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MORT DE MAXIME LEROUX

Maxime Leroux dans « Le refuge » (photo source « Allociné »)

Annonce de la mort du comédien Maxime Leroux à l’âge de 58 ans, d’un cancer. Un grand comédien qui a eu des rôles à la mesure de son talent surtout à la télévision. Chienne de vie… Comme toujours, nous devons à Yvan Foucart les précisions d’état civil concernant ce sympathique Normand né à Sainte-Adresse (Seine-Maritime) le 26 mars 1951 et décédé ce 21 janvier à Paris.

Filmographie : 1981  Les manèges de l’imaginaire (Joseph Daran) – 1982  Effraction (Daniel Duval) – 1983  Les tas (Didier Mahieu, CM) – 1984  Le transfuge (Philippe Lefebvre) – 1986  Désordre (Olivier Assayas) – Cross (Philippe Setbon) – Lévy et Goliath (Gérard Oury) – Le moustachu (Dominique Chaussois) – 1987  Agent trouble (Jean-Pierre Mocky) – La passion Béatrice (Bertrand Tavernier) – Chamane (Thomas Gilou, CM) – La maison de Jeanne (Magali Clément) – Chouans ! (Philippe de Broca) – Camille Claudel (Bruno Nuytten) – 1988  Romuald et Juliette (Coline Serreau) – Anaon (François-Renaud Labarthe, CM) – 1989  Hiver 54, l’abbé Pierre (Denis Amar) – Miléna (Véra Belmont) – Mister Frost (Philippe Setbon) – Jean Galmot, aventurier (Alain Maline) – 1990  Netchaïev est de retour (Jacques Deray) – La tribu (Yves Boisset) – Simon courage (Patrick Ardis, CM) – Aujourd’hui peut être… (Jean-Louis Bertuccelli) – Requiem (Didier Le Pêcheur, CM) – 1991  Rossignol de mes amours (Christian Merret-Palmair , CM) – Passera-t-il ? (Claude Duty, CM) – L’illuminé (Philippe Barcouzareaud, CM) – Diên Biên Phu (Pierre Schoendoerffer) – Malika, un peu trop (Agnès de Sacy, CM) – 1992  Le fis du requin (Agnès Merlet) – Faut-il aimer Mathilde ? (Edwin Baily) – Justinien Trouvé ou le bâtard de Dieu (Christian Fechner) – Tango (Patrice Leconte) – Un crime (Jacques Deray) – 1993  Les nems moi non plus (Philippe Rostan, CM) – Montparnasse-Pondichéry (Yves Robert) – 1994  Le mari de la femme du pompiste (Didier Le Pêcheur, CM) – Excentric Paradis (Yann Fisher Lester) – 1995  Tour de rôles (Delphine Lemoine, CM) – L’éternité (Joseph Danan, CM) – La pucelle des zincs (Claude Duty & Alain Ade, CM) – La nave de los sueños (Ciro Durán) – 1996  Fallait pas !… (Gérard Jugnot) – Ombres magiques (Patrice Spadoni, CM) – 1997  C’est le pays joyeux des enfants heureux (Marin B. Roversi, CM) – Le cheminot et le chemineau (Jean-François Buiré, CM) – 1998  Clémence (Stéphane Chomant, CM) – 1999  Expertise contradictoire (Georges Aveyanédès, CM) – 2002  Après le combat (Marc Ponette, CM) – 2003  Pop up (Rénald Magnier, CM) – 2004  Un printemps à Paris (Jacques Bral) – 2005  Sauf le respect que je vous dois (Fabienne Goddet) – 2007  Sans arme, ni haine, ni violence (Jean-Paul Rouve) – 2009  First impressions (Nigel Bennett, CM) [diffusion TV dans la collection « Écrire pour un chanteur »] – Canicule de cheval (Stéphanie de Fenin, CM) – Henri (Édouard Charuit & Jérémie Loiseau). Voxographie : 1988  Baxter (Jérôme Boivin) – 2002  Corto Maltese la cour secrète des arcanes (Pascal Morelli, animation).

Télévision : établie avec Patrick Bernard : 1983  Quidam (Gérard Marx) – Manipulations (Patrick Bernard) – 1984  Les copains de la Marne (Christiane Spiero) – Néo polar : La théorie du 1% (Gérard Marx) – 1985  Le diamant de Salisbury (Christiane Spiero) – 1987  L’heure Simenon : Un nouveau dans la ville (Fabrice Cazeneuve) – Les fortifs (Marco Pico) – La garçonne (Étienne Périer) – Souris noire : La pêche au caramel (Jean-Louis Bertuccelli) – 1988  Sueur froides : Black mélo (Philippe Setbon) – 1989  Le suspect (Yves Boisset) – Signe du pouvoir (Julio Questi) – Souris noire : La pêche au caramel (Jean-Louis Bertuccelli) – 1988  Sueurs froides : Black mélo (Philippe Setbon) – 1989   Le suspect (Yves Boisset) – Le signe du pouvoir (Giulio Questi) – Navarro : Strip show (Gérard Marx) – Contre jour : La porte d’or (Michel Vianey) – Haute tension : Les amants du lac (Joyce Buñuel) – 1990  Le pénitent (Jean-Pierre Bastid) – Le songe (Luciano Odoristo, sous réserves) – Piège pour une femme seule (Gérard Marx) – Felipe ha gli occhi azzurri (Felipe a les yeux bleus) (Gianfranco Albano) – 1991  Les carnassiers (Yves Boisset) – Interdit d’amour (Catherine Corsini) – Pour une fille en rouge (Marianne Lamour) – 1992  Salut les coquins (Marcel Zemour) – La princesse Alexandra (Denis Amar) – L’affaire Seznec (Yves Boisset) – Les noces de Lolita (Philippe Setbon) – Pour trois jours de bonheur (Jacques Otmezguine) – La femme de l’amant (Christopher Franck) – 1993  La voyageuse du soir (Iggal Niddam) – Le coeur qui tape (Didier Grousset) – La fête des pères (Jean-Daniel Verhaeghe) – Julie Lescaut : Ruptures (Josée Dayan) – 1994  Tempêtes (Gilles Behatine) – Une famille formidable (Joël Santoni, 3 épisodes) – 1995  Les boeuf-carottes :  Les enfants d’abord (Danis Alar) – Les Alsaciens ou les deux Mathilde (Michel Favart) – Le refuge : pilote (Alain Schwarstein) – 1996  Le juge est une femme : La fille aînée (Pierre Boutron) – La femme de Plume (Chantal Picault) – Le refuge : La danse du cobra (Alain Schwarzstein) – Le refuge : La nuit du loup (Alain Schwarzstein) – Le refuge : Le cheval d’Alix (Alain Schwarzstein) – La femme rêvée (Miguel Courtois) – 1997  Le refuge : Les moutons d’Anatole (Alain Schwarzstein) – Champs de Mars (Laurent Dussaux) – Le refuge : Le cheval et le corbeau (Jean-Claude Sussfeld) – Le refuge : Le chenil en péril (Christian François) – Le bimillionnaire (Michaël Perrotta) – Mon père des jours pairs (André Chandelle) – Un étrange héritage (Laurent Dussaux) – 1998  Le refuge : Finette (Christian François) – Le refuge : L’enfant qui dérange (Christian François) – Le refugre : Entre chien et loup (Philippe Roussel) – Le refuge : Vieux gamin (Claude Grinberg) – Les Cordier, juge et flic : L’honneur d’un homme (Paul Planchon) – Le bimillionnaire (Michael Perrotta) – 1999  Sauvetage (Jacques Malaterre & Igaal Niddam, 6 épisodes) – La crim’ : Tripes de Louchebem (Miguel Courtois) – Madame le proviseur : Ce que Mathilde veurt (Sébastien Grall) – Madame le proviseur : Jardin privé (Sébastien Grall) – Le lycée (Miguel Courtois, 6 épisodes) – 2000  Les misérables (Josée Dayan) – Le lycée (Miguel Courtois, 12 épisodes) – Madame le proviseur : Le secret de Polichinelle (Sébastien Grall) – Madame le proviseur : L’oeil du singe (Sébastien Grall) – Tania Boréalis ou l’étoile d’un été (Patrice Martineau) – 2001  Sauvetage (Jean Quaratino & Hugues de Laugardière, 6 épisodes) – Le lycée (Miguel Courtois, deux épisodes) – Division d’honneur (Marion Sarraut) – Madame le proviseur : La cicatrice (Alain Bonnot) – Madame le proviseur : Profs.com (Alain Bonnot) – 2002  Madame le proviseur : Mon meilleur ennemi (Alain Bonnot) – Commissariat Bastille : Le plus bel âge (Jean-Marc Seban) – Une femme d’honneur : Secret de famille (Marion Sarraut) – La bête de Gévaudan (Patrick Volson) – 2003  L’instit : Le choix de Léa (Jérôme Porte) – Fabien Cosma : D’un battement de cils (Jean-Claude Sussfeld) – La vie à mains nues (Sébastien Grall) – 2004  SoeurThérèse.com : Sang d’encre (Didier Grousset) – Bien dégagé derrière les oreilles (Anne Deluz) – 2005  La crim’ : Taxi de nuit (Denis Amar) – Prune Becker :  Une nouvelle vie (Alexandre Pidoux) – Ange de feu (Philippe Setbon) – 2006  La promeneuse d’oiseaux (Jacques Otmezguine) – Greco (Philippe Setbon) – 2007  Où es-tu ? (Miguel Courtois) – Une femme d’honneur  : Une journée d’enfer (Jean-Marc Seban) – 2008  La mort dans l’île (Philippe Setbon) – Boulevard du Palais : Angélique (Christian Bonnet) – L’affaire Salengro (Yves Boisset) – Adieu De Gaulle (Laurent Herbiet) – 2009  Un film sans… (un épisode).

