la mort de monsieur Rémy (Jean Bertho) – Voxographie TV : 1961  Le petit garçon d’Hiroshima, CM, TV) – 1967  L’Arlésienne (Pierre Badel, récitant).

Fragments d’un dictionnaire amoureux : Dominique Marcas

Dominique Marcas

Dominique Marcas dans un épisode de “Sur le fil”

Sa frêle silhouette – 1m48, selon son CV – a hanté plusieurs films depuis les années 50. Elle joue souvent de malchance, dans “Mortel transfert” (1999) elle est la femme revêche du libraire – André Chaumeau -, et elle est carrément hors champs, et dans la “Jeanne d’Arc” (1999), elle joue un ecclesiastique, un rôle d’homme !

Son physique particulier en fait l’interprète idéale pour des rôles de concierge voyeuse “La marge” (1975), d’employée timide dans “Papa, maman, la bonne et moi” (1954), d’austère directrice d’un collège de jeunes filles émoustillée à l’idée de voir un champion de tennis dans “Les bricoleurs” (1962), quelle voit en “Don Juan des temps modernes” – elle y est créditée sous le nom de Markas -, de pompiste tétanisée par la fureur d’un Louis de Funès dans “Les grandes vacances” (1967), d’une austère secrétaire dans “L’Auvergnat et l’autobus” (1969),ou d’ une femme pilier de comptoir dans “Zig zig” (1974). On la retrouve aussi en religieuse dévouée aux pauvres de Hong-Kong, quelque peu malmenée par Christian Clavier dans “Les anges gardiens” (1995), ou en vieille servante de Mélanie Thierry qui secoue avec énergie un Benoît Poelvoorde trempé de pluie dans “L’autre Dumas” (1999). Elle est idéale dans un cadre fantastique, comme l’une des soeurs Archignat dans la série “L’ile aux trente cercueils” et dans des rôles de femme acariâtres ou mourantes après un repas copieux comme la Mme Catherine dans “Les mains vides” (2002).

 

Elle trouve finalement le rôle de sa vie en 2000, en répondant à une petite annonce de Libération ! René Féret a connu plusieurs revers pour tourner “Rue du retrait” d’après l’oeuvre de Doris Lessing. Il décide donc de lui confier ce rôle de Mado, femme de soixante-quinze ans. Face à Marion Held, elle compose une remarquable Mado Bibois, femme aigrie, seule et dans la précarité, mais finalement touchante, ces deux femmes se retrouveront amies. Elle retrouvera Féret dans “Nannerl, la Soeur de Mozart”, en 1999, en austère Mère Abbesse chez qui la famille Mozart trouve refuge, suite à un problème d’essieu de leur calèche. Elle et touchante en aïeule sympathique et entourée de sa famille, toujours prompte à s’assoupir dans un coin dans “Main dans la main” (2011). Dans ce rôle elle a élevé Jérémie Elkaïm et Valérie Donzelli dans la Meuse, suite au décès de leurs parents dans un accident d’avion.

Une filmographie exhaustive semble impossible, d’autant plus que dans la liste de ses films sur “L’annuaire biographique du cinéma” (1962), on retrouve une liste de film, mais quand on en visionne certains sur le câble- “Gunman in the streets (Le traqué ) (Boris Lewin & Frank Tuttle) (1950)” ou “Adorables créatures (Christian-Jaque) (1952)” -, on ne la retrouve pas, alors que je rajoute régulièrement plusieurs de ses participations sur sa fiche IMDB. Les précisions apportées à la filmographie qui suit par Armel de Lorme, sont d’autant plus précieuses.

Jean-Jacques Jouve avait dressé son portrait dans le dernier numéro – hélas – de la formidable “lettre des comédiens”  N°22 de novembre 1999, “Dominique Marcas, comédienne inspirée”. Il rappelle ses participations à d’autres “Jeanne D’Arc” (Version Jean Delannoy, en 1952, dans un téléfilm de Pierre Badel, en 1989), et ses emplois ancillaires, depuis son rôle de femme de chambre dans “Rue de l’Estrapade” (1952), ou de secrétaires ” quatre fois au service de Noël Roquevert “.

Il précise également qu’elle doit son pseudonyme à deux de ses marraines de théâtre, Arletty : “Dominique, emprunté à celui de l’envoyée du diable qu’Arletty incarnait dans “Les visiteurs du soir” & Maria Casarés “A la seconde, le pseudonyme de Marcas, constitué par les initiales MARia CASarès. Il faut lire à ce propos les très belles pages que la grande actrice, disparue en 1996, a consacrée à sa petite protégée dans don livre de souvenirs “Résidente privilégiée”.

Saluons le parcours de cette touchante comédienne qui régale les cinéphiles à chacune de ses apparitions ! Deux liens la concernant Cinéthéa & Objectif cinéma.

Filmographie : Établie avec Armel de Lorme : 1950  Gunman in the streets (Le traqué) (Frank Tuttle & Borys Lewin, + version française, à confirmer) – Justice est faite (André Cayatte, invisible à l’écran) – 1951  Un grand patron (Yves Ciampi, invisible à l’écran) – Gibier de potence (Roger Richebé, invisible à l’écran) – Le crime du Bouif (André Cerf) – L’amour, Madame (Gilles Grangier) – 1952  Les belles de nuit (René Clair, apparition subliminale) – Le plus heureux des hommes (Yves Ciampi) – Elle et moi (Guy Lefranc) – L’appel du destin (Georges Lacombe, invisible à l’écran) – La loterie du bonheur (Jean Gehret) – Les dents longues (Daniel Gélin) – Les détectives du dimanche (Claude Orval) –  Destinées [épisode « Jeanne »] (Jean Delannoy) – Rue de l’Estrapade (Jacques Becker) – Femmes de Paris (Jean Boyer, invisible à l’écran) – 1953   Jeunes mariés (Gilles Grangier) – Les amoureux de Marianne (Jean Stelli) – Le guérisseur (Yves Ciampi) –  Acte of love (Un acte d’amour) (Anatol Litvak) – 1954   Les fruits de l’été (Raymond Bernard, invisible à l’écran mais de nombreux rôles ont été coupés) – Papa, maman, la bonne et moi (Jean-Paul Le Chanois) – 1955   Chantage (Guy Lefranc) – Papa, maman, ma femme et moi (Jean-Paul Le Chanois) – 1956   Miss Catastrophe (Dimitri Kirsanov) –  Notre-Dame de Paris (Jean Delannoy) – 1957   Donnez-moi ma chance / Pièges à filles (Léonide Moguy) – La peau de l’ours (Claude Boissol) – 1958   Suivez-moi, jeune homme (Guy Lefranc) – Et ta soeur (Maurice Delbez) – 1959  Le baron de l’écluse (Jean Delannoy) – 1962  Les bricoleurs (Jean Girault) – 1963   La difficulté d’être infidèle / Le bonheur conjugal (Bernard Toublanc-Michel) – Du grabuge chez les veuves (Jacques Poitrenaud) – Faites sauter la banque (Jean Girault) – 1967   Les grandes vacances (Jean Girault) – 1968 L’Auvergnat et l’autobus (Guy Lefranc) – 1969   La maison de campagne (Jean Girault) – 1970   Un beau monstre (Sergio Gobbi) – Juste avant la nuit (Claude Chabrol) – 1971   Liza (Marco Ferreri) – 1973   Le mouton enragé (Michel Deville) – 1974   Aloïse (Liliane De Kermadec) – Une partie de plaisir (Claude Chabrol) – Zig Zig (Laszlo Szabo) – 1975   Monsieur Albert (Jacques Renard) – La marge (Walerian  Borowczyk) – 1981   La gueule du loup (Michel Léviant) – 1983   Gwendoline (Just Jaeckin) –  La femme publique (Andrzej Zulawski, rôle coupé au montage) – 1984   Liste noire (Alain Bonnot) –  1985   La consultation (Radovan Tadic, court-métrage)- 1987   Si le soleil ne revenait pas (Claude Goretta) – 1988   Erreur de jeunesse (Radovan Tadic) – 1989   La putain du roi (Axel Corti) – Docteur Petiot (Christian De Chalonge) – La passion de Bernadette (Jean Delannoy, inédit en salles) – 1989  A star for two (Jim Kaufman, inédit) – 1990  Lacenaire (Francis Girod) – 1991  Albert souffre (Bruno Nuytten) –  La vie de bohème (Aki Kaurismaki) – 1992   Roulez jeunesse ! (Jacques Fansten) – 1993   Grosse fatigue (Michel Blanc) – 1994   Élisa (Jean Becker) – Muriel fait le désespoir de ses parents (Philippe Faucon) – 1994  Les anges gardiens (Jean-Marie Poiré ) – 1995  Ma femme me quitte (Didier Kaminka) – 1997   Cantique de la racaille (Vincent Ravalec) – 1998   Jeanne d’Arc (Luc Besson) – 1999   C’était là depuis l’après-midi (Stéphane Metge, CM) – 2000   Mortel transfert (Jean-Jacques Beineix) – Rue du retrait (René Féret) – 2001   Traces invisibles (Charlotte Trench, CM) – Le pharmacien de garde (Jean Veber) – 2002   Bloody Mallory (Julien Magnat) – L’enfant du pays (René Féret) –  A l’abri des regards indiscrets (Ruben Alves & Hugo Gélin, CM) – Les mains vides (Marc Recha) –  Le papillon (Philippe Muyl) – 2005  Hélas et hourra (Benoît Cohen) –  Nocturnes (Henry Colomer) – Nos amis les terriens (Bernard Werber) – 2007  Un si beau voyage (Khaled Ghordal) – Gaga… ils n’ont plus toute leur tête (Grégory Morin, pré-film) – Camille (Julie Granier, CM) – 2009  L’autre Dumas (Safy Nebbou) – Nannerl, la Soeur de Mozart (René Féret) – 2011  Main dans la main (Valérie Donzelli) – 2012  Pas très normales activités (Maurice Barthélémy).