MORT DE ROGER PIERRE

Photo « Agence Babette Pouget »

Annonce hier de la mort du comédien et auteur Roger Pierre, à l’âge de 86 ans. J’y reviendrai dès que possible…

Filmographie : 1946  Le père tranquille (René Clément) – 1948  Le colonel Durand (René Chanas) – 1949  Je n’aime que toi (Pierre Montazel) – 1951  Le pompon rouge (Claude Lalande, CM, scénario) – Intimités (CM, voix du récitant) – 1952  Le trou normand (Jean Boyer) – Deux de l’escadrille (Maurice Labro) – Belle mentalité (André Berthomieu, + dialogues) – Femmes de Paris (Jean Boyer) – 1953  Une vie de garçon (Jean Boyer) – Le portrait de son père (André Berthomieu, + dialogues) – 1955  La Madelon (Jean Boyer) – M’sieur la Caille (André Pergament) – Paris canaille (Pierre Gaspard-Huit) – 1956  La vie est belle (+ Co-réalisation avec Jean Marc Thibault & dialogues) – Nous autres à Champignol (Jean Bastia, + scénario & dialogues) – 1957  C’est arrivé à 36 chandelles (Henri Diamant-Berger) – Sans famille (André Michel) – Vive les vacances ! (Jean-Marc Thibault, + scénario & dialogues) – 1958  Les motards (Jean Laviron, + scénario, adaptation & dialogues) – Le gendarme de Champignol (Jean Bastia, + scénario, adaptation & dialogues) – 1959  Les héritiers (Jean Laviron, + scénario, adaptation & dialogues) – 1960  La Française et l’amour [Sketch : « L’adolescence »] (Jean Delannoy) – Les Tortillards (Jean Bastia) – 1961  La belle américaine (Robert Dhéry & Pierre Tchernia, cameo) – Un cheval pour deux (Jean-Marc Thibault, scénario, adaptation & dialogues) – 1962  Nous irons à Deauville (Francis Rigaud) – Tartarin de Tarascon (Francis Blanche, cameo) – Virginie (Jean Boyer) – Comment réussir en amour (Michel Boisrond) – 1963  Les durs à cuire ou comment supprimer son prochain sans perdre l’appétit (Jack Pinoteau, + adaptation) – 1964  Les gros bras (Francis Rigaud) – 1965  Les baratineurs (Francis Rigaud) – Les malabards sont au parfum (Guy Lefranc) – 1966  Le désordre à vingt ans (Jacques Baratier, documentaire) –  1968  Faites donc plaisir aux amis (Francis Rigaud) – Le débutant (Daniel Daert) – 1969  Des vacances en or (Francis Rigaud) – 1973  Gross Paris (Gilles Grangier) – 1974  En grandes pompes (André Teisseire, + scénario, adaptation & dialogues) – 1976  Comme sur des roulettes (Nina Companeez) – 1979  Mon oncle d’Amérique (Alain Resnais) – 1980  Camera d’albergo (Chambre d’hôtel) (Mario Monicelli) – 1982  Le braconnier de Dieu (Jean-Pierre Darras) – 1997  Bingo ! (Maurice Illouz) – 2005  Olé ! (Florence Quentin) – 2008  Les herbes folles (Alain Resnais). Comme scénariste seulement : 1954  Les deux font la paire (André Berthomieu, dialogues) – 1955  La bande à papa (Guy Lefranc, idée originale). Télévision (notamment) : 1963  Teuf-Teuf (Georges Folgoas) – 1967  Les créatures du Bon Dieu : Franck et sa mouette (Jean Laviron) – Deux romains en Gaulle (Pierre Tchernia) – 1969  Les deux timides (Georges Folgoas) – 1973  Les maudits rois fainéants (Marion Sarraut, Jacques Brialy, André Flédérick & Bernard Lion) – 1974  Les Les z’heureux rois z’Henri (Roger Benamou, Philippe Galardi & Roger Pradines) –  1976  Au théâtre ce soir : Le pirate (Pierre Sabbagh) – Voyez-vous ce que je vois ? (Agnès Delarive, captation) – 1979  Le tour du monde en 80 jours (André Flédérick, captation) – 1981  Le légataire universel (Claude Santelli, captation) – 1982  Spéciale dernière (Pierre Desfons, captation) – Le divan (Lazare Iglésis, captation) – 1986  Maguy : Connu comme le loulou blanc – 1988  L’appart (Christiane Spiero) – 1989  Orages d’été (Jean Sagols) – 1990  Eurocops : Alice en enfer (Alain Tasma) – 1996  Inspecteur Médeuze : Poulet au gratin (Étienne Dhaene) –  1997  Les mentons bleus (Agnès Delacroix) – 1998  À nous deux la vie (Alain Nahum) – 2002  Un paradis pour deux (Pierre Sisser) – La soupière (Philippe Marouani) – Maigret : L’ami d’enfance de Maigret (Laurent Heynemann).//

MORT DE JEAN SIMMONS

Annonce hier de la mort de la comédienne Jean Simmons, à l’âge de 81 ans, des suites d’un cancer du poumon. J’y reviendrai dès que possible… Bibliographie : « Quinlan’s films stars » par David Quinland (B.T. Batsford limited London, 2000).

Jean Simmons dans « Shadows in the sun »