Nota : elle ne semble jamais avoir participé à Opération Lady Marlène (Robert Lamoureux, 1974), bien que ce titre figure dans son CV.

Télévision (notamment) : 1961  Le théâtre de la jeunesse : Cosette (1ère et 2ème partie) (Alain Boudet) – 1966  Le théâtre de la jeunesse : Les deux nigauds (1ère partie) (René Lucot) – 1970  Le théâtre de la jeunesse : Un mystère contemporain (Alain Boudet) – 1971  Les cent livres : Le petit chose (Jean Archimbaud) – Sous le soleil de Satan (Pierre Cardinal) – 1972  La lumière noire (Pierre Viallet) – Pot-Bouille (Yves-André Hubert, série) – La mare au diable (Pierre Cardinal) – 1973  Témoignages : Marcel ou Paul ? (Bernard Toublanc-Michel) – L’enlèvement (Jean L’Hôte) – Karatekas and Co : Le club de l’eau plate (Edmond Tyborowski) – 1974  Étranger d’où viens-tu ?  (Bernard Toublanc-Michel, série) – 1975  Les brigades du Tigre : Le défi (Victor Vicas) – Le secret des Dieux (Guy-André Lefranc, série) – Les enquêtes du commissaire Maigret : La Guinguette à deux sous (René Lucot) – 1976  François le Ciampi (Lazare Iglésis) – 1977  Un amour de jeunesse (Raymond Rouleau) – 1978  Les Eygletières (René Lucot, série) – La filière (Guy-André Lefranc, série) – 1979  La petite Fadette (Lazare Iglésis) – Désiré Lafarge suit le mouvement Une fille seule (René Lucot) – L’éblouissement (Jean-Paul Carrère) – L’île au trente cercueils (Marcel Cravenne, série) – 1980  Histoires étranges : La loupe du diable (Pierre Badel) – L’enterrement de Monsieur Bouvet (Guy-André Lefranc) – 1981  Les héritiers : Les brus (Juan Luis Buñuel) – La vie des autres : L’autre femme (Gérard Clément, série) – Anthelme Collet ou le brigand gentilhomme (Jean-Paul Carrère, série) – 1982  Le retour d’Elisabeth Wolff (Josée Dayan) – 1983  Capitaine X (Bruno Gantillon) – Dans la citadelle (Peter Kassovitz) – 1984  Le dialogue des Carmélites (Pierre Cardinal) – L’âge vermeil (Roger Kahane) – 1985  Les amours des années 50 : Les scorpionnes (Jean-Paul Carrère) – L’énigme blanche (Peter Kassovitz) – La sonate pathétique (Jean-Paul Carrère) – 1988  Lundi noir (Jean-François Delassus) – 1991  L’huissier (Pierre Tchernia) – 1992  Maigret : Maigret et les plaisirs de la nuit (José Pinheiro) – Papa et rien d’autre (Jacques Cortal) – 1993  Ferbac : Le crime de Ferbac (Bruno Gantillon) – 1994  Le clandestin (Jean-Louis Bertucelli) – 1995  Pour une vie ou deux (Marc Angelo) – 1996  J’ai rendez-vous avec vous (Laurent Heynemann) – 1997  Madame Dubois : Hôtel Bellevue (Jean-Pierre Améris) – Le surdoué (Alain Bonnot) – 1998  Revient le jour (Jean-Louis Lorenzi) – 1999  P.J. : Casting (Frédéric Krivine) – Une femme d’honneur : Mort clinique (Alain Bonnot) – 2000  Avocats & Associés : L’enfant battu (Philippe Triboit) – Marc Eliot (Édouard Niermans) – 2001  H : Une histoire de dentiste (Frédéric Berthe) – Madame de… (Jean-Daniel Verhaeghe) – 2003  Quai N°1 : Amie-amie (Patrick Jamain) – 2004  Milady (Josée Dayan) – 2006  Sur le fil : Tuyau percé (Frédéric Berthe) – 2009  Folie douce (Josée Dayan).