Filmographie : 1944  Give us the moon (Val Guest) – Mr Emmanuel (Harold French) – Kiss the brid goodbye (Paul L. Stein) – Meet Sexton Blake (John Harlow) – 1945  Sports day / The colonel’s cup (Francis Searle, CM) – The way to the stars (Le chemin des étoiles) (Anthony Asquith) – Caesar and Cleopatra (César et Cléopâtre) (Gabriel Pascal) – 1946  Great expectations (Les grandes espérances) (David Lean) – Hungry hill (Les monts brûlés) (Brian Desmond Hurst) – 1947  Black narcissus (Le narcisse noir) (Michael Powell  &  Emeric Pressburger) – Uncle Silas (Charles Frank) – The woman in the hall (Jack Lee) – 1948  Hamlet (Id) (Laurence Olivier) – The blue lagon (Le lagon bleu) (Frank Launder) – 1949  Adam and Evelyne (Adam et Evelyne) (Harold French) – 1950  Trio (Id) [Sketch : « Sanitorium »] (Harold French) – So long at the fair (Si Paris l’avait su) (Terence Fisher & Anthony Darnborough) – Cage of gold (La cage d’or) (Basil Dearden) – The clouded yellow (La fille aux papillons) (Ralph Thomas) – 1952  Androcles and the lion (Androclès et le lion) (Chester Erskine) – Angel face (Un si doux visage) (Otto Preminger) – 1953  She couldn’t say no (Titre TV : Belle mais dangereuse) (Lloyd Bacon) – Young Bess (La reine vierge) (George Sidney) – Affair with a stranger (Roy Rowland) – The actress (Id / Gloire et fortune) (George Cukor) – The robe (La tunique) (Henry Koster) –  1954  The Egyptian (L’Égyptien) (Michael Curtiz) – Desiree (Désirée) (Henry Koster) – A bullet is waiting (Une balle vous attend) (John Farrow) – 1955  Footsteps in the fog (Des pas dans le brouillard) (Arthur Lubin) – Guys and dolls (Blanches colombes et vilains messieurs) (Joseph L. Mankiewicz) – 1956  Hilda Crane (L’impudique) (Philip Dune) – 1957  This could be the night (Cette nuit où jamais) (Robert Wise) – Until they sail (Femmes coupables) (Robert Wise) – 1958  Home before dark (Retour avant la nuit) (Mervyn LeRoy) – The big country (Les grands espaces) (William Wyler) – 1959  This earth is mine (Cette terre qui est mienne) (Henry King) – 1960  Elmer Gantry (Elmer Gantry, le charlatan) (Richard Brooks) – Spartacus (Id) (Stanley Kubrick) – 1961  The grass is greener (Ailleurs l’herbe est plus verte) (Stanley Donen) – 1963  All the way home (Alex Segal) – 1965  Life at the top (Les chemins de la puissance) (Ted Kotcheff) – Mr Buddwing (Delbert Mann) – 1967  Rough night in Jericho (Violence à Jéricho) (Arnold Laven) – Divorce american style (Bud Yorkin) – 1969  The happy ending (Titre TV : Id) (Richard Brooks) – 1970  Say hello to yesterday (Alvin Rakoff) – 1975  Mr Sycamore (Pancho Kohner) – 1978  Dominique (Id) (Michael Anderson) – 1985  Going undercover / Yellow pages (James Kenelm Clarke) – 1988  The dawning (Robert Knights) – 1995  How to make an american quilt (Le patchwork de la vie) (Jocelyn Moorhouse) – 2003  Jean Simmons : Rose of England (Tony Earnshaw, documentaire) – 2008  Shadows in the sun (David Rocksavage). Voxographie : 2001  Final fantasy: The spirits within / fainaru fantaji (Final fantasy : Les créatures de l’esprit) (Hironobu Sakagushi & Motonori Sakakibara, animation) – 2003  Hauru no ugoku shiro (Le château ambulant) (Hayao Miyazak, animation, version anglaise) – 2005  Thru the Moebius Strip (Glenn Chaika, animation). Télévision (notamment) : 1970  Decisions ! Decisions ! (Alex Segal) – 1975  The easter promise (Paul Bogart) – 1978  The dain curse (E.W. Swackhamer) – 1981  A small killing (Steven Hilliard Stern) – Golden gate (Paul Wendkos) – Jacqueline Susann’s Valley of the dolls (Walter Grauman) – 1983  The thorn birds (Les oiseaux se cachent pour mourir) (Daryl Duke) – 1984  December Flower (Stephen Frears) – 1985  Midas valley (Gus Trikonis) – North and South (Nord et Sud) (Richard T. Heffron) – 1986  North and South, book II (Nord et Sud, 2ème époque) – (Kevin Connor) – 1987  Perry Mason: The case of the lost love (Ron Satlof) – 1988  Inherit the wind (David Greene) – 1989  Great expectations (Kevin Connor) – 1990  Dark shadows (Dan Curtis) – Laker girls (Bruce Seth Green) – People like us (William Hale) – 1991  The do it with mirrors (Norman Stone) – 1994  One more mountain (Dick Lowry) – 1995  Daisies in december (Mark Haber) – 1998  Her own rules (Pour que triomphe la vie) (Bobby Roth) – 2003  Winter solstice (Martyn Friend).

Françoise Fleury par Yvan Foucart

Photo : source « Agencesartistiques.com »

DÉCÈS DE FRANCOISE FLEURY annoncé par Yvan Foucart

Sa disparition passa inaperçue. C’est bien souvent le cas pour les comédiennes à la carrière discrète et il est vrai que le cinéma s’est peu intéressée à elle puisque l’essentiel de ses présences fut pour le théâtre, la télévision… et la post-synchronisation.

Au théâtre, soulignons : Folle Amanda de Barillet et Grédy avec Jacqueline Maillan et Daniel Ceccaldi (reprise pour « Au théâtre, ce soir » qui diffusait sur les chaînes de l’ORTF puis sur TF1 et Antenne2), Je veux voir Mioussov de Valentin Kataiev avec Jean Lefebvre (idem),  Le tournant de Françoise Dorin avec Jean Piat, Un fil à la patte de Feydeau avec Darry Cowl et Martin Lamotte, Les monstres sacrés de Cocteau avec Michèle Morgan et Jean Marais, etc.

Quant au doublage, ce fut très souvent pour des rôles secondaires : La croisière s’amuse où elle assuma la voix française de Claire Trevor et de Jean Stapleton; Falcon Crest; New York unité spéciale; Charmed; La petite maison dans la prairie; Madame est servie, et même pour des dessins animés telle la version japonaise des Aventures de Huckleberry Finn, etc.

Sa dernière apparition fut en 2000 pour M6, une fiction télévisée aux côtés de François Berléand.  Elle succomba à un cancer et repose dans un cimetière de la banlieue-est de Paris.

Photo BDFF 

Filmographie : 1939  Ma tante dictateur (René Pujol) – 1959 La millième fenêtre (Robert Menegoz) – 1972  Les caïds (Robert Enrico) – 1974  La rivale (Sergio Gobbi) – 1983  Signes extérieurs de richesse (Jacques Monnet) Until september / French lover (Richard Marquand).

Télévision (notamment) : 1962  Le théâtre de la jeunesse : Olivier Twist (Robert Guez) – À la monnaie du pape (Philippe Ducrest) –  1967  L’homme aux cheveux gris (Max Leclerc) – 1972  De sang froid (Abder Isker)   1975  Une Suédoise à Paris (Patrick Saglio) – 1976  Le comédien (Jeannette Hubert) –  1978  La filière (Guy-André Lefranc) – 1979  Désiré Lafarge : Désiré Lafarge suit le mouvement (Guy-André Lefranc)   1980  L’enterrement de Monsieur Bouvet  (Guy-André Lefranc) –  Le vol d’Icare (Daniel Ceccaldi)    Je veux voir Mioussov  (Philippe Ducrest)    1985  Le canon paisible (Stéphane Bertin) –  1980-1989 plusieurs épisodes de Julien Fontanes, magistrat   Les cinq dernières minutes : Les chérubins ne sont pas des anges (Jean-Pierre Desagnat)    1992  Un fil à la patte (Marion Sarraut)    2000  Ces forces obscures qui nous gouvernent (Olivier Doran). Ainsi que plusieurs participations pour « Au théâtre, ce soir », réalisées par Pierre Sabbagh : 1966  A la monnaie du Pape   1968  Je veux voir Mioussov    1969  Many    1971  Cash cash    Fric-frac    1973  La poulette aux œufs d’or    1974  La mare aux canards    Folle Amanda    1976  Seul le poisson rouge est au courant    1977  Monsieur Chasse    L’avocat du diable    Le faiseur    1978  Le locataire du troisième sur la cour    1979  Good bye Charlie    1980  Décibel    1981  Une sacrée famille    Monsieur Vernet.

 

@   Yvan Foucart    (Dictionnaire des comédiens français disparus)

Fragments d’un dictionnaire amoureux : Esther Gorintin

Esther Gorintin dans « Depuis qu’Otar est parti… », source Zeitgeistfilm

Annonce de la mort d’Esther Gorintin, à l’âge de 96 ans. Elle avait débuté au cinéma grâce à Emmanuel Finkiel dans « Voyages », à l’âge de 85 ans. Elle était inoubliable dans ce film, avec le rôle de Véra, une vieille dame perdue de devoir vivre en Israël après toute une vie vécue en Russie. Son charme et sa belle présence sont alors utilisés par plusieurs cinéastes, elle est une  voisine souffrante dans « Imago », une kleptomane dans « Carnages », sa présence rayonne durant tout le film, même après sa disparition, dans « Les mots bleus », et on la retrouve en dame courbée qui a des difficultés à jeter une bouteille dans un container dans « L’enfer » dans un personnage très kieslowskien. A l’instar de Bruno de « La petite maison jaune » ceux qui avaient assisté à l’avant-première à l’UGC-cité-ciné de « Otar est parti » en 2003 se souviendront comme moi  avec émotion de sa présence avec Julie Bertuccelli  Avec Nino Khomasuridze et Dinara Droukarova, la réalisatrice avait fait un beau portrait de femmes géorgiennes de générations différentes. Esther Gorintin y joue avec humanité l’aïeule, guettant la moindre nouvelle de son fils Otar, parti en France. Elle retrouvait Bordeaux, la ville de sa jeunesse après des années, elle avait fui durant l’occupation. C’était un choc pour elle de voir la transformation du quartier Meriadeck, par exemple. Elle avait évoqué avec pudeur sa vie dans une série d’entretiens dans « À voix nue » cette même année sur France Culture. Ses personnages nous touchaient énormément par sa seule présence. A lire le bel hommage d’Antoine Perraud pour Médiapart.

Dans « Depuis qu’Otar est parti… »

 

Filmographie : 1999  Voyages (Emmanuel Finkiel) – 2000  Imago (Jours de folies) (Marie Vermillard) – Le stade de Wimbledon (Mathieu Amalric) – 2001  L’ombre des fleurs (Christèle Frémont, CM) – Carnages (Delphine Gleize) – 2002  Varsovie-Paris (Idit Cébula, CM)  – Depuis qu’Otar est parti… (Julie Bertuccelli) – 2003  Le grand rôle (Steve Suissa) – 2004  Les mots bleus (Alain Corneau) – L’enfer (Denis Tanovic) – Call me Agostino (Christine Laurent) – Bednye rodstvenniki (Famille à vendre) (Pavel Lounguine) – 2005  Le malotru (Olivier Roger, CM) – 2006  L’homme qui rêvait d’un enfant (Delphine Gleize) – Résistance aux tremblements (Olivier Hems, CM). Télévision : 2008  Drôle de Noël ! (Nicolas Picard).

©   Le coin du cinéphage (reproduction strictement interdite, textes déposés)

Dans « Résistance aux tremblements », photo copyright Valérie Teppe, source Longcours.fr

ARTICLE

LE MONDE du 20/03/2005

Inconnus dans l’histoire : La comédienne de Sokolka, par Marion Van Renterghem

Esther Gorintin donne ses rendez-vous à La Brioche dorée, rue de Rivoli. Un petit snack parisien où elle a ses habitudes, au fond à gauche, sur la banquette. Elle n’a pas un mot à dire, on lui apporte spontanément son café-crème et sa baguette, jour après jour, avec tout le respect qu’on doit aux grandes dames. « Mme Gorintin est souvent en retard », prévient la serveuse avec une fierté teintée de mystère. C’est qu’à La Brioche dorée on protège ses célébrités.

Depuis qu’elle a 85 ans, Esther Gorintin est actrice de cinéma. C’est arrivé tout d’un coup. Pour son film Voyages, en 1999, le jeune réalisateur Emmanuel Finkiel cherchait : 1. une vieille dame, 2. parlant russe et français, 3. avec « un vrai accent yiddish ». Esther s’est dit : « Pourquoi pas moi ? » Dès les premiers essais, elle a illuminé l’écran avec son ingénuité coquine et cet œil divergent qui lui donne l’air perdu.

Esther a maintenant 91 ans et elle ne cesse d’enchaîner les films. Son charme et sa chance invraisemblable lui ont permis de toujours passer entre les gouttes. Miraculée de la destruction des juifs d’Europe : du shtetl au Festival de Cannes.

Elle est très occupée. Si l’on n’est pas producteur à la Gaumont, mieux vaut s’armer de patience pour obtenir un rendez-vous. Elle diffère chaque fois par un soupir poli, se plaint d’être fatiguée, très pressée, et d’avoir « tant de choses à faire ». Son fils Armand, 54 ans, moniteur d’auto-école et militant anarchiste, connaît bien la chanson. « Un être humain, dit-il, on reconnaît qu’il est vivant à ses battements de cœur. Une mère juive, c’est à ses soupirs. »

Esther Gorintin s’appelait Esther Gorinsztejn. Sous l’Occupation, elle était Carmen-Juliette Guérin, née Gaillard, citoyenne suisse. Le dimanche, elle allait au cinéma et tentait d’y oublier sa vie, dans l’angoisse d’un contrôle d’identité. Cette peur-là ne l’a jamais quittée. « Nous vivons toujours sous l’Occupation, ironise son fils, qui partage son appartement, rue de Rivoli. J’habite la partie sud, en zone libre. Ma mère est en zone occupée, au nord. La cuisine est à l’extrême nord, en zone interdite, et le téléphone sur la ligne de démarcation. Quant à la Gestapo, méfiez-vous, elle est toujours au bout de la rue. »

A La Brioche dorée, Esther Gorintin surgit enfin, la silhouette toute courbée, un sac en plastique « Ed » à la main, les cheveux blancs mi-longs coquettement fixés par des barrettes en strass. Ses chaussures aussi sont en paillettes de strass et ses ongles presque assortis. Plus rien d’une dame aux soupirs. De son air malicieux, elle se met à bavarder. Soucieuse des mots exacts, les voyelles frappées avec application : du yiddish très vieille France.

Elle est née biélorusse en 1913, dans un shtetl (bourgade juive) de la Russie tsariste, et devient polonaise en 1920, à la suite des traités de paix : Sokolka, la petite ville de son enfance, fait partie de ces zones à nationalité variable, soumises aux caprices des frontières. La génération des parents d’Esther parle russe et biélorusse, les enfants le polonais. Entre juifs, on se parle en yiddish. « Un yiddish littéraire, très pur, souligne Esther avec fierté. C’est pour ça qu’Emmanuel Finkiel a apprécié mon accent. »

Esther Gorintin est bavarde de naissance : dans son shtetl bâti tout en longueur, où la rue principale mène d’un côté à Grodno et de l’autre à Bialystok, les potins sont une spécialité locale. D’où le dicton : « Quand quelqu’un tousse du côté de Bialystok, on dit « à votre santé » du côté de Grodno. »

Son père est tanneur, autre spécialité locale. La famille habite le centre-ville alors que les paysans, tous non juifs, vivent dans les faubourgs. A Sokolka, il y a une église, une synagogue, un théâtre et… un cinéma. Esther va à la synagogue une fois par an et mange des côtes de porc en cachette avec les paysans. « C’était très mal vu. »

La maison d’Esther est située à proximité du faubourg. Pour aller à l’église, les paysans y font étape, déposent leurs sabots boueux et enfilent des souliers en peau. « On vivait en bon voisinage, commente-t-elle. Le racisme, c’était plutôt dans les villes. » Elle ajoute : « D’après ce qu’on m’a dit, presque tous les habitants de Sokolka, même les non-juifs, ont été déportés à Treblinka et exterminés. »

A 4 ans, Esther rêve d’être ballerine.  » Mon père m’en a empêchée car les danseuses avaient mauvaise réputation. Ça m’a sauvé la vie. Si j’étais allée à Varsovie étudier la danse, j’aurais fini dans le ghetto. » Le choix est fait : Esther sera chirurgienne-dentiste. Le numerus clausus complique l’accès des juifs à l’université en Pologne. Au shtetl de Sokolka, on rêve du pays de la liberté : la France.

1932. Dans le Varsovie-Paris, Esther traverse l’Allemagne, la Belgique. »Des fenêtres du train, je voyais des croix gammées sur les murs. C’était le commencement. » Elle est attendue à Bordeaux, où se trouve déjà l’un de ses frères, pour y faire l’école dentaire.

L’un de ses condisciples s’appelle David Gorinsztejn et vient aussi de Pologne. Elle est sympathisante communiste, il est fils d’un militant du Bund (parti social-démocrate juif). En 1938, ils se marient. Un an plus tard, la guerre les sépare : David Gorinsztejn, engagé dans la Légion étrangère, est fait prisonnier. Esther reste dans Bordeaux occupée.

Docilement, elle va se déclarer à la préfecture. La première ordonnance allemande du 27 septembre 1940 exige que toute « personne juive » vienne se faire inscrire sur un registre spécial. Quelques jours plus tard, le 3 octobre, le gouvernement de Vichy promulgue le premier « statut des juifs »: ceux-ci sont exclus, en principe, de la fonction publique, des professions libérales, du journalisme, du théâtre, de la radio… et du cinéma.

« Je n’avais pas peur, dit-elle. On ne connaissait pas les camps ni rien de tout ça. Je ne me méfiais pas. D’autant moins que j’étais femme de prisonnier de guerre. Théoriquement, je devais en tirer un statut particulier. » 5 177 juifs sont recensés à Bordeaux. Dont Esther Gorinsztejn.

Esther boit une gorgée de café-crème, regarde au plafond. « Je ne me rappelle plus très bien comment ça a commencé. Je travaillais chez un photographe et j’habitais 15, rue Maucoudinat, une pièce meublée chez une veuve de guerre. Et puis je me suis retrouvée au camp de Mérignac. »

La chronologie n’est pas le fort d’Esther Gorintin. Dans l’appartement commun, son fils Armand fait parfois des intrusions clandestines en « zone occupée » pour y rechercher des documents, dans un désordre indescriptible. « Entre deux pains au chocolat fossilisés », comme il dit, il a retrouvé des indices : le fil d’Ariane de la vie d’Esther sous l’Occupation. Elle-même, désormais, a la tête ailleurs. « Vous savez, je suis tellement prise par le cinéma ! »

Le 13 mars 1942, Esther est arrêtée. « C’était facile, j’étais déclarée à la préfecture. » Elle est conduite au commissariat. « J’étais très abattue. Je pleurais terriblement. Un policier me regardait, un petit vieux adorable qui n’était pas du tout dans l’affaire. Il m’a dit : « Ne pleurez pas, regardez plutôt dans votre sac », et il m’a montré le poêle à gaz. » Esther fouille alors dans son sac. Elle en sort une vieille demande de visa pour l’Union soviétique, l’ennemi communiste. Elle la jette dans le poêle.