Remerciements à Alain Plège et Jean-Jacques Jouve – Mise à jour du 23/12/2012

Fragments d’un dictionnaire amoureux : Renée Faure

Triste nouvelle que l’annonce hier d’Yvan Foucart à l’équipe des “gensducinema.com” de la mort de Renée Faure… Elle était sociétaire de la Comédie Française, voir FICHE et héroïne de plusieurs films de son mari Christian-Jacque (“L’assassinat du père Noël”, “Sortilèges”, “La Chartreuse de Parme”. Au cinéma, elle était également une bourgeoise se réfugiant dans un couvent “Les anges du péchés” (Robert Bresson, 1943), la fidèle secrétaire de Jean Gabin dans “Le président” (Henri Verneuil, 1960), la mère surprotectrice du juge (Philippe Noiret) dans “Le juge et l’assassin” (Bertrand Tavernier, 1975) ou l’effroyable “faiseuse d’anges” dans “La petite voleuse” (Claude Miller, 1988). Vous pouvez lire l’indispensable hommage d’Yvan Foucart, pour les Les gens du cinéma.

Capture d’écran de Renée Faure dans “Le président”

Filmographie : 1941  L’assassinat du Père Noël (Christian-Jaque) – Le prince charmant (Jean Boyer) – 1942  Des jeunes filles dans la nuit (Jean Boyer) – 1943 Béatrice devant le désir (Jean de Marguenat) – Les anges du péché (Robert Bresson) – 1944 Sortilèges (Christian Jaque) – 1945 François Villon (André Zwobada) – 1946  Torrents (Serge de Poligny) – La grande aurora (La grande aurore) (Giuseppe Maria Scotese) – 1947  L’ombre (André Berthomieu) – 1952 Adorables créatures (Christian-Jaque) – Koenigsmark (Solange Térac) – 1953  Raspoutine (Georges Combret) – 1954 Bel ami (Louis Daquin) – 1956 Le sang à la tête (Gilles Grangier) – 1957  Cargaison blanche (Georges Lacombe) – 1959  Rue des prairies (Denys de La Patellière) – 1960 Le président (Henri Verneuil) – 1965 Les sultans (Jean Delannoy) – 1975 Le juge et l’assassin (Bertrand Tavernier) – 1976 Un neveu silencieux (Robert Enrico) – 1982 Ombre et secrets (Philippe Delabre, CM) – 1984 L’amour en douce (Édouard Molinaro) – 1988 La petite voleuse (Claude Miller) – 1989 Dédé (Jean-Louis Benoît) – 1990 À la vitesse d’un cheval au galop (Fabien Onteniente) – 1992 L’inconnu dans la maison (Georges Lautner) – 1996 Nel profondo paese straniero (Homère, la dernière odyssée) (Fabio Carpi). Télévision (notamment) : 1955  Message pour Margaret (Claude Barma) – La troisième Chambre (Jean Vernier) – 1961  Le procès de Sainte-Thérèse-de-l’enfant-Jésus (Guy Lessertisseur) – 1964  La misère et la gloire (Henri Spade) – Le théâtre de la jeunesse : David Copperfield (Marcel Cravenne) – 1967  La guerre de Troie n’aura pas lieu (Marcel Cravenne) – 1970  Lancelot du lac (Claude Santelli) – Les gens de Mogador (Robert