Elle est conduite au camp de Mérignac, d’où partent les convois de juifs vers Drancy et les camps de la mort. Elle y fait « un séjour de six semaines », dit-elle avec une préciosité de circonstance. « Ma logeuse, Gisèle Soulat, est venue s’indigner qu’on arrête sa locataire. Je crois que c’est elle qui m’a sortie de là. » Les documents d’Esther indiquent qu’une association fait jouer son statut de « femme de prisonnier de guerre ». Le 24 avril, elle est libérée.

« Là, j’aurais dû comprendre, dit Esther. J’aurais dû partir. Au lieu de ça, j’ai repris tranquillement mon travail. J’ai eu tort. » Arrivé en juin, le nouveau secrétaire général de la préfecture de la Gironde, responsable du service des questions juives, est Maurice Papon. Le 15 juillet 1942, Esther rentre chez elle, son étoile jaune sur la poitrine. Il est 20 heures. Deux gendarmes et deux policiers l’attendent dans la cage d’escalier.

« Ils m’ont dit : « Venez avec nous. » Le ton n’était pas aimable. Je n’ai pas discuté. » Esther est incarcérée au fort du Hâ, en plein Bordeaux. A la suite d’un malaise, elle est admise à l’hôpital Saint-André. Le policier qui l’accompagne l’informe qu’il reviendra la chercher le lendemain, à 6 heures. « J’ai compris à son regard : il m’invitait à m’enfuir. J’ai profité d’un séjour aux toilettes et je me suis sauvée. » Le 16 juillet, 172 juifs bordelais sont déportés vers les camps de la mort. Pas Esther.

Son frère Boris, qui a des liens avec la Résistance, la confie à un passeur. Destination Lyon, en zone libre. « A l’époque, c’était une drôle d’expédition, raconte Esther, l’air naïf. On est passés par un petit patelin juste avant la zone libre, La Réole. La voiture s’est arrêtée. Le passeur m’a dit : « Vas-y, cours ! » J’ai couru, j’ai entendu tirer. Je ne me rappelle pas exactement. J’ai pris un train. »

11 novembre 1942 : Esther est à peine arrivée à Lyon que la zone libre est occupée à son tour. « Lyon, c’est une longue histoire,soupire-t-elle, agacée par ses souvenirs. Je passais mon temps à fuir. Je changeais de domicile. Je nageais dans l’eau trouble, toujours dans la méfiance. Je parlais le moins possible. Cette peur, je n’ai jamais pu m’en défaire. Le dimanche, j’allais au cinéma. C’était un grand danger, à cause des contrôles de papiers. »

A La Brioche dorée, Esther Gorintin s’impatiente. Elle doit partir, elle a beaucoup à faire. Défilent alors en vitesse : le curé qui lui fournit ses faux papiers ; les amis qui possèdent une charcuterie « connue pour ses saucisses, ce qui était très appréciable » ; l’atelier de photographie où elle travaille, orné de photos du maréchal Pétain ; l’officier allemand qui la drague dans un tramway ; la rafle à laquelle elle échappe grâce à l’aide d’un policier ; une passagère du tram qui insulte les « sales youpins » ; les immeubles sur les pentes de la Croix-Rousse, avec des issues à différents niveaux, qui lui permettent de s’enfuir ; la concierge qui l’héberge, une délatrice retrouvée poignardée par la Résistance.

La guerre est finie. 76 000 juifs ont été déportés de France vers les camps d’extermination. Les parents d’Esther ont été assassinés à Treblinka. Son frère Boris, raflé à Bordeaux, déporté à Auschwitz, a miraculeusement survécu. Son mari est revenu de son camp de prisonniers. « Vous voyez, j’ai eu une vie très normale », conclut Esther.

Après la Libération, Esther et David Gurinsztejn francisent leur nom en Gorintin et installent leur cabinet dans l’actuel appartement de la rue de Rivoli. David est dentiste, Esther reçoit les clients et nettoie les instruments. L’immeuble abrite un petit cinéma, le Rivoli-Beaubourg. La cabine de projection donne dans la cour. Quand le projectionniste ouvre les portes, Esther est presque au cinéma. En 1985, un attentat antisémite frappe la salle lors d’un festival du film juif et fait une vingtaine de blessés. Avec sa chance habituelle, Esther ne s’y trouve pas ce soir-là.

Lorsque son mari meurt, elle a 73 ans. Elle fait de la peinture « très innocemment », puis tente son premier casting, une dizaine d’années plus tard. Emmanuel Finkiel lui confie le rôle d’une grand-mère juive perdue dans la modernité de Tel Aviv, où plus personne ne comprend le yiddish.

C’est un succès. Esther est invitée à Cannes. La critique salue cette nouvelle actrice de 85 ans promise à un avenir brillant. Les propositions se succèdent. Elle tourne dans une dizaine de films, dont Le Stade de Wimbledon, de Mathieu Amalric, ou Depuis qu’Otar est parti, de Julie Bertucelli. Elle tourne avec Alain Corneau, a passé deux mois en Géorgie pour Otar et revient de plusieurs semaines en Ukraine pour un film du cinéaste russe Pavel Lounguine. « Je joue toujours des rôles de vieille dame », s’étonne-t-elle.

La silhouette courbée quitte La Brioche dorée à petits pas. « Excusez-moi, je suis très pressée. Pavel Lounguine doit me rappeler, il y a peut-être des scènes à tourner, je ne sais pas, c’est compliqué. Vous savez, je suis entre leurs mains. C’est ça, le cinéma. »

MORT D’ÉRIC ROHMER

Photo source AP

Annonce de la mort d’Éric Rohmer, lundi dernier des suites d’une hospitalisation, à l’âge de 89 ans. J’y reviendrai dès que possible…

Filmographie : Comme réalisateur-scénariste : 1950  Journal d’un scélérat (CM) – 1952  Les petites filles modèle (CM inachevé) – 1951  Présentation ou Charlotte et son steak (CM) – 1954  Bérénice (CM, + adaptation, montage et apparition) – 1956  La sonate à Kreutzer (CM, + montage et apparition) – 1958  Véronique et son cancre (CM, + montage) – 1959  Le signe du lion – 1962  La boulangère de Monceau (CM, + montage) – 1963  La carrière de Suzanne (MM, + montage) – 1964  Nadja à Paris (CM) – Les métamorphoses du paysage : L’ère industrielle (TV scolaire, + montage) – Paris vu par… [sketch : ‘Place de l’étoile »] – 1965  Perceval ou le conte du Graal (TV scolaire) – Les histoires extraordinaires d’Edgar Poe (TV scolaire) – Les caractères de La Bruyère (TV scolaire) – Entretien sur Pascal (TV scolaire) – Don Quichotte (TV scolaire) – Cinéastes de notre temps : Carl Th. Dreyer (TV) – Cinéastes de notre temps : Le celluloïd et la marbre (TV) – 1966  Une étudiante aujourd’hui (CM) – La collectionneuse – Victor Hugo : Les contemplations [ Livre V-V ] (TV scolaire) – 1967  Mallarmé (TV scolaire) – 1968  Fermière à Montfaucon (CM) – Louis Lumière (TV) – Victor Hugo architecte (TV scolaire, + récitant) – 1969  Ma nuit chez Maud – 1970  Le genou de Claire – Le béton dans la ville (TV scolaire) – 1972  L’amour l’après-midi – 1975  Ville nouvelle (, 4 épisodes : « Enfance d’une ville », « La diversité du paysage urbain », « La forme d’une ville » & « Le logement à la demande, documentaire TV) – La marquise d’O (+ cameo) – 1978  Perceval le Gallois – 1980  La femme de l’aviateur – Catherine de Heilbronn (captation TV de la pièce de Heinrich von Kleist) – 1981  Le beau mariage – 1982  Pauline à la plage – 1983  Les nuits de la pleine lune – Loup y es-tu ? (CM) – 1985  Le rayon vert – 1986  L’ami de mon amie – Quatre aventures de Reinette et Mirabelle (+ cameo) – Bois ton café (clip) – 1988  Jeux de société (MM documentaire TV) – 1989  Conte de printemps – 1991  Conte d’hiver – 1992  L’arbre, le maire et la médiathèque – 1994  Les rendez-vous de Paris – 1996  Des goûts et des couleurs (CM) – Conté d’été – 1998  Conte d’automne – 2000  L’Anglaise et le duc – 2003  Triple agent – 1999  Le modèle : « La cambrure », « Un dentiste exemplaire » & « Une histoire qui se dessine » (Série de 3 courts-métrages, co-réalisée avec « l’équipe technique de la Compagnie Éric Rohmer », + découpage et dialogues) – 2005  Le canapé rouge (CM) – 2006  Les amours d’Astrée et de Céladon. Divers : 1957  Tous les garçons s’appellent Patrick / Charlotte et Véronique (Jean-Luc Godard, scénariste) – 1965  Brigitte et Brigitte (Luc Moullet, interprétation) – 1970  Out One : Spectre / Out one : Noli me tangere (Jacques Rivette, interprétation) – 1973  Femmes au soleil (Liliane Dreyfus, conseiller technique) – 1977  En répetant Perceval (Jean Douchet, documentaire) – 1980  Justocoeur (Mary Stephen, interprétation & dialogues) – 1981  Chassé-croisé (Arielle Dombasle, interprétation) – 1992  François Truffaut : Portraits volés (Michel Pascal & Serge Toubiana, documentaire, témoignage) – 1993  Cinéma de notre temps : Éric Rohmer, preuves à l’appui (Jean Douchet & André S. Labarthe, documentaire TV) – 1994  Citizen Langlois (Edgardo Cozarinski, documentaire, témoignage) –  2006  I think I love my wife (Je crois que j’aime ma femme) (Chris Rock, remake de « L’amour l’après-midi ») – 2009  La traversée du désir (Arielle Dombasle, témoignage).

Bibliographie : « La maison d’Elisabeth » (Gallimard, 1946, réédition en 2007) – « Hitchcock », en collaboration avec Claude Chabrol (Éditions universitaires, 1957) – « Charlie  Chaplin », en collaboration avec André Bazin (Éditions du Cerf, 1973) – « Organisation de l’espace dans le Faust de Murnau », (1977, réédition dans la petite bibliothèque des Cahiers du cinéma (2000) –  »Six Contes moraux » (L’Herne, 1974, réédition en 1974) – « Le goût de la beauté / Éric Rohmer », compilation de textes par Jean Narboni (Cahiers du Cinéma; Éditions de l’Etoile, 1984) – « Le Trio en mi bémol », théâtre, (Actes Sud Papiers, 1988) –  »De Mozart en Beethoven », essai, (Actes Sud, 1996) –  »Éric Rohmer 3, Contes des quatre saisons et tragédies de l’histoire », sous la direction de Yannick Mouren (Lettres modernes Minard, Études cinématographiques 71, 2008).

KETTY KERVIEL PAR YVAN FOUCART

Bonne année 2010, et souhaitons nous dans l’élan une décade forcément prodigieuse. Yvan foucart nous annonce le décès de la comédienne Ketty Kerviel.

DECES DE KETTY KERVIEL annoncé par Yvan Foucart

Ketty KERVIEL, veuve du réalisateur Jacques DANIEL-NORMAN s’est éteinte en novembre dernier à l’Hôpital de Levallois-Perret (Hauts-de-Seine). Son actif cinématographique se limite à huit films dont six sous la direction de son mari qui la fit débuter dans « Les trois cousines », une comédie aujourd’hui bien oubliée. « Son dernier Noël » en 1952 aux côtés de Tino ROSSI et de Claude MAY fut sa dernière prestation, un générique bien endeuillé car, seule, la « petite » MARIE-FRANCE (67 ans le mois prochain) est encore parmi nous… quelque part en province.

Ketty KERVIEL se retira du cinéma et se contenta de suivre la carrière de son mari.

Filmographie : 1939  Yamilé sous les cèdres (Charles d’Espinay) – 1945 La grande meute (Jean de Limur) – 1946  Les trois cousines (Jacques Daniel-Norman) – 1947  Le diamant de cent sous (Jacques Daniel-Norman) –  1948  Si ça peut vous faire plaisir (Jacques Daniel-Norman)    L’ange rouge (Jacques Daniel-Norman) – Dakota 308 (Jacques Daniel Norman) –  1952 Son dernier Noël (Jacques Daniel-Norman).

@   Yvan Foucart (Dictionnaire des comédiens français disparus)

MORT DE DOMINIQUE ZARDI

Dominique Zardi dans un bonus du DVD d' »À mort l’arbitre »

Annonce de la mort du comédien Dominique Zardi, le 13 décembre dernier des suites d’un cancer – date confirmée par Yvan Foucart -, à l’âge de 79 ans. Son portrait est disponible ici même, rubrique « Fragments d’un dictionnaire amoureux ». Il nous manquera particulièrement car il avait un parcours atypique dans le cinéma français. Il avait dû imposer sa présence. Il s’était manifesté au téléphone avec beaucoup de sympathie quand j’avais fait un hommage sur son comparse Henri Attal pour feu le site « secondscouteaux.com » – si quelqu’un avait des nouvelles de cette équipe ? – Christophe Bier m’avait conseillé de le contacter, ce que j’avais fait en 2004. On avait eu rendez-vous dans un café près de chez lui, il était disert, disponible et mordant, intéressant, à condition d’éviter de glisser vers le terrain politique. Il avait un vrai don de conteur, dont il nous régala à la télévision, dans des conférences et dans des bonus DVD. Sa filmographie retorde et prolifique continuera à nous occuper encore longtemps. Son livre de mémoires « Le comédien fétiche du cinéma », qui reflète bien ses idées, son caractère, est toujours disponible en librairie dans sa seconde édition aux éditions Alphée – Jean-Paul Bertrand. Salut l’artiste ! Yvan Foucart nous apprend également le décès du comédien Jacques Echantillon, le 11 décembre dernier.

Danielle Godet par Yvan Foucart

 

Danielle Godet dans « Un couple » (Jean-Pierre Mocky, 1960)

 

 

Yvan Foucart après son portrait de Maurice Régamey, nous fait l’amitié une nouvelle fois  de rendre hommage suite au décès de la comédienne Danielle Godet. 

 

Danielle  GODET : Un chemin parsemé de roses et d’épines

 

Parisienne, Danielle naît le 30 janvier 1927 non loin de la place de la Nation, fille d’un papa industriel et d’une maman au foyer, pianiste douée et fervente des musiques de Ravel et de Debussy en particulier, lesquelles berceront  toute la douce enfance de Danielle, encore Dany.

Encouragée par sa maman, Danielle lorgnant davantage vers la scène de l’Opéra, se retrouve néanmoins, suivant le vœu et l’insistance maternelle, devant un clavier de piano et suit les cours privés d’un professeur à domicile. Elle brille honorablement au Concours Léopold Belland à la salle Gaveau et sort avec un premier prix, il est vrai de satisfaction.

La guerre éclate, le père étant mobilisé, s’empresse de mettre toute sa petite famille agrandie d’un petit frère pour Danielle, à l’abri dans la zone libre.

Démobilisé, le père revenu à Paris, Danielle entre en sixième au Lycée Hélène Boucher du Cours Vincennes à Paris.

A 14 ans, n’ayant pas renoncé aux entrechats et aux fouettés, elle entre dans un cours de danse classique ayant comme compagnes et voisines de barre, Brigitte Auber et Christiane Minnazolli.

Plus tard, une amie l’entraîne aux cours d’art dramatique donnés par Jean Martinelli et Marie Ventura, deux éminents sociétaires de la Comédie Française.

Elle a seize ans, renonce à la danse, se concentre sur ses études de philo, obtient le bac de justesse et se rapproche dès l’année suivante du théâtre.  Elle fréquente les cours de René Simon où ses condisciples s’appellent Pierre Mondy, Robert Hossein, Geneviève Page et Marcelle Derrien.

Elle se trouve par ailleurs en compétition avec cette dernière pour le principal rôle féminin de l’hommage au cinématographe muet que rend René Clair avec Le silence est d’or. Finalement, c’est Marcelle Derrien qui obtient le rôle et le cinéaste lui offre un maigre rôle de consolation ainsi qu’une réplique à Maurice Chevalier dans l’un de ses meilleurs rôles dramatiques.  

L’année suivante s’annonce sous de meilleurs auspices car Alexandre Esway, réalisateur d’origine hongroise ayant commencé sa carrière en Angleterre avant de la poursuivre de l’autre côté du Channel, lui fait confiance et la dirige dans le rôle principal de L’idole auprès d’Yves Montand. Esway est satisfait, mais son film ne récolte qu’un succès très mitigé, ce qui incite Danielle à retourner chez René Simon afin d’y parfaire ses connaissances.

Henri-Georges Clouzot prépare Manon et Danielle est l’une des prétendantes avec Dany Robin et Cécile Aubry. C’est cette dernière qui hérite du rôle et des exactions bien connues de l’exigeant cinéaste.

A défaut, elle fait partie de la distribution de J’irai cracher sur vos tombes, le pamphlet polémiste de Boris Vian au Théâtre Verlaine. A ses côtés, entre autres : Daniel Ivernel, Christian Marquand, Véra Norman et Jacqueline Pierreux.

Remarquée par Alexandre Korda, celui-ci lui demande de rejoindre ses studios de  Londres pour The Elusive Pimpernel et y tenir le rôle d’une jeune aristocrate française sauvée de la guillotine auprès de David Niven et de Margaret Leighton. La presse anglaise apprécie son interprétation et lors de la « Royal Performance », tenue un peu plus tard comme c’est la tradition en présence de la reine et du prince consort, la surnomme « new Madeleine », allusion très flatteuse à l’actrice américaine très populaire sur l’île, Madeleine Carroll.

Elle gagne l’Italie pour Taxi de nuit qui marque sa rencontre avec Philippe Lemaire, le sémillant jeune premier de l’époque, qu’elle retrouve l’année suivante pour Nous irons à Monte-Carlo, la suite voulue par Jean Boyer et Ray Ventura eu égard à l’immense succès populaire que fut Nous irons à Paris.

Seulement voilà, les deux complices ne retrouvent pas la magie du précédent, et si le public regrette l’absence de Françoise Arnoul dans cette mouture, il fait néanmoins la connaissance d’une elfe bien craquante et jolie, mais dont il ne discerne pas encore l’aura qu’elle va immanquablement dégager sur le cinéma international. Cette gracieuse sylphide qui ravit Danielle n’est autre qu’Audrey Hepburn.

Danielle enchaîne avec Les trois mousquetaires version Hunebelle pour laquelle elle interprète la toute douce Constance Bonacieux auprès d’un autre séducteur, encore et toujours jeune premier,  Georges Marchal.

Suit une vingtaine de films, des comédies, bonnes et mauvaises : Ces sacrées vacances; C’est une fille de Paname (où elle retrouve Philippe Lemaire entre-temps marié et divorcé de Juliette Gréco); Arènes joyeuses avec Fernand Raynaud; des polars, bons et moins bons, parmi une belle brochette de truands de série B : Votre dévoué Blake, Rapt au deuxième bureau ou Y’en a marre (et il y a de quoi) du Belge Yvan Govar, etc.

Par contre, Les honneurs de la guerre un film antimilitariste de Jean Dewever, tourné sur les bords de l’Eure à défaut de la Venise verte près de Niort, lui laisse un très bon souvenir.

Et ce sera le dernier, car la suite n’est vraiment pas en adéquation avec son talent.

La fin des années 50 ne seront pas les meilleures. Insatisfaite de ses films et de ses amours, Danielle broie du noir et se réfugie dans la boisson.

Seule lueur réjouissante, Robert Lamoureux la fait teindre en brune avant de lui faire rejoindre son quatuor de « fringantes pouliches » (dixit Jean-Jacques Gautier) dans sa pièce La brune que voilà aux côtés d’Odette Laure, de Michèle Mercier et de Françoise Brion. La pièce est créée à Bruxelles,  récolte un très large succès reconduit au Théâtre des Variétés à Paris (1958).

Deux ans plus tard, il s’ensuit une version cinématographique que signe l’auteur pour laquelle seule Michèle Mercier retrouve son rôle. Danielle ayant été remplacée par Perrette Pradier.

Un tout dernier film, Joy, une co-production franco-canadienne à la recherche d’un succès comparable à celui d’Emmanuelle lui réserve le rôle de la maman de l’héroïne, Claudia Ury.

Seulement voilà, Serge Bergon alias Bergonzelli n’est pas Just Jaeckin et Claudia, toute ravissante qu’elle soit, n’est qu’une pâle copie de Sylvia Kristel qui, elle-même, n’est qu’une pâle copie de… ?

Le rideau se ferme sur cette réalisation déprimante et pataude et une présence inconsistante chronométrée à deux minutes et vingt secondes. Pour Danielle, ce n’est évidemment pas la meilleure sortie. Quoi qu’il en soit, sa carrière est définitivement close.

Une fin injustement imméritée. A 56 ans, meurtrie par les blessures et les dépressions, le beau diamant a perdu de son éclat.

Loin des paillettes du show-biz, du miroir aux alouettes, elle s’enfonce, repliée et recluse, dans la déprime et l’oubli quasi total.

On n’entendra plus jamais parler d’elle, même pas de sa façon la plus discrète de nous quitter en Ile-de-France, victime de sa longue maladie.

Heureusement, il nous reste le souvenir romanesque de la douce Constance telle que nous l’avait imaginée Alexandre Dumas père…

 

@   Yvan Foucart (Dictionnaire des comédiens français disparus) + source, entre autres « Si tu n’es pas gentille tu ne feras pas de cinéma » (Ed. France-Empire, 1981)

 

 

Danielle GODET et de Jean RAYMOND lors de la version théâtrale de « Les hommes préfèrent les blondes » au Théâtre des Arts à Paris

 

Filmographie : 1942  L’homme sans nom (Léon Mathot) – 1945 L’idiot (Georges Lampin) – 1946  Ploum ploum tra la la (Robert Hennion) – Le silence est d’or (René Clair) – 1947  L’idole  (Alexandre Esway) – 1948 Une femme par jour (Jean Boyer) – The Elusive Pimpernel / Le chevalier de Londres (Michael Powell et Emeric Pressburger) – 1949 La souricière (Henri Calef) – 1950  Taxi di notte / Taxi de nuit (Carmine Gallone) – Identité judiciaire (Hervé Bromberger) – 1951  Nous irons à Monte-Carlo (Jean Boyer) – Monte Carlo baby, version anglaise du précédent (Jean Boyer et Lester Fuller) – 1952  Quitte ou double (Robert Vernay) – 1953 Les trois mousquetaires (André Hunebelle) – Boum sur Paris (Maurice de Canonge) – L’aventurier de Séville (Ladislas Vajda) – 1954  Votre dévoué Blake (Jean Laviron) – Chéri-Bibi (Marcello Pagliero) – 1955  Ces sacrées vacances (Robert Vernay) – 1956 C’est une fille de Paname (Henry Lepage) – 1957 Cuatro en la frontera / De l’or dans la vallée (Antonio Santillán) – Le souffle du désir (Henry Lepage) – Paris clandestins ( Walter Kapps) – Arènes joyeuses (Maurice de Canonge) – 1958  Rapt au deuxième bureau ( Jean Stelli) – Nuits de Pigalle (Georges Jaffé) – Amour, autocar et boîtes de nuit (Walter Kapps) – 1959  Monsieur Suzuki (Robert Vernay) – Y’en a marre / Le gars d’Anvers (Yvan Govar) – La Reina del Tabarin / Mariquita, fille de Tabarin / Mariquita, la belle de Tabarin (Jesus Franco) – 1960 Un couple, de Jean-Pierre Mocky – Le capitaine Fracasse (Pierre Gaspard-Huit) – Les honneurs de la guerre (Jean Dewever) – 1961 Horace 62 (André Versini) – 1962 Autopsia de un criminal / Autopsie d’un criminel (Ricardo Blasco) – El innocente / 6 heures, quai 23 (José Maria Forn) – 1965  Kommisar X : Jagd auf Unbekannt / Le commissaire X traque les chiens verts (Frank Kramer) – Un bellissimo novembre / Ce merveilleux automne (Mauro Bolognini) – 1969  El enigma del ataúd  / Les orgies du Docteur Orloff (Santos Alcocer) – Los amantes de la isla del diablo / Les amants de l’île du diable / Quartier de femmes (Jesus Franco) 1977  Sale rêveur (Jean-Marie Périer) – 1983 Joy (Serge Bergon). Télévision (notamment) : 1955  Captain Gallant of the Foreign Legion :  The lady from Zagora (Jean Yarbrough) – 1969  Minouche (Maurice Fasquel & Rinaldo Bassi) – 1972  Les chemins de pierre (Joseph Drimal) – 1973  Du plomb dans la tête (Roger Dallier) – 1975  Un souper chez Lauzun (Georges Lacombe) – 1978  Les héritiers : Photos de famille (Juan Luis Buñuel) – 1980  Fantômas : Le mort qui tue (Juan Luis Buñuel) – 1982  De bien étranges affaires : Un homme ordinaire (Juan Luis Buñuel) – 1983  La route inconnue (Jean Dewever).

MORT DE FRANÇOIS CADET

Photo Agence artistique Stéphane Lefebvre

Annonce par le site « Les gens du cinéma » et confirmée par Yvan Foucart de la mort de François Cadet le 24 septembre dernier à l’âge de 77 ans. Il fut un inoubliable Brigadier, puis inspecteur « Lucas » dans « Les enquêtes du commissaire Maigret ». J’y reviendrai dès que possible. Annonce également de la mort du comédien britannique Richard Todd.

 

Filmographie : 1960  Le caïd (Bernard Borderie) – 1963  Le bluffeur (Sergio Gobbi) – Cherchez l’idole (Michel Boisrond) – 1964  Comment épouser un premier ministre (Michel Boisrond) – 1966  Commissaire San Antonio / Sale temps pour les mouches (Guy Lefranc) – 1966  Lotosblüten für Miss Quon / Trappola per 4 (Coup de gong à Hong-Kong) (Jürgen Roland) – 1967  Le grand bidule (Raoul André) – 1969  Le temps des loups (Sergio Gobbi) – 1970  Les mariés de l’An II (Jean-Paul Rappeneau) – Les assassins de l’ordre (Marcel Carné) – 1971  Frantz (Jacques Brel) – 1972  Les fous du stade (Claude Zidi) – Les Charlots font l’Espagne (Jean Girault) – Far West (Jacques Brel) – 1973  Le grand bazar (Claude Zidi) – Nada (Claude Chabrol) – La grande nouba (Christian Caza) – Les guichets du Louvre (Michel Mitrani) – 1974  Verdict (André Cayatte) – Dupont Lajoie (Yves Boisset) – Les murs ont des oreilles (Jean Girault) – 1975  La course à l’échalote (Claude Zidi) – On a retrouvé la 7ème Compagnie (Robert Lamoureux) – Leurre du loup (Yvette Michaud, CM) – 1977  Attention, les enfants regardent (Serge Leroy) – 1978  L’amour en question (André Cayatte) – 1982  Qu’est-ce qui fait craquer les filles ? (Michel Vocoret) – 1984  Les ripoux (Claude Zidi) – 1988  Génération oxygène (Georges Trillat) –  1992  Justinien Trouvé ou le bâtard de Dieu (Christian Fechner).

François Cadet dans « Les enquêtes du commissaire Maigret », épisode « Signé Picpus »

Télévision (notamment) : 1963  Thierry la Fronde : La bague du dauphin (Robert Guez) – 1964  Le procès de Mary Dugan (Jean-Marie Coldefy) – Alerte à Orly (Pierre Nivollet, série TV) – L’abonné de la ligne U (Yannick Andréi, série TV) – 1965  Frédéric le guardian (Jacques R. Villa) – 1966  Au Moyen-Age : La maison de l’orfèvre (Jacques Villa, CM) – Un jour comme les autres  sous Louis XIV : Les parents ont toujours raison (Jacques Villa, CM) – Retour à Bacoli (Jean-Paul Sassy) – 1967  Le tueur de chipeaux (Jean-Paul Carrère) – Vidocq : Vidocq et les faux témoins (Claude Loursais) – L’espagnol (Jean Prat) – Les enquêtes du commissaire Maigret : Cécile est morte (Claude Barma) – Rue barrée (André Versini, série TV) – Les enquêtes du commissaire Maigret : La tête d’un homme (René Lucot) – 1968  Les enquêtes du commissaire Maigret : Le chien jaune (Claude Barma) – Les enquêtes du commissaire Maigret : Signé Picpus (Jean-Pierre Decourt) – Les enquêtes du commissaire Maigret : Félicie est là (Claude Barma) – 1969  Les enquêtes du commissaire Maigret : L’ombre chinoise (René Lucot) – Les enquêtes du commissaire Maigret : La nuit du carrefour (François Villers) – 1970  Les enquêtes du commissaire Maigret : L’écluse N°1 (Claude Barma) – Les enquêtes du commissaire Maigret : Maigret et son mort (Claude Barma) – Les enquêtes du commissaire Maigret : Maigret (Claude Barma) – 1971  Les enquêtes du commissaire Maigret : Maigret et le fantôme (René Lucot) – Les enquêtes du commissaire Maigret : Maigret aux assises (Marcel Cravenne) – 1972  Les enquêtes du commissaire Maigret  : Maigret en meublé (Claude Boissol) – 1973  Les enquêtes du commissaire Maigret : Maigret et la jeune morte (Claude Boissol) – 1974  À dossiers ouverts : Gros calibre (Claude Boissol) – Les enquêtes du commissaire Maigret : Maigret et la grande perche (Claude Barma) – 1975  Les enquêtes du commissaire Maigret : La folle de Maigret (Claude Boissol) – Les enquêtes du commissaire Maigret : La guinguette à deux sous (René Lucot) – Les enquêtes du commissaire Maigret : Maigret hésite (Claude Boissol) – Monsieur Jadis (Michel Polac) – 1976  Nick Verlaine ou comment voler la Tour Eiffel : Dans l’eau d’une piscine (Claude Boissol) – Les enquêtes du commissaire Maigret : Les scrupules de Maigret (Jean-Louis Muller) – 1977  Les enquêtes du commissaire Maigret : Maigret, Lognon et les gangsters (Jean Kerchbron) – Les enquêtes du commissaire Maigret : Maigret et monsieur Charles (Jean-Paul Sassy) – Les enquêtes du commissaire Maigret : L’amie de madame Maigret (Marcel Cravenne) – Les enquêtes du commissaire Maigret : Au rendez-vous des Terre-Neuvas (Jean-Paul Sassy) – Les enquêtes du commissaire Maigret : Maigret et monsieur Charles (Jean-Paul Sassy) – 1978  Les enquêtes du commissaire Maigret : Maigret et le marchand de vin (Jean-Paul Sassy) – Les enquêtes du commissaire Maigret : Maigret et le tueur (Marcel Cravenne) – Les enquêtes du commissaire Maigret : Maigret et l’affaire Nahour (René Lucot) – 1979  Les enquêtes du commissaire Maigret : Maigret et la dame d’Étretat (Stéphane Bertin) – 1980  Les enquêtes du commissaire Maigret : Le charretier de la Providence (Marcel Cravenne) – Les enquêtes du commissaire Maigret : Maigret et l’ambassadeur (Stéphane Bertin) – La traque (Philippe Lefebvre, série TV) – 1981  Les enquêtes du commissaire Maigret : Maigret en Arizona (Stéphane Bertin) – Les enquêtes du commissaire Maigret : Maigret se trompe (Stéphane Bertin) – 1982  Les enquêtes du commissaire Maigret : Le voleur de Maigret (Jean-Paul Sassy) – Les enquêtes du commissaire Maigret : Maigret et l’homme tout seul (Jean-Paul Sassy) – 1983  Médecin de nuit : Jo Formose (Stéphane Bertin) – Les enquêtes du commissaire Maigret : Maigret s’amuse (René Lucot) – Les enquêtes du commissaire Maigret : Un Noël de Maigret (Jean-Paul Sassy) – 1984  Les enquêtes du commissaire Maigret : L’ami d’enfance de Maigret (Jean-Paul Sassy) – Les enquêtes du commissaire Maigret : Maigret se défend (Georges Ferraro) – Les enquêtes du commissaire Maigret : La patience de Maigret (Alain Boudet) – Les enquêtes du commissaire Maigret : La nuit du carrefour (Jean-Paul Sassy, seconde version) – 1985  Les enquêtes du commissaire Maigret : Le client du samedi (Pierre Bureau) – Les enquêtes du commissaire Maigret : Le revolver de Maigret (Jean Brard) – Les enquêtes du commissaire Maigret : Maigret au Picratt’s (Philippe Laïk) – 1987  Marie Pervenche : Salade russe (Claude Boissol) – Les enquêtes du commissaire Maigret : Maigret voyage (Jean-Paul Carrère) – Les enquêtes du commissaire Maigret : Monsieur Gallet décédé (Georges Ferraro) – Les enquêtes du commissaire Maigret : Les caves du Majestic (Maurice Frydland) – 1988  Les enquêtes du commissaire Maigret : Le chien jaune (Pierre Bureau, seconde version) – Les enquêtes du commissaire Maigret : Maigret et l’inspecteur Malgracieux (Philippe Laïk) – Les enquêtes du commissaire Maigret : La morte qui assassina (Youri) – Les enquêtes du commissaire Maigret : Maigret et le voleur paresseux (Jean-Marie Coldefy) – Les enquêtes du commissaire Maigret : Maigret et l’homme de la rue (Jean Kerchbron) – 1989  Les enquêtes du commissaire Maigret : L’amoureux de madame Maigret (James Thor) – Pause-café, pause tendresse : Betty, 15 ans (Serge Leroy) – Les enquêtes du commissaire Maigret : L’auberge aux noyés (Jean-Paul Sassy) – Les enquêtes du commissaire Maigret : Jeumont 51 minutes d’arrêt (Gilles Katz) – 1990  Les enquêtes du commissaire Maigret : Stan le tueur (Philippe Laïk).