Mazoyer) – 1972  Les évasions célèbres : L’évasion du duc de Beaufort (Christian-Jaque) – Pot-Bouille (Yves-André Hubert) – Trois diamants plus une femme (Aldo Altit) – Le temps de vivre, le temps d’aimer (Louis Grospierre) – 1973  Le grand amour de Balzac (Wojtez Solarz & Jacqueline Audry) – Témoignages : Le dernier mot (Hubert Cornfield) – La forêt (Pierre Bureau, captation) – 1974  Un jeune homme seul (Jean Mailland) – Madame Bovary (Pierre Cardinal) – 1975  La chasse aux hommes (Lazare Iglésis) – Au théâtre ce soir : Il était une gare (Pierre Sabbagh) – 1976  Don juan ou l’homme de cendres (Guy Lessertisseur, captation) – Recherche dans l’intérêt des familles : Le coupable (Philippe Arnal) – 1977  Le naufrage de Monte-Christo (Josée Dayan) – 1979  Les dossiers éclatés : Mort non naturelle d’un enfant naturel (Roger Kahane) – Une femme dans la ville (Joannick Desclercs) – Une fugue à Venise (Josée Dayan) – 1980  L’enterrement de Monsieur Bouvet (Guy-André Bouvet) – Les mystères de Paris (André Michel) – L’aéropostale, courrier du ciel (Gilles Grangier) – Les amours des années folles : La messagère (François Gir) – 1981  Le roman du samedi : Mémoire de deux jeunes mariées (Marcel Cravenne) – L’ange noir (Bernard-Roland) – Le sang des Atrides (Sam Itzkovitch) – Antoine et Julie (Gabriel Axel) – Mon meilleur Noël : L’oiseau bleu (Gabriel Axel) – 1982  Paris-Saint-Lazare (Marco Pico) – Sans un mot (Gérard Poitou-Weber) – Au théâtre ce soir : Les pas perdus (Pierre Sabbagh) – Au théâtre ce soir : La maison de l’estuaire (Pierre Sabbagh) – 1983  Tante Blandine (Guy Jorré) – Le général a disparu (Yves-André Hubert) – La vie de Berlioz (Jacques Trébouta) – 1984  L’âge vermeil (Roger Kahane) – Péchés originaux : On ne se quittera jamais (Patrick Bureau) – 1985  Le seul témoin (Jean-Pierre Desagnat) – Les amours des années 50 : Passez muscade (Agnès Delarive) – Madame et ses flics : Télé-crime (Roland-Bernard) – Brigade verte : L’estampille (Gilles Grangier) – 1987  La ruelle au clair de lune (Édouard Molinaro) – 1988  Les grandes familles (Édouard Molinaro) – 1989  Les cinq dernières minutes : Le miroir aux alouettes (Guy Jorré) – Le masque : La radio (Yves Barbara) – La grande cabriole (Nina Companeez) – 1991  Maigret : Maigret et la grande perche (Claude Goretta) – 1992  La femme abandonnée (Édouard Molinaro) – Miss Moscou (Gilles Carle) – La grande collection : Senso (Gérard Vergez) – 1993  Les mercredis de la vie : La dame de Lieudit (Philippe Monnier) – 1994  Un ange passe (Guy Jorré) – 1998  Une femme d’honneur : Mort en eaux troubles (Philippe Monnier).

Mise à jour du 26/01/